Plouf! Plouf! Ce sera toi que je lirai!
JOURNAL DE MES LECTURES (dont la régularité de publication laisse quelque peu à désirer)
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dimanche 27 juillet 2008

Bangalore, j'adore!


Oui, je sais, je vous délaisse. Et ce n'est même pas parce que je suis en vacances! Mais c'est la saison des mariages, des soirées barbecues, des travaux à la maison et de tout ce qui vous empêche de vous asseoir tranquillement le soir pour rédiger un billet de blog!! C'est quand même fou, ça! J'ai à peine plus le temps de lire, c'est une calamité! M'enfin, voici donc un billet à vous mettre sous la dent, lecteurs adorés qui passez quand même de temps en temps par ici pour voir si, à tout hasard il s'y passe quelque chose, avant le prochain, dans la semaine j'espère!

Ravi Kapoor, mèdecin anglais d'origine indienne est à bout : son beau-père Norman, refoulé de toutes les maisons de retraite d'Angleterre pour sa perversité et son comportement insupportable, vit chez lui et mine son mariage. Epuisé par la situation, il se confie à Sonny, l'un de ses cousins d'Inde de passage en Angleterre, qu'il n'a pourtant pas vu depuis des années. Contre toute attente, celui-ci prend très à coeur l'histoire de son cousin : c'est qu'il est entrepreneur et que la mésaventure de Ravi lui inspire une idée de génie... Ensemble, ils vont créer une maison de retraite... en Inde! Permettant à la fois de diminuer les coûts de main d'oeuvre et de proposer un service différent aux personnes âgées, qui, quelque part, partent à l'aventure (malgré un cadre entretenant soigneusement les couleurs du passé colonial), le concept se concrétise très vite, à Bangalore. Norman, d'abord hostile - il sent bien que son gendre ne cherche qu'à se débarrasser de lui - finit par se laisser convaincre tout comme Evelyn, Dorothy, Douglas et Jean, Graham... Tous ont leurs attentes de ce grand pas qu'ils ont fait, et tous seront transformés par ce choix, pas forcément de la façon qu'ils auraient imaginée...

Je n'ai pas boudé mon plaisir avec cette lecture, que je qualifierais, sans jugement de valeur aucun, de "lecture d'été". Les portraits des différents personnages sont croustillants, truffés de petits détails sympathiques. Aussi bizarre que ça puisse paraître, on finit par s'attacher à chacun d'entre eux, y compris au vieil obsédé sexuel qu'est le personnage de Norman (à plusieurs moments il m'a fait penser au personnage du grand-père dans "Little Miss Sunshine"). On apprend à regarder leurs petites manies, leurs relations entre eux et avec le personnel de "l'hôtel" (beaucoup plus chic que "maison de retraite" de vous à moi!) avec une sorte d'indulgence compréhensive... De même, on suit l'histoire de Ravi et Pauline, dont le couple sortira marqué par cette expérience.

Leurs petites aventures sont plaisantes à lire, en revanche certains points annexes ont été traités plus ou moins rapidement. Par exemple, le fait que l'histoire se passe en Inde aurait sans doute être mieux exploité (à ce titre-là, on trouve bien des mots de vocabulaire ou des références aux ashrams etc. mais si on n'y connaît rien on n'est pas plus avancé... Un petit glossaire ou quelques éclaircissements n'auraient pas été de trop à mon avis). L'engorgement complet du milieu médico-social anglais est simplement évoqué, les questions sur la fin de vie sont assez vite évacuées aussi, et il y aurait sans doute aussi eu plus de matière dans la thématique du vieillissement (là on s'en est tenu à l'indifférence des familles et aux ruptures de col du fémur, mais sur la dépendance, Alzheimer, etc. rien... Disons que ce n'était sans doute pas l'objet du livre je suppose! ^_^ Mais c'est vrai que du coup on voit des vieux un peu privilégiés quoi...).

Toujours est-il que Déborah Moggach m'a fait passer un bon moment avec ses "petites choses"! Ces points faibles n'ont pas été pour moi des points négatifs. Je vous le conseille donc, comme lecture légère! ;-)

Merci beaucoup au Livre de Poche pour m'avoir fait découvrir ce roman.

Vous pouvez retrouver l'avis de Stéphanie, Chiffonnette, Praline, Delphine, Tamara et j'en oublie sans doute!

2 commentaires:

Fantômette a dit…

Désolée mais bof il ne me dit trop rien.
Je vais finir par me faire peur, ça fait pas mal de romans de la blogosphère qui ne me tentent pas. En fait je crois que je suis dans une phase "zéro risque" : je ne suis attirée que par les auteurs chez qui je me sens déjà bien. C'est grave ?

Lucile a dit…

@ fantômette : pourquoi désolée? Sans l'opération du Livre de Poche je ne l'aurais jamais lu non plus je pense! C'est plutôt bien, ta phase "zéro risque", d'autant que ça passera je pense! ;-) Ca permet d'écluser un peu la PAL! (mais en as-tu une?)