Plouf! Plouf! Ce sera toi que je lirai!
JOURNAL DE MES LECTURES (dont la régularité de publication laisse quelque peu à désirer)
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vendredi 2 juillet 2010

"On ne peut pas dire que tout est fini simplement parce qu'on ne se voit plus."

Me revoici dans la difficulté de parler d'un ouvrage, et je sens qu'aujourd'hui (pour une fois) je ferai court. Certes, il y a le fait que cette lecture commence, comme la précédente, à remonter un peu, mais surtout, même alors que je refermais tout juste ce court roman (moins de cent pages), j'étais bien en peine de savoir ce que je trouverais à en dire ici...

L'histoire peut être résumée très rapidement : Isogai, dix-neuf ans, est étudiant aux Beaux Arts, bien qu'il ne sache pas trop ce qu'il souhaite faire de sa vie. Assez passif et indécis, il démarre une relation avec Yuri, son professeur de dessin, bien plus âgée que lui, mais complètement paumée. Ces rapports presque exclusivement charnels et, de plus, bien peu satisfaisants, teintés de gêne et d'une culpabilité poisseuse - bien que de pure forme - envers le mari de Yuri se termineront assez abruptement et sans explication, comme un soufflé qui retombe (sauf qu'ici, j'aurais tendance à dire que le soufflé n'avait même pas gonflé...). Examinant sa condition après cette rupture, Isogai constatera qu'il en souffre - peut-être était-ce important pour lui? Dans les prémices d'une autre relation possible, il ne brillera guère plus, contrairement à ce qu'on aurait pu espérer...

Je n'aime pas les personnages mous, apathiques et incapables de réfléchir à ce qui leur arrive ou de se remettre en cause. Je ne veux pas dire que seuls les winners m'intéressent, il y a des losers qui me sont très sympathiques, mais ceux-là témoignent généralement d'un minimum de sens de l'auto-dérision, ou d'analyse  sur leur vie, que sais-je encore! Ils ne me donnent pas l'impression de me faire perdre mon temps, voilà. Vous comprenez donc que c'est loin d'avoir été une bonne lecture pour moi, puisqu'aucun des personnages n'a suscité ma sympathie, leurs vies ne m'ont pas intéressée et en refermant ce roman, je ne me suis pas demandé ce qu'il pouvait bien advenir d'eux ensuite. Heureusement, le livre est court donc je n'ai pas eu à espérer une amélioration trop longtemps (vous vous rappelez sans doute qu'à ce jour, je suis quasiment incapable d'abandonner un livre en cours). Le quatrième de couverture affirme que Ne riez pas de mon histoire d'amour "a le charme et la grâce de Sagan dans un environnement japonais." Je n'ai jamais lu Sagan, mais ce parallèle ne me donne guère envie de m'y mettre! Quant à l'environnement japonais, hormis peut-être la façon de se déplacer dans la ville ou la nourriture évoquée, je ne me suis guère sentie emportée...

Dommage, j'aimais bien le titre et la couverture! Si nous avons les mêmes goûts, je ne vous le conseille pas. Si non, je le fais passer bien volontiers à qui veut (faites-moi signe dans les commentaires et/ou par courriel)!

Décidément, ces derniers temps, c'est pas de chance avec mes choix dans les opérations Masse Critique! Enfin, je remercie tout de même l'équipe de Babelio pour m'avoir permis de découvrir cet ouvrage et les éditions du Seuil pour me l'avoir fait parvenir!

4 commentaires:

Kikine a dit…

Ahhh, je ne pense pas que ce soit pour moi ..

Lucile a dit…

@ Kikine : en fait, je ne sais pas trop pour qui ça peut être! ^_^ Je serais curieuse de connaître l'avis de quelqu'un qui a aimé, mais sur Babelio, les quelques critiques sont plutôt unanimes...

Flora a dit…

moi non plus je n'ai pas aimé... à oublier !

Lucile a dit…

@ Flora : On est d'accord, alors! :)