Plouf! Plouf! Ce sera toi que je lirai!
JOURNAL DE MES LECTURES (dont la régularité de publication laisse quelque peu à désirer)
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samedi 17 octobre 2009

Où je retrouve le pelleteur de nuages

On a pas mal entendu parler de Un lieu incertain à sa sortie, comme un opus de facture différente dans les aventures d’Adamsberg, qui partageait les inconditionnels de Fred Vargas. Du moins, c’est ce que j’ai retenu des conversations entendues, des billets que j’ai pu lire ou des réactions sur lesdits billets. En bonne LCA qui se respecte, j’ai donc décidé de me faire mon opinion. Résultat : je ne suis pas du tout déçue ni décontenancée par ce roman. Je ne comprends d’ailleurs pas trop sur quoi le débat a pu avoir lieu : Un lieu incertain me paraît aussi bon que les autres romans que j’ai pu lire de Fred Vargas et figurerait même dans mon top 3, entre Dans les bois éternels et L’homme à l’envers.

Dans cet épisode, le commissaire Adamsberg est confronté quasi-simultanément à deux affaires peu ordinaires : un monceau de chaussures « avec les pieds dedans » est déposé devant l’entrée principale d’un cimetière londonien réputé pour ses manifestations surnaturelles alors que notre héros se trouve dans la capitale anglaise ; de l’autre côté de la Manche, un horrible crime est commis dans un paisible quartier de Garches (mais vraiment horrible : aucune partie de corps de plus de quelques centimètres de long n’est identifiable tant le corps a été massacré). Si c’est la seconde énigme qui va occuper Jean-Baptiste Adamsberg et son équipe dans une enquête touffue et complexe, le mystère des chaussures ne manquera pas de refaire parler de lui au fil du roman… Et la double-clé nous sera livrée, bien sûr (on n’en attendrait pas moins d’un policier cela dit).

Sur le fond, on a effectivement de quoi se triturer les méninges un moment. Une bonne pelote de laine bien emmêlée ! D’ailleurs, je peux avouer que je n’ai pas vraiment cherché à devancer Adamsberg et ses comparses tant tout cela est compliqué : cela ressemble à des rouages d’horlogerie… Evidemment, il y a toujours les deux ou trois coïncidences qui tombent à pic, le passage pas trop détaillé dans la logique de décorticage qui tient moyennement, mais pour ma part, je les ai largement excusés grâce au rythme soutenu des rebondissements et de la progression de l’enquête. Je m’y suis parfaitement retrouvée : pour moi, le compte est bon !

J’ai retrouvé avec délices aussi bien les personnages de la brigade que le style de Vargas, sa façon toute particulière de décrire les gens et les choses comme personne. J’ai par exemple redécouvert Danglard et sa complexité – sa dualité presque – d’homme fragile mais inébranlable sur bien des sujets. J’ai aimé ce personnage plus que dans les autres épisodes, mais je n’arrive pas à savoir si c’est dû à ce tome-ci ou si c’est moi qui ai changé de perception (étant donné que je les lis de façon assez espacée). Et globalement j’ai eu l’impression de me trouver face à des personnages beaucoup plus « fouillés » qu’auparavant, alors y a-t-il eu un travail de Fred Vargas en ce sens ou est-ce simplement moi qui ai réellement prêté attention aux protagonistes ce coup-ci ? Mystère. En tout cas, cela allait dans le bon sens pour moi, et cela a contribué à me faire passer un très bon moment de lecture.

Enfin, j’ai feuilleté de nouveau avec beaucoup de plaisir un livre des éditions Viviane Hamy, avec son format et sa police que je trouve très agréables (bien qu’au départ, on croie lire un texte en gras), ce qui n’est malheureusement pas le cas chez toutes les maisons d’édition…

En conclusion, une très bonne enquête du commissaire Adamsberg, que je recommande chaudement !

Il y avait dans ce volume, comme dans Dans les bois éternels, plusieurs référence à Sous les vents de Neptune, que je n’ai pas encore lu. C’est une grave lacune, à combler au plus vite ! D’ici à ce que je me le procure, j’ai toujours L’homme aux cercles bleus dans ma PAL…

9 commentaires:

Brize a dit…

J'avais moi aussi apprécié ce dernier tome autant que les autres et j'étais un peu surprise de voir que ça n'avait pas été toujours le cas chez les lecteurs.

Karine:) a dit…

Bon, j'ai lu "Sous les vents de Neptune"... (où j'ai bien ri d'ailleurs!) je vais pouvoir essayer celui-ci!!!

Lucile a dit…

@ Brize : bon, on est d'accord alors! ^_^

@ Karine : j'ai failli l'acheter hier en bouquinerie... mais je me suis raisonnée! Je ne sais pas si c'est bien ou pas, un jour je le lirai de toute façon! ^_^

Fantômette a dit…

Inconditionnelle de Fred VARGAS (l'auteur de polars), j'ai aimé d'amour celui là comme les autres, et j'attends le prochain avec la même impatience que pour les précédents. Je suis frappée de sa manière de nous rendre chaque personnage familier et attachant, et il me tarde de les retrouver comme il me tarde de revoir certains amis éloignés...
Fred ! Au boulot !

chiffonnette a dit…

Perso, je l'ai adoré!! :-)

Lucile a dit…

@ fantômette : je m'attendais à te voir commenter sur ce billet! ;-) C'est vrai que ces personnages ont... du corps, une présence, enfin quelque chose de plus, quoi! :)

@ chiffonnette : ah, nous sommes en phase alors! :)

Fantômette a dit…

Sûr que Vargas m'attire comme le miel les ours (ou quelque chose comme ça)...

pom' a dit…

je trouve cet auteur confus, je n'accroche pas du tout

Lucile a dit…

@ Fantômette : ok, ça m'aide à t'imaginer un peu... :p

@ Pom' : hé oui, il y a des gens chez qui ce que les "Vargas-ophiles" aiment tellement ne passe pas du tout... C'est comme ça! ^_^