Plouf! Plouf! Ce sera toi que je lirai!
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vendredi 7 mars 2008

Le Dico du vendredi!

Retrouvez dans ce billet les mots sur lesquels je vous fais plancher du vendredi au jeudi dans la pêche aux mots! :)

algide en vrai (d'après le Trésor de la Langue Française informatisé), adj. :
A. Littér. Froid, glacial : 1. "... qu'importent la fraîche haleine des eaux algides, la brise parfumée qui sort de ces bois de pins, ou le vent de l'orage, s'ils n'ont pas reçu la passion du souffle d'une femme aimée?" (F.-R. DE CHATEAUBRIAND, Mémoires d'Outre-Tombe, t. 4, 1848, p. 725).
B. BOT., ZOOL. "Il se dit des plantes qui croissent, et des animaux qui vivent dans les contrées glacées du Nord." (Ac. Compl. 1842). Rem. Attesté également ds BESCH. 1845.
C. MÉD. [En parlant de certaines affections ou de symptômes] Qui s'accompagne d'une sensation de froid glacial. Période algide du choléra (LITTRÉ-ROBIN 1865) : 2. "... je grelottais sous les couvertures, claquant des dents, trempé de sueur algide, et sentant trembler mes doigts brûlants entre les mains affectueuses de la sœur garde-malade, debout et inquiète à mon chevet." (F. COPPÉE, La Bonne souffrance, 1898, p. 30.) Fièvre algide. "Fièvre caractérisée par la durée ou l'intensité du frisson". (LITTRÉ-ROBIN 1865).

Un algide pourrait aussi être un vieux beau, personnage récurrent de certaines pièces de théâtre. Les dramaturges avaient recours à ce personnage pour se moquer des ambitions des hommes âgés qui cherchent à plaire à des femmes plus jeunes (d'après Phil).


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autotomie en vrai (d'après mon Petit Robert 2009), n. f. :
ZOOL. Mutilation réflexe d'une partie du corps chez certains animaux (crustacés, lézards) pour échapper à un danger, ou au cours d'un phénomène de régénération (amphibiens).

L'autotomie pourrait aussi désigner l'anatomie des robots (d'après Phil) que celle des voitures (d'après Mo)

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Béri(-)béri, (béri béri, béri-béri) en vrai (d'après le Trésor de la Langue Française informatisé), subst. masc. :
PATHOL. Maladie répandue surtout dans les pays d'Asie, due à une carence en vitamine B1 et caractérisée, suivant les cas, par des troubles sensitifs, par la paralysie, particulièrement des membres inférieurs, par la formation d'œdèmes, par des troubles cardiaques. Béribéri humide (P. MORAND, Paris-Tombouctou, 1929, p. 32).

Le béri-béri pourrait aussi être un remake de "Honey honey" sauce Berry (d'après Praline).


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bigarade en vrai (d'après le Trésor de la Langue Française informatisé), subst. fém. :
A. Variété d'orange amère utilisée en cuisine, en confiserie, en parfumerie, ainsi que pour la fabrication de certaines boissons, dont le curaçao. Orange bigarade; sauce bigarade (Ac. Gastr. 1962) ; essence de bigarade (GRAND. 1962) : Filets de perdreaux aux bigarades. ... vous mettez dans une casserole plein quatre cuillères à dégraisser d'espagnole travaillée, un peu de gros poivre, le jus d'une bigarade, avec un peu de zest de l'écorce... A. VIARD, Le Cuisinier royal, 1831, pp. 232-233.
Rem. Attesté dans la plupart des dict. gén. du XIXe et du XXe siècle.
B. Variété de poire grosse, plate, d'un gris jaunâtre (Lar. 19e). Poire bigarade (Ac. Gastr. 1962).

Une/un bigarade pourrait aussi être :
- un ancien terme pour désigner une bagarre (d'après Amanda )
- quelqu'un de vraiment radin (mais un peu moins qu'un mégarade, quand même) (d'après Eliane)
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Vx. Épée courte à large et lourde lame (LELOIR 1961) : On voyait dans la salle d'armes, (...) des armes de tous les temps et de toutes les nations, depuis les frondes des amalécites et les javelots des garamantes jusqu'aux braquemarts des sarrasins... (FLAUBERT, Trois contes, La Légende de St Julien l'Hospitalier, 1877, p. 79).
Rem. Attesté dans la plupart des dict. généraux.
P. anal., arg. Membre viril (FRANCE 1907) : [Jeannette à Tonton :] dérouilleuse de braquemards pestiférés![LECLAIR], Les Méditations d'un hussard, 1809, p. 25.
Dérouiller son braquemard : forniquer (Ch.-L. CARABELLI, [Lang. pop.]).

Un braquemard pourrait aussi être une "technique utilisée par la police pour prendre au piège un individu : les policiers le rendent complice d'un braquage. Ce braquage, qui est aussi un traquenard, est donc plus communément appelé braquenard" (d'après Orchidée).


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brimborion en vrai (d'après le Trésor de la Langue Française informatisé), subst. masc., familier
A. [S'appliquant à un inanimé concr. ou abstr.]
1. Petit objet de peu de valeur. Synon. bibelot, babiole, colifichet. Un vendeur de brimborions (TAINE, Voyage en Italie, 1866, p. 297).
2. Fait sans importance. Appeler évènements des brimborions sans importance (...) ça fait pitié quand on y pense (G. DUHAMEL, Confession de minuit, 1920, p. 19). Un brimborion de. Un brin, un morceau de. Un brimborion de peau (G. DUHAMEL, Confession de minuit, 1920 p. 13). J'avais pas une bribe, pas un brimborion d'honneur (CÉLINE, Mort à crédit, 1936, p. 340). [Avec une valeur coll.] Le brimborion. L'ensemble des éléments vulgaires et futiles. Prenons garde de tomber dans le brimborion (FLAUBERT, Correspondance, 1857, p. 212).
B. P. ext. [S'appliquant à un animé] Individu de petite taille, personne insignifiante. Qu'ils sont petits! Quels brimborions que les élèves d'une école maternelle! (FRAPIÉ, La Maternelle, 1904, p. 15).

Un brimborion pourrait également être un grade militaire de la légion romaine. Comme le centurion mais responsable d'un plus petit groupe de légionnaires (d'après Phil).

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céladon, (d'après le Trésor de la Langue Française informatisé) subst. masc.
A. [P. réf. à Céladon, berger, personnage de l'Astrée] Fam. et gén. iron. Amoureux fidèle, sentimental et généralement platonique : ... pour les contemporains, le tout est de savoir si Pyrrhus n'est pas un prince amoureux trop brutal, ou si au contraire ce roi barbare ne fait point figure d'un céladon. (MAURIAC, La Vie de Jean Racine, 1928, p. 85.) Adj. inv., péj., rare. Une (...) lettre qu'il trouva plus céladon encore et plus plate que celle qui était à la poste (STENDHAL, Lucien Leuwen, t. 2, 1836, p. 28).
Rem. On rencontre ds la docum. l'adj. céladonique, rare. Qui dénote la fadeur, la langueur et la mièvrerie propre au céladon. M. De Voyer a laissé deux cassettes pleines de lettres céladoniques copiées deux fois de sa main (CHAMFORT, Caractères et anecdotes, 1794, p. 147).
B. P. méton. [En réf. avec la couleur du costume de berger dont ce personnage était vêtu] Couleur vert tendre, pâle et bleuté.
1. [Employé comme adj. inv.] Bleu céladon, vert céladon. Un fond de faïences bleu céladon (BARRÈS, Une Enquête aux pays du Levant, t. 2, 1923, p. 129).
2.[Employé comme subst.] Nuances du bleuâtre et du blanc, du tanné et du céladon, qui annonce le midi (A. ARNOUX, Rhône, mon fleuve, 1944, p. 218).

Un céladon pourrait aussi être "un extra-terrestre (vert) qui vient de la planète Célade, située à dix minutes en navette de Crypton ; deuxième station avant Mars, où personne ne descend jamais en raison du réchauffement climatique (ils ont les mêmes problèmes, faut pas croire) même avec de l'écran total, ça vous rend vert bronze, ce qui est du plus mauvais goût d'après les fashionicélades)(navettes à 10h07, 11h34, 15h78 et 25h12, tarif simple 23 rpc ttc, tarif réduit 76 rpc ht). Le Céladon est vert parce que Superman lui a volé la vedette sur Terre, alors que lui aussi avait l'intention de sauver le monde. Depuis, il se console en lisant la Princesse de Clèves et en bouffant des Stoptou à longueur de journée (que Superman lui a rapporté quand Spiderman a pris le relais)".(d'après Amanda)

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clinamen, en vrai (d'après Wikipédia) :
"Dans la physique épicurienne, le clinamen est un écart, une déviation (littéralement une déclinaison) spontanée des atomes par rapport à leur chute verticale dans le vide, qui permet aux atomes de s'entrechoquer. Cette déviation est spatialement et temporellement indéterminée et aléatoire, elle permet d'expliquer l'existence des corps et la liberté humaine dans un cadre matérialiste. Bien que cette théorie ne se retrouve que dans le De rerum natura de l'épicurien latin Lucrèce, elle est attribuée à Épicure lui-même, son œuvre ayant été en grande partie perdue depuis l'antiquité romaine."Les oulipiens s'en sont aussi emparés ; "Perec définit ainsi le clinamen : "Nous avons un mot pour la liberté, qui s'appelle le clinamen, qui est la variation que l'on fait subir à une contrainte..." "

Un clinamen pourrait aussi être "l'enveloppe protectrice scellée dans laquelle repose l'Allianx, aux vertus aphrodisiaques, qui sera greffée sur l'annulaire gauche de chacun des époux lors de la cérémonie nuptiale." (extrait de : "Mœurs des Vénusiens", compte-rendu de l'explorateur Félix Marchand)." (d'après Brize)

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coquebin (-ine) en vrai (d'après le Trésor de la Langue Française informatisé), subst. et adj. Fam. et vx :
I. Subst. (masc. le plus souvent). Jeune personne, le plus souvent jeune homme niais, innocent. La niaiserie, la timidité des coquebins; avoir l'air d'un coquebin. Un très jeune coquebin, facilement amusable (COPPÉE, Franc-parler I, 1894, p. 147). La surveillance assidue par le clergé des coquebins et coquebines (BERNANOS, Gde peur, 1931, p. 447) : ... je ne vois vraiment pas ce qui dans mon attitude, a pu vous autoriser à me traiter de coquebin. ANOUILH, La Répétition, 1957, II, p. 42.
II. Adj. Niais, naïf.
A. [En parlant de pers.] Un air coquebin. [Paraître] bien jeunet et même un peu coquebin (COPPÉE, Franc-parler II, 1896, p. 180). Des conscrits chenus ou coquebins (A. ARNOUX, Roi, 1956, p. 127).
B. [En parlant de choses] [Écrire] une langue tout à la fois (...) coquebine et farouche (HUYSMANS, À rebours, 1884, p. 208). De coquebines et centenaires appréciations (BLOY, Journal, 1903, p. 148).

Coquebin pourrait aussi être un terme (inv., régional) employé chez les gallinacés normands traduisant l'hésitation, l'indécision : "Coquebin qu'oui, coquebin que non" (d'après Yohan)
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coruscant, ante, (d'après le Trésor de la Langue Française informatisé), adj. :
Vx et littér. Qui brille intensément, qui scintille. Lumière coruscante. Synon. brillant, scintillant. J'ai le cerveau plein de ces vents et de ces coruscantes vagues qui hennissent (VALÉRY, Corresp. [avec Gide], 1891, p. 109). Bouquets coruscants, peints sur fond noir (DUHAMEL, Biogr. fantômes, 1944, p. 131 ds ROB.).
Emploi subst. Tout le brillant (...) tout le coruscant du bric-à-brac (GONCOURT, Journal, 1875, p. 1066).

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éréthisme, en vrai (d'après le Trésor de la Langue Française informatisé), subst. masc. : [Le déterminant, explicité ou resté implicite, désigne un organe, une fonction physiol.] Excitation anormale. Éréthisme génital ; éréthisme des capillaires, des vaisseaux. Il est également exceptionnel de constater les phases successives d'éréthisme et d'affaiblissement cardiaque (Teissier ds Nouv. Traité Méd., fasc. 2, 1928, p. 277)
En partic. [Le déterminant désigne le système nerveux ou une partie du système nerveux et, p. ext., une manifestation de l'activité mentale ou affective d'une pers.] Éréthisme cérébral. Ce changement d'habitudes réveillant l'éréthisme nerveux que le café et les émotions du procès portaient à son comble (PROUST, Guermantes 1, 1920, p. 234). Alban ne se sentait plus vivre que dans l'éréthisme que donne le danger (MONTHERL., Songe, 1922, p. 76).

L'éréthisme pourrait aussi être :
- l'état de celui qui se sent amoureux (du grec eros (amour) et ethos (état d'âme)) d'après Julien ;
- le délire paranoïaque d'une personne qui se sent ciblée par les flèches de Cupidon (tout comme le daltonisme, pour la personne qui se sent poursuivie par la bande des Dalton), d'après Eliane ;
- une propension à réduire au maximum le moindre effort (de RTT-isme, phonétiquement ertétisme, devenu éréthisme car plus facile à prononcer), d'après A_girl_from_earth.

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firman, (d'après le Trésor de la Langue Française informatisé.), subst. masc. :
A. Ordonnance promulguée par un souverain musulman oriental. Publier un firman. Synon. rescrit. Abdalla lança un faux firman qui déclarait le pacha de Damas déchu (LAMART., Voy. Orient, t. 1, 1835, p. 270). Il (...) rompit l'enveloppe avec l'émotion respectueuse d'un vizir qui reçoit un firman du sultan (MURGER, Scènes vie boh., 1851, p. 23) [...]
En partic. 1. Laissez-passer ; autorisation. Montrer son firman. Y aurait-il indiscrétion ou empêchement à ce que vous écriviez à Meschid-Pacha, afin d'avoir dès à présent un firman impérial pour tout l'empire ottoman? Nous nous en servirions en Palestine, Syrie, Kurdistan, surtout et Arménie ; pour le retour, cela nous serait fort utile (FLAUB., Corresp., 1850, p. 152). [...]
2. Spéc., DR. COMM. Laissez-passer délivré en Orient aux négociants étrangers. En 1716, la compagnie obtint des souverains de l'Inde le fameux firman ou charte indienne, pour exporter et importer sans payer aucun droit (LAS CASES, Mémor. Ste-Hélène, t. 2, 1823, p. 277).
B. P. ext., littér. Document émanant d'une autorité. Un firman du préfet, qu'il appelle arrêté (...) défend de danser à l'avenir, ni jouer à la boule ou aux quilles, sur ladite place (COURIER, Pamphlets pol., Pétition pour vill., 1822, p. 139).
P. iron. La Cataneo obéissait aux firmans de Victorine et des modistes françaises (BALZAC, Massimilla Doni, 1839, p. 380).

Un firman pourrait aussi être "un pompier à qui il manquerait quelque chose... sa lance à incendie par exemple ?! Une fois son diplôme acquis, il obtient son "E" et peut partir en mission avec ses camarades (sauver les chats en haut des arbres et surtout se la péter au bal du 14 juillet en exibant ses biscotos !)." (d'après Laetitia)
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géhenne en vrai (d'après le Trésor de la Langue Française informatisé), subst. fém. :
A. Langue biblique (souvent avec majuscule). Enfer (représenté comme un feu éternel). Géhenne du feu ; feu de la géhenne ; être jeté, précipité dans la géhenne. Les élus entreront dans un séjour délicieux (...). Les autres iront dans la Géhenne (RENAN, Vie Jésus, 1863, pp. 285-286). Par la grand'porte ouverte, on croyait assister à quelque scène de géhenne, parmi les ricanements des démons (PESQUIDOUX, Chez nous, 1923, p. 94) [...]. Au plur., rare, p. méton. Sans attendre les géhennes de l'autre monde, Esterhazy lui fait et lui fera son châtiment ici-bas (CLEMENCEAU, Iniquité, 1899, p. 445). P. métaph. Quatre (...) baies se font face (...) soigneusement closes pour ne pas laisser entrer la géhenne enflammée du dehors (GIDE, Retour Tchad, 1928, p. 940).
B. P. ext., vx. Torture, supplice de la question pour arracher des aveux aux criminels. Monseigneur de Beauvais (...) la menaça, si elle ne confessait point toute la vérité, d'être mise à la géhenne. Les instruments étaient préparés (A. FRANCE, J. d'Arc, t. 2, 1908, p. 337). P. méton. Lieu de torture. Ce n'est pas du cachot, du puits, de la géhenne (...). C'est de son propre cœur qu'on est le prisonnier (HUGO, Fin Satan, 1885, p. 937). Au fig., littér. Souffrance physique ou morale atroce, douleur intolérable. Synon. calvaire, martyre, supplice. Être, mettre (qqn) à la géhenne. Ses trois dernières années sont celles d'un infirme, rendues abominables par (...) la géhenne de ses crises rhumatismales, arthritiques (LA VARENDE, Don Bosco, 1951, p. 152). P. méton. Lieu de grande souffrance ; situation intenable. L'enseignement supérieur ne doit pas devenir « une géhenne d'où les esprits sortent contrefaits et glacés. » (BARRÈS, Cahiers, t. 9, 1911, p. 49).

Une géhenne pourrait aussi être une petite poupée commando, version féminine du G.I. Joe, baptisée au départ G.I. Jane puis familièrement surnommée la Jane, francisé Géhenne (d'après A_girl).

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gésine en vrai (d'après le Trésor de la Langue Française informatisé), subst. fém.(vieilli) :
A. État d'une femme en mal d'enfantement. Synonyme : accouchement. Être en gésine. La gésine et la nursery ne sont pas l'affaire dominante de l'homme (AMIEL, Journal, 1866, p. 365). Le docteur se déclarait obligé d'aller « tire-bouchonner la mère Pacaud qui, à quarante-sept ans, se payait le luxe d'une gésine » (H. BAZIN, Huile sur feu, 1954, p. 143).
En gésine : en couches. Ma femme en ce moment est en gésine, voilà trois fois, qu'à son grand crève-cœur, cette brave mère ne fait que des morts-nés (BOREL, Champavert, 1833, p. 31).
Par analogie [En parlant de la femelle d'un animal (domestique)] Mes flancs houlent, autant et mieux que ceux de la chatte en gésine (COLETTE, Dialog. bêtes, 1905, p. 66). Car meuglaient les génisses en gésine dans les étables (SAINT-EXUP., Citad., 1944, p. 829).
B. Par métaphore et au figuré : action de créer. La gésine du monde venait de finir et nous allions enfin commencer de respirer (GUÉHENNO, Journal « Révol. », 1937, p. 95)

Une gésine pourrait aussi être une expression passée dans le langage familier désignant des magazines traitant du plaisir féminin ; dérivée du célèbre G-zine, première publication du genre et traitant de la manière de localiser le célèbre "point", produite et distribuée par l'Association Québécoise des Maisons Closes dans le cadre du programme "qualité de vie des employées" (d'après Karine).

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morganatique en vrai (d'après le Trésor de la Langue Française informatisé), adj. :
Mariage morganatique. Mariage d'un souverain (ou d'un prince) avec une personne d'un rang inférieur, qui est exclue des prérogatives de caste et d'héritage de son époux (de même que les enfants issus de cette union) : ... était fils d'un prince de la maison de Savoie, Carignan, et d'une femme italienne à qui il était fort légitimement marié, mais dont le mariage n'étant pas approuvé par le souverain chef de la famille fut regardé comme nul. C'est ce qui se nomme, autant qu'il me semble, mariage morganatique. VIGNY, Mém. inéd., 1863, p.23.
[Avec un subst. du même paradigme que mariage et non princier] Union morganatique. Elle savait (...) tirer un regain de vengeance par un mot à deux tranchants dont elle frappait ces épousailles morganatiques (BALZAC, Langeais, 1834, p.259).
P. méton.; [en parlant de l'épouse dans ce type de mariage] Elle avait (...) considérablement agacé la grande-duchesse Wladimir en appelant toujours la comtesse de Hohenfelsen, femme morganatique du grand-duc Paul (PROUST, Temps retr., 1922, p.852)
P. méton.; [en parlant du couple lié par un mariage de ce type] À peine ce couple morganatique, jolie expression allemande qui n'a pas son équivalent en français, avait-il atteint la porte, que le comte interrompit sa conversation avec Eugène (BALZAC, Goriot, 1835, p.73).

Morganatique pourrait aussi vouloir dire "digne de Michèle Morgan" (d'après Orchidée).

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pandiculation (d'après le Trésor de la Langue Française informatisé.), subst. fém. :
MÉD. Mouvement du corps qui consiste à étirer les bras vers le haut, à renverser la tête et le tronc en arrière et à étendre les jambes, qui s'accompagne souvent de bâillements et qui se produit au réveil, en cas de fatigue, d'ennui, d'envie de dormir, ainsi que dans certains états pathologiques. Le frisson arrive volontiers le soir (...); il est accompagné de bâillemens, de pandiculations (GEOFFROY, Méd. pratique, 1800, p.20). Oh! quel Rêve les a saisies Dans les pandiculations? (RIMBAUD, Poés., 1871, p.106).
REM. Pandiculer, verbe intrans., hapax. Effectuer une pandiculation. Si, d'aventure, quelque autre docteur y faisait la moindre allusion sérieuse, aussitôt il bouffonnait et pandiculait en s'esclaffant (BLOY, Femme pauvre, 1897, p.10).

La pandiculation pourrait aussi être la période de reproduction des pandi panda (d'après Orchidée).

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souille, subst. fém. (d'après le Trésor de la Langue Française informatisé.) :
A. VÉN. Lieu bourbeux où le sanglier se vautre. Synon. souil, souillat. Prendre souille. (Dict. XIXe s.). Les souilles ne sont pas les mêmes l'été et l'hiver, ce sont là choses bien connues sur tout terroir de chasse. L'observatoire, établi à côté des meilleures souilles, se recommande davantage que l'affût debout ou assis, qui convient mieux pour l'affût du sanglier au gagnage (VIDRON, Chasse, 1945, p. 93).
P. anal. Réduit servant de chambre, maison très petite où l'on se niche, ou s'isole. Je te tuerai ..., murmura le Bulgare en se levant pour aller s'allonger dans sa souille, auprès de sa chère barrique (CENDRARS, Bourlinguer, 1948, p. 176).
P. métaph. Paris savait confusément qu'il avait sous lui une cave terrible. On en parlait comme de cette monstrueuse souille de Thèbes où fourmillaient des scolopendres de quinze pieds de long et qui eût pu servir de baignoire à Béhémoth (HUGO, Misér., t. 2, 1862, p. 515).
B. MARINE
1. Empreinte que laisse l'étrave d'un bâtiment échoué dans le sable fin ou la vase. (Dict. XIXe et XXe s.). Faire la souille. Creuser un lit dans la vase pour un bâtiment qui s'échoue. Le temps a vieilli avec les amarres des navires qui font la souille dans le sable, depuis que sous Ilios a été menée l'armée de la mer (CLAUDEL, Agamemnon, 1896, p. 891).
2. Fosse creusée et draguée au pied d'un quai permettant de recevoir des bâtiments de grande calaison. Ce résultat [les quais de marée] s'obtient, le plus souvent, au moyen des fosses ou souilles entretenues à profondeur par des dragages (QUINETTE DE ROCHEMONT, Trav. mar., t. 1, 1900, p. 150).
3. Puisard qui recueille l'eau infiltrée dans la cale au niveau de l'arbre d'hélice.
C. Tranchée, sillon creusé dans le sol.
1. TRAV. PUBL. Excavation allongée creusée sous l'eau pour recevoir une canalisation, des caissons, des blocs de béton lors de la construction d'une jetée. (Dict. XIXe et XXe s.).
2. ARM. Sillon, trace que laisse dans le sol, un obus qui ricoche (Dict. XIXe et XXe s.).
D. SYLVIC. Taillis médiocre, clair, à sous-bois peu épais à cause des grands arbres de futaie qui l'étouffent (FÉN. 1970).
E. Vieilli, région. (Ouest de la France). Enveloppe d'oreiller, de traversin ou de matelas. Synon. taie. [Tincé] fit basculer à terre des piles de linge, les tassa comme le sanglier se fait une bauge avec des branchages; couvre-lits de dentelles (...) souilles de matelas, fonds de bain, draps de saignée s'amoncelaient sur les rayons (MORAND, P. de Saligny, 1947, p. 182).
Pop., région. Blouse.

La souille pourrait aussi être un "plat méditerranéen à base de rouille et de sole" (selon Eliane).

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sybarite en vrai (d'après le Trésor de la Langue Française informatisé):
A. HIST. Habitant de Sybaris. [À l'époque archaïque] les Sybarites imaginent (...) le bain de vapeur. Mais, dans la Grèce propre, les partisans des vieilles mœurs n'aiment pas ces pratiques efféminées (G. GLOTZ, Hist. gr., t. 2, 1938, p. 571).
B. Littéraire, souvent par ironie [Par allusion à la réputation des habitants de Sybaris et, en particulier, par référence à certains aspects de leur façon de vivre] Personne qui aime le luxe, le raffinement en matière de plaisir, qui recherche le confort dans la vie comme dans la pensée ou qui y est habitué. Synonymes : délicat, sensuel, jouisseur, voluptueux ; antonyme : ascète (...). Brotteaux, en son grenier, lui servit du pain, du fromage et du vin, qu'il avait mis à rafraîchir dans sa gouttière, car il était sybarite (A. FRANCE, Dieux ont soif, 1912, p. 159).
Emploi adjectif [En parlant d'une manière d'être ou de penser] Le docteur dit: « Ah! je l'avoue, personne n'a l'esprit plus sybarite que moi (...) » (VIGNY, Journal poète, 1844, p. 1220).

Une sybarite pourrait aussi être un instrument de musique entre le saxophone et la clarinette, taillé dans l'ébène ; le son est celui d'un cri railleur. Très utilisé par Syd Barrett qui a permis l'heure de gloire de la sybarite. (d'après Orchidée)

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synallagmatique en vrai (d'après le Trésor de la Langue Française informatisé), adj. :
DR. [En parlant d'un contrat, d'une convention; p. oppos. à unilatéral] Dans lequel chaque partie s'oblige vis-à-vis de l'autre. Le contrat est une convention par laquelle une ou plusieurs personnes s'obligent, envers une ou plusieurs autres, à donner, à faire ou à ne pas faire quelque chose (...). Le contrat est synallagmatique ou bilatéral lorsque les contractans s'obligent réciproquement les uns envers les autres (Code civil, 1804, art. 1101-1102, p. 200).

Synallagmatique pourrait aussi être tout ce "qui concerne l'humour rassembleur d'Allah. Etymologie: gr. Sûn, "avec"; ar. Allah, "Père"; français zygomatique, "muscle qui fait rire" (après contraction et élision du o). Le tout, un peu secoué, comme il se doi(g)t" (d'après Daniel Fattore).

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zinzolin, -ine en vrai (d'après le Trésor de la Langue Française informatisé), adj. et subst. masc. (vx ou littér.) :
A. 1. Adj. [En parlant d'une chose concr.] D'un violet rougeâtre et délicat. Taffetas, velours zinzolin; étoffe, lumière zinzoline; rubans zinzolins. La masse blanche de la ville était toute vêtue de reflets zinzolins (Aphrodite, 1896, p. 82).
[P. méton.; en parlant d'une pers.] Vêtu de vêtements zinzolins. L'escarpolette balance à peine, sous le poids léger d'une bergère en paniers, vers qui tendent les vœux du berger zinzolin (COLETTE, Cl. s'en va, 1903, pp. 80-81). Rem. Zinzolin reste parfois inv. au fém.: L'eau du fleuve toute remuante, toute vagueuse et où les lueurs d'émeraude et les lueurs de rubis des bateaux semblent y mettre les ondes bigarrées d'une étoffe zinzolin (GONCOURT, Journal, 1894, p. 648).
2. Empl. subst. masc. Couleur de cette nuance. C'est du zinzolin (Ac. 1798-1878).
B. Au fig., adj. et subst. (Celui ou celle) qui est fin, délicat. Il y a un Verlaine aimable, spirituel, tendre et musical (...); c'est le Verlaine zinzolin, largement et justement populaire (Le Nouv. Temps, 20 sept. 1938).

Zinzolin pourrait aussi être un synonyme de zézayant tiré du nom déformé du patron des zézayeurs, martyr du début de l'ère chrétienne. Un doute subsiste sur son nom véritable (Saint-Solin? Saint-Jaulin?), seule la déformation étant parvenue jusqu'à nous. (d'après A_girl_from_earth et Caro[line] )


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