Plouf! Plouf! Ce sera toi que je lirai!
JOURNAL DE MES LECTURES (dont la régularité de publication laisse quelque peu à désirer)
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mercredi 8 décembre 2010

Anthologie en décembre... ben, Noël en décembre aussi!

Tiens, tiens, un petit Griffe d'Encre, ça faisait longtemps! ^_^ Mais une anthologie, cette fois ; il ne faudrait pas que je vous habitue à ne vous parler que des novellas, non plus, hein! D'ailleurs, moi-même, il faudrait que je me penche sur la collection "Recueils", dont je n'ai lu jusqu'à présent qu'un seul des titres alors que beaucoup d'autres me font de l'œil... Sur les anthologies, je suis à peine moins à la rue, puisque vous avez déjà pu lire mes billets sur La Terre et sur L'Air. Bon, je vous le concède, celui sur Aube et Crépuscule traîne encore... C'est juste qu'il faudrait que je le relise pour vous en parler convenablement... Mais peu importe, revenons à nos moutons : parlons peu, parlons bien, et pour cela laissons-nous guider par ces merveilles de concision que sont les proverbes...

Il faut croire que l'appel à textes sur cette thématique n'a guère été concluant, ou que la sélection fut très rude, car cette anthologie ne regroupe que six nouvelles et arbore donc plutôt le format d'une novella.  Personnellement, je trouve cela assez étonnant : j'aurais pensé que les proverbes inspireraient les foules... mais il est peut-être difficile de partir de ces phrases rabâchées depuis des lustres pour produire des histoires originales, justement? Difficile donc de reproduire l'analyse que j'essayais de fournir à partir de la composition des autres anthos ; cela dit, je note tout de même que sur les six textes que nous avons ici, trois, si ce n'est quatre, sont fortement liés à des enfants ou des adolescents. Est-ce une coïncidence, ou bien les auteurs se sont-ils replacés à l'âge où l'on apprend ces fameuses sentences et dans quel cas les utiliser?

Bon, cela dit : à sélection rigoureuse, résultat efficace! (Oui, j'ai le droit d'inventer mes propres proverbes dans le cadre de ce billet, na!) Sur les six nouvelles, une seule ne m'a pas du tout convaincue (La Vengeance est un plat qui se mange froid, de Ghislaine Maïmoun), et une autre m'a légèrement déçue par sa fin (On n'est jamais si bien servi que par soi-même, de Véronique Pingault), mais elle développe cela dit un concept que j'ai trouvé génial : du jour au lendemain, grâce à une étrange société qui démarche sur Internet, toutes les personnes que vous payez pour un service se mettent à le faire exactement comme vous... Pas mal pour les perfectionnistes, non? A voir, justement...

Dans Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir, Laurence Rodriguez nous embarque dans une macabre aventure comateuse où un prisonnier remplace l'autre ; de là à penser que l'espoir des uns fait le désespoir des autres, il n'y a qu'un pas...  

Pour vivre heureux, vivons cachés, de Frédérique Lorient, nous projette dans une réalité où "Big Brother is watching you", thème assez rebattu dans le domaine, certes, mais que l'auteur a tout de même plutôt bien traité à mon avis, dans un style efficace et en quelques pages à peine (en outre, j'ai bien aimé la déclinaison "Big Brother is listening to you", avec le correcteur de langage qui vous reprend quand vous dites des gros mots, même dans les disputes conjugales... Grrr! On voudrait le tuer!).  

J'ai retrouvé avec plaisir le cynisme de Nathalie Salvi, que j'avais découverte grâce à sa novella Sortie de route (et dont le recueil En quête est un de ceux qui me tentent beaucoup!) : dans L'habit ne fait pas le moine, mettant en scène une adorable petite fille modèle dans le monde tout beau tout lisse d'Applautousse, on retrouve le message selon lequel les apparences sont parfois trompeuses (et parfois pas) que nous avait fait passer à sa manière Monsieur Théodore dans la novella sus-citée. 

Et enfin, Isabelle Guso, découverte tout récemment grâce à sa formidable novella Présumé coupable (que, je vous le répète, il FAUT lire absolument!!!), m'a encore une fois touchée en plein cœur avec l'histoire d'une mère qui ne sait pas comment "gérer" son enfant et ses caprices  (ou ses besoins? Comment savoir? C'est une des hantises de tous les parents, je suppose...). Bon, le titre de la nouvelle est un proverbe qui m'était totalement inconnu, par contre : Là où frappe le professeur, une rose fleurit. Ça vous dit quelque chose, à vous?

Le tout est, de mon point de vue, fort bien agencé puisque l'on gagne en intensité et en qualité (c'est un jugement fort subjectif, évidemment) tout au long de l'anthologie... J'aurais aimé en lire plus, mais j'attendrai patiemment le tome suivant : puisqu'il y a un "I" sur la couverture, c'est nécessairement qu'un jour il y aura un "II", non? :)

Pour en savoir plus sur l'illustrateur Nicolas Trève, cliquez donc par ici...

Comme d'habitude avec les ouvrages Griffe d'Encre, vous pouvez lire en ligne quelques pages (en l'occurrence, le début de chaque nouvelle) pour voir si ça vous plaît... Personnellement, j'adore ce concept!

Jusqu'au 10 décembre 2010 minuit, il est encore temps de profiter de l'offre de souscription : frais de port offerts ainsi qu'une jolie carte rough de l'illustrateur Nicolas Trève...

4 commentaires:

Anonyme a dit…

Je découvre votre blog et je l'apprécie beaucoup = j'aime votre écriture fine qui n'en fait pas trop. J'en redemande ! Merci de votre partage.
PS : les liens vers Griffe d'encre ne sont pas actifs
Cath

Lucile a dit…

@ Cath : Merci beaucoup! :) Pour les prochains billets, cela risque d'être long à venir car un tout petit bébé tout récemment arrivé me prend beaucoup de temps (plus trop de loisir pour lire, et encore moins pour rédiger mes commentaires de lecture, vous vous en doutez!). Mais a priori, vous avez de quoi vous occuper un peu avec mes billets passés! :)
Merci pour votre vigilance sur les liens. Le lien général vers leur site fonctionne de nouveau ; ils ont dû changer quelque chose chez eux car même sur leur site, certains des liens ne fonctionnent plus. Je vais le leur signaler. Merci à vous pour votre œil de lynx en tout cas! :)

Anonyme a dit…

Vous avez raison = même si nous sommes des "livrophagesé, la vie n'attend pas et un bébé encore moins ! et ça me semble normal dans ce sens là !
Je me réjouis de prendre le temps de lire vos anciens commentaires en attendant les nouveaux...
Prenez soin de vous et de bébé.
Cath

Lucile a dit…

@ Cath : merci beaucoup et à très vite, j'espère! :)