Plouf! Plouf! Ce sera toi que je lirai!
JOURNAL DE MES LECTURES (dont la régularité de publication laisse quelque peu à désirer)
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mardi 13 avril 2010

Plouf!

Voici quelque temps que je ne vous ai plus parlé de Griffe d'Encre, dont le catalogue ne cesse de s'étoffer, d'ailleurs (ça y est, je ne peux plus suivre!)... Je répare aujourd'hui cette faiblesse en vous présentant la dernière novella de Yan Marchand, Comme un poison dans l'eau...

Yan Marchand, c'est cet auteur cynique et génial que j'ai tant aimé dans Les Prothétiques et surtout dans Métropolitain. Ici j'ai retrouvé ce que j'avais tellement apprécié dans les deux précédents opus : ce ton amer, cette capacité à créer des ambiances qui mettent mal à l'aise et ce regard sans complaisance sur les hommes et leur nature profonde pas bien reluisante...

Comme lors des précédentes histoires, on part ici d'un postulat de base qui, développé jusqu'à son terme, nous conduira également jusqu'à celui du récit. La situation initiale dans Comme un poison dans l'eau est la suivante : imaginez Walter, le personnage central. C'est un étudiant au comportement autiste qui ne parle jamais à personne, qui n'aime pas les humains et qui ne trouve de compagnie plaisante qu'auprès de Meizi, son poisson rouge. Imaginez maintenant cet étudiant reclus chez lui avec l'immense aquarium de sa protégée alors qu'il se dit partout que toute l'eau de la ville est empoisonnée... et qu'il semble que ce soit vrai. Vous avez les ingrédients d'une belle descente aux enfers digne de L'Aveuglement de José Saramago ou de La Route, de Cormac McCarthy! Et sachez qu'ici, l'espoir n'est guère au rendez-vous : la beauté et la noblesse de sentiments luttent autant qu'elles le peuvent, mais finissent par céder devant une lâcheté, un égoïsme et une hypocrisie difficile à contempler sans ressentir un âpre dégoût.

Comme dans Les Prothétiques, la part du fantastique est ici assez limitée puisqu'elle se résume à cette situation de crise sanitaire, possible quoi qu'il en soit. Que les réticents au genre ne s'inquiètent donc pas trop de ce qu'ils pourront trouver ici : pas de phénomène improbable sous nos cieux ni de monstre, si ce n'est l'être humain tel que nous le connaissons.

Je ne sais pas que dire de plus pour vous parler de cette novella sans trop en dire, étant donné qu'elle est relativement courte (70 pages). Je vais simplement vous conseiller la lecture de cette toute nouvelle parution afin que vous vous fassiez votre idée par vous-même!

Vous pouvez en savoir plus sur l'auteur et sur l'illustrateur (Zariel) sur le site des éditions Griffe d'Encre. Sachez en outre qu'ils seront en dédicace le 24 avril prochain à la FNAC de Boulogne (de 16h à 18h).

Comme d'habitude, vous pouvez lire les premières pages ici et passer commande !

Griffe d’Encre
Et hop! Une nouvelle bannière Griffe d'Encre signée Zariel, comme cette couverture, d'ailleurs! J'en profite, car j'ai épuisé le stock des bannières à force de parler de leurs ouvrages! ^_^

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