Plouf! Plouf! Ce sera toi que je lirai!
JOURNAL DE MES LECTURES (dont la régularité de publication laisse quelque peu à désirer)
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vendredi 11 septembre 2009

Combattre la bête immonde


En 2007, je m’étais lancée dans la lecture de la série des Harry Potter. J’en lisais un de temps en temps (pour ne pas saturer), et j’étais ainsi arrivée au tome 4. J’avais emprunté le tome 5 à ma copine Julie et depuis il était resté au chaud dans ma bibliothèque, se faisant régulièrement piquer son tour de lecture par d’autres romans. Après plus d’un an et demi loin de Poudlard, je me suis donc replongée sans grande difficulté dans le monde imaginé par J.K. Rowling…

Harry Potter a quinze ans et laisse apparaître, dans ce tome – plus que dans les précédents m’a-t-il semblé – toute la mauvaise humeur dont il est capable. La crise d’adolescence, que voulez-vous… Cette année à Poudlard, lui et ses amis vont être confrontés aux épreuves des BUSE (Brevets Universels de Sorcellerie Elémentaire) ce qui annonce un surcroît de travail. Mais c’est évidemment loin d’être les pires épreuves que Harry, Ron, Hermione et les autres auront à supporter : le ministère de la Magie s’obstine en effet à ignorer le retour de Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom, clamé depuis l’an passé par Harry et le directeur de Poudlard, Dumbledore. Fudge (le ministre de la Magie) croit en effet que Dumbledore brigue sa place et cherche à le renverser : sa paranoïa va le pousser à user de toutes ses relations et de tout son pouvoir pour s’y opposer, notamment en prenant le contrôle de l’école de sorciers via la mise en place d’un système totalitaire et profondément injuste. Et pendant ce temps-là, Lord Voldemort guette et menace, évidemment, mais la résistance s’organise.

Si on met de côté l’humeur exécrable de Harry, j’ai beaucoup aimé ce volet de ses aventures. On va de plus en plus vers le sombre au fur et à mesure que notre héros avance en âge (et surtout, que Voldemort reprend des forces) : le danger, qui dans les précédents tomes était essentiellement confiné à la fin du livre (ou arrivait progressivement), est ici présent dès le départ. Toute cette année est placée, pour les opposants de Voldemort et du ministère, sous le signe de la vigilance. Des thèmes plus graves sont également traités, notamment celui de la résistance et du devoir, ou de la mise en place progressive d’une dictature, parfaitement illustrée par l’exemple de cet établissement scolaire. Les parallèles avec le nazisme d’Hitler d’avant la solution finale sont évidemment flagrants – avec notamment des mesures anti-hybrides (les demi-géants, les centaures…) ou l’ascendance « impure » de Voldemort lui-même (il avait une grand-mère moldue, c’est-à-dire non-sorcière) – même si certains éléments concernent aussi toutes les dictatures en général : des restrictions sur la liberté d’expression, des organes de presse au service du pouvoir en place, l’enseignement d’une doctrine non-contestable, etc. Ce côté engagé du roman m’a vraiment plu, parce qu’il décrit un processus grave et réel sur un support totalement différent de ceux que nous connaissons (un monde de sorciers), ce qui aide à mon avis à mieux comprendre les rouages de la mise en place des totalitarismes et à nous rendre plus vigilants.

Et je suis toujours autant adepte du monde créé et complété à chaque tome par l’auteur : on est vraiment dans un décor incroyable de cohérence jusque dans les détails, les trouvailles de J.K. Rowling sont toujours des merveilles, et il y a très souvent aussi cette touche d’humour dans les descriptions des attitudes des personnages.

Voili voilou, pas grand-chose à ajouter : j’ai été complètement happée par cet opus volumineux, et j’ai vu que le tome suivant se trouvait à ma petite bibliothèque de village (ça aurait été surprenant qu’il n’y soit pas, cela dit…). Je n’attendrai sûrement pas plus d’un an pour lire la suite cette fois-ci !

5 commentaires:

Stephie a dit…

J'ai lu toute la saga deux fois. La question étant de savoir quand j'aurai le temps de recommencer, rires !

Karine:) a dit…

C'est le tome de la série qui m'a le moins passionnée... mais bon, c'est Harry alors c'est quand même relatif!!! Je crois que le côté que j'ai préféré est définitivement celui que tu fais ressortir par rapport au totalitarisme... le parallèle est très bien fait! Mais en gros, j'ai quand même eu des moments d'ennui dans ce tome...

Praline a dit…

Comme Karine, c'est un tome qui m'a moins plu. Et pourtant, je crois que je vais relire l'ensemble car celui là me semble plus important que je ne l'aurais cru.

chiffonnette a dit…

C'est vraiment celui que j'ai le moins aimé! J'ai détesté la crise d'adolescence de Harry! Mais on, un de ces quatre, je vais tous les relire quand même!

Lucile a dit…

@ Stephie : hé bien! Je pense que de mon côté je ne tarderai plus à la finir étant donné que je me rapproche de la fin! :)

@ Karine : c'est curieux, moi le tome qui m'a de loin le moins plu pour l'instant est le tome 3 (le prisonnier d'Azkaban), où ça ne commence à bouger qu'à la fin (de mémoire, hein! ;-) )

@ Praline : c'est curieux, moi j'ai vraiment beaucoup aimé ce tome-là!

@ Chiffonnette : encore une! Mais au moins on est d'accord sur la crise d'adolescence de Harry! ^_^