Plouf! Plouf! Ce sera toi que je lirai!
JOURNAL DE MES LECTURES (dont la régularité de publication laisse quelque peu à désirer)
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mardi 22 septembre 2009

Orage, ô désespoir !


Bon, autant vous l’annoncer franchement et dès le début : je suis vraiment très déçue par mon dernier emprunt à la bibliothèque de mon village. Il faut dire que j’espérais beaucoup de cette lecture : de Kressmann Taylor, j’avais lu Inconnu à cette adresse et j’avais adoré. Vraiment. J’avais trouvé ça très puissant, très « ciblé » : elle frappait fort et juste à travers quelques lettres. C’était assez incroyable. Ce Jours d’orage est non seulement bien terne en comparaison, mais même dans l’absolu je ne lui trouve guère de qualités. Disons que peut-être que ça aurait été pas mal si ce qui est présenté comme le sujet principal avait vraiment été exploité.

Amanda, jeune veuve américaine, se remet du décès de son mari – certes volage et pas très intéressant, mais autour duquel elle avait organisé toute sa vie – à Florence, avec sa fille Lisa, dans les années 60. Lors d’une excursion de fin de semaine, un très violent orage les condamne à rester plusieurs jours dans un minuscule village complètement isolé où se joue un drame : en effet, un ancien militaire nazi, qui avait occupé la région et ordonné le massacre d’une partie des habitants du village à son départ, est venu passer ses vacances en famille à Rocca al Sole. Si les villageois n’ont d’abord pas bien su comment réagir, le subit isolement du village leur apparaît comme un signe du Ciel les exhortant à la vengeance. Le notable du village, le marquis Carleone (lui-même profondément affecté par le passage des Allemands quinze ans plus tôt, puisqu’il a perdu sa femme à ce moment-là) va tout faire pour éviter le pire.

J’ai rarement vu un roman comportant tellement de clichés au chapitre. Les personnages sont des caricatures : les gentils sont parfaits, intelligents, intègres, forts ; les méchants sont grossiers et bêtes, malpolis, inquiétants ; tous ont des pensées et des comportements hyper-prévisibles, et le roman comporte des coïncidences complètement inouïes et improbables (au moins trois, dont deux ne servent à rien à mon avis, et auraient donc pu être évitées pour améliorer un minimum la crédibilité du récit, ou du moins diminuer l’agacement du lecteur ; la troisième étant le fait que cet Allemand vienne passer ses vacances à un endroit où il a fait régner la terreur en temps de guerre). Le tout donne l’impression d’avoir été écrit et imaginé par un gamin de dix ans. Qui aurait vécu avant mai 68 : le positionnement relatif de la femme et de l’homme dans cette histoire d’amour, ce qui inquiète madame, etc. tout cela est extrêmement daté et j’ai trouvé cet aspect particulièrement agaçant. Et le pire est que la seule partie qui aurait pu être intéressante, à savoir le côté plus ou moins éthique et compréhensible d’une vendetta, est rapidement éclipsé par la romance qui naît… La fin est réglée en deux coups de cuiller à pot…

Je ne m’étends pas plus : je suis déçue, déçue, déçue

P.S. : C’est seulement en progressant dans ma lecture, et en admettant petit à petit à quel point je m’étais trompée sur ce livre, que je me suis rappelée qu'une blogueuse l’avait lu et n’en avait pas dit spécialement de bien, sans pouvoir retrouver de qui il s'agissait… Tant pis, je me suis fait mon idée par moi-même !

6 commentaires:

Petite Fleur a dit…

Eh beh, tu ne donnes pas envie et je vais te suivre en restant sur "Inconnu à cette adresse".
Et puis c'est ma PAL qui en sera contente !

Stephie a dit…

Je l'ai lu il y a quelques temps et m'étais bien ennuyée...

In Cold Blog a dit…

C'est à croire que l'auteur excelle dans les nouvelles et pas dans les romans.
J'avais adoré Ainsi mentent les hommes et Inconnu à cette adresse. En revanche, j'avais été déçu par Jour sans retour.
Je vais donc me contenter de Ainsi rêvent les femmes qui est dans ma PAL et faire l'impasse sur celui-ci.

Lucile a dit…

@ petite fleur : là, je suis à peu près sûre de mon coup! ;-)

@ stephie : ça ne m'étonne pas! :D

@ in cold blog : ok pour "Ainsi mentent les hommes", je retiens le conseil! :)

chiffonnette a dit…

Ca doit être moi! Même si je ne suis sans doute pas la seule! Qu'est-ce que j'avais pu m'ennuyer et m'enerver!

Lucile a dit…

@ chiffonnette : ah, c'est possible alors! :D