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mardi 28 février 2017

Le Songe de l'astronome, Thierry Bourcy et François-Henri Soulié

Bonjour à tous! Eh bien, c'est reparti comme en 40, les livres à chroniquer s'accumulent de nouveau. La bonne nouvelle, c'est que j'ai bel et bien repris la lecture. La mauvaise, c'est que je n 'ai plus le temps de bloguer comme jadis. Du coup, comme je veux tout de même garder une trace de mes lectures, je vais tâtonner quelque temps sur la façon de présenter mes notes de lecture, que je regroupe dans de petits carnets une fois le livre achevé en essayant d'en faire quelque chose pas trop rébarbatif... C'est parti pour le test #1 sur Le Songe de l'astronome, de Thierry Bourcy et François-Henri Soulié!
Ce sera d'autant plus simple que j'ai lu ce roman il y a 4 mois et que je vais donc m'en remettre presque exclusivement à mes notes de lecture, car j'ai gardé un souvenir assez minimaliste de ce livre...
Mais pour commencer, la quatrième de couverture :
Prague, 1601. L’empereur Rodolphe II de Habsbourg organise une somptueuse fête à l’occasion de laquelle le célèbre astronome Tycho Brahé doit présenter sa conception du cosmos. La cour réunit les plus grands penseurs, artistes et notables de la Renaissance, au nombre desquels se trouvent le peintre Sprangler, l’alchimiste Michael Maier ou encore l’inquisiteur Roberto Bellarmin, connu pour avoir envoyé le philosophe copernicien Giordano Bruno au bûcher. L’enjeu est de taille : savoir si le Maître fait tourner le Soleil autour de la Terre, ou l’inverse. Mais lorsque l’homme de science est retrouvé empoisonné dans le cabinet de curiosités du château, l’empereur décide d’enfermer tous ses invités jusqu’à ce que le coupable soit démasqué.

Un huis clos sanglant et spectaculaire à la cour de Prague, inspiré de la disparition du légendaire astronome de la Renaissance, Tycho Brahé.

Ne faisons pas durer le suspense plus longtemps : nous tenons indéniablement un bon roman policier historique. En premier lieu, l'histoire se tient, ce qui est souvent de mon point de vue ce qui "pêche" dans ce genre littéraire, ou du moins dans les titres que j'ai lus jusqu'à présent. On trouve bien quelques facilités dans le récit (un château plein de passages secrets que certains des personnages connaissent sur le bout des doigts, ça permet de progresser assez rapidement dans l'intrigue ; des espions et des diplomates qui sont au courant de tout un tas d'informations inaccessibles au commun des mortels aussi...), mais le livre étant assez court (260 pages) et la lecture étant indéniablement agréable, je m'en suis fort bien accommodée. De même, parfois, le cas de certains suspects m'a semblé expédié assez vite, cela dit, là encore le livre étant assez court et l'enquête progressant vite, je ne m'en suis pas offusquée non plus. J'ai aussi apprécié de connaître le fin mot de l'histoire grâce au dénouement, car même si j'avais entrevu certains éléments, je n'avais pas non plus toutes les clés.

La quatrième de couverture mentionne rapidement l'alchimie, et effectivement il en est un peu question dans l'ouvrage. Je dois avouer que le recours à cette discipline m'a d'abord paru "suspect" (je confesse avoir soupçonné les auteurs de recourir à cette thématique pour faire lire à bon compte avec un sujet littérairement porteur), mais finalement, je dois admettre que c'est très bien dosé. Loin de leçons fastidieuses sur le sujet ou de délires mystico-fantastiques, Bourcy et Soulié témoignent de façon intelligente et mesurée de l'engouement pour cette discipline "sulfureuse" (huhu ^^ ) à cette époque - ce qui rendait le sujet incontournable. Qu'ils en soient ici remerciés. :-D

Revenons à l'aspect policier de ce roman. Le fait que le meurtre survienne à la fin du premier tiers du livre (et donc que l'enquête ne démarre qu'à partir de ce moment-là) pourra en déconcerter plus d'un. Néanmoins, ce "démarrage" ne m'a paru ni long ni inutile. Il nous donne en effet l'occasion de découvrir qui était Tycho Brahé (un personnage pas forcément aimable ou admirable), mais également comment fonctionne la cour de Rodolphe II en particulier, et l'ambiance d'une cour royale européenne en période troublée (que ce soit en rapport avec les tensions religieuses ou avec les équilibres politiques entre grandes familles). A ce sujet, j'ai été franchement surprise par le côté relativement "décontracté" de cette cour-ci, quand j'avais une image toute versaillaise d'une cour sous stress permanent de l'apparence, avec forcément des nuées de courtisans gravitant autour des plus grands ("en mode Louis XIV ou Louis XVI", en somme). En l'occurrence, il y a relativement peu de monde au château de l'empereur Rodolphe. Je ne sais pas du tout si c'est réaliste ou non, cela dit. Quoi qu'il en soit, j'ai beaucoup apprécié la galerie de personnages qui gravitent autour du souverain, qu'ils soient historiques ou fictionnels. Ils sont variés et sont faciles à distinguer les uns des autres, aussi je ne me suis jamais perdue dans l'histoire. 

Avant de conclure ce billet, je dois tout de même signaler que le roman contient beaucoup de sexe et de coucheries en arrière-plan de l'intrigue, et que je n'ai pas toujours trouvé tout cela très utile à l'histoire. 

Pour conclure, un bon moment de lecture, dont j'aurai du mal à me rappeler dans quelques mois de plus, mais qui est à conseiller les yeux fermés (ou presque) à qui veut lire un roman historique divertissant et bien ficelé.

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