Plouf! Plouf! Ce sera toi que je lirai!
JOURNAL DE MES LECTURES (dont la régularité de publication laisse quelque peu à désirer)
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jeudi 13 août 2009

Qui est qui ?


C’est sur le blog de Fashion que j’ai entendu parler de ce roman pour la première fois, et en des termes si élogieux que j’avais immédiatement noté ce titre dans ma LAL (car j’avais alors une LAL, que j’ai quasiment abandonné très peu de temps après tellement elle s’allongeait vite !). Quelque temps plus tard, Praline et Arsène organisaient le swap « Cape et Epée » et j’avais glissé ce titre parmi les romans que j’aimerais découvrir… et Yueyin, ma swappeuse pour l’occasion, l’avait sélectionné pour mon colis (rempli de plein d’autres merveilles, soit dit en passant). Après un petit séjour de plus d’un an sur mes étagères (hum !), j’ai donc consacré un peu de mon temps de lectrice à ce Cavalier suédois et l’ai trouvé tout à fait à la hauteur de mes espérances !

Nous suivons au fil de ces 275 pages les aventures d’un homme qui revêtira de multiples identités tout au long du roman : tantôt dénommé « le voleur », tantôt « l’homme sans nom » (et j’en passe), un pauvre hère se fait compagnon d’infortune d’un déserteur de l’armée prussienne, à l’orée du XVIIIe siècle. Le jeune gentilhomme, plein d’idéaux mais quelque peu douillet sur les bords, dénommé Christian von Tornefeld, n’a pas supporté qu’un de ses supérieurs raille le roi de Suède (pays dont sa famille est originaire et sous le drapeau duquel il souhaite de nouveau combattre), aussi le voilà en fuite aux côtés d’un chapardeur futé vers la Pologne, d’où il ralliera les armées de son cher roi. Le voleur quant à lui ne serait guère du genre à se faire trouer la peau pour la gloire d’un souverain ou d’un pays, aussi tandis que l’autre déclame ses discours le laisse-t-il parler et assure leur salut et leur subsistance en les guidant dans les nuits de cet hiver 1701. A la faveur du hasard, le voleur rencontre la cousine de Christian et en tombe éperdument amoureux (au passage, les cousins se sont juré l’éternité de leur amour alors qu’ils étaient enfants et, si elle attend de pied ferme le retour de son aimé, lui ne pense plus qu’à batailler aux côtés de son roi). Pour la conquérir, il échafaude un plan simple comme bonjour : il va devenir Christian von Tornefeld.

A partir de cette histoire assez simple, l’auteur nous déroule, tel un grand tapis rouge, toute une série d’aventures et de péripéties qui mèneront notre héros vers son but, guidé par son amour pour la belle cousine. C’est très prenant : on espère avec lui, on se réjouit de ses réussites, on s’enthousiasme de sa ruse, on tremble quand le danger rôde… Un vrai bon roman d’aventure, quoi ! D’ailleurs, je lui trouve de furieux airs de roman du XIXe dans la façon dont il est écrit (le vocabulaire employé, le petit prologue qui replace l’histoire du Cavalier suédois dans le cadre de la vie d’une noble et illustre dame imaginaire… Même le papier et la police utilisés m’ont évoqué quelque chose d’ancien !), alors qu’il est paru en 1936 (et en France, seulement en 1987). Le personnage principal suscite forcément l’adhésion : ce voleur a malgré tout des principes (des valeurs comme le travail, l’honneur, la loyauté… lui tiennent à cœur), et il apparaît finalement plus comme un pauvre bougre qui n’a pas eu de chance que comme un méchant personnage. Il est de plus très rusé, sûr de lui et capable d’être un leader d’envergure : il sait parfaitement où il va, connaît plein de choses (notamment en agronomie, ça m’a rappelé mes études ! ^_^ ) et a tout prévu longtemps à l’avance (cela lui donne d’ailleurs un petit air de Monte-Cristo, bien qu’on soit ici sur un laps de temps beaucoup plus court et avec des motivations plus gaies que la vengeance). Sans compter la chance, qui souvent est avec lui. Enfin, il a tout pour lui, ce garçon !

Ajoutez à cela une pointe (très raisonnable, et elle aussi assez connotée XIXe, je trouve) de fantastique, un français désuet avec plein de vocabulaire ancien (j’ai relevé plein de mots ! Si on reprend la pêche, ça va donner ! D’ailleurs j’ai retrouvé « barguigner », et ce coup-ci je savais ce que ça voulait dire. ;-) ) et une belle fin qui vous noue la gorge et vous obtenez un roman d’aventures old-fashionned très réussi.

Je le conseille vivement ! Merci à Yueyin, ma super-swappeuse d’il y a plus d’un an ! Les Trois Mousquetaires et Le Capitane Alatriste m’attendent encore… Pour bientôt, peut-être ? ;-)
Quelques mots sur l'auteur ici. L'avis de Caro[line], qui l'a aussi aimé.
N.B : Une adaptation cinématographique avec Vincent Cassel dans le rôle-titre serait sur les rails, avec quelques difficultés tout de même on dirait... Le verra-t-on? Le verra-t-on pas? S'il sort un jour, quand sera-ce? Suspense...

3 commentaires:

Karine :) a dit…

Très alléchant ce billet!! Et s'il a un petit air de Monte Cristo, je ne peux qu'aimer!!

Praline a dit…

Il est aussi sur ma LAL depuis une éternité !

Lucile a dit…

@ Karine : ce roman m'a tout l'air d'être une valeur sûre!

@ Praline : si tu as l'occasion de mettre la main dessus, n'hésite pas! (oui, je sais : il y a teeellement de livres à lire! ;-) )