Plouf! Plouf! Ce sera toi que je lirai!
JOURNAL DE MES LECTURES (dont la régularité de publication laisse quelque peu à désirer)
N’HÉSITEZ PAS A LAISSER VOS COMMENTAIRES SUR NOS LECTURES COMMUNES!

jeudi 27 novembre 2008

Lundi, des patates, mardi, des patates...


Connaissez-vous cette chanson? Je sais qu'on l'entendait souvent à la radio (chez Ruquier je crois) quand j'avais une douzaine d'années. Elle n'a rien de glorieux du tout, hein! Ce n'est pas une de mes références, rassurez-vous! N'empêche que quand j'entends (ou je lis) le mot "patate", je pense à cette chanson. C'est peut-être pour ça (et aussi de peur de l'exploitation marketing des pauvres amoureux de la lecture qui se rueraient immanquablement sur un livre comportant les mots "cercle littéraire") que j'avais un très mauvais a priori sur ce livre avant que des billets enthousiastes fleurissent sur la blogosphère...

Etant membre de France Loisirs (qui a publié ce roman en avant-première en France), et devant le dilemme de "l'achat du trimestre", j'ai donc décidé d'en avoir le coeur net : mon avis serait-il plutôt "cercle littéraire" (bien) ou plutôt "patates" (pas bien, quoique dans ma jeunesse (au collège), à une époque, ce fut la mode de dire "c'est trop patate!" pour "c'est trop bien!", enfin bref...)? Inutile de faire durer le suspense chers amis : j'ai aimé ce roman épistolaire (et oui, encore une!).

Toute cette histoire démarre évidemment à partir d'un livre... Voyageur, le livre. Mais reprenons. Juliet est écrivain en Angleterre au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Ses chroniques humoristiques pendant la guerre ont connu beaucoup de succès et elle achève la tournée de promotion de l'ouvrage qui en a été tiré quand elle reçoit une lettre d'un inconnu de Guernesey. Cet homme, Dawsey, a récupéré un ouvrage ayant appartenu à Juliet, ouvrage qu'il a tellement apprécié qu'il souhaite demander à la jeune femme des conseils pour approfondir sa lecture. Au passage, il évoque dans sa lettre le cercle littéraire des amateurs de tourtes aux épluchures de patates et un dîner de cochon rôti. Il n'en faut pas plus à Juliet pour désirer en apprendre plus sur ce cercle, intimement lié à l'occupation allemande de l'île. Elle correspondra pendant toute la première partie du livre avec les membres du mystérieux cercle littéraire et apprendra à les connaître avant d'aller les rencontrer sur place.

Comme je le disais , la forme du recueil de lettres se prête décidément à merveille au récit d'histoires. Tout comme ces jeux qui consistent à relier un nuage de points dans un certain ordre pour découvrir un dessin, on découvre ici en pointillés, de missives en courriers, de câbles en télégrammes, l'histoire de Juliet et surtout, celle de l'occupation de l'île de Guernesey pendant la Seconde Guerre mondiale. Difficile de ne pas être happé par cette histoire, impossible de ne pas s'attacher aux personnages, tellement bien décrits grâce au regard aiguisé de Juliet. Malgré le nombre de correspondants assez important, on ne s'y perd pas, les uns revenant dans les missives des autres et vice-versa. Les différentes intrigues sont peu à peu dévoilées avec talent par les deux auteurs (eh oui, il s'agit d'un roman à quatre mains!) Mary Ann Shaffer et Anny Barrows sans temps mort et tout en naturel.

Cependant, je n'ai pas l'impression d'être aussi enthousiaste que d'autres blogueuses au sujet de ce roman : si ce fut indéniablement un très bon moment de lecture pour moi, je n'en ferais pas un must non plus. Je le conseillerai en revanche bien volontiers pour son côté "intimiste" et douillet : ces lettres, on a l'impression de les recevoir soi-même en quelque sorte, et je ne sais pas vous mais personnellement j'adore recevoir des lettres d'amis (de plus en plus rare avec les mails, mais bon, ça arrive encore!), ce qui fait que reprendre sa lecture est réellement plaisant. Un moment très agréable donc, qui semble être une valeur sûre!

Parmi tant d'autres, je vous invite à aller lire les avis de Brize, Fashion, Chiffonnette, Caro[line], Tamara, Stéphanie, Delphine, Karine...

8 commentaires:

Brize a dit…

Je rejoins tout à fait ton commentaire, en particulier dans sa conclusion !

Stéphanie a dit…

et moi je fais partie des enthousiaste, je l'ai dévoré ce bouquin
et les personnages me manquent encore :)

chiffonnette a dit…

Je suis aussi enthousiaste que Stéphanie! Sans doute parce que j'ai besoin de livres doudous et que celui-ci en est un de première catégore!

Mo a dit…

tu n'entames pas mon envie de lire ce livre, même s'il faut encore attendre sa vraie sortie!!

Mais c'est

Lucile a dit…

@ Brize : j'ai l'impression que nos avis sont souvent proches sur nos lectures communes... :)

@ Stéphanie : c'est vrai que certains personnages sont particulièrement attachants. On aimerait bien les rencontrer dans la vraie vie pour voir! :)

@ Chiffonnette : c'est marrant car j'ai hésité à utiliser le nom de "livre-doudou" pour celui-ci! :)

@ Mo : oh, ce n'est pas du tout mon but! Au contraire, je conseille volontiers ce livre, mes réserves portent seulement sur ce que l'on peut en attendre! :) (par contre je ne vois pas la fin de ton com')

Karine :) a dit…

Je vais partie de celles qui ont adoré ce livre... une belle parenthèse de chaleur humaine, malgré le thème, je trouve!!

Praline a dit…

Je ne l'ai pas encore lu. Je le réclamerai certainement lors du prochain club à l'une d'entre vous. Il m'intrigue et me tente de plus en plus.

Lucile a dit…

@ Karine : c'est vrai que les auteurs ont bien réussi le mariage entre les qualités humaines des personnages et le sérieux de la toile de fond. :)

@ Praline : On va toutes y passer! :) J'essaierai de penser à prendre le mien! ;-)