Plouf! Plouf! Ce sera toi que je lirai!
JOURNAL DE MES LECTURES (dont la régularité de publication laisse quelque peu à désirer)
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dimanche 16 octobre 2011

Balles à blanc (?)

Que vais-je bien pouvoir vous dire de ce court roman, lu il n'y a pas si longtemps? Eh bien, que je n'y ai pas du tout accroché, et ce, à ma grande déception car j'avais très envie de lire depuis fort longtemps. Je suppose que cela date du temps où je lisais encore les quatrièmes de couverture, et que celle-ci m'avait touchée (je la reproduis ci-dessous, en tronquant la partie qui me semble trop en dire). Sans doute l'avis positif (quoique minimaliste! ^_^) de Laëtitia avait-il fini de me convaincre...

Josuke, un homme solitaire, vaguement mélancolique, vu par le biais de trois lettres. Des missives de trois femmes différentes [...]. Ces courriers sont des faisceaux qui se rejoignent pour esquisser le portrait d'un adultère à travers le prisme de la passion, du mensonge et de la mort. Une œuvre poétique d'une très grande finesse : une tragédie silencieuse, un tableau de maître.
Quatrième de couverture



Je crois que la finesse asiatique m'échappe, qu'elle est trop raffinée pour moi. Je n'ai pas saisi la poésie des images littéraires japonaises, je me suis ennuyée, je n'ai pas compris que certains personnages puissent être chamboulés à la vue d'un presse-papier (je n'invente rien : "Quand j'étais petite, un jour, quelqu'un m'a acheté un presse-papier à la foire : une fleur artificielle rouge, dans une boule de verre. Je l'ai pris et je suis partie, mais, tout à coup, je me suis mise à pleurer. Nul n'aurait pu en deviner la cause. Des pétales, comme raidis par le gel, immobiles dans du verre froid, des pétales inanimés, que ce fût le printemps ou l'automne, des pétales plongés dans la mort... A la pensée de ce que ces pétales avaient dû ressentir, je fus soudain remplie de tristesse", p. 31-32). Du coup, je suis restée vraiment à distance des personnages pendant ma lecture.

Certes, l'histoire présente de l'intérêt, et la construction narrative est astucieuse ; il n'empêche que toute la psychologie des personnages, tout comme le début du roman quelque peu fantastique (Josuke s'est reconnu dans un poème écrit par le narrateur et publié dans une revue de chasse, et c'est d'ailleurs pourquoi il vient le trouver pour lui raconter son histoire...), m'ont laissée pour le moins dubitative...

Je conclurai donc vite et bien : je crois que j'ai besoin d'étoffer ma sensibilité et d'améliorer ma compréhension des valeurs asiatiques avant de pouvoir goûter à leur juste mesure la littérature provenant de ce côté du globe... 

P.S. : Si ce syndrome d'intolérance à la finesse asiatique vous est familier, et surtout si vous avez des conseils à me donner pour pallier cette petite gêne, ne vous privez surtout pas! ;-)

2 commentaires:

A_girl_from_earth a dit…

Ah du coup tu me fais hésiter car ça fait un moment que je dois lire ce livre, je n'en avais vu que des recommandations chaleureuses, et comme je suis particulièrement fan de littérature japonaise, il était dans ma LAL top urgente, malgré le fait que mon intuition ne me poussait pas à le lire si urgemment que ça! Bon ben vraiment pas urgent alors!:)

Lucile a dit…

@ a_girl : ben, tu lis beaucoup plus de littérature japonaise que moi, donc peut-être es-tu plus habituée à ce genre de poésie, tout ça tout ça... Essaie peut-être de comparer nos avis avec ma rubrique "Littérature japonaise" pour voir si tu dois tenir compte de mon avis ou pas... :)