Plouf! Plouf! Ce sera toi que je lirai!
JOURNAL DE MES LECTURES (dont la régularité de publication laisse quelque peu à désirer)
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samedi 3 avril 2010

Souvenirs du salon du livre de Paris...

Cela ne vous aura certainement pas échappé (surtout si vous résidez ou passez régulièrement par Paris, ou si vous écoutez les radios du groupe Radio France), ces derniers jours se tenait le Salon du livre de Paris, trentième édition consacrée aux petits éditeurs... Munie de mon badge professionnel (ouh là là! Ça fait tout bizarre! ^_^) - car je vous rappelle que, désormais, je suis une professionnelle - j'ai donc passé trois bonnes journées plus ou moins longue dans cette librairie géante que l'on installe une fois par an à la Porte de Versailles... Je ne parlerai pas des polémiques de l'année étant donné que je ne les ai pas suivies et que je m'en soucie comme de ma première chemise, comme dirait l'autre. Non, je voulais plutôt vous parler des jolies rencontres que j'ai faites cette année, notamment en mettant moi aussi quelques petits éditeurs à l'honneur dans ce modeste salon... Comme j'ai été extrêmement raisonnable cette année (seulement trois achats, dont deux cadeaux!), je me rattrape de n'avoir rien acheté aux maisons qui m'ont beaucoup plu en parlant d'elles ici... C'est un bon deal, non?




Par qui commencer?... Le Polygraphe, par exemple! C'est assez facile : c'est leur collection "Les cent..." qui m'a interpellée, d'abord. Ben oui : il y avait une série sur les fautes de français, de typo et compagnie... En tant que correctrice, ça m'interpelle, forcément! Alors je commence à feuilleter et la conversation s'engage avec la personne qui tient le stand. De fil en aiguille, on en vient à parler du métier de correcteur - l'un des éditeurs exerce aussi ce métier - du perfectionnisme qu'il implique, de la minutie, de la difficulté d'évaluer le temps que nécessitera un ouvrage... Nous parlons des contraintes des petits éditeurs et de cette collection des "cent" (et si vous regardez bien les titres, vous noterez le jeu de mots avec "sans", évidemment), que l'éditeur nomme malicieusement "encyclopédie pratique, ludique et portable", et où l'on trouve aussi bien des conseils pour partir en randonnée que les principaux bogues informatiques ou les règles d'or pour naviguer en sécurité...
 


Au moment où je m'apprête à quitter le stand du Polygraphe, voici que la dame me tend un petit cadeau... Le pléonasme cent répétitions. C'est adorable! Je remercie encore mille fois les éditions du Polygraphe pour leur accueil, leur gentillesse et ce présent qui tombe pile poil dans mes centres d'intérêt!





De l'autre côté du salon, alors en compagnie de Stéphanie, j'ai fait une autre belle rencontre avec une maison que je ne connaissais pas du tout : les éditions du Chemin de fer. Alors, j'aime autant vous prévenir tout de suite : j'ai adoré ces objets -livres! Notez tout d'abord qu'ils sortent assez de l'ordinaire : des couvertures illustrées assez reconnaissables, des dessins à l'intérieur des ouvrages, des petits formats (on est ici dans des textes courts à l'unité), une page à déplier en fin de livre pour découvrir un autre joli gri-gri, en couleur ou en noir et blanc... Le point négatif dans tout ça, c'est qu'évidemment cela conduit à des prix peut-être un peu élevés ramenés à la quantité à lire, mais les tarifs en eux-mêmes sont abordables (12 à 15 euros pour les petits livres dont je vous parle) et, franchement, les objets à proprement parler valent cela et peuvent faire d'excellents cadeaux!

Petit panorama de quelques couvertures du catalogue des éditions du Chemin de Fer...

La très sympathique jeune femme qui tenait le stand nous a expliqué que la maison d'édition était en fait associative... Sur leur site, je vois en effet que l'on peut soutenir leur action en adhérant sur le principe de menus... En plus, ça donne droit à des livres! ;-)


Plus au fond, pas loin du Québec et de la Bretagne, se trouvait le carré dédié à la région Aquitaine (heureusement que l'on n'apprend pas la géographie au salon du livre!). En réalité, c'est par là que j'ai commencé ma visite du salon, mes origines lot-et-garonnaises et ma domiciliation actuelle en Gironde ne me laissant guère le choix... Beaucoup d'éditeurs font de l'excellent travail de ce côté-là, il faut l'avouer (sans m'étendre sur leurs cas, je vous conseille toutefois d'aller fouiner du côté de L'Arbre vengeur, pour qui je ne tarderai pas à craquer, je le sens, de L'Atelier in-8, qui font aussi dans la nouvelle à l'unité pour une de leurs collections, du Castor Astral, chez qui j'ai acheté mon premier cadeau, ou de Pimientos, maison d'édition basque chez qui j'ai acheté mon deuxième cadeau...). Pour ma part, je vous parlerai simplement des éditions Aubéron, pour la petite anecdote qui prend leur stand pour théâtre...

Discutant avec l'éditeur, mon regard se pose inopinément sur Ciao bella, de Jean-Pierre Cabanes. J'avais déjà vu le titre en librairie et m'étais déjà fait la remarque, mais puisque je suis là, je la formule à voix haute : "C'est drôle, ce titre! Est-ce que ça a quelque chose à voir avec le Bella Ciao d'Éric Holder?" Que n'avais-je pas dit là! Car l'auteur était présent et pestait assez contre Holder et les éditions du Seuil (qui, à ce qui m'a été dit, ont fait paraître leur roman six mois après celui-ci malgré les avertissements des éditions Aubéron... Bon, il faut dire que le Seuil avait mis en exergue assez longtemps à l'avance le titre d'Éric Holder pour promouvoir ses nouvelles présentations de couvertures, ça tombait particulièrement mal!) Bref, j'ai quand même dit à l'auteur que, quant à moi, Bella Ciao était à ce jour le roman d'Éric Holder que j'avais préféré. Je pensais qu'on en resterait là quand l'éditeur s'est avisé de m'offrir Ciao Bella. Avant que je ne parte toute guillerette avec mon cadeau dédicacé, il m'a dit : "Normalement, il n'est pas trop mal corrigé... mais il reste une coquille! Allez-vous la trouver?" Voilà qui me met la pression si je veux pouvoir un jour espérer travailler avec les éditions Aubéron! Bon, je n'ai qu'à me dire que c'est comme "Où est Charlie?" avec une faute... ^_^ En tout cas, merci à Nicolas des éditions Aubéron! :-)


Enfin, pour finir sur les petits éditeurs, je ne peux faire autrement que vous citer une dernière maison associative, basée en Vendée : les éditions L'escarbille. Ici encore, on est dans des textes plutôt courts, mais ce ne sont pas tant les objets en eux-mêmes ni la ligne éditoriale (essentiellement des premières publications) qui m'ont séduite : ce fut la verve de mon interlocutrice. Elle m'a parlé avec une rare passion des ouvrages que l'association (composée de sept membres, des amis réunis en comité de lecture qui ne publient que ce qu'ils ont approuvé à l'unanimité) édite. Nous avons discuté des noms des collections ("Premiers romans" là je n'explicite pas, "Feux follets" pour les textes courts, et "Les inflammables" pour les inclassables) évidemment déclinés en lien avec celui de l'association... D'ailleurs, pourquoi "escarbille"? Premièrement, parce que le mot est joli, dixit la dame (et je l'approuve à cent pour cent!), et deuxièmement, pour symboliser ce petit plus, le coup de pouce qui mettra peut-être le feu aux poudres pour ces nouveaux auteurs... J'adore cette image en tout cas! Pas de site Internet à vous donner, en revanche sachez qu'on peut aussi s'abonner auprès de l'association (encore un abonnement en forme de souscription) pour la soutenir. Pour plus d'informations, je prends la liberté de vous communiquer l'adresse mail qui figure sur le catalogue : ed.escarbille@nantes.fr. Ce sont des gens passionnés qui méritent d'être encouragés, en tout cas!

Pour finir sur ce salon du livre (où j'ai passé mine de rien un paquet d'heures!), j'ai assisté dimanche en compagnie de Laëtitia à l'émission Des Papous dans la tête, dont nous sommes des inconditionnelles. Contrairement à ce que nous avaient dit les dames au stand Radio France la veille, il y avait foule pour assister à l'émission, mais comme ce n'étaient que des fans, nous étions en bonne compagnie et finalement pas trop mal placées! Je me suis régalée, notamment, des mots d'Éva Almassy (Et cet accent! J'adore!), des éternels propos embrouillés de Serge Joncour, des jeux de mots d'Hérvé Le Tellier (dont je vous parlerai bientôt ici, d'ailleurs...) et de Lucas Fournier ("Suppose, Serge, que tu t'appelles Zon - Ah, oui... Serge Zoncour...") et de la si agréable voix de Françoise Treussard... Un excellent moment et un délicieux souvenir malgré le mal aux pattes de rester debout sans bouger pendant pas loin de deux heures (eh oui, nous avons assisté aux réglages en direct!).

Et comme je suis une tête de linotte, c'est mon téléphone qui m'a servi d'appareil photo! Vous admirez donc tant bien que mal autour de la table de gauche à droite : Hervé Le Tellier, Serge Joncour qui discute avec Lucas Fournier, de dos entre les deux Véronique Brindeau, puis Jaques Jouet (qui cache totalement la toute petite et menue Éva Almassy), et Françoise Treussard, qui masque en partie Jehanne Carillon... Sur des chaises, prêts à surgir tels des diablotins quand leur tour viendra de faire les pitres (on les devine à peine, mais je ne peux pas ne pas les citer) : Patrick Besnier, Gérard Mordillat et Dominique Muller.


Enfin, pour finir, mon seul achat du salon :

Vous devinez bien évidemment que c'est la faute de Caro[line] (mais je suis largement consentante, certes... Il faut dire que j'ai rencontré l'auteur de Saltarello il y a quelques mois et parlé avec lui du Bon usage de Grévisse : Matthieu Dhennin est donc quelqu'un d'éminemment fréquentable! ^_^ )

Je peux vous dire que ma virée parisienne a donc été fort bien occupée! Et vous, y étiez-vous?

9 commentaires:

Praline a dit…

S'il lit Grévisse, il est à la fois fréquentable et un peu dingue :)
Je suis justement plongée dans son roman, recommandé par mon papa.

Kikine a dit…

Merci pour ce beau résumé ! Et chapeau pour ta sagesse dans tes/ton achat ;)

Lucile a dit…

@ Praline : certes! ^_^ Mais avoue que ça en impose! ;-) Il faudra donc que je guette ton avis...

@ Kikine : merci!! :) ( je me suis épatée moi-même, je dois dire!)

Éliane a dit…

Merci Lucile pour ce périple littéraire à travers tes escales. Je t'envie d'avoir vu et écouté en direct "Les Papous dans la tête". Grâce à Internet, je peux tout de même les écouter par le biais des podcasts que je savoure en prenant le train pour le travail.
Bonne chasse aux coquilles en attendant la prochaine pêche aux mots!

Lucile a dit…

@ Éliane : oui, c'était très chouette de mettre des visages sur les noms et les voix des Papous! ^_^ Quant à la pêche aux mots, j'ai bon espoir d'arriver à la remettre à flots! :)

Hydromielle a dit…

Oui j'y étais.... on s'est même bien marré dans le tram lol

Lucile a dit…

@ Hydromielle : comment l'oublier! ^_^ Mais je ne vous ai pas vues partir! :-( En tout cas, j'espère qu'on se reverra bientôt! :D

Karine:) a dit…

Super ce résumé! Et le livre des pléonasmes, c'est quelque chose que j'aimerais beaucoup, beaucoup voir par curiosité! Maintenant que je sais que ça existe, je vais chercher!

Lucile a dit…

@ Karine : Merci!
Le bouquin sur les pléonasmes est une sorte de revue de détails, une liste de pléonasmes rigolos, illustré de dessins à l'avenant : cénacle d'initiés, showroom d'exposition, commencer à poindre...