<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789</id><updated>2012-01-27T07:47:23.268+01:00</updated><category term='Cuisine'/><category term='Littérature portugaise'/><category term='Un tag... des tags?'/><category term='Bulles'/><category term='Fantastique'/><category term='Roman historique'/><category term='Ecrire'/><category term='Escales et épopées...'/><category term='Littérature colombienne'/><category term='Littérature allemande'/><category term='Challenge blog-o-trésors'/><category term='Littérature italienne'/><category term='Challenge Fashion&apos;s Klassik List'/><category term='Littérature russe'/><category term='Actualité'/><category term='Un peu de cinéma en passant...'/><category term='Littérature japonaise'/><category term='Littérature turque'/><category term='Littérature iranienne'/><category term='Autobiographie'/><category term='Littérature malienne'/><category term='Policier'/><category term='Poésie'/><category term='Le dictionnaire du vendredi'/><category term='La vie à bord'/><category term='Club des Théières'/><category term='Biographies'/><category term='Littérature nigériane'/><category term='Littérature anglo-saxonne'/><category term='Littérature scandinave'/><category term='Jeunesse'/><category term='Challenge &quot;Ich Liebe Zweig&quot;'/><category term='Nouvelles'/><category term='Mappemonde... (index des livres)'/><category term='J&apos;aime les swaps ^_^'/><category term='Littérature française'/><category term='Pêche aux mots'/><category term='Essai'/><title type='text'>LA MER A LIRE</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>263</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789.post-6336393944482621486</id><published>2012-01-02T17:04:00.001+01:00</published><updated>2012-01-02T17:05:53.832+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature française'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Autobiographie'/><title type='text'>Comment est né "Shoah" et autres récits...</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-3so0l0hNZf4/TwG5HGrg7fI/AAAAAAAAG04/cBs6iqFHlZI/s1600/lanzmann.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://3.bp.blogspot.com/-3so0l0hNZf4/TwG5HGrg7fI/AAAAAAAAG04/cBs6iqFHlZI/s320/lanzmann.jpg" width="217" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Voici des mois que j'ai emprunté ce livre à la bibliothèque de mon village. Je ne sais pas combien de temps j'ai mis à le lire (plus d'un mois, ça c'est certain), et voici bien un autre mois que je l'ai terminé... Il semble donc que &lt;i&gt;Le Lièvre de Patagonie&lt;/i&gt; s'inscrive chez moi dans la durée (vous me direz que c'est de toute façon le cas de toutes mes lectures de l'année non encore chroniquées... Hum!). Cela dit, mon déménagement imminent m'oblige à rédiger ce billet maintenant, avant d'aller restituer cet ultime emprunt aux étagères municipales...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;J'avais le vague souvenir d'avoir entendu du bien de cet ouvrage à sa parution&lt;/b&gt;, mais plusieurs fois, ses 550 pages (en broché) m'avaient retenue... La dernière fut "la bonne", puisque je repartis avec ledit pavé... Première "surprise" (il m'aurait pourtant suffi de lire la mention en couverture pour me l'épargner) : &lt;b&gt;&lt;i&gt;Le Lièvre de Patagonie &lt;/i&gt;n'est pas du tout un roman&lt;/b&gt;, comme je me l'imaginais, mais des Mémoires. Or, je ne connaissais que très vaguement le nom de Claude Lanzmann et ne suis pas spécialement friande des autobiographies ; je partais donc d'entrée de jeu sur une petite déception. Cela dit, j'ai appris pas mal de choses à la lecture de celle-ci, donc &lt;b&gt;je ne regrette qu'à moitié les longues heures passées entre ses pages&lt;/b&gt;...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce que j'ai été ravie d'apprendre, c'est ce que recèle toute la première partie du livre, à savoir &lt;b&gt;les années de jeunesse de Lanzmann&lt;/b&gt; et en particulier &lt;b&gt;sa relation très étroite avec Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir&lt;/b&gt; (dont il fut le compagnon pendant sept ans, de 1952 à 1958). Ici, le récit m'a inspiré des impressions similaires à celles provoquées par &lt;i&gt;&lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2010/08/leurope-de-la-lumiere-la-noirceur.html"&gt;Le Monde d'hier&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, de Stefan Zweig : je lisais les écrits d'un témoin de l'histoire, d'un homme ayant côtoyé des personnages ultra connus et quasi mythiques et qui m'en parlait, des années après, d'une plume alerte qui les ressuscitait. L'effet est toujours aussi troublant : un léger vertige créé par la distorsion de mon référentiel temporel propre...&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Toujours dans la série de ce qui m'a plu dans l'ouvrage, je peux citer tout ce qui touche à &lt;b&gt;l'histoire de la naissance et de la réalisation du film &lt;i&gt;Shoah&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;, que je ne connaissais que de nom, mais que j'ai maintenant bien envie de connaître (malgré ses 7 heures, si je me souviens bien de ce que j'ai lu!). Car une grosse partie du &lt;i&gt;Lièvre de Patagonie&lt;/i&gt; ne traite finalement que de cela : de ce qui a conduit Lanzmann à se lancer dans cette aventure qui a duré des années avant de se concrétiser, des multiples difficultés qu'il a rencontrées, des personnages qu'il a interviewés et des anecdotes de tournage, des choix de plans et d'enchaînements et de qu'ils symbolisent, &lt;i&gt;etc. &lt;/i&gt;Je ne suis pas spécialement férue de cinéma, mais j'aime assez tout ce qui touche à l'histoire des choses, donc évidemment, ça m'a plu!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je dois toutefois avouer que si j'ai mis autant de temps à finir ce livre, ce n'était pas qu'une question d'emploi du temps hyperchargé : il y a &lt;b&gt;deux points qui m'ont paru franchement rédhibitoires&lt;/b&gt;. Le premier, et non des moindres, c'est que &lt;b&gt;le personnage de Lanzmann m'est beaucoup moins sympathique que celui de Zweig&lt;/b&gt;, &amp;nbsp;pour garder la comparaison de tout à l'heure. Certes, il semble avoir de l'intelligence à revendre, il a côtoyé de nombreuses personnes estimables et réalisé des choses admirables... Il n'empêche qu'il manque beaucoup trop de modestie à mon goût (ce qui me donne envie de le contredire - c'est primaire, c'est bête, mais c'est un fait! ^_^ ), et que ses prises de position concernant les Juifs en général et les&amp;nbsp;Israéliens&amp;nbsp;en particulier m'ont souvent mise mal à l'aise du fait de sa façon agressive de les formuler (un petit côté "si vous n'êtes pas pour, c'est que vous êtes contre" que je trouve réducteur et manipulateur tout à la fois).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Deuxième gros point noir de mon point de vue, qui rejoint en partie ce que je viens de dire : j'ai trouvé qu'il y avait &lt;b&gt;beaucoup trop d'espace dévolu à des questions géopolitiques&lt;/b&gt; (notamment sur le conflit israélo-palestinien), et surtout d'un discours profondément partisan qui ne laisse guère de place à un lecteur qui ne partagerait pas le même avis, ou tout simplement qui n'aurait pas spécialement d'avis sur les questions abordées (comme c'était souvent mon cas). Je ne veux pas dire que ces considérations n'ont pas leur place de ce livre : évidemment que c'est logique de trouver l'avis de l'auteur et ses engagements dans des Mémoires, simplement, ce n'était pas du tout à mon goût (surtout, je pense, dans la manière dont cela était présenté).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Un gros pavé qui m'a apporté des choses, évidemment, mais dont je ne recommande pas spécialement la lecture&lt;/b&gt; (hormis, en caricaturant, si vous vous intéressez à Sartre et de Beauvoir, à Shoah ou au conflit israélo-palestinien vu à travers le prisme sioniste).&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4852602437922391789-6336393944482621486?l=lameralire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/6336393944482621486/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4852602437922391789&amp;postID=6336393944482621486&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/6336393944482621486'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/6336393944482621486'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/2012/01/comment-est-ne-shoah-et-autres-recits.html' title='Comment est né &quot;Shoah&quot; et autres récits...'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-3so0l0hNZf4/TwG5HGrg7fI/AAAAAAAAG04/cBs6iqFHlZI/s72-c/lanzmann.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total><georss:featurename>France</georss:featurename><georss:point>46.227638 2.213749000000007</georss:point><georss:box>41.354321 -5.136843499999993 51.100955 9.564341500000008</georss:box></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789.post-6634923394295430925</id><published>2011-12-19T13:00:00.002+01:00</published><updated>2012-01-05T14:12:48.283+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature française'/><title type='text'>"Quand t'es parti, gitan..."</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-g8gs_uISW0k/Tu8SN6VslmI/AAAAAAAAGws/dOmHsMetlm4/s1600/grace+et+d%25C3%25A9nuement.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/-g8gs_uISW0k/Tu8SN6VslmI/AAAAAAAAGws/dOmHsMetlm4/s1600/grace+et+d%25C3%25A9nuement.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est dans le cadre d'une lecture commune avec &lt;a href="http://marecages.be/"&gt;Reka &lt;/a&gt;que je vais aujourd'hui vous parler de &lt;i&gt;Grâce et Dénuement&lt;/i&gt;, d'Alice Ferney. J'imagine que je l'avais acheté d'occasion il y a plusieurs années après en avoir lu beaucoup de bien sur des blogs ici et là ; il traînait depuis dans ma bibliothèque. Je pense que c'est parce que &lt;b&gt;j'avais été un peu déçue par l'écriture de Ferney à la lecture de &lt;i&gt;&lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2009/09/secret-story.html"&gt;Les Autres&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&amp;nbsp;que je ne m'étais pas encore lancée dans cette lecture. Cela dit, je dois reconnaître que &lt;b&gt;j'ai beaucoup plus accroché avec celui-ci.&lt;/b&gt; Allons-y, replongeons-nous dans l'exercice de la rédaction de billet de blog!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;b&gt;L'histoire met donc en scène un camp de Gitans&lt;/b&gt;, autant dire une famille : la vieille Angéline (de mémoire, il me semble qu'elle n'a pas 60 ans, mais cette vie-là vous donne l'apparence d'un vieillard bien avant l'âge...) et ses cinq fils, accompagnés de leurs femmes et enfants, pour ceux qui en ont. Ils occupent un potager abandonné dans une commune apparemment pavillonnaire d'Ile-de-France (c'est du moins l'idée que je m'en suis faite, mais je ne suis même pas sûre que cela soit précisé). &lt;b&gt;Tous les mercredis, ils reçoivent la visite d'Esther&lt;/b&gt;, une Blanche obstinée mais patiente (et surtout respectueuse du mode de vie des Gitans, ne posant pas de questions), qui finit par se faire accorder par Angéline le droit de &lt;b&gt;faire la lecture aux enfants&lt;/b&gt;. Très vite, le rendez-vous devient pour les petits incontournable ; plus lentement, la Gadjé recevra de la famille gitane respect et considération...&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce qui m'a plu dans ce roman est l'absence du défaut que je craignais d'y trouver : les bons sentiments et une vision idyllique qui serait peut-être agréable à lire, mais qui&amp;nbsp;reléguerait&amp;nbsp;le livre, une fois fini, au rang de fable idéaliste juste bonne à adapter dans un mauvais téléfilm. Ici, &lt;b&gt;ces Gitans, leur mode de vie et leurs réactions sont on ne peut plus reconnaissables&lt;/b&gt;. On les a tous croisés, ces petits tout sales qui rient tout le temps en courant pieds nus, ces femmes affairées à la lessive, ces vieilles au bord du feu qui font brûler tout et n'importe quoi... On a tous été confrontés à ces réactions désarmantes, dont on ne sait si on doit s'en offusquer parce qu'il y a toujours un rire ou un sourire qui les accompagnent, ces manifestations de fierté qui peuvent aussi bien ressembler à du mépris des Blancs en général qu'à une réaction destinée à vous en particulier... En clair, &lt;b&gt;ce qui m'a plu d'abord, dans ce roman, c'est le réalisme des personnages et des situations&lt;/b&gt;.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;En ce qui concerne les &lt;b&gt;thèmes traités&lt;/b&gt;, on trouve évidemment les éléments pour amorcer chez le lecteur un questionnement sur &lt;b&gt;la façon dont la société&lt;/b&gt; (et lui personnellement) &lt;b&gt;considère les Gitans&lt;/b&gt;, une réflexion citoyenne qui - vous commencez à le savoir si vous avez un peu suivi ce blog - ne pouvait que me toucher. Ce qui est intéressant de ce point de vue est, je vais y revenir, l'impartialité du constat que livre Alice Ferney : ces gens vivent autrement et avec d'autres façons de penser que la majorité de la société, et pourtant ils mangent et dorment, ils ont des enfants et connaissent les deuils...&lt;i&gt;&amp;nbsp;&lt;b&gt;Grâce et Dénuement&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;permet d'appréhender cette autre façon de vivre&lt;/b&gt; avec d'autres valeurs en la comprenant et de &lt;b&gt;prendre conscience de l'immense écart&lt;/b&gt; qui existe avec le fonctionnement de nos institutions notamment. Il nous montre à quel point la question de la considération des Gitans par la société occidentale (je ne parle même pas d'intégration, car il apparaît ici que ce n'est pas la première question à régler) - et inversement, la considération de la société par les Gitans - est délicate.&lt;br /&gt;Parmi les &lt;b&gt;thèmes subsidiaires&lt;/b&gt;, citons&lt;b&gt; la lecture comme façon de créer du lien &lt;/b&gt;(ce qui contribue à faire aimer le roman à tous les LCA! ;-) - LCA = Lecteurs compulsifs anonymes ) et le sens de&lt;b&gt; la maternité&lt;/b&gt; (que l'on trouvait déjà dans&amp;nbsp;&lt;i&gt;&lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2009/09/secret-story.html"&gt;Les Autres&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, et qui, visiblement, est un thème fétiche d'Alice Ferney).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelque mots également sur le style : le roman est bien écrit, et par moments j'ai remarqué que &lt;b&gt;la ponctuation se faisait l'écho d'une façon de parler des Gitans&lt;/b&gt;, ou que la grammaire était quelque peu bousculée. Je pense que cela doit être le cas tout au long du livre, mais je l'ai très peu remarqué. Sans doute parce que l'effet est réussi et que l'on s'immerge vraiment dans cette façon de raconter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour approfondir un peu au sujet du choix du &lt;b&gt;point de vue narratif&lt;/b&gt;,&amp;nbsp;on ne peut pas dire que celui adopté par&amp;nbsp;Alice Ferney&amp;nbsp;soit celui des Gitans eux-mêmes (elle a eu l'intelligence de ne pas se risquer sur ce terrain-là), ni même celui d'Esther, cette femme somme toute assez mystérieuse qui vient leur rendre visite toutes les semaines. Le point de vue est &lt;b&gt;relativement neutre et descriptif&lt;/b&gt; ; j'allais dire "omniscient", mais ce n'est pas le cas non plus, car on ne sait pas "tout", il reste des blancs. &lt;b&gt;Cela donne un récit sans &lt;i&gt;a priori&lt;/i&gt;, uniquement factuel &lt;/b&gt;(ces Gitans occupent un terrain illégalement, les enfants du camp adorent qu'on leur lise des histoires, ils ne se lavent que tous les quinze jours et n'ont ni l'eau ni l'électricité, la municipalité ignore leur présence, &lt;i&gt;etc.&lt;/i&gt;) et donnant quelques indices sur le ressenti des personnages.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Avant de terminer, &lt;b&gt;je voudrais revenir en quelques mots sur Esther, car voilà un point qui m'a laissée sur ma faim&lt;/b&gt;&amp;nbsp;(mais je conçois aisément que cela puisse être volontaire de la part d'Alice Ferney) : on ne sait rien d'elle, ou presque, en-dehors de ses relations avec les Gitans et des démarches qu'elle fait pour eux. Elle garde toujours &lt;b&gt;un silence noble et bienveillant &lt;/b&gt;face à ce qui peut la surprendre, la choquer ou la désoler de ce qu'elle voit et entend dans le camp, et &lt;b&gt;si les Gitans apprécient sans aucun doute cette réserve, nous lecteurs, elle nous laisse un peu désemparés&lt;/b&gt;, en enlevant de la consistance au personnage d'Esther. Celle-ci apparaît finalement comme une sorte de bonne fée bienveillante, qui vient s'appliquer dans sa transparence sur un monde qui tourne comme si elle n'était pas là (un peu comme on représente les fantômes dans les films, vous voyez?). Du coup, il arrive à une ou deux occasions dans le livre qu'elle s'emporte, et ces passages sonnent complètement en décalage par rapport au reste du roman. Ces "crises" (toutes proportions gardées, tout de même) disparaissent comme elles sont venues pour laisser place à la Esther bienveillante et silencieuse que l'on connaît. Si &lt;b&gt;ce manque de consistance d'Esther m'a gênée&lt;/b&gt;, donc,&lt;b&gt; je n'arrive toutefois pas à affirmer qu'en allant plus loin sur ce personnage le livre aurait été meilleur&lt;/b&gt;. Peut-être même que tout l'équilibre du reste aurait été rompu...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour conclure, je dirais donc que &lt;b&gt;j'ai beaucoup aimé ce roman, qui a l'intelligence de ne pas donner de leçon&lt;/b&gt; ni peindre un monde tout beau tout rose où les Gitans sortiraient de l'exclusion par la lecture, et &lt;b&gt;qui permet au lecteur de toucher du doigt la complexité de ce sujet de société&lt;/b&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Merci à Reka&lt;/b&gt; d'avoir proposé cette lecture commune (grâce à laquelle vous avez droit à ce billet!). Vous trouverez son billet &lt;a href="http://marecages.be/2011/12/grace-et-denuement-alice-ferney/"&gt;ici&lt;/a&gt;. &lt;a href="http://bookophiles.wordpress.com/"&gt;Del &lt;/a&gt;s'est aussi prêtée au jeu ; vous lirez son billet &lt;a href="http://bookophiles.wordpress.com/2012/01/04/alice-ferney-grace-et-denuement/"&gt;là&lt;/a&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;P.S. : En titre de ce billet, les mots de la chanson &lt;i&gt;Gitans &lt;/i&gt;de mon compatriote lot-et-garonnais adoré Francis Cabrel, que je vous invite à écouter attentivement, par exemple &lt;a href="http://www.paroles2chansons.com/paroles-francis-cabrel/paroles-gitans.html"&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4852602437922391789-6634923394295430925?l=lameralire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/6634923394295430925/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4852602437922391789&amp;postID=6634923394295430925&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/6634923394295430925'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/6634923394295430925'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/2011/12/quand-tes-parti-gitan.html' title='&quot;Quand t&apos;es parti, gitan...&quot;'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-g8gs_uISW0k/Tu8SN6VslmI/AAAAAAAAGws/dOmHsMetlm4/s72-c/grace+et+d%25C3%25A9nuement.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789.post-4969217820300237606</id><published>2011-10-16T09:00:00.000+02:00</published><updated>2011-10-16T09:00:03.783+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature japonaise'/><title type='text'>Balles à blanc (?)</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-2gmczZ7ZlCA/TpX_2_PU6KI/AAAAAAAAGVg/yh3JutmOH8Q/s1600/inoue.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://2.bp.blogspot.com/-2gmczZ7ZlCA/TpX_2_PU6KI/AAAAAAAAGVg/yh3JutmOH8Q/s320/inoue.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Que vais-je bien pouvoir vous dire de ce court roman, lu il n'y a pas si longtemps? Eh bien, que &lt;b&gt;je n'y ai pas du tout accroché, et ce, à ma grande déception&lt;/b&gt; car j'avais très envie de lire depuis fort longtemps. Je suppose que cela date du temps où je lisais encore les quatrièmes de couverture, et que celle-ci m'avait touchée (je la reproduis ci-dessous, en tronquant la partie qui me semble trop en dire). Sans doute &lt;a href="http://laetitiaberanger.over-blog.com/article-32151175.html"&gt;l'avis positif&lt;/a&gt; (quoique minimaliste! ^_^) de &lt;a href="http://laetitiaberanger.over-blog.com/"&gt;Laëtitia&lt;/a&gt; avait-il fini de me convaincre...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Josuke, un homme solitaire, vaguement mélancolique, vu par le biais de trois lettres. Des missives de trois femmes différentes [...]. Ces courriers sont des faisceaux qui se rejoignent pour esquisser le portrait d'un adultère à travers le prisme de la passion, du mensonge et de la mort. Une œuvre poétique d'une très grande finesse : une tragédie silencieuse, un tableau de maître.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="color: purple;"&gt;Quatrième de couverture&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je crois que &lt;b&gt;la finesse asiatique m'échappe&lt;/b&gt;, qu'elle est trop raffinée pour moi. Je n'ai pas saisi la poésie des images littéraires japonaises, je me suis ennuyée, je n'ai pas compris que certains personnages puissent être chamboulés à la vue d'un presse-papier (je n'invente rien : "Quand j'étais petite, un jour, quelqu'un m'a acheté un presse-papier à la foire : une fleur artificielle rouge, dans une boule de verre. Je l'ai pris et je suis partie, mais, tout à coup, je me suis mise à pleurer. Nul n'aurait pu en deviner la cause. Des pétales, comme raidis par le gel, immobiles dans du verre froid, des pétales inanimés, que ce fût le printemps ou l'automne, des pétales plongés dans la mort... A la pensée de ce que ces pétales avaient dû ressentir, je fus soudain remplie de tristesse", p. 31-32). Du coup, &lt;b&gt;je suis restée vraiment à distance&lt;/b&gt; des personnages pendant ma lecture.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Certes, &lt;b&gt;l'histoire présente de l'intérêt, et la construction narrative est astucieuse ; il n'empêche que toute la psychologie des personnages, tout comme le début du roman &lt;/b&gt;quelque peu fantastique (Josuke s'est reconnu dans un poème écrit par le narrateur et publié dans une revue de chasse, et c'est d'ailleurs pourquoi il vient le trouver pour lui raconter son histoire...), &lt;b&gt;m'ont laissée pour le moins dubitative&lt;/b&gt;...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je conclurai donc vite et bien : je crois que &lt;b&gt;j'ai besoin d'étoffer ma sensibilité et d'améliorer ma compréhension des valeurs asiatiques&lt;/b&gt; avant de pouvoir goûter à leur juste mesure la littérature provenant de ce côté du globe...&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;P.S. : Si ce syndrome d'intolérance à la finesse asiatique vous est familier, et surtout si vous avez des conseils à me donner pour pallier cette petite gêne, ne vous privez surtout pas! ;-)&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4852602437922391789-4969217820300237606?l=lameralire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/4969217820300237606/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4852602437922391789&amp;postID=4969217820300237606&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/4969217820300237606'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/4969217820300237606'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/2011/10/balles-blanc.html' title='Balles à blanc (?)'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-2gmczZ7ZlCA/TpX_2_PU6KI/AAAAAAAAGVg/yh3JutmOH8Q/s72-c/inoue.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total><georss:featurename>Japon</georss:featurename><georss:point>36.204824 138.252924</georss:point><georss:box>25.33067 125.14744300000001 47.078978000000006 151.358405</georss:box></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789.post-3041395050229445154</id><published>2011-10-14T09:00:00.006+02:00</published><updated>2011-10-14T09:00:03.767+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature française'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bulles'/><title type='text'>Plus beau métier du monde, qu'y disaient!</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-72o1rMaD28Y/TpXxtwGszKI/AAAAAAAAGUM/kvQUm0FV628/s1600/vidberg.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://3.bp.blogspot.com/-72o1rMaD28Y/TpXxtwGszKI/AAAAAAAAGUM/kvQUm0FV628/s320/vidberg.jpg" width="225" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai l'impression que Martin Vidberg est déjà relativement connu sur le Net à travers son blog, &lt;a href="http://vidberg.blog.lemonde.fr/"&gt;L'Actu en patates&lt;/a&gt;, car les quelques personnes à qui j'ai parlé de cette lecture BD - une fois n'est pas coutume - le situaient déjà très bien. Ce n'était pas du tout mon cas lorsque j'ai ouvert &lt;i&gt;Le Journal d'un remplaçant&lt;/i&gt; (parfois plus proche du roman graphique que de la BD, d'ailleurs), et &lt;b&gt;si le style patatoïde me laissait plutôt sceptique au départ, il faut bien avouer que ça a finalement très bien fonctionné&lt;/b&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je ne déroge pas à mon petit rituel : voici quelques mots pour que vous puissiez situer le contenu. Comme le titre et le dessin de couverture le laissent entendre, ce que nous nous apprêtons à lire sont donc &lt;b&gt;les (més)aventures quotidiennes d'un instituteur remplaçant au fil d'une année scolaire&lt;/b&gt;. Si l'année démarre de façon plutôt calme et classique (des remplacements de quelques jours par-ci par-là et surtout beaucoup d'attente), rapidement, notre narrateur est affecté à une classe d'enfants difficiles pour le restant de l'année scolaire ; son prédécesseur a jeté l'éponge, les enfants étaient trop durs à tenir. Quelque peu anxieux, M. Patate rallie donc sa nouvelle école et fait connaissance avec ses élèves...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Premier point : &lt;b&gt;l'aspect graphique. Le dessin est très épuré&lt;/b&gt; : quelques lignes assurées, des à-plats de couleur, des formes rondes... D'emblée, cette BD est très accessible et ne nécessite pas de surcroît de concentration pour être comprise, visuellement parlant. Les personnages en forme de patate m'ont par contre un peu déstabilisée au départ, surtout du fait que leurs yeux soient vides, je crois (quoique, pendant les premières vignettes, j'avais aussi du mal avec leurs cheveux, qui me faisaient immanquablement penser à des moumoutes posées sur des patates...). Mais très rapidement, je m'y suis faite pour ne plus me concentrer que sur l'histoire (à tel point que je me suis même demandée à un moment si je regardais encore les dessins... C'est sûrement qu'ils devaient être très efficaces et ne pas me donner l'impression d'avoir une BD sous les yeux...). Le texte est écrit, comme le titre sur la couverture, de cette &lt;b&gt;écriture scolaire et régulière&lt;/b&gt; qu'on prête souvent aux instituteurs (celle que je n'aurai jamais réussi à avoir! ^_^), pour nous mettre un peu plus dans l'ambiance. Notons enfin dans ce paragraphe sur l'aspect graphique &lt;b&gt;la maîtrise de l'espace dans le dessin&lt;/b&gt;. Je pense ici à certaines représentations d'une cour d'école en train de se vider, par exemple, tellement bien faite qu'on a l'impression d'entendre aussi le calme qui revient, celui qui fait du bien quand on a entendu des enfants crier (oh, pardon! Des enfants "enthousiastes") toute la journée, mais aussi celui qui fait un peu trop calme et qui serre un peu la gorge.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Deuxièmement, en tant que fille d'institutrice, j'ai trouvé que &lt;b&gt;le milieu de l'école primaire vu par les enseignants était extrêmement bien rendu.&lt;/b&gt; Bon, certes ce n'est pas étonnant, car Martin Vidberg est bel et bien (a été?) remplaçant dans des écoles primaires, donc il sait de quoi il parle (mais enfin, entre savoir et être capable de le restituer, il peut y avoir un monde). J'ai été touchée de lire ici cette passion des enseignants pour leur métier et pour leurs élèves malgré la fatigue, l'énervement, la lassitude... Derrière les images et les mots, on ressent &lt;b&gt;le feu qui anime les bons instits&lt;/b&gt;, et je trouve que ça fait du bien... J'ai bien aimé aussi &lt;b&gt;le regard critique que l'auteur portait sur l’Éducation Nationale&lt;/b&gt; et sa réaction sur le traitement des grèves d'enseignants par les médias (qui montrent la France paralysée par les grèves et ne parlent pas du motif de celles-ci) ; ça m'a rappelé des choses! ^_^ En tout cas, voilà &lt;b&gt;un super moyen de faire découvrir un métier et ses clichés aux non-avertis&lt;/b&gt;!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Enfin, pour être moins générale sur le contenu de fond de cette BD, je dirai qu'&lt;b&gt;on dépasse le simple passage en revue des petits riens qui font le quotidien d'un instituteur&lt;/b&gt; (ce qui, pour m'a part, m'aurait déjà suffi, puisqu'elles apportent leur lot d'humour, parfois un peu grinçant), puisqu'on suit également "l'aventure" scolaire de cette poignée d'enfants terribles un peu à la manière d'un &lt;i&gt;thriller &lt;/i&gt;(y arrivera? y arrivera pas?) - bon, d'accord, j'exagère un peu, mais l'esprit est là. Comme le narrateur, on finit par s'attacher à chacun d'eux, à s'émouvoir du succès de l'un, à vouloir aller nous-mêmes sortir un autre de conditions familiales déplorables,&lt;i&gt; etc.&lt;/i&gt; &lt;b&gt;J'ai pour ma part vraiment accroché &lt;/b&gt;à ce qui m'était raconté.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Si l'on fait le bilan, on a donc une forme graphique très efficace, une histoire qui accroche, de l'humour, de l'émotion et une immersion parfaitement réussie dans le monde des enseignants d'école primaire... Ça fait donc un excellent score moyen, et ça me fait dire que &lt;b&gt;vous passerez assurément un bon moment en lisant cette BD&lt;/b&gt;! :)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Merci &lt;/b&gt;Gilles pour le prêt! :)&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4852602437922391789-3041395050229445154?l=lameralire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/3041395050229445154/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4852602437922391789&amp;postID=3041395050229445154&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/3041395050229445154'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/3041395050229445154'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/2011/10/plus-beau-metier-du-monde-quy-disaient.html' title='Plus beau métier du monde, qu&apos;y disaient!'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-72o1rMaD28Y/TpXxtwGszKI/AAAAAAAAGUM/kvQUm0FV628/s72-c/vidberg.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total><georss:featurename>France</georss:featurename><georss:point>46.227638 2.213749000000007</georss:point><georss:box>41.328188 -5.397050999999993 51.127088 9.824549000000008</georss:box></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789.post-2054825405043804437</id><published>2011-10-12T09:00:00.000+02:00</published><updated>2011-10-12T09:00:12.590+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature française'/><title type='text'>La naissance d'un père</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-J1wwRVep0NI/TpNHS0a13DI/AAAAAAAAGSI/wvV7naKpoJg/s1600/despentes.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://2.bp.blogspot.com/-J1wwRVep0NI/TpNHS0a13DI/AAAAAAAAGSI/wvV7naKpoJg/s320/despentes.jpg" width="194" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est sur le conseil de mon beau-frère que j'ai lu ce roman de Virginie Despentes. D'elle, je connaissais la réputation de "rueuse dans les brancards" et de féministe révoltée (&lt;i&gt;cf.&lt;/i&gt; le barouf qu'il y avait eu à la sortie de son film &lt;i&gt;Baise-moi&lt;/i&gt;), réputation d'ailleurs confirmée ensuite quand j'avais lu son essai &lt;i&gt;King Kong Théorie&lt;/i&gt;, &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2009/09/cet-inconnu-quest-la-revolution-des.html"&gt;que j'avais commenté ici même&lt;/a&gt;. Si j'avais trouvé ce bouquin très percutant et qu'il m'avait foncièrement touchée, je n'étais pas sûre de vouloir lire un roman du même auteur, sans doute parce que je craignais encore un côté &lt;i&gt;trash &lt;/i&gt;gratuit qui ne me faisait pas du tout envie. Il se trouve que &lt;b&gt;&lt;i&gt;Teen spirit&lt;/i&gt; n'est pas du tout &lt;i&gt;trash &lt;/i&gt;et loin d'être aussi sombre que je le pensais&lt;/b&gt;!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais pour commencer et comme d'habitude : &lt;b&gt;quelques mots de l'histoire&lt;/b&gt;. Vous la connaissez peut-être, car ce roman a été adapté au cinéma il y a quelques années sous le titre &lt;i&gt;Tel père, telle fille&lt;/i&gt;, avec Vincent Elbaz dans le rôle du père et Daisy Broom dans le rôle de la fille. Il s'agit donc de Bruno, un trentenaire plutôt paumé, ronchon mais avec un bon fond, futur grand écrivain torturé, mais plus "futur" que tout le reste (dans la mesure où il n'arrive pas trop à se motiver pour écrire bien qu'il refuse de travailler pour se préserver le temps nécessaire). Il est devenu complètement asocial à force de rester cloîtré chez lui, ayant pour seul contact avec le monde extérieur sa copine et son téléphone qui lui permet de joindre une amie compatissante qui accepte de l'entendre se plaindre des heures quand il n'a pas le moral. Un beau jour, le monsieur en question reçoit un appel d'Alice, une ancienne petite amie de lycée, souhaitant à tout prix le rencontrer pour lui parler de quelque chose d'important ; du jour au lendemain, &lt;b&gt;Bruno se retrouve &lt;/b&gt;ainsi &lt;b&gt;papa d'une petite Nancy de treize ans&lt;/b&gt; qui voudrait le rencontrer. Le livre raconte leur apprivoisement mutuel.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour le coup, le &lt;i&gt;trash &lt;/i&gt;que j'avais imaginé ne se trouve nulle part. On a même plutôt &lt;b&gt;une jolie petite histoire assez gentille et qui finit bien &lt;/b&gt;; je le dis sans aucune trace de critique sous-entendue, car j'ai lu ce roman d'une traite. Sans pouvoir dire que j'étais "prise dans l'histoire" (parce que bon, hormis peut-être à un moment, il n'y a pas de &lt;i&gt;suspense &lt;/i&gt;là-dedans), je me trouvais bien en compagnie de ces &lt;b&gt;personnages attendrissants&lt;/b&gt; (le père notamment, malgré certains côtés agaçants comme sa mauvaise foi -et peut-être à cause de ça, justement -, est très attachant), et j'avais envie de savoir comment ils allaient s'en tirer.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai trouvé que la romancière Virginie Despentes avait &lt;b&gt;une plume efficace &lt;/b&gt;et savait &lt;b&gt;rendre un langage parlé, les réflexions quotidiennes d'un quidam avec beaucoup d'habileté&lt;/b&gt;. La lecture m'a du coup été très facile, et la compréhension de ce que je lisais peut-être encore plus simple qu'avec un livre "normal" (comme si les mots m'arrivaient par voie intraveineuse). En même temps, ce n'est pas poussé à l'excès, de sorte qu'on ne le remarque pas vraiment, on n'est jamais choqué, enfin bref! tout cela est bien dosé et bien maîtrisé, et c'est fort agréable. Dans le même esprit, ses mots correspondent très bien au narrateur (Bruno, le "jeune papa") et sonnent vrai. Mon beau-frère, en m'en parlant, m'avait d'ailleurs dit qu'il avait été épaté qu'une femme puisse aussi bien s'exprimer comme un homme (d'après ce qu'elle a pu écrire dans &lt;i&gt;King Kong Théorie&lt;/i&gt;, je ne sais pas si ce compliment lui ferait très plaisir, d'ailleurs! ^_^). De ce dernier point, n'étant pas un homme, je ne peux juger.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En revanche, il y a autre chose que j'ai particulièrement apprécié : il s'agit de l'&lt;b&gt;indignation intérieure que l'on peut ressentir à passer en arrière-plan dès lors qu'un enfant est arrivé&lt;/b&gt;. Sans jamais le formuler explicitement, Virginie Despentes dépeint un Bruno prompt à raconter ses mésaventures, mais se braquant tout aussi vite quand on lui suggère de s'intéresser à sa fille, ce que je rapproche pour ma part d'un &lt;i&gt;baby blues&lt;/i&gt; (comme quoi, un événement n'"existe" qu'à partir du moment où quelqu'un apprend que cet événement a eu lieu). La citation suivante illustre cela : alors que Catherine, sa petite amie, le quitte et après avoir raconté ses "mésaventures" à Sandra, sa meilleure amie (qui s'est à son grand désespoir beaucoup intéressée à sa petite fille et au manque que cela devait représenter pour elle de ne pas connaître son papa), Bruno, en pleine crise de nerfs, appelle SOS Médecins et voit débarquer une très jolie doctoresse.&lt;/div&gt;&lt;blockquote style="color: purple;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Comme j'avais pas envie qu'elle parte trop vite, ni qu'elle ait une fausse opinion de moi, je lui ai bien expliqué ce qui m'était arrivé. Je ne voulais pas qu'elle s'imagine que je faisais des crises tous les jours. J'ai raconté Alice, Catherine... Elle m'écoutait attentivement, assise sur le bord du sofa, les mains sagement croisées sur ses cuisses encore serrées. Elle portait une chemise grise, joli cou très fin, je pensais à ses clavicules, les redessiner du bout des doigts. Je l'imaginais me prendre dans ses bras et me consoler, c'était typique le genre de femme qui sait s'y prendre pour les câlins, les caresses et les chuchotements. Elle a écouté mon histoire, avec la plus grande attention, a réfléchi un bref instant avant de déclarer, ses grands yeux plongés dans les miens, la tête joliment inclinée, d'une voix très douce et solennelle, un peu triste :&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;- Vous devez rencontrer cette petite fille. C'est capital pour elle de rencontrer son papa, vous savez.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Je lui ai gentiment conseillé de changer de métier, en la raccompagnant à la porte.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;p. 54-55&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai trouvé ce comportement d'enfant qui ne veut pas grandir&lt;b&gt; très juste&lt;/b&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;De la suite, je ne vous dirai rien de plus ou presque, car&lt;b&gt; l'histoire se déroule toute seule  dans la simplicité&lt;/b&gt; dont j'ai parlé précédemment, et je vois mal quoi en dire. L'intrigue est traitée &lt;b&gt;sans excès&lt;/b&gt;, toujours en restant dans le domaine du crédible : le père et la fille se rencontrent, mais ce n'est ni le monde des Bisounours, ni un fiasco total. Sans qu'il y ait spécialement de poésie dans les situations, &lt;b&gt;j'ai trouvé l'histoire jolie, voire attendrissante&lt;/b&gt;, sans doute parce qu'on y assiste à la naissance d'un père.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour conclure, ce fut donc &lt;b&gt;une lecture agréable &lt;/b&gt;qui m'a fait passer un bon moment : n'hésitez pas à lire ce roman (et si c'est le nom de l'auteur qui vous retient, sachez que vos craintes sont infondées :-D ). Mon prochain Despentes sera probablement &lt;i&gt;Apocalypse Bébé&lt;/i&gt;, pour peu qu'&lt;a href="http://laetitiaberanger.over-blog.com/"&gt;une bonne cop's&lt;/a&gt; me le prête! ;-)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Merci &lt;/b&gt;Dju pour le prêt! :)&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4852602437922391789-2054825405043804437?l=lameralire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/2054825405043804437/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4852602437922391789&amp;postID=2054825405043804437&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/2054825405043804437'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/2054825405043804437'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/2011/10/la-naissance-dun-pere.html' title='La naissance d&apos;un père'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-J1wwRVep0NI/TpNHS0a13DI/AAAAAAAAGSI/wvV7naKpoJg/s72-c/despentes.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total><georss:featurename>France</georss:featurename><georss:point>46.227638 2.213749000000007</georss:point><georss:box>41.328188 -5.397050999999993 51.127088 9.824549000000008</georss:box></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789.post-4028721460712753663</id><published>2011-10-10T09:00:00.001+02:00</published><updated>2011-10-10T13:13:09.295+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature française'/><title type='text'>Le temps ne fait rien à l'affaire...</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em; text-align: center;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://3.bp.blogspot.com/-mEqKPEYro2o/Tic_1I_1_-I/AAAAAAAAE0c/L16hRyToLI8/s320/foenkinos.jpg" width="220" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Aïe aïe aïe! Contrairement à mon billet sur &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2011/10/mummy-blues.html"&gt;&lt;i&gt;Mauvaise fille&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, qui ne m'avait posé aucun souci malgré les mois qui me séparaient de cette lecture, je sens qu'ici, ça va être une autre affaire... Et j'ai d'autant plus la pression que le &lt;i&gt;buzz &lt;/i&gt;autour de David Foenkinos ne fait que monter monter monter! Enfin, allons-y, &lt;b&gt;il faut bien que je me lance pour enfin espérer rattraper mon retard bloguesque, n'est-ce pas?&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Eh bien, pour commencer, &lt;b&gt;allons-y franco : j'ai vraiment adoré &lt;i&gt;La Délicatesse&lt;/i&gt;. &lt;/b&gt;En le refermant, je me suis dit que c'était le meilleur Foenkinos parmi ceux que j'avais lus (à savoir &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2009/04/on-ne-peut-pas-collectionner-la-femme.html"&gt;&lt;i&gt;Le Potentiel érotique de ma femme&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2009/09/le-prisme-foenkinos.html"&gt;&lt;i&gt;Les Cœurs autonomes&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, et &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2009/08/pariscops-deuxieme-partie-le-swing-du.html"&gt;&lt;i&gt;Qui se souvient de David Foenkinos ?&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;). A ce que j'ai pu lire ou entendre ici et là, c'est d'ailleurs le meilleur de toute son œuvre.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Là où ça va se gâter, maintenant, c'est pour étayer un peu mon avis, car j'ai oublié une bonne partie de l'histoire (ce qui n'enlève pas à la qualité du livre, à mon avis)... &lt;b&gt;Tant pis, nous ferons court, pour une fois!&lt;/b&gt; Parmi ce dont je suis sûre et certaine, je sais que j'ai globalement retrouvé tous les "mieux" que j'avais identifié dans &lt;i&gt;Qui se souvient de David Foenkinos ?&lt;/i&gt; par rapport au &lt;i&gt;Potentiel&lt;/i&gt;, et que ce que je jugeais jusque-là comme les points faibles de l'auteur ne figurait pas dans ce roman-ci.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En détaillant, cela donne :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- de la &lt;b&gt;jolie poésie&lt;/b&gt; qui flotte un peu partout sans sentir l'eau de rose non plus ;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- de l'&lt;b&gt;humour foenkinesque&lt;/b&gt; distillé avec toujours plus de subtilité et au bon dosage (notamment pour ne pas gâter la jolie poésie susdite) ;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- &lt;b&gt;un auteur qui se fait plus discret&lt;/b&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ajoutons à cela :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- &lt;b&gt;une histoire très émouvante quoique très réaliste&lt;/b&gt; et fort bien maîtrisée quant à son déroulement (je me rappelle m'être fait la remarque, en refermant le livre, que jamais je ne m'étais ennuyée, que la fin me paraissait se trouver au bon endroit - et c'est souvent mon problème : j'aimerais qu'elle vienne plus tôt ou au contraire en savoir un peu plus... - que jamais je n'étais restée sur ma faim). Si j'osais - allez, j'ose! -, je dirais que pour le coup, &lt;b&gt;David Foenkinos, c'est un peu Alexandre Jardin pour les grandes filles&lt;/b&gt;. Je dis ça parce que j'ai retrouvé certaines sensations de lecture que j'avais éprouvées ado avec &lt;i&gt;Autobiographie d'un amour &lt;/i&gt;et surtout avec &lt;i&gt;L'île des gauchers&lt;/i&gt; : le romantisme et des histoires d'amour qui font rêver. Sauf que je pense que relire ces bouquins aujourd'hui me décevrait, car j'imagine qu'ils sont trop féériques et que je n'y croirais plus du tout, alors que David, lui, il est resté dans le crédible et le j'en-fais-pas-trois-tonnes et il m'a quand même fait rêver... &lt;b&gt;Il est trop fort, ce David !&lt;/b&gt; ^_^ ;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- l'&lt;b&gt;absence de personnage trop manichéen&lt;/b&gt;, genre le méga-looser geignard et attentiste de &lt;i&gt;Qui se souvient de David Foenkinos?&lt;/i&gt; (certes, je caricature, mais bon, c'est pour la bonne cause), ou en tout cas pas de personnage foncièrement agaçant qu'on se complairait à regarder sous toutes les coutures, ce qui est un énorme progrès de mon point de vue.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Comment conclure &lt;/b&gt;après ce "billet OM" ("Droit au but!", comme ils disent)? En vous livrant un autre souvenir de ma lecture.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Imaginez : c'est pendant les fêtes de fin d'année. Nous n'avons pas voulu nous déplacer parce que notre petite fille vient de naître, aussi toute la famille se relaie-t-elle chez nous pour ripailler ; grâce à mon bébé, je pars m'isoler toutes les trois heures pour la tétée et je lis comme une dingue. A vrai dire, j'ai tendance à finir mon chapitre parfois longtemps après que la petite ait terminé. Hum! Cette fois-là, je viens de finir &lt;i&gt;La Délicatesse&lt;/i&gt;. J'entends les discussions et les rires dans la maison, mais je ne veux pas y retourner tout de suite ; mon petit bébé s'est endormi contre moi et moi, je flotte dans un nuage de... délicatesse. Et je me dis : "Comment je pourrai parler de ce livre en d'autres termes qu'en citant et recitant son titre? Ça va être dur d'écrire un billet!"&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Comme quoi, finalement, le temps ne fait rien à l'affaire! :)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Si ce n'est déjà fait, lisez-le.&lt;/b&gt; Voilà.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;P.S. : Est-il nécessaire de rappeler qu'&lt;b&gt;une adaptation cinéma&lt;/b&gt; avec Audrey Tautou dans le rôle principal et réalisée par David &lt;i&gt;himself &lt;/i&gt;(et son frère Stéphane) sort en salles le 21 décembre prochain ?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4852602437922391789-4028721460712753663?l=lameralire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/4028721460712753663/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4852602437922391789&amp;postID=4028721460712753663&amp;isPopup=true' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/4028721460712753663'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/4028721460712753663'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/2011/10/le-temps-ne-fait-rien-laffaire.html' title='Le temps ne fait rien à l&apos;affaire...'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-mEqKPEYro2o/Tic_1I_1_-I/AAAAAAAAE0c/L16hRyToLI8/s72-c/foenkinos.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>10</thr:total><georss:featurename>France</georss:featurename><georss:point>46.227638 2.213749000000007</georss:point><georss:box>41.328188 -5.397050999999993 51.127088 9.824549000000008</georss:box></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789.post-1538724312442729731</id><published>2011-10-08T09:00:00.002+02:00</published><updated>2011-10-08T09:00:01.971+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jeunesse'/><title type='text'>Onery, twoery, tickery seven!</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-hTYS2IIeoYQ/To8DFFOte_I/AAAAAAAAGSE/LVCx3PmmgJU/s1600/frogs.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://2.bp.blogspot.com/-hTYS2IIeoYQ/To8DFFOte_I/AAAAAAAAGSE/LVCx3PmmgJU/s320/frogs.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je ne compte plus le nombre d'opérations "Masse Critique" auxquelles j'ai participé grâce à &lt;a href="http://www.babelio.com/"&gt;Babelio&lt;/a&gt;. Elles m'ont permis à chaque fois de tenter de nouvelles choses, de me lancer dans des genres que je ne connais pas bien, par exemple, de tester un bouquin qui ne m'inspire que vaguement et que sans ça je n'aurais jamais lu, &lt;i&gt;etc.&lt;/i&gt; le tout avec plus ou moins de bonheur. &lt;b&gt;Cette fois-ci, c'est indéniablement une bonne pioche avec &lt;i&gt;Frogs and Owls &lt;/i&gt;(&lt;i&gt;Des grenouilles et des chouettes&lt;/i&gt;), un livre-disque de comptines en anglais &lt;/b&gt;publié par les éditions &lt;a href="http://www.aumerlemoqueur.com/"&gt;Au Merle moqueur&lt;/a&gt; sous &lt;a href="http://www.enfancemusique.com/"&gt;le label Enfance et Musique&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Parlons déjà de &lt;b&gt;l'objet en lui-même&lt;/b&gt;, au format d'un petit album carré d'une vingtaine de centimètres de côté : le papier et l'impression sont de &lt;b&gt;très bonne qualité&lt;/b&gt;. &lt;b&gt;Les dessins sont pleins de couleur&lt;/b&gt;, et représentent généralement ce que disent les comptines avec beaucoup de fidélité (ça peut aider pour s'en servir de support en écoutant les chansons avec un enfant). Pour ce qui est du style des dessins, que l'on doit à Michel Boucher, ils m'a globalement plu, à l'exception de quelques-uns, que j'ai trouvés assez "plats" et trop vides. Pour les autres, j'ai trouvé qu'il s'en dégageait &lt;b&gt;un côté joyeux et loufoque qui correspondait bien à l'esprit des comptines sélectionnées&lt;/b&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Justement, pour parler des &lt;b&gt;29 comptines et chansons&lt;/b&gt; de cet ouvrage, elles tournent beaucoup autour des &lt;b&gt;chiffres &lt;/b&gt;(compter de 1 à 5, de 1 à 10, à l'envers, deux par deux...) des &lt;b&gt;animaux&lt;/b&gt;, des &lt;b&gt;parties du corps&lt;/b&gt; et aussi de l'&lt;b&gt;ar-ti-cu-la-tion&lt;/b&gt;, avec des enchaînements à la "chaussettes de l'archiduchesse" qui m'auraient donné énormément de mal si je m'y étais essayée, je crois! Je ne connaissais pas une seule de ces comptines ou chansons, et j'ai bien aimé les découvrir. La mise en page propose &lt;b&gt;pour chaque chanson en anglais une traduction en français en vis-à-vis&lt;/b&gt;, qui parfois reste fidèle au texte d'origine, et parfois s'en éloigne, sans doute pour préserver une certaine musicalité (dans ces cas-là, j'ai trouvé ça dommage, parce que pour moi, un des objectifs d'un tel ouvrage c'est aussi d'apprendre du vocabulaire - ou au moins de savoir répondre à un enfant qui demande : "Ça veut dire quoi, çaaaaaaaaa?" Peut-être aurait-il fallu une double traduction dans ces cas-là : littérale et "arrangée"?). Du coup, par moments je suis restée un peu "coincée" en ne connaissant pas la traduction d'un mot précis.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour ce qui est de l'aspect proprement musical, voici quelques remarques. Tout d'abord, je voudrais souligner que &lt;b&gt;de nombreuses chansons sont très entraînantes et font appel à des rythmes et des interprétations variés&lt;/b&gt; (jazzy, gospel...) Je le dis parce qu'on serait tenté de penser que des morceaux destinés aux enfants vont recourir à des mélodies un peu bébête aux arrangements assez pauvres, alors qu'ici ce n'est pas du tout le cas. Dans le même ordre d'idée, je tiens aussi à saluer la &lt;b&gt;qualité de l'interprétation &lt;/b&gt;des chansons,  qui leur donne bien souvent un côté rigolo fort bienvenu (surtout quand ce sont les interprètes masculins qui chantent, j'avoue!). Quelques-unes de ces chansons peuvent être interprétées en canon, ce qui est sans aucun doute appréciable quand on veut s'occuper de plusieurs enfants en même temps et qui rend l'ouvrage "&lt;b&gt;évolutif&lt;/b&gt;" (la quatrième de couverture mentionne "Dès 2 ans", mais on peut aller beaucoup plus loin sans lasser les enfants, je pense). &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'évoquais l'&lt;b&gt;humour &lt;/b&gt;dans le paragraphe précédent, aussi, je ne résiste pas à vous citer quelques vers (dont la chute) d'une des chansons, intitulée &lt;i&gt;Alice the Camel&lt;/i&gt; (Alice le chameau) :&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: center;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;Alice the Camel has one hump (x3) &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;So go, Alice, go&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="color: #073763;"&gt;&lt;i&gt;(Alice le chameau a une bosse)&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="color: #073763;"&gt;(Alors va, Alice, va) &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="color: #073763;"&gt;&lt;i&gt;(&lt;/i&gt;idem &lt;i&gt;avec 2, 3, 4 et 5 bosses)&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Alice the Camel has no humps&lt;/b&gt; (x3)&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;So Alice, the camel's a horse&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Of course!&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="background-color: white; color: #073763;"&gt;&lt;i&gt;(Alice le chameau n'a pas de bosse)&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="background-color: white; color: #073763;"&gt;&lt;i&gt;(Donc Alice, le chameau est un cheval)&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="background-color: white; color: #073763;"&gt;&lt;i&gt;(Bien sûr!)&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'adore! ^_^&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Pour conclure, donc, une excellente rencontre&lt;/b&gt; avec&lt;a href="http://www.aumerlemoqueur.com/"&gt; les éditions Au Merle moqueur &lt;/a&gt;et le label Enfance et Musique (qui ont l'air de revenir au même mais je n'ai pas bien saisi la distinction). Un catalogue de leurs parutions était joint à l'envoi, aussi je pense que j'irai bien volontiers piocher dedans au moment de faire des cadeaux aux petits de mon entourage. En attendant, &lt;b&gt;je vous conseille vivement celui-ci si vous souhaitez initier vos enfants à l'anglais!&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Merci &lt;/b&gt;encore à &lt;a href="http://www.babelio.com/"&gt;Babelio&lt;/a&gt;, aux éditions Au Merle moqueur et au label &lt;a href="http://www.enfancemusique.com/"&gt;Enfance et Musique&lt;/a&gt; pour cette très belle découverte!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;J'ai vu que &lt;a href="http://feebourbonnaise.wordpress.com/"&gt;la Fée Bourbonnaise&lt;/a&gt; avait aussi &lt;a href="http://feebourbonnaise.wordpress.com/2011/10/04/frogs-and-owls/"&gt;chroniqué ce livre-CD&lt;/a&gt; dans le cadre de l'opération "Masse Critique". Je vois que nos avis sont très très proches, et en plus elle a testé avec des petits de 3 à 5 ans (ma fille n'a pas encore un an, donc je ne peux pas vraiment dire qu'elle ait "testé", même si elle était là quand j'ai écouté le disque! ^_^).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;P.S. : Le titre de ce billet correspond à la première phrase de plusieurs mini-comptines qui émaillent le livre. La traduction de mots inventés n'est sûrement pas facile ; ici, ça donne "Un ouin-ouin, deux areu, tic tac sept!".&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div id="Bcorps" style="border: 1px solid #cccccc; padding: 10px 5px 10px 5px; width: 150px;"&gt;&lt;div class="Belement" style="list-style: none; margin: 0px; overflow: hidden; padding: 10px; text-align: center;"&gt;&lt;div class="Bcouv"&gt;&lt;a href="http://www.babelio.com/livres/Boucher-Frogs-and-owls/294813"&gt;&lt;img alt="Frogs and owls par Michel Boucher" src="http://www.babelio.com/couv/34003_1607742.jpeg" style="background-color: white; border-width: 1px; border: 1px solid #cccccc; padding: 3px; width: 80px;" title="Frogs and owls par Michel Boucher" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Boeuvre" style="font-family: arial,sans-serif; font-size: 13px; font-weight: bold; margin: 0px 3px 5px 5px;"&gt;&lt;a href="http://www.babelio.com/livres/Boucher-Frogs-and-owls/294813" style="text-decoration: none;"&gt;Frogs and owls&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Bnote"&gt;&lt;a href="http://www.babelio.com/livres/Boucher-Frogs-and-owls/294813"&gt;&lt;img alt="Frogs and owls" border="0" src="http://www.babelio.com/images/Star5.gif" style="border: none; width: 100px;" title="Frogs and owls" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Bauteur" style="color: grey; font-size: 12px; margin: 0px 3px 5px 5px;"&gt;&lt;a href="http://www.babelio.com/auteur/Michel-Boucher/22782" style="text-decoration: none;"&gt;Michel Boucher&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Bspacer" style="clear: both;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Bfooter" style="clear: both; font-size: 0.8em; margin: 0px; padding: 5px; text-align: center;"&gt;Critiques et infos sur &lt;a href="http://www.babelio.com/"&gt;Babelio.com&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4852602437922391789-1538724312442729731?l=lameralire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/1538724312442729731/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4852602437922391789&amp;postID=1538724312442729731&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/1538724312442729731'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/1538724312442729731'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/2011/10/onery-twoery-tickery-seven.html' title='Onery, twoery, tickery seven!'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-hTYS2IIeoYQ/To8DFFOte_I/AAAAAAAAGSE/LVCx3PmmgJU/s72-c/frogs.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total><georss:featurename>Royaume-Uni</georss:featurename><georss:point>55.378051 -3.43597299999999</georss:point><georss:box>42.200901 -24.84370049999999 68.555201 17.97175450000001</georss:box></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789.post-2804082864735928798</id><published>2011-10-06T23:16:00.000+02:00</published><updated>2011-10-06T23:16:16.522+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature française'/><title type='text'>Mummy blues</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-xqTWzMlU5SI/To3koKnTwGI/AAAAAAAAGR4/cmqEwEIuaSI/s1600/l%25C3%25A9vy.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://1.bp.blogspot.com/-xqTWzMlU5SI/To3koKnTwGI/AAAAAAAAGR4/cmqEwEIuaSI/s320/l%25C3%25A9vy.jpg" width="197" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Me revoici aujourd'hui pour vous parler d'&lt;b&gt;un court roman&lt;/b&gt; (zut, ça s'appelle comme ça, l'autofiction? J'ai bloqué un moment avant de me résoudre à écrire "roman") &lt;b&gt;que j'ai lu sans doute fin février&lt;/b&gt;, ou peut-être début mars (oui oui, de cette année - je n'en suis pas encore à ce niveau de retard). Il va encore me falloir mobiliser tous mes moyens pour rédiger ce billet, mais &lt;b&gt;pour une fois, j'ai l'impression que je n'ai pas trop oublié ce que j'ai lu et ce que j'ai pensé&lt;/b&gt; de &lt;i&gt;Mauvaise fille&lt;/i&gt;.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bon, déjà, que les choses soient claires : &lt;b&gt;l'autofiction, ce n'est pas du tout ma tasse de thé&lt;/b&gt;. Ce livre m'a été offert, mais je pense que je ne serais jamais allée l'acheter moi-même, ni ne l'aurais emprunté à la bibliothèque ou chez une copine. Néanmoins, si mes craintes quant au genre se sont révélées plutôt justifiées, &lt;b&gt;je me suis aussi bien souvent retrouvée dans les mots de Justine Lévy&lt;/b&gt;...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais pour commencer, l'histoire, en quelques mots (il n'en faut de toute façon pas beaucoup pour la résumer) : &lt;b&gt;Justine voit sa maman mourir à petit feu&lt;/b&gt;, atteinte d'un cancer, &lt;b&gt;alors qu'elle-même est enceinte d'une petite fille&lt;/b&gt;. Le livre revient sur le bouleversement profond qui survient chez la "narratauteur" (tentative d'invention de mot pour coller au cadre de l'autofiction ; il y avait aussi "autarratrice" ou "narracrivain", mais je trouvais ça moins "joli" ^_^) à cette occasion en nous livrant ses pensées un peu "en vrac", telles qu'elles doivent survenir en pareilles circonstances : des souvenirs mêlés à des réflexions plus existentielles, de la colère et de la tristesse ; de la détresse, aussi (eh oui, elle a beau être adulte, elle est tout de même un enfant qui a perdu sa maman, quelque part...). &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je parlais en introduction de &lt;b&gt;mes craintes par rapport à l'autofiction&lt;/b&gt;. En fait, de l'autofiction, j'en ai déjà lu au moins une fois, et j'en ai même parlé ici : c'était &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2008/05/mon-vieux.html"&gt;&lt;i&gt;La Place&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; d'Annie Ernaux. Et puis certains bouquins d'Amélie Nothomb sont aussi de l'autofiction, non? Bref, donc dans l'absolu j'en ai déjà lu. Sauf que c'était avant d'en avoir sérieusement entendu parler, avant d'avoir vraiment compris ce que c'était, et donc avant que je ne développe une sorte de dégoût, ou plutôt de mépris, pour ce genre (mépris assez exagéré et complètement arbitraire, il faut bien le dire). &lt;b&gt;Je tiens ces exercices pour du nombrilisme exhibitionniste de fort mauvais goût&lt;/b&gt; (Amélie Nothomb ne colle pourtant pas à cette description pour les quelques romans autobiographiques que j'ai lus d'elle, et Annie Ernaux n'en avait pas fait des tonnes non plus, mais bon, passons... Quand je vous dis que c'est un jugement arbitraire!)&lt;b&gt; commis par des personnes de mauvaise foi qui veulent qu'on les plaigne&lt;/b&gt;. Oui je sais, ce n'est vraiment pas sympa de ma part de penser ça. Enfin, tout ça pour que vous compreniez l'enthousiasme qui était le mien lorsque j'ai entamé cette lecture...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Là où je ne me suis pas trompée, c'est sur le côté agaçant&lt;/b&gt; de lire ce qu'une personne pense, tout ce qu'une personne pense, levez la main droite et dites "je le jure". L'autocensure c'est pas fait pour les chiens, bon sang! Si dans la vraie vie on ne dit pas tout ce qui nous passe par la tête pour ne pas ennuyer ou indisposer ses voisins, ce n'est pas pour aller déverser tout ça dans un bouquin que l'on va publier! Du coup, ça m'a fortement démangé d'aller bouger cette Justine pour qu'elle arrête de se comporter comme une gamine, par exemple en disant (&lt;i&gt;grosso modo&lt;/i&gt;) : "Je suis vraiment trop nulle : j'ai fait ça et puis ça et puis ça, et puis je suis même pas capable de faire ça, vous avez vu, je vous l'avais bien dit que je suis nulle".&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Là où je me suis trompée, en revanche, c'est sur la mauvaise foi et l'exhibitionnisme.&lt;/b&gt; Comment expliquer ça? Comment expliquer que mettre tous ses états d'âme par écrit, en faire un bouquin et le vendre à des milliers d'exemplaires, ce ne soit pas de l'exhibitionnisme...? Je ne sais pas. Le fait est que je n'ai pas du tout ressenti l'aspect "Regardez comme je suis malheureuse! Plaignez-moi!" que je redoutais (malgré un côté indéniablement geignard de la narratauteur, comme j'en ai donné un aperçu plus haut), et encore moins de mauvaise foi. Au contraire même, sur ce dernier point ; &lt;b&gt;la sincérité de Justine Lévy m'a beaucoup touchée&lt;/b&gt;, quand l'agacement suscité par son caractère disparaissait.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je parle de sincérité, car &lt;b&gt;j'ai retrouvé dans ses mots des pensées, des réactions que j'éprouvais aussi&lt;/b&gt;, dans une situation similaire à la sienne. Quand je relis, plusieurs mois après, les citations que j'ai relevées alors, elles ne me paraissent plus aussi fortes, mais sur le moment elles m'ont semblé traduire exactement ce que je ressentais : toute la violence qu'il y a derrière les mots "plus jamais", toute l'impossibilité à admettre cette situation qu'on n'a jamais connue. Voici deux extraits qui illustrent cela :&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;Le ciel ne pouvait pas mourir. Ni la lune. Ni maman. Si maman meurt, je me disais, alors c'est que les bateaux peuvent voler, les chats pleurer, les maisons chanter à tue-tête. Pas possible.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;i&gt;p. 86&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;Le jour de sa mort, je ne sais même pas quel jour c'était, ni quel âge elle avait, aux gens je dis cinquante ans, ça doit être à peu près ça, je pourrais calculer, je ne calcule pas, j'ai trop peur de m'en souvenir, trop peur d'être triste ce jour-là, je suis maman moi aussi, je ne sais pas grand-chose mais je sais qu'il ne faut pas qu'une maman soit trop triste et je préfère donc oublier le jour de la mort de maman. Je sais que ça ne sert à rien, bien sûr. Je sais que, tous les ans, je m'en souviendrai quand même, ou que quelque chose en moi s'en souviendra, et que j'aurai une otite, un accident, un cauchemar. Je sais que la date me poursuivra, que je vieillirai à la place de maman, que je prendrai chaque année deux ans, un pour moi, un pour elle, jusqu'au jour où je serai plus vieille qu'elle et que le temps m'aura rattrapée, il ne suffit pas de dire je ne crois pas au temps pour que le temps n'existe pas et qu'on ne souffre pas atrocement le jour de l'anniversaire de la naissance ou de la mort de sa maman. Mais c'est ainsi. Je suis ainsi. Mauvaise fille.&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;p. 173&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je remarque au passage qu'&lt;b&gt;il est admirable que Justine Lévy ait réussi à rendre ces sensations en écrivant le livre après coup&lt;/b&gt; (car j'imagine que c'est ce qui s'est passé). A ces réflexions, j'aurais pour ma part ajouté la transposition permanente (et hyper responsabilisante)  opérée vers cette petite fille tout juste arrivée :  "Voilà ce que je ressens pour/j'aimais chez/je me rappelle de/&lt;i&gt;etc. &lt;/i&gt;ma mère ; il en sera sans doute  de même pour ma fille." Mais bon, Justine Lévy  n'avait pas encore accouché quand sa mère est décédée, donc je ne lui en  veux pas de ne pas en avoir parlé (je suis trop sympa, je sais!).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Enfin, avant de conclure, mentionnons &lt;b&gt;quelques touches d'humour pince-sans-rire &lt;/b&gt;que j'ai bien apprécié, à l'image de l'extrait suivant : &lt;/div&gt;&lt;blockquote style="color: purple;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Maman,  avant, était toujours impeccable. Elle pouvait déjeuner, aller au  jardin, traverser une tempête, prendre un apéritif, se saoûler - et  rentrer chez elle le teint frais, la blouse parfaitement repassée, avec  des paillettes sur les pommettes et même pas décoiffée. Moi, je suis  obligée de changer de tee-shirt après mon café du matin.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;i&gt;p. 97&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Pour conclure&lt;/b&gt; :&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- &lt;b&gt;je n'aime toujours pas l'autofiction &lt;/b&gt;(mais je suis prête à sauver Justine Lévy, avec Annie Ernaux et Amélie Nothomb - toute mon expérience autofictionnesque, quoi! ^_^ Esprit de contradiction, es-tu là?) ;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- &lt;b&gt;je n'aimerais pas du tout être la copine de Justine Lévy&lt;/b&gt; (et je crois qu'elle n'aimerait pas non plus m'avoir comme amie). Elle m'énerverait trop ;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- &lt;b&gt;n'empêche qu'il y a des accents de vérité qu'on ne peut pas nier dans &lt;i&gt;Mauvaise fille&lt;/i&gt;&lt;/b&gt; et qui m'ont beaucoup touchée. J'ignore si ceux (en fait, surtout celles, je crois) qui n'ont pas perdu leur maman peuvent l'apprécier à sa juste valeur, mais c'est ce qui, à mon avis, fait &lt;b&gt;la principale qualité de ce livre&lt;/b&gt;. Ça tombe bien, c'était le sujet! ^_^&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Encore &lt;b&gt;merci Leila&lt;/b&gt; pour cette gentille attention!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4852602437922391789-2804082864735928798?l=lameralire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/2804082864735928798/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4852602437922391789&amp;postID=2804082864735928798&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/2804082864735928798'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/2804082864735928798'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/2011/10/mummy-blues.html' title='Mummy blues'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-xqTWzMlU5SI/To3koKnTwGI/AAAAAAAAGR4/cmqEwEIuaSI/s72-c/l%25C3%25A9vy.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total><georss:featurename>France</georss:featurename><georss:point>46.227638 2.213749000000007</georss:point><georss:box>41.328188 -5.397050999999993 51.127088 9.824549000000008</georss:box></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789.post-7343399945432694469</id><published>2011-10-04T11:38:00.000+02:00</published><updated>2011-10-04T11:38:28.524+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cuisine'/><title type='text'>Ceci n'est pas un livre de cuisine</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-aTm68ftJJK8/TorFtOUH6KI/AAAAAAAAGNM/o7Ylm8WWnLU/s1600/ail.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://3.bp.blogspot.com/-aTm68ftJJK8/TorFtOUH6KI/AAAAAAAAGNM/o7Ylm8WWnLU/s320/ail.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Quel drôle d'ouvrage que celui-ci!&lt;/b&gt; Il y a quelque temps, j'ai reçu une très gentille proposition des &lt;a href="http://www.edicreer.com/"&gt;éditions Créer&lt;/a&gt;, qui m'offraient de m'envoyer le livre que je souhaitais en vue que je le chronique sur mon blog. Submergée que je suis de romans qui attendent le petit billet qui ira avec, mon choix s'est tout de suite porté sur les pages "Gastronomie" du catalogue. Le résumé de ce livre-ci était assez mystérieux et l'image de couverture très belle... Je me suis donc laissé tenter par ce &lt;i&gt;Aïe! Aïe! Aïe! Mémoires d'un caïeu auvergnat&lt;/i&gt;, et &lt;b&gt;j'ai eu bien raison&lt;/b&gt;!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tout d'abord, on ne peut pas reprocher à l'éditeur de faire du mystère pour rien dans la quatrième de couverture : le mot "ail", dont on se doute pourtant dès le départ qu'il sera le principal objet de ce livre, n'est quasiment jamais cité, hormis dans la partie "recettes". Oui, parce que &lt;b&gt;ce livre n'est pas tout à fait un livre de cuisine comme les autres&lt;/b&gt; ; il s'ouvre en effet sur toute &lt;b&gt;une première partie très écrite&lt;/b&gt;, intitulée "Le vécu de mes aïeux", et qui occupe un peu plus de la moitié de l'ouvrage. Il s'agit des fameuses "Mémoires" qu'on nous annonçait en couverture, et il faut dire que cela se lit tout seul. &lt;b&gt;A chaque page, on trouve de l'humour, de la poésie&lt;/b&gt; (comme certains mots inventés, mais qui nous parlent néanmoins, et en premier lieu ce "caïeu" central) &lt;b&gt;mais surtout énormément de culture sans que cela soit écrasant.&lt;/b&gt; L'auteur nous laisse libres de nous renseigner un peu pour en savoir plus ou bien de continuer tranquillement notre chemin - alternative que j'ai personnellement choisie en général, hormis pour un tableau, le&lt;i&gt; Typus Religionis&lt;/i&gt;, dont la mention m'a fortement intriguée. De la sorte, cette première partie peut être lue comme un récit quelque peu fantasque, un conte léger et divertissant, mais on peut aussi l'approfondir en enquêtant sur les nombreuses références plus ou moins cachées faites à l'histoire, aux croyances populaires, à l'art... Bref, &lt;b&gt;la plume de Luce Lanfranchi-Rodier m'a vraiment convaincue!&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;La seconde partie de l'ouvrage contient des recettes.&lt;/b&gt; Là encore, on est bien loin des livres de cuisine classiques, et on reste dans la droite ligne de l'érudition qui sous-tendait le récit du caïeu auvergnat du début : ici, pas de quantités ni de traduction pour nos esprits du XXIe siècle. Il faudra faire un effort pour lire les recettes dans le texte, par exemple en vieux françois pour celles extraites du &lt;i&gt;Viandier &lt;/i&gt;de Taillevent (ce personnage que j'avais déjà croisé dans &lt;i&gt;Saltarello&lt;/i&gt;, où Matthieu Dhennin avait donné vie avec brio au cuisinier de Charles V). Notons tout de même que l'auteur a eu la délicatesse de traduire pour nous les inscriptions en signes cunéiformes retrouvées sur des galets d'argile en Mésopotamie et datant d'il y a 5000 ans. Ouf! De cette seconde partie, donc, on retient que l'ail a été utilisé en cuisine depuis très très longtemps ; on note également qu'il y a de nombreux ingrédients qui nous sont totalement inconnus (verjus? garindal? nigelle? garum?), tout comme les unités de mesure (treseau? drachme?), et d'autres mots dont on pensait connaître le sens alors qu'en fait non-pas-dans-ce-cas-là (rôtie, ramequin...). En définitive, et en mettant totalement de côté le fait que je sois une quiche en cuisine (ce qui n'est pas si mal, après tout), &lt;b&gt;je vois mal comment réaliser concrètement ces recettes &lt;/b&gt;("Bonjour, monsieur l'épicier. Je voudrais deux onces de shuhutinnu... Ah, il n'y en a pas? Du samidu, alors..."), &lt;b&gt;n'empêche que ça fait rêver&lt;/b&gt;. J'aurais bien aimé me retrouver au XVIIe à la table de La Varenne, et encore plus au XVIIIe pour goûter le "gigot de mouton en escalope à la suédoise", qui a l'air d'être techniquement un tour de force à réaliser.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Enfin, &lt;b&gt;je ne peux finir ce billet sans parler des illustrations&lt;/b&gt;. Le photographe VPimentel s'est vu confier la mission de fournir les clichés pour cet ouvrage et s'en est donné à cœur joie. Dans un état d'esprit similaire aux Mémoires quelque peu fantaisistes de la première partie, &lt;b&gt;il a associé gousses d'ail et leurs pelures a de multiples autres objets&lt;/b&gt;, comestibles ou non, provenant des règnes animal, végétal et minéral, produits manufacturés ou bruts, livrant autant de natures mortes plus ou moins improbables et plus ou moins poétiques. &lt;b&gt;Sur ce point, je suis plus mitigée &lt;/b&gt;: certaines photos m'ont paru splendides (comme celle de la couverture) et d'autres m'ont laissée de marbre. Je pense que cela tient beaucoup à l'éclairage choisi : les lumières trop brutes laissant à mon avis moins de place pour que la poésie et l'esthétique s'expriment...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En conclusion, c'est donc &lt;b&gt;un très beau livre&lt;/b&gt; à ranger éventuellement dans votre cuisine avec vos livres de recettes pour y mettre un peu d'érudition et de poésie, mais à ne pas manipuler avec vos doigts enfarinés ou graisseux, par pitié!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Merci &lt;/b&gt;beaucoup aux éditions Créer pour cette découverte!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4852602437922391789-7343399945432694469?l=lameralire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/7343399945432694469/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4852602437922391789&amp;postID=7343399945432694469&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/7343399945432694469'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/7343399945432694469'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/2011/10/ceci-nest-pas-un-livre-de-cuisine.html' title='Ceci n&apos;est pas un livre de cuisine'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-aTm68ftJJK8/TorFtOUH6KI/AAAAAAAAGNM/o7Ylm8WWnLU/s72-c/ail.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789.post-2115327303009771133</id><published>2011-09-05T19:46:00.001+02:00</published><updated>2011-10-04T11:41:10.952+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature française'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poésie'/><title type='text'>"Mais pour ton départ / J'étais là, / A l'instant qui se dénoue / Avec exactitude"</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-uGfJDHQ9DE8/TmTzKgNuxWI/AAAAAAAAFoE/bf99JDz6Gp0/s1600/kopp.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://3.bp.blogspot.com/-uGfJDHQ9DE8/TmTzKgNuxWI/AAAAAAAAFoE/bf99JDz6Gp0/s320/kopp.jpg" width="222" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je pourrais dire de Gabriel Eugène Kopp qu'il est un de mes auteurs chouchou, du moins &lt;b&gt;un auteur avec qui j'ai des relations privilégiées&lt;/b&gt;. J'avais découvert sa prose en la corrigeant pour les &lt;a href="http://www.griffedencre.fr/"&gt;éditions Griffe d'Encre&lt;/a&gt; (d'abord avec &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2008/04/lvangile-selon-gabriel-eugne-kopp.html"&gt;&lt;i&gt;Au nord-nord-ouest d'Eden&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, puis avec &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2009/12/cest-reparti-pour-un-tour.html"&gt;&lt;i&gt;La Dernière Nécropole&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;). Depuis, j'avais aussi découvert sa poésie, puisqu'il m'avait envoyé son recueil &lt;i&gt;&lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2009/10/et-ma-plume-vorace-grands-traits.html"&gt;Caraïbes&lt;/a&gt; &lt;/i&gt;dès sa parution, lors de l'été 2009. Plus récemment, &lt;b&gt;Gabriel a obtenu le prix Jean Cocteau &lt;/b&gt;pour un autre recueil de poésie, &lt;i&gt;Mots de Passe&lt;/i&gt; (dont je vais vous parler aujourd'hui), que j'ai reçu&lt;i&gt; illico presto&lt;/i&gt; lui aussi, toujours édité chez la maison d'édition associative &lt;a href="http://www.flammesvives.com/"&gt;Flammes Vives&lt;/a&gt;. Déjà, rien que ce rapport-là, ce côté attentionné du personnage, ça vous met dans de bonnes dispositions avant d'ouvrir l'ouvrage en question!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce recueil, je l'avais donc commencé quelques jours après l'avoir reçu, puis l'avais  laissé de côté avant de le reprendre "pour de bon". &lt;b&gt;Il y est question&lt;/b&gt;, rarement de façon explicite mais plutôt par touches impressionnistes - en réalité, pointillistes serait plus exact, car chacune de ces touches est d'une précision de dentellière - &lt;b&gt;de la mort, du royaume d'en bas et des ses habitants&lt;/b&gt;. Parfois c'est très net, et parfois nettement moins ; cela tient plus à un lieu décrit qui aurait des allures de cimetière, à une nuit d'une épaisseur particulière, à une absence de mouvement... Rien de glauque ou de déprimant dans tout cela, cependant, au contraire, même : &lt;b&gt;une drôle d'ambiance plutôt agréable, entre nostalgie et tendresse&lt;/b&gt;, même pour parler de corps en décomposition ou de champs de bataille dévastés... Ces "mots de passe" peuvent donc s'interpréter comme ceux qui permettent d'amadouer Cerbère et de traverser le Styx. Est-ce à dire que Gabriel Eugène Kopp se prend pour Orphée? Connaissant le bonhomme, je n'irais pas jusque-là. Ou alors, un Orphée des temps modernes, parce que du point de vue de son style poétique, on retrouve ici &lt;b&gt;des compositions à la versification majoritairement libre, des  quasi-calligrammes, parfois des rimes et parfois pas&lt;/b&gt;...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Si &lt;b&gt;j'ai plutôt aimé ce court recuei&lt;/b&gt;l, je dois avouer  qu'il m'a moins "parlé" que &lt;i&gt;Caraïbes&lt;/i&gt;. De façon générale, je  m'y suis sentie plutôt bien, malgré sa coloration très sombre, un peu&lt;b&gt; comme dans un film de Tim Burton&lt;/b&gt;. Les images sont des camaïeux de gris, la mort est souvent un personnage à part entière, l'ambiance est irréelle et fantastique ; pourtant, la petite musique qui accompagne ces tableaux qui, en temps normal, nous terroriseraient, fait qu'on en soutient la vision et qu'on l'apprécie. Ce que j'ai trouvé particulièrement intéressant, d'ailleurs, c'est &lt;b&gt;le ressenti que Gabriel Eugène Kopp a réussi à faire émerger à partir d'images peu ragoûtantes&lt;/b&gt; : on ressent une tendresse certaine au sujet de cadavres plus ou moins décomposés, ou de paysages ayant été le théâtre de violences barbares.&lt;b&gt; Juste cela, cela vaut le détour, il me semble! &lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Par conte, il m'a semblé qu'il y avait,  dans ce recueil plus que dans le précédent, plus de poèmes qui ne me plaisaient pas plus que cela, qui me laissaient à côté, sur le bord...&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Pour vous donner une meilleure idée du recueil, voici &lt;b&gt;mon ressenti sur quelques poèmes en particulier&lt;/b&gt;... &lt;i&gt;Exactitude &lt;/i&gt;m'a  beaucoup touchée, en ce qu'il s'attache au &lt;b&gt;moment précis qui sépare la vie  de la mort&lt;/b&gt; et que c'est un instant au sujet duquel je m'interroge  très souvent depuis le décès d'un de mes proches, en début d'année. Le titre de ce billet est d'ailleurs extrait de ce poème.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Grisailles &lt;/i&gt;m'a semblé&lt;b&gt;&lt;i&gt; &lt;/i&gt;très  réussi du point de vue de l'ambiance rendue&lt;/b&gt; ; je ne suis pas Parisienne, mais je me suis projetée dans la capitale, en lisant ça. Par contre, je l'ai trouvé très très différent du  reste du recueil en ce qui concerne la thématique : il est gris, certes, mais pas d'un gris de jour d'enterrement, pas en rapport avec la mort. Ce n'est pas forcément une critique, mais un constat qui m'a frappée à la lecture.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je souhaite faire une mention spéciale pour les  poèmes évoquant la sexualité des personnes âgées, qui m'ont fait sourire ;  peut-être parce que je ne réalise pas encore que je passerai par là moi  aussi? &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Enfin, &lt;b&gt;&lt;i&gt;Mots de passe&lt;/i&gt;, poème qui donne son nom au recueil, est excellent &lt;/b&gt;à mon avis,  mais c'est peut-être la métrique qui joue beaucoup ; il a en effet une forme beaucoup plus  classique (des quatrains d'alexandrins qui riment), ce qui, j'imagine, a dû me replacer en terrain connu, pour moi qui n'ai lu que très peu de poésie dans ma vie, et donc essentiellement les "classiques" qu'on étudie en classe. En tout cas, il m'a beaucoup plu! Et pour la peine, je le reproduis ici avec l'aimable autorisation de son auteur...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: center;"&gt;&lt;b&gt;Mots de passe &lt;/b&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Sans rencontrer jamais qu'un masque inconsistant&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Tu entras dans mon cœur et ma mort quotidienne,&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Sacrifiant mes calculs d'un couteau d'obsidienne&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Sur l'autel dont le marbre était comme draps blancs.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Moi je ne voulais rien, une paix sans mémoire,&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Pas de consolation, ni zèle, ni pitié.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Et tu m'as pris aux mots, sans vergogne et sans gloire,&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Avec les clous cruels dont tu m'as crucifié.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;De mon âme arrachant tous les relents putrides,&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Les dictons puérils, les mondes indigents,&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Tu as mis en prison tous mes contes stupides,&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Avant de libérer mes poèmes en bancs.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Tu domptas mes requins, cauchemars ravageurs,&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Et me fis deviner au fond de caves sombres,&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Des paroles d'amour, des femmes, des rancœurs,&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Des trésors enfouis et des chansons en nombre,&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Des voyageurs sans noms, de fieffés assassins,&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Des villes, des festins, des fleurs bien plus sereines,&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Des monstres verdoyants et antédiluviens,&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Des fards et des parfums dissimulant des reines...&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;A l'abri de tes bras, la vie à nouveau douce,&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Je dormais sur mon tas de papiers de brouillon&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Et je me réveillais quand l'aurore était rousse.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Mes songes évadés en rimes et raisons...&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Ton souffle devenu la fin de mon supplice,&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Ma très douce ennemie égarée dans l'oubli,&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Avant que les enfers goulus ne t'engloutissent,&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Le présent t'éloigna discrète de mon lit.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Ô muse diluée, un soir dans mes écrits&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Tu partis vers les dieux dont tu m'avais donné,&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Épouse, les conseils, les échos, les mépris,&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Et je t'en aime encore à chaque instant passé.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour finir, un petit clin d’œil aux coïncidences qui ne manquent jamais de se produire dans mes relations avec Gabriel : le lendemain du jour où j'ai terminé ce recueil-ci, le suivant, &lt;i&gt;Lorraines&lt;/i&gt;, était dans ma boîte aux lettres. &lt;b&gt;Quelle production, mes aïeux!&lt;/b&gt; Il est pour l'instant posé sur ma table de nuit pour me permettre d'y picorer de temps en temps... A n'en pas douter, il me conduira également à vous inciter à lire de la poésie!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Encore &lt;b&gt;un énorme merci à Gabriel&lt;/b&gt; pour ce recueil!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4852602437922391789-2115327303009771133?l=lameralire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/2115327303009771133/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4852602437922391789&amp;postID=2115327303009771133&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/2115327303009771133'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/2115327303009771133'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/2011/09/mais-pour-ton-depart-jetais-la-linstant.html' title='&quot;Mais pour ton départ / J&apos;étais là, / A l&apos;instant qui se dénoue / Avec exactitude&quot;'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-uGfJDHQ9DE8/TmTzKgNuxWI/AAAAAAAAFoE/bf99JDz6Gp0/s72-c/kopp.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789.post-6407049371714764382</id><published>2011-08-29T21:31:00.001+02:00</published><updated>2011-10-04T11:41:54.585+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature française'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Essai'/><title type='text'>Je suis contre!</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/--pm-aF9eNJo/Tlu_fJfX6UI/AAAAAAAAFmA/WAX3sFWmCqo/s1600/hessel.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://1.bp.blogspot.com/--pm-aF9eNJo/Tlu_fJfX6UI/AAAAAAAAFmA/WAX3sFWmCqo/s320/hessel.jpg" width="190" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dépitée par la quantité de billets en retard (mais consciencieusement notés sur une petite liste parmi mes dizaines de petites listes de choses à faire...), &lt;b&gt;je choisis la formule offensive&lt;/b&gt;, comme dirait l'autre. La voie de la facilité diront certains. N'empêche, les résultats sont là : voici un billet! :)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je vais vous parler aujourd'hui de ce tout petit livre qui a tellement fait jaser. Ce sera vite fait, parce que l'ouvrage en question est vraiment très très court (cela explique aussi sans doute pourquoi il s'est tellement vendu, le prix étant en rapport avec la taille). A ce propos, étant un peu en ermitage bloguesque depuis plus d'un an, j'ignore si les blogs se sont fait l'écho de ce succès ou non, ni dans quels termes, ni s'il y a eu des débats passionnés sur la Toile, donc pardonnez, le cas échéant, le manque de pertinence de mon billet. Bref!&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;De la page 9 à la page 22 de cet opuscule, nous pouvons donc lire une sorte de &lt;b&gt;lettre ouverte à tous les Français&lt;/b&gt; (et même au monde entier, d'ailleurs) de Stéphane Hessel. Le gros du message est dans le titre, je ne vais donc pas vous résumer le propos du livre.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je dirai simplement que ce qu'il contient m'a paru &lt;b&gt;assez proche du bon sens et des évidences, et qu'il est effectivement frappant de constater les écarts qui peuvent exister entre théorie et pratique&lt;/b&gt;, par exemple entre l'idée que l'on se fait de la démocratie et la démocratie que l'on vit et que l'on tolère au quotidien. Remplacez ici "démocratie" par "respect des droits de l'homme", "égalité entre les citoyens", &lt;i&gt;etc.&lt;/i&gt; à l'envi. Le gros mérite de ce livre est donc celui de &lt;b&gt;nous remettre, encore une fois, face à nos contradictions et nos lâchetés&lt;/b&gt;, de nous rappeler qu'il ne suffit pas de fermer les yeux ou de regarder ailleurs pour que les problèmes disparaissent.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cela dit - et l'auteur a le tact, l'intelligence, la gentillesse ou je ne sais comment le dire, de le reconnaître -, &lt;b&gt;il n'est pas forcément aisé aujourd'hui de s'indigner&lt;/b&gt;, ou plutôt de savoir à qui faire part de son indignation.&lt;/div&gt;&lt;blockquote style="color: purple;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"C'est vrai, les raisons de s'indigner peuvent paraître aujourd'hui moins nettes ou le monde trop complexe. Qui commande, qui décide? Il n'est pas toujours facile de distinguer entre tous les courants qui nous gouvernent. Nous n'avons plus affaire à une petite élite dont nous comprenons clairement les agissements. C'est un vaste monde, dont nous sentons bien qu'il est interdépendant. (...) Mais dans ce monde, il y a des choses insupportables. (...) &lt;b&gt;La pire des attitudes est l'indifférence&lt;/b&gt;, dire : "je n'y peux rien, je me débrouille". "&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;i&gt;Indignez-vous!&lt;/i&gt;, p. 14&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Suite à la lecture de ce livre, j'ai eu l'occasion d'avoir des conversations (assez déprimantes) avec des personnes travaillant en hôpital ou dans de grosses entreprises connues pour mettre la pression à leurs employés. &lt;b&gt;Je me suis demandé auprès de qui m'indigner&lt;/b&gt; de leurs conditions de travail, sans trouver de réponse. On a réfléchi à des solutions à notre échelle sans en trouver (tout passait par la loi, la politique d'embauche de l'entreprise ou autre domaine fort fort lointain). Je suis sortie de cette discussion complètement démoralisée sur le monde de l'entreprise et sur la société individualiste dans laquelle nous vivons, en me disant que j'étais bien irresponsable d'avoir envoyé un pauvre bébé innocent qui n'avait rien demandé se dépatouiller là-dedans... mais en aucun cas en me sentant maître de quoi que ce soit.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Donc oui, certes, effectivement : il faut s'indigner. Je n'en doute pas, et ça fait du bien de se l'entendre dire, surtout par un "Ancien" (d'ordinaire, on a plutôt tendance à penser que les agitateurs sont des jeunes). A ce propos, j'aime particulièrement ce passage, où l'expérience du résistant vient appuyer le propos :&lt;/div&gt;&lt;blockquote style="color: purple;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"On ose nous dire que l’État ne peut plus assurer le coût de ces mesures citoyennes [les conquêtes sociales de la Résistance, à savoir sécurité sociale, retraites, éducation pour tous, liberté de la presse]. Mais comment peut-il aujourd'hui manquer de l'argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période où l'Europe était ruinée? Sinon parce que le pouvoir de l'argent, tellement combattu par la Résistance, n'a jamais été aussi grand, insolent, égoïste, avec ses propres serviteurs jusque dans les plus hautes sphères de l’État."&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;i&gt;Indignez-vous!&lt;/i&gt;, p. 11&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais&lt;b&gt; la mise en application est un peu problématique&lt;/b&gt;... Forte de ce remontage de bretelles (que je n'hésiterai pas à renouveler vu l'épaisseur du livre, que j'ai déjà d'ailleurs relu), &lt;b&gt;je me propose donc de rester ouverte aux motifs d'indignation et surtout aux possibilité de s'indigner avec efficacité&lt;/b&gt;, histoire de ne pas être qu'une Française moyenne qui ronchonne tout le temps... :)&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4852602437922391789-6407049371714764382?l=lameralire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/6407049371714764382/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4852602437922391789&amp;postID=6407049371714764382&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/6407049371714764382'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/6407049371714764382'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/2011/08/je-suis-contre.html' title='Je suis contre!'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/--pm-aF9eNJo/Tlu_fJfX6UI/AAAAAAAAFmA/WAX3sFWmCqo/s72-c/hessel.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total><georss:featurename>France</georss:featurename><georss:point>46.227638 2.213749000000007</georss:point><georss:box>41.328188 -5.397050999999993 51.127088 9.824549000000008</georss:box></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789.post-1590698957431527216</id><published>2011-07-20T21:35:00.001+02:00</published><updated>2011-10-04T11:42:10.232+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature française'/><title type='text'>En surface des heures souterraines...</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-HsQbogdyv1M/TgR_-evxQMI/AAAAAAAAErM/czCMbuyTq04/s1600/De%2Bvigan.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://1.bp.blogspot.com/-HsQbogdyv1M/TgR_-evxQMI/AAAAAAAAErM/czCMbuyTq04/s320/De%2Bvigan.jpg" width="202" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je ne sais pas pour quelle raison, mais il se trouve que j'attendais pas mal des &lt;i&gt;Heures souterraines &lt;/i&gt;de Delphine de Vigan. Il me semble qu'il devait être en lice pour un prix littéraire quelconque au moment où je l'ai acheté ; et puis je savais qu'il y était question du harcèlement au travail, ce qui m'intéressait particulièrement à ce moment-là. J'espérais donc lire un bon roman sur le sujet, mais &lt;b&gt;j'ai plutôt été très déçue&lt;/b&gt;!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le problème d'écrire ses billets des mois après avoir lu les livres, c'est qu'on ne se rappelle plus du nom des personnages. Qu'à cela ne tienne, il me suffit de rouvrir le bouquin en question pour retrouver Mathilde, principale protagoniste de ce roman. Je ne me rappelle plus complètement non plus quel poste elle occupe dans son entreprise, mais il me semble que ça s'apparente à "assistante de direction" ; assistante de son supérieur hiérarchique en tout cas (bizarrement, je n'ai pas oublié son prénom à lui : il s'appelle Jacques). L'autre personnage principal non plus, je ne me souviens pas de son prénom ; la quatrième de couverture me rappelle qu'il s'appelle Thibault. Il est médecin et se rend chez les gens qui ont composé le 15, ou le numéro de SOS Médecins. En gros. &lt;b&gt;Ces deux personnages ne se connaissent pas&lt;/b&gt;. Ils vont se croiser une toute petite fois, sans y faire attention ; il n'y aura que le lecteur pour le remarquer. &lt;b&gt;Leur point commun c'est qu'ils vont mal&lt;/b&gt; : l'une du fait du harcèlement qu'elle subit à son travail, l'autre parce que la femme qu'il aime reste toujours aussi inaccessible et secrète après des mois (des années? Je ne m'en souviens plus) de relation.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Voilà. &lt;b&gt;C'est tout.&lt;/b&gt; Le problème, c'est que pour moi, même après 300 pages, ce fut tout. Non, le vrai problème, c'est que tout cela on le sait depuis le tout début, et que donc, j'ai eu &lt;b&gt;la désagréable impression que ce roman n'avait pas de raison d'être&lt;/b&gt;. Je sais c'est très cruel, ce que je dis, mais les mois écoulés n'aident pas à tempérer une mauvaise impression "à chaud", du moins, pas dans ce cas.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;J'ai eu l'impression de ne lire qu'un constat&lt;/b&gt; : Mathilde est malheureuse à son travail, c'est vrai qu'on lui fait subir des épreuves à se taper la tête contre les murs. Thibault n'est pas aidé, entre son quotidien à sillonner Paris pour s'occuper des petits et gros bobos des gens qu'il ne peut de toute façon pas sauver de leur détresse humaine et sa relation compliquée avec Lila. Sauf que &lt;b&gt;Delphine de Vigan ne m'a donné aucune clé&lt;/b&gt;. J'ai eu la désagréable impression de me trouver face à un matériau quasi brut, où mon attention n'était appelée sur rien en particulier, où ce qui aurait pu être intéressant n'était pas approfondi, où aucun "&lt;i&gt;suspense&lt;/i&gt;" n'était mis dans la narration alors qu'il aurait pu y en avoir... Quand j'en ai discuté avec celui-qui-avait-fondé-auteurs.tv, il m'a parlé de nouveau roman, de l'objectivité de la réalité que certains auteurs cherchent à retranscrire... Je veux bien. sans aucun doute que dans la réalité on ne nous dit pas "Tiens, c'est là qu'il faut regarder ; c'est ça, qui est important, à ce moment précis". Sauf que je ne lis pas des romans pour être comme dans la vraie vie. Je sais bien qu'un roman n'est pas un essai. Je ne m'attendais pas à ce qu'on m'explique les mécanismes du harcèlement moral ni comment faire pour y faire face. Mais de là à lire ce que je pourrais entendre de la bouche d'une copine pendant une soirée-pyjama...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bref, vous l'aurez compris, &lt;b&gt;ça n'a pas du tout collé &lt;/b&gt;entre &lt;i&gt;Les Heures souterraines &lt;/i&gt;et moi... Il y a toujours la possibilité que je sois passée à côté, bien sûr.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;P.S. : Il y a &lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/x3wb8p_delphine-de-vigan_creation#from=embed"&gt;une interview de Delphine de Vigan&lt;/a&gt; sur &lt;a href="http://auteurs.tv/"&gt;auteurs.tv&lt;/a&gt; et elle m'est tout de même fort sympathique! Allez, je lui donnerai sûrement de nouveau sa chance (trop sympa! ;-) ) un jour. Et puis, j'avais bien aimé &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2009/01/je-serai-pour-toi-unique-au-monde.html"&gt;&lt;i&gt;No et moi&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, quand même.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4852602437922391789-1590698957431527216?l=lameralire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/1590698957431527216/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4852602437922391789&amp;postID=1590698957431527216&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/1590698957431527216'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/1590698957431527216'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/2011/07/en-surface-des-heures-souterraines.html' title='En surface des heures souterraines...'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-HsQbogdyv1M/TgR_-evxQMI/AAAAAAAAErM/czCMbuyTq04/s72-c/De%2Bvigan.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total><georss:featurename>France</georss:featurename><georss:point>46.227638 2.213749000000007</georss:point><georss:box>41.328188 -5.397050999999993 51.127088 9.824549000000008</georss:box></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789.post-5647061412194306026</id><published>2011-06-23T23:23:00.001+02:00</published><updated>2011-10-04T11:42:29.058+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature française'/><title type='text'>Subtil dosage...</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-P586pgnJdB0/TgDhoBYLe4I/AAAAAAAAEpw/wRubdoOAtdE/s1600/joncour.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://3.bp.blogspot.com/-P586pgnJdB0/TgDhoBYLe4I/AAAAAAAAEpw/wRubdoOAtdE/s320/joncour.jpg" width="205" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bon, alors autant vous le dire d'emblée : &lt;b&gt;voici le meilleur bouquin que j'aie lu de Serge Joncour&lt;/b&gt;. Certes, je n'ai à ce jour lu que &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2009/12/rendre-le-vide-spectaculaire.html"&gt;&lt;i&gt;L'Idole&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; et le recueil de nouvelles &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2009/10/trop-la-classe-serge-joncour.html"&gt;&lt;i&gt;Combien de fois je t'aime&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, mais ces deux ouvrages m'avaient laissée sur ma faim (c'est drôle, car en relisant mon billet sur &lt;i&gt;L'Idole&lt;/i&gt;, je me rends compte que j'étais plutôt satisfaite à la fin de ma lecture). J'adore le Serge Joncour que j'entends régulièrement dans l'émission "Des Papous dans la tête" sur France Culture, et je ne m'y retrouvais pas. Certes, il y avait le côté un peu pataud que j'aime bien dans le personnage, mais il manquait selon moi l'humour, le côté brillant de certaines des saillies de Joncour chez les Papous... Avec &lt;i&gt;L'Homme qui ne savait pas dire non&lt;/i&gt;, &lt;b&gt;j'ai lu vraiment un excellent roman&lt;/b&gt;, avec une histoire qui a un début et une fin, qui est drôle tout en ayant l'esprit Joncour décalé, qui est émouvant, aussi...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais avant d'aller plus loin, je vous livre &lt;b&gt;la quatrième de couverture&lt;/b&gt;, que je trouve pour une fois plutôt bonne :&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;"Parfois le soir, seul devant la glace, il avance ses lèvres pour dire le mot, il les rassemble comme pour une moue ou un demi-baiser, il tend la bouche vers l'avant et cale les incisives pour souffler la décisive consonne, mais là, le mot ne vient pas, il lui reste sur la langue comme un noyau de ceris, un chewing-gum qui refuserait de buller."&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: justify;"&gt;On n'imagine pas l'embarras de ne plus pouvoir prononcer ce simple mot : non. C'est pourtant ce qui arrive à Beaujour, employé modèle dans un institut de sondage. Grâce à un atelier d'écriture, il part à la recherche du mot perdu, quitte à remonter toute l'histoire.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: purple;"&gt;Avec la sensibilité qu'on lui connaît, Serge Joncour multiplie les scènes cocasses et compose un véritable roman des origines.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai envie tout d'abord de parler de Beaujour, cet homme qui a perdu son "non", car contrairement à Frangin, le personnage principal de &lt;i&gt;L'Idole&lt;/i&gt;, &lt;b&gt;il m'a toujours été sympathique au fil du roman&lt;/b&gt;. Conscient de ce qui lui arrive, et résolu de faire en sorte de ne jamais se faire remarquer pour cela, il se retrouve bien souvent dans des situations délicates, se fait exploiter à son travail, &lt;i&gt;etc. &lt;/i&gt;Au final, on a un personnage adorable mais pas niais, en situation de malaise permanent mais pas déprimé ni abattu, en doute perpétuel même si une des réponses en théorie possible est toujours impensable pour lui... Bref, &lt;b&gt;un personnage riche, original tout en semblant très commun&lt;/b&gt;... un type bien, quoi. Au passage, signalons que son métier de sondeur donne lieu à des scènes assez drôles, où les personnes interrogées n'ont pour répondre que le choix entre "Oui, tout à fait" et "Oui, plutôt".&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Régulièrement, viennent s'insérer dans le récit la production de Beaujour (chaque passage étant appelé une "broderie" ; c'est joli, non? Ça m'a fait penser aux &lt;i&gt;Rêveries d'un promeneur solitaire&lt;/i&gt;, de Rousseau) à son fameux atelier d'écriture, "L'ouvroir des mots perdus" (clin d’œil au mouvement de l'Oulipo, l'ouvroir de littérature potentielle, auquel peut être rattaché Joncour, notamment à travers sa participation aux Papous). Cet atelier, d'ailleurs, vient asseoir plus franchement la &lt;b&gt;dimension fantastique (très légère, toutefois) du récit&lt;/b&gt;, puisque s'y réunissent des personnes qui, comme Beaujour, ont perdu l'usage d'un mot. Ils les perdent un peu comme des cheveux, "sans s'en rendre compte, jusqu'au jour où ça saute aux yeux", et cherchent ensemble à les retrouver. A chaque séance, l'un des participants est nommé &lt;i&gt;couvreur &lt;/i&gt;et se poste près de la porte pour veiller "à ce qu'aucun mot ne s'échappe". Voilà aussi &lt;b&gt;une trouvaille qui m'a plu&lt;/b&gt;, comme de façon générale toutes ces situations à la fois surréalistes et accueillies avec simplicité et naturel par les protagonistes.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Comme je le disais en introduction, j'ai aimé aussi qu'on progresse dans l'histoire - ce qu'après coup j'aurais tendance à reprocher à &lt;i&gt;L'Idole&lt;/i&gt;, où on avait un excellent postulat de départ (surréaliste aussi, puisqu'il s'agissait d'un homme qui devenait célèbre du jour au lendemain sans savoir pourquoi) mais pas tellement d'intrigue, tel que je m'en souviens. Ici, &lt;b&gt;non seulement on a cette situation de départ un peu folle&lt;/b&gt;, car tout à fait littérale, d'un homme incapable de dire non, qui pousse l'auteur (et le lecteur avec lui) à s'interroger sur les implications d'une telle situation, &lt;b&gt;mais elle vient en plus s'agrémenter d'une triple quête&lt;/b&gt; : quête du passé familial, quête du mot perdu, et quête amoureuse. &lt;b&gt;Ces différents niveaux s'entremêlent habilement&lt;/b&gt;, donnant un excellent dosage d'humour, de réflexions de fond, d'empathie et même d'attente (que, j'avoue, je ne me serais pas attendue à éprouver face à un roman de Joncour ; vu ma grande connaissance de l'auteur, c'était bien présomptueux de ma part, je sais...).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A ce stade de mon billet, je suis un peu navrée du peu que j'ai eu à vous dire sur ce roman, la faute aux mois écoulés entre sa lecture et ce commentaire (six ou sept... Hum!), car il mérite sans aucun doute d'être bien mieux défendu que ça... Mais puisqu'il faut conclure, &lt;b&gt;je vous conseille vivement la lecture de &lt;i&gt;L'Homme qui&amp;nbsp; ne savait pas dire non&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;, un roman qui m'évoque spontanément les mots "dosage" et "subtil" (et voilà, j'ai trouvé le titre de mon billet!). Du très bon Joncour!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4852602437922391789-5647061412194306026?l=lameralire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/5647061412194306026/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4852602437922391789&amp;postID=5647061412194306026&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/5647061412194306026'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/5647061412194306026'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/2011/06/subtil-dosage.html' title='Subtil dosage...'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-P586pgnJdB0/TgDhoBYLe4I/AAAAAAAAEpw/wRubdoOAtdE/s72-c/joncour.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789.post-2975477298861464619</id><published>2011-06-21T20:08:00.001+02:00</published><updated>2011-10-04T11:42:50.945+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature française'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Essai'/><title type='text'>Mémoire qui flanche?</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-4IE7SEAGf1c/Tfz3mfkwBuI/AAAAAAAAEmA/qaMsdgkIu6o/s1600/romilly.gif" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://4.bp.blogspot.com/-4IE7SEAGf1c/Tfz3mfkwBuI/AAAAAAAAEmA/qaMsdgkIu6o/s320/romilly.gif" width="189" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;De Jacqueline de Romilly, hormis son nom et la célèbre mention "de l'Académie française" qui l'accompagne sur ses bouquins, je ne savais rien au moment où l'on m'a offert ce petit livre (même pas 120 pages) d'elle. Je pense que ce billet sera très court, car &lt;b&gt;je n'ai pas du tout accroché &lt;/b&gt;avec ce petit ouvrage, que je qualifierais de "témoignages" (mais que je vais quand même classer dans les essais, parce que bon, il n'y a pas suffisamment de non-fiction sur mon blog pour que je distingue trop précisément les catégories).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le but était pourtant honorable : &lt;b&gt;revenir sur des instants de grâce de la mémoire&lt;/b&gt;, en quelque sorte, que l'auteure a connu dans sa vie, ces moments qui se comptent sur les doigts des deux mains où, plus que simplement "se souvenir" d'épisodes de sa vie, elle les a "revécus" de tous ses sens. Le phénomène a paru tellement fort et en même temps tellement mystérieux à Jacqueline de Romilly qu'elle a décidé d'en faire un livre. Très bien, mais une fois que l'on a dit cela, on a presque tout dit, et &lt;b&gt;ce n'était pas la peine de le répéter &lt;/b&gt;selon différentes variantes&lt;b&gt; pendant plus de 100 pages&lt;/b&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'ouvrage est découpé en trois parties, regroupant chacune quelques-uns de ces instants en dehors du temps vécus par l'auteur ; autant vous avouer d'emblée que je n'ai pas compris comment ils étaient regroupés, ni s'il y avait seulement une logique derrière ce choix. Ce qui m'a invariablement agacée (mais de plus en plus au fur et à mesure que je progressais dans ma lecture), c'est que l'on me dise tout le temps "comme nous allons le voir", &lt;b&gt;remettant toujours à plus tard le clou de la démonstration qui, finalement, n'est jamais venu&lt;/b&gt; (ou bien, je ne l'ai pas vu). Quelle déception! D'autant plus que, comme Jacqueline de Romilly le remarque elle-même, ces expériences étranges n'ont en elles-mêmes rien d'extraordinaire : elles ne sont pas rattachées à des épisodes cruciaux de sa vie (ce serait presque même le contraire), mais se rapportent plutôt à une conversation anodine, à l'ambiance d'une sortie de réunion, ou à l'aspect d'un jardin après la pluie... Bref, &lt;b&gt;pas de quoi passionner le lecteur&lt;/b&gt; en attente des fameuses "révélations" du titre!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour conclure, je dirai donc que j'ai vraiment eu l'impression de lire &lt;b&gt;les élucubrations d'une vieille dame qui ne se rappelle plus très bien ce qu'elle veut dire et radote&lt;/b&gt;. J'imagine que j'ai dû complètement passer à côté de quelque chose d'essentiel, car sur la quatrième de couverture, on peut lire une citation de la critique de Pivot, dans &lt;i&gt;Le Journal du Dimanche&lt;/i&gt; qui parle d'une "leçon de bonheur"... Mouais. Désormais, sauf conseil hyper enthousiaste de personne hautement recommandable (et compatible avec moi) littérairement parlant, je passerai mon chemin sans hésitation devant les bouquins de Jacqueline-de-Romilly-de-l'Académie-française!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4852602437922391789-2975477298861464619?l=lameralire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/2975477298861464619/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4852602437922391789&amp;postID=2975477298861464619&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/2975477298861464619'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/2975477298861464619'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/2011/06/memoire-qui-flanche.html' title='Mémoire qui flanche?'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-4IE7SEAGf1c/Tfz3mfkwBuI/AAAAAAAAEmA/qaMsdgkIu6o/s72-c/romilly.gif' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total><georss:featurename>France</georss:featurename><georss:point>46.227638 2.213749000000007</georss:point><georss:box>41.328188 -5.397050999999993 51.127088 9.824549000000008</georss:box></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789.post-2422011635573864067</id><published>2011-06-19T09:00:00.003+02:00</published><updated>2011-10-04T11:43:08.306+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature française'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Challenge blog-o-trésors'/><title type='text'>"Longtemps après que nos yeux ont lu les livres, nous (...) apprenons combien ils nous connaissaient déjà."</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-HHlj64YQvWs/TftXrhmQ2XI/AAAAAAAAEj8/72ZaRwUejCQ/s1600/garat.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://2.bp.blogspot.com/-HHlj64YQvWs/TftXrhmQ2XI/AAAAAAAAEj8/72ZaRwUejCQ/s320/garat.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Si vous suiviez le blog de  Caro[line] (&lt;a href="http://5emedecouverture.wordpress.com/"&gt;Cinquième de couverture&lt;/a&gt;) il y a environ deux ans et demi (déjà!), vous n'avez pu manquer &lt;a href="http://5emedecouverture.wordpress.com/2008/10/13/garat-dans-la-main-du-diable/"&gt;son énorme coup de cœur&lt;/a&gt; pour le roman dont je vais vous parler aujourd'hui. &lt;b&gt;C'est bien évidemment à cause d'elle&lt;/b&gt; (grâce à elle en fait, vous allez le voir) &lt;b&gt;que j'ai aussitôt fait l'acquisition de&lt;i&gt; Dans la main du diable&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;. Comme la plupart des livres que j'achète, celui-ci a passé quelque temps dans ma bibliothèque à se familiariser avec ses nouveaux petits copains avant que je ne l'en extraie pour me le mettre sous la dent (ou plutôt sous les yeux). Il faut dire que ses presque 1300 pages étaient aussi un peu impressionnantes...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nous sommes ici en présence d'un roman monumental qui s'avère être le premier volet d'une saga couvrant une bonne partie du XXe siècle. De prime abord, ça ne m'aurait pas intéressée plus que cela, mais il se trouve que j'ai beaucoup aimé me retrouver à tourner les pages à toute vitesse pour suivre Gabrielle Demachy, l'héroïne de ce roman, dans sa quête. Son objectif, au début du roman, est de découvrir ce qu'est devenu son cousin et néanmoins amour, dont elle et sa tante sont sans nouvelles depuis plusieurs années (on est alors en 1913). Persuadée que les autorités leur cachent des choses, ayant épuisé toutes les voies légales qui existent, Gabrielle refuse de baisser les bras et décide de mener l'enquête par ses propres moyens. Son dessein conduira cette jeune orpheline de bonne famille à endurer bien des tourments, des révélations, des aventures et, bien évidemment, des dangers.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tout d'abord, le style d'Anne-Marie Garat dans ce roman m'a quelque peu laissée sceptique : l'écriture rappelle en effet fortement celle des grands maîtres du XIXe (phrasé très long, descriptions détaillées, subjonctifs à la pelle...), mais en moins bien. Par moments, je trouvais que le rythme n'allait vraiment pas, que certaines phrases étaient bancales, ce qui rendait l'imitation par trop flagrante. Je ne veux pas du tout dire qu'Anne-Marie Garat écrit mal, bien loin de là, mais simplement que l'exercice d'écrire comme Zola ou Flaubert est loin d'être aisé, et que dans ce roman, en quelques endroits, on s'accroche aux mots. En outre, comme souvent avec les romans écrits dans un style auquel on n'est pas accoutumé, il suffit de quelques pages d'adaptation pour ne plus du tout y prêter attention et se couler dans la logique des phrases. Une fois cette étape passée donc, j'ai pu arrêter de me focaliser sur le style pour me concentrer sur l'histoire...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Et l'histoire, parlons-en! Car il y a dans celle-ci tout ce qu'il faut pour me plaire&lt;/b&gt; (et pour plaire à beaucoup, si vous voulez mon avis) : &lt;b&gt;de l'aventure&lt;/b&gt;, avec une enquête qui progresse plus ou moins vite, des fausses pistes, la complexité de la réalité et sa crédibilité, aussi. &lt;b&gt;Des personnages consistants et pour la plupart mystérieux&lt;/b&gt;, des vrais méchants qui cachent leur jeu, des femmes en avance sur leur temps, du "petit personnel", des ouvriers, des paysans, des artistes, des "protocapitalistes", tous ces personnages étant très humains, l'ensemble contribuant à dépeindre toute &lt;b&gt;l'ambiance d'un nouveau siècle&lt;/b&gt; avec son dynamisme, sa foi en le progrès et en même temps ses premières luttes sociales. De ce point de vue, &lt;i&gt;Dans la main du diable&lt;/i&gt; brosse le portrait d'une époque de façon brillante (selon moi), c'est-à-dire &lt;b&gt;sans s'appesantir ni ressembler à un cours d'histoire&lt;/b&gt; de France ou des sociétés déguisé ; pourtant, de nombreuses catégories sociales sont évoquées, ainsi que l'état des lieux dans plusieurs domaines (le cinéma, le patronat, la médecine, le milieu artistique...). J'ai beaucoup aimé cet aspect, qui fait que l'on intègre des connaissances sans s'en rendre compte et que l'on baigne dans toute une ambiance cohérente. Évidemment, on trouve aussi dans ce roman plusieurs histoires d'&lt;b&gt;amour &lt;/b&gt;plus ou moins complexes et plus ou moins heureuses... Enfin, le tout forme un équilibre que, pour ma part, j'ai trouvé parfait.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je l'ai dit, &lt;i&gt;Dans la main du diable&lt;/i&gt; est &lt;b&gt;le premier tome d'une trilogie&lt;/b&gt; ; pour autant, il me semble qu'il forme un roman à part entière et n'appelle pas nécessairement à la lecture de la suite. Cet opus était centré sur le personnage de Gabrielle, jeune femme en 1913 ; le suivant s'intéresse à Millie, qui n'est qu'une toute petite fille de cinq ans dans ce premier tome. J'apprécie aussi cette indépendance relative, et j'imagine n'être pas la seule lectrice à ne pas aimer sentir qu'on me tire par la manche pour acheter la suite d'un bouquin. ;-)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour conclure donc, &lt;b&gt;je vous conseille vivement ce grand roman&lt;/b&gt; qui, je pense, vous emportera. Ne vous laissez pas impressionner par son volume, car une fois entrés dans l'histoire (et le style) les pages se tournent toutes seules!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Par ailleurs, je vous signale &lt;b&gt;l'excellente interview d'Anne-Marie Garat&lt;/b&gt; que l'on peut trouver sur le site &lt;a href="http://www.auteurs.tv/"&gt;auteurs.tv&lt;/a&gt; (les visuels dans le sommaire des interviews ne fonctionnent plus, mais les liens si, et vous pouvez donc toujours les regarder). Son regard pétillant, son rire, sa passion m'avaient conquise à l'époque. J'ai de nouveau visionné cette vidéo à la suite de ma lecture et rien n'a changé : le charme opère toujours autant... Du coup, lors de ma dernière virée en librairie, j'ai acheté le tome suivant, &lt;i&gt;L'Enfant des ténèbres&lt;/i&gt;, sorti récemment en poche chez Babel. :)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;P.S.&lt;/i&gt; : Le titre de ce billet est extrait d'un passage du roman qui ne manquera pas de parler à tous les passionnés de lecture. Voici la citation complète :&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="color: purple;"&gt;"Elle pouvait déchiffrer les mots et les ajuster les uns aux autres sans en coordonner le sens occulte, qui faisait son chemin en elle, avec ce temps retard de la lecture profonde, qui n'est ni celle des yeux, du cœur, ni même de l'intelligence, mais qui opère en toute obscurité, disloque et reconstruit les échafaudages intimes, falsifie ou révèle le secret qu'on est à soi,selon un temps qui n'a rien à voir avec le temps de la réalité, par séismes invisibles et longues saisons mortes, et longtemps après que nos yeux ont lu les livres nous les lisons au fond de nous, apprenons combien ils nous connaissaient déjà."&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;span style="color: purple;"&gt;p. 1049-1050&lt;/span&gt; &lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;P.S.&lt;/i&gt; bis : mais non, vous ne rêvez pas, je viens de lire un livre de plus sur ma liste de quatre romans choisis dans le cadre du &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2009/01/la-chair-est-faible.html"&gt;challenge Blog-o-Trésors&lt;/a&gt; (il y a deux ans, oui, oui, c'est bien ça! ^_^). Plus que &lt;i&gt;Les Piliers de la terre&lt;/i&gt; à lire, et j'aurai fini un autre challenge! &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-RjjgNt1A-00/TfyuZkLlgdI/AAAAAAAAEls/jq-tm_DoLWM/s1600/blogotresors.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/-RjjgNt1A-00/TfyuZkLlgdI/AAAAAAAAEls/jq-tm_DoLWM/s1600/blogotresors.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4852602437922391789-2422011635573864067?l=lameralire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/2422011635573864067/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4852602437922391789&amp;postID=2422011635573864067&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/2422011635573864067'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/2422011635573864067'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/2011/06/longtemps-apres-que-nos-yeux-ont-lu-les.html' title='&quot;Longtemps après que nos yeux ont lu les livres, nous (...) apprenons combien ils nous connaissaient déjà.&quot;'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-HHlj64YQvWs/TftXrhmQ2XI/AAAAAAAAEj8/72ZaRwUejCQ/s72-c/garat.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total><georss:featurename>France</georss:featurename><georss:point>46.227638 2.213749000000007</georss:point><georss:box>41.328188 -5.397050999999993 51.127088 9.824549000000008</georss:box></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789.post-6718018307790387182</id><published>2011-06-17T15:21:00.000+02:00</published><updated>2011-06-17T15:21:24.399+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature française'/><title type='text'>"Je ne demande pas pardon, de toute façon."</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-hSg_odfNqnw/TfsS6-QePcI/AAAAAAAAEj4/W7LFHmZ_qhQ/s1600/besson.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://3.bp.blogspot.com/-hSg_odfNqnw/TfsS6-QePcI/AAAAAAAAEj4/W7LFHmZ_qhQ/s320/besson.jpg" width="204" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai découvert Philippe Besson il y a plus d'un an avec &lt;i&gt;&lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2009/12/le-soleil-se-couche-sur-cape-cod.html"&gt;L'arrière-saison&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, roman d'ambiance que j'avais beaucoup aimé pour son minimalisme précis dans les sentiments des personnages qu'il mettait en scène. Il faut croire qu'à la bibliothèque de mon village, on l'aime bien, car de nombreux roman de sa plume s'y trouvent, aussi à ma dernière virée là-bas (qui remonte à plusieurs mois! Ils vont me gronder quand je vais leur rapporter le livre! ;-) ), j'ai choisi un autre roman de Besson : &lt;i&gt;Un homme accidentel&lt;/i&gt;. Pourquoi celui-ci? Je pense que j'avais des réminiscences de l'interview de l'auteur que j'avais vue sur &lt;a href="http://www.auteurs.tv/"&gt;auteurs.tv&lt;/a&gt; il y a fort longtemps, et dans laquelle il faisait souvent référence à ce roman-là... Me voici donc devant la tâche ardue de devoir &lt;b&gt;écrire un billet pas loin de six mois après avoir lu le livre&lt;/b&gt;... Souhaitez-moi bon courage! ;-)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce roman, c'est &lt;b&gt;l'histoire d'un grain de sable qui vient enrayer une machine sans histoires&lt;/b&gt; comme il en existe sans doute beaucoup. Le récit d'une rencontre qui devrait être banale et qui ne l'est pas, d'une passion qui naît là où on l'attend le moins et qui réduit tout le reste (obligations familiales et professionnelles, sentiments passés, bon-sens...) à néant. On s'en doute - et du reste, on le sait dès les premières pages -, tout cela ne pourra mener le narrateur que vers une fuite en avant droit dans le mur.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Ce qui m'a plu dans ce roman, c'est le fait que l'auteur s'intéresse à cet état assez incroyable de &lt;/b&gt;&lt;b&gt;ceux qui abandonnent tout&lt;/b&gt;, font table rase de toute une vie, pour se consacrer à ce qui paraît aux autres (et parfois mêmes aux intéressés eux-mêmes, d'un point de vue strictement objectif) comme chimérique et n'en valant pas la peine. Cette tendance à l'auto-destruction qui s'empare de ceux qui disent : "Je n'ai pas le choix, je ne peux pas faire autrement" est au cœur d'&lt;i&gt;Un homme accidentel&lt;/i&gt;. Besson ne nous propose pas d'en comprendre les mécanismes, mais simplement de nous décrire le phénomène de l'intérieur. C'est peut-être en même temps ce qui est frustrant dans ce roman : on est fascinés par l'histoire de ce policier (je viens de chercher son nom un bon moment, mais ne le trouve nulle part. Peut-être qu'il n'est pas mentionné ; ça renforcerait l'idée que "ça peut arriver à n'importe qui"...) qui, confronté à un meurtre sordide une nuit de garde, va voir sa vie bouleversée, mais en même temps celui-ci se contente de nous décrire ce qui s'est passé de façon très extérieure, confirmant ainsi qu'il n'a eu aucun pouvoir, aucune prise sur ce tourbillon qui l'a emporté. &lt;b&gt;C'est sans doute cela qui m'a personnellement un peu agacée dans ce personnage, d'ailleurs, cet aspect impuissant mais lucide&lt;/b&gt;. Cela dit, il s'en moque bien et ne s'en plaint pas ; il ne s'inquiète même pas d'avoir complètement perdu les rênes, ce qui m'a empêchée de ressentir de l'empathie pour lui...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Hormis ce policier, &lt;b&gt;bien peu de personnages se trouvent dans ce roman&lt;/b&gt; ; il y a évidemment le jeune et beau Jack Bell, star de cinéma désenchantée qui se trouve liée à cette sombre affaire de meurtre, Laura, la femme du narrateur, McGill, un collègue. On rejoint par là l'économie de personnages qu'on avait déjà trouvée dans &lt;i&gt;L'Arrière-saison&lt;/i&gt;. Du point de vue des lieux, on se trouve cette fois encore en Amérique, dans des décors de villas cossues de Los Angeles, de motels comme ceux qu'on voit dans les films, de grandes routes qui n'en finissent pas... Je me suis sentie bien dans ces décors ; ne m'étant jamais rendue sur place, j'ai du mal à évaluer s'ils sont réalistes ou non. Ce qui est certain, c'est que &lt;b&gt;Philippe Besson semble aimer situer ses intrigues outre-Atlantique&lt;/b&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Du point de vue du style, on est proche du langage parlé&lt;/b&gt;, ou plutôt du langage "pensé" ; les phrases sont tantôt très longues et accumulent au moyen de virgules et de conjonctions de multiples petites touches pour préciser la pensée, tantôt très courtes et bien rythmées. J'ai trouvé le tout extrêmement facile à lire et à suivre ; d'ailleurs, j'ai lu ce roman en très peu de temps, si je me souviens bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Voici un passage qui m'a particulièrement parlé, sans doute parce qu'il fait écho à toutes ces situations que l'on a vécues ou dont on a été témoin et qui ne s'expliquent pas rationnellement. Ça ne justifie pas ce qui s'est passé, mais cela propose au moins de se mettre dans la tête de tous ces gens qui "pètent les plombs". Il vous donne aussi un aperçu du style, que j'évoquais à l'instant.&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;"J'ai commis des gestes désespérés. Je dis : désespérés parce qu'ils étaient inutiles et je m'en doutais, même si je me refusais à l'admettre vraiment. Par exemple, j'ai répété jusqu'à la nausée des mots d'amour à Laura, moi qui en prononçais si peu, et plus je les disais et plus ils étaient faux, mais elle ne faisait pas la différence avec les vrais. J'ai imaginé un avenir, pour le temps où l'enfant serait là. J'ai dit : ce serait bien, une maison plus grande, on va déménager, et puis, des enfants on en aura peut-être d'autres, il faut y songer. Et les mots sonnaient creux, je ne me voyais pas les faire, ces enfants. Je ne me voyais même pas accueillir celui qui serait là bientôt. Et Laura était heureuse. Et c'était terrifiant, son bonheur, mes mensonges, l'engrenage."&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="color: purple;"&gt;p. 164-165&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En conclusion, c'est &lt;b&gt;une lecture que j'ai aimée&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;pas forcément de la grande littérature&lt;/b&gt;, mais qui aborde remarquablement à mon sens le vécu bien peu enviable d'un homme dont la vie bascule et qui s'en moque.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;P.S.&lt;/i&gt; : Le titre de ce billet, est extrait du roman, comme vous vous en doutez (p. 21).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4852602437922391789-6718018307790387182?l=lameralire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/6718018307790387182/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4852602437922391789&amp;postID=6718018307790387182&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/6718018307790387182'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/6718018307790387182'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/2011/06/je-ne-demande-pas-pardon-de-toute-facon.html' title='&quot;Je ne demande pas pardon, de toute façon.&quot;'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-hSg_odfNqnw/TfsS6-QePcI/AAAAAAAAEj4/W7LFHmZ_qhQ/s72-c/besson.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789.post-3795561563687652322</id><published>2011-06-13T21:46:00.000+02:00</published><updated>2011-06-13T21:46:14.961+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La vie à bord'/><title type='text'>L'ampleur du désastre...</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bon, je ne vais pas me chercher d'excuses sur mon retard et mon silence radio ; je sais bien que tout le monde est débordé, tout ça tout ça. Mais je me dis que juste prendre le temps de mettre une bête photo et trois phrases de commentaires ça montre que je pense à vous et à La Mer à Lire...&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Alors voilà, pour vous prouver que je compte bien vous parler de mes lectures non encore chroniquées, voici la pile qui trône à côté de mon ordi...&amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-rJ0chnl2XUg/TfZnrwCAc0I/AAAAAAAAEfo/uvz5PRymt0c/s1600/19+mai+2011+%252828%2529.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://4.bp.blogspot.com/-rJ0chnl2XUg/TfZnrwCAc0I/AAAAAAAAEfo/uvz5PRymt0c/s320/19+mai+2011+%252828%2529.JPG" width="240" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et encore, il y en a un qui s'est rajouté depuis... Bah, ça fait seulement 14 billets en retard! ^_^ Allez, avec les vacances d'été qui arrivent, je vais bientôt avoir un soir libéré par semaine. J'y crois à mort... Pas vous?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4852602437922391789-3795561563687652322?l=lameralire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/3795561563687652322/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4852602437922391789&amp;postID=3795561563687652322&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/3795561563687652322'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/3795561563687652322'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/2011/06/lampleur-du-desastre.html' title='L&apos;ampleur du désastre...'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-rJ0chnl2XUg/TfZnrwCAc0I/AAAAAAAAEfo/uvz5PRymt0c/s72-c/19+mai+2011+%252828%2529.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789.post-2477828849039750094</id><published>2011-06-12T21:10:00.000+02:00</published><updated>2011-06-12T21:10:50.902+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Un peu de cinéma en passant...'/><title type='text'>Une fois n'est pas coutume...</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-wWUg0bpe9qQ/TfTSzQ-POjI/AAAAAAAAEfk/4Jf1ooAbBRw/s1600/taxi+driver.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://2.bp.blogspot.com/-wWUg0bpe9qQ/TfTSzQ-POjI/AAAAAAAAEfk/4Jf1ooAbBRw/s320/taxi+driver.jpg" width="216" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;... me voici m'improvisant chroniqueuse cinéma! Oui, je sais, après des mois de silence quasi-total sur mes (pourtant nombreuses) lectures, c'est un peu gonflé de ma part de reprendre la parole pour causer film, mais voilà, c'est comme ça : j'ai choisi de participer à l'opération "Blogeurs, faites votre cinéma" organisée par PriceMinister justement parce qu'il y avait ce délai à tenir, pour &lt;b&gt;me forcer à rédiger un billet rapidement&lt;/b&gt;...&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Différents films nous étaient proposés, mais quand j'ai vu celui-ci, je l'ai immédiatement choisi pour en avoir entendu parler en maintes occasions comme étant &lt;b&gt;LE chef-d’œuvre de Martin Scorsese&lt;/b&gt;. Il m'a été expédié&lt;i&gt; illico presto&lt;/i&gt; et je l'ai regardé dès que j'ai eu une soirée de libre... J'ai donc pu découvrir la fameux &lt;a href="http://www.priceminister.com/offer/buy/10523/Taxi-Driver-DVD-Zone-2.html"&gt;&lt;i&gt;Taxi Driver&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, dont j'avais entendu tellement de bien ces derniers temps et - je suis sûre que vous me sentez venir - je n'ai pas spécialement accroché. Mais avant de détailler mes impressions sur le film, une petite digression sur mon passif de cinéphile pour vous permettre de mettre les choses dans leur contexte...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Ma culture cinéma est proche du degré zéro&lt;/b&gt;. Dans tous les domaines. Pas vu les films de De Funès et Fernandel (sauf &lt;i&gt;La Soupe aux choux&lt;/i&gt;), pas vu les premières adaptations de Pagnol, pas vu &lt;i&gt;Orange Mécanique&lt;/i&gt;, pas vu la série des Harry Potter, pas vu les films de Fellini, les Godard, les Hitchcock... Bon, vous me direz : d'un côté, c'est déjà pas mal de connaître leurs noms... Ma dernière sortie ciné remonte à octobre ou novembre 2009 (j'avais vu &lt;i&gt;District 9&lt;/i&gt;, qui m'avait d'ailleurs beaucoup déçue après ce que j'en avais entendu dire sur France Inter). Bon, ceci étant posé, &lt;b&gt;vous situez sans doute mieux celle qui est derrière le clavier &lt;/b&gt;pour rédiger ce billet, la même que celle qui était devant son écran d'ordinateur (je n'ai pas de télé ; cette information vous aidera peut-être pour compléter mon portrait) il y a deux jours, perplexe devant &lt;i&gt;Taxi Driver&lt;/i&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour ceux qui ne connaîtraient pas, voici &lt;b&gt;deux mots de l'intrigue &lt;/b&gt;telle que je la résume (et pas ce qu'on peut trouver au dos du DVD) : Travis, 26 ans (joué par De Niro jeune), se fait embaucher dans une compagnie de taxis new-yorkaise pour mettre à profit ses heures d'insomnie. Au contraire de nombreux de ses collègues, il accepte de se rendre dans tous les quartiers, à toute heure, de prendre tous les passagers, quelle que soit leur couleur de peau. Le monde avec lequel il se trouve confronté toutes les nuits (fait de trafiquants, de prostituées et autres personnes peu recommandables) n'améliore guère son mal-être et accentue ses obsessions. Un jour, il faudra bien que ça "pète"...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Comme à mes débuts avec les livres, &lt;b&gt;j'ai commis deux grossières erreurs&lt;/b&gt; : d'abord, trop me fier à un avis unanimement rapporté selon lequel j'aurais affaire à un chef-d’œuvre (pas meilleure façon d'en attendre beaucoup et donc d'être déçue, aussi bon que soit le film, ou le livre, donc) ; ensuite, lire ce qu'il y avait au dos du DVD avant de le regarder. C'est surtout ce deuxième point qui m'agace, d'ailleurs, car cela a fortement influencé ma façon de regarder ce film et ce, en insistant sur des points qui m'ont semblé peu importants. Par exemple, l'importance de la guerre du Vietnam, dont Travis est un vétéran ; le fait qu'il soit hanté par ses expériences passées relève selon moi de la direction d'acteurs, pas de ce qui ressort du film. Le spectateur voit un homme mal et complètement déboussolé, c'est tout ; Vietnam ou autre, finalement, j'ai l'impression que ça ne change pas grand-chose. Pareil sur le fait que la jeune prostituée jouée par Jodie Foster ait 14 ans ; jamais cela n'est mentionné dans le film. On voit bien qu'elle est jeune, cela suffit à mon avis. L'objectif est-il d'être racoleur en donnant cette information? Enfin, donc, ce n'est pas primordial, je vous le concède, mais ça m'a agacée, voilà.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Une chose m'a&lt;/b&gt;&lt;b&gt; laissée &lt;/b&gt;&lt;b&gt; particulièrement perplexe dans ce film, c'est son rythme&lt;/b&gt;, l'articulation des grandes phases. J'en ai vu principalement trois, plus une introduction et un épilogue : d'abord, on découvre le personnage de Travis ; c'est ce que j'ai appelé l'introduction (ne dirait-on pas "exposition" ou quelque chose comme ça, en langage cinématographique?). Ensuite, dans la première partie, le jeune homme s'amourache de Betsy, une belle jeune femme de l'équipe de campagne d'un sénateur ; tout ce premier tiers est axé autour de cette histoire naissante. Suite à une grossière erreur de Travis, l'idylle tourne court et le jeune taxi vit une période très difficile ; il est de plus en plus affecté par ce qu'il lui est donné de voir la nuit (c'est la deuxième partie que j'ai identifiée). Il essaye de se sortir de ce tourbillon de déprime et de mal-être avant de lâcher prise complètement : c'est la dernière phase, qui est elle centrée autour d'un autre personnage féminin, Easy/Iris, la fameuse prostituée mineure, que Travis s'est mis en tête de sauver de sa condition tout en s'armant jusqu'aux dents (dans un autre dessein, qui se trouvera finalement contrarié). L'épilogue ramène le spectateur à une nouvelle situation d'équilibre, sensiblement différente de celle de départ et laissant une grande latitude d'interprétation : Travis semble plus posé, moins perdu, mais est-il apaisé par ses "faits d'armes civils" (la certitude d'avoir été utile et reconnu pour cela - "contrairement à son expérience militaire au Vietnam", ai-je envie d'ajouter à cause du résumé au dos du DVD... ;-) ) ou simplement cynique et désabusé ? Libre à chacun de définir la nature du silence de Travis à la jeune femme qui vient de descendre de son taxi et qui lui adresse quelques mots, son demi-sourire, le fait qu'il remette le compteur à zéro (au moins littéralement) et reparte en sortant du champ de la caméra...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En le décrivant, &lt;b&gt;je me surprends moi-même de trouver quelque chose d'aussi construit&lt;/b&gt;, car cette présentation m'a justement donné l'impression d'une juxtaposition d'éléments ayant peu de rapport entre eux ; j'ai eu le sentiment de sauter du coq à l'âne en regardant le film, et maintenant, en m'éloignant des faits représentés pour revenir à ce qu'ils symbolisent, je comprends un peu mieux le schéma global. Et les questions qui me viennent à l'esprit immédiatement après, c'est : "Les cinéphiles sont-ils capables de dire dès la fin du film ce qu'ils ont réellement vu? Analysent-ils ce qu'ils voient en temps réel ou ont-ils besoin d'une sorte de &lt;i&gt;debriefing &lt;/i&gt;avec eux-mêmes?"&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Du point de vue des thématiques, la principale que j'ai vue m'a été livrée par Travis lui-même dès le début du film : c'est&lt;b&gt; la solitude d'êtres pourtant plongés en plein cœur d'une société fourmillante &lt;/b&gt;et, de façon plus large, la qualité des rapports humains. Travis, mais aussi Betsy et Iris, sont tous les trois désespérément seuls, malgré les contacts quotidiens auxquels ils sont amenés du fait de leurs professions, et le film n'est guère optimiste à ce sujet. J'y vois personnellement une condamnation de la ville, dans la mesure où seule la jeune Iris, retournée dans sa campagne chez ses parents, offre dans l'épilogue une perspective d'évolution positive ; les solitudes des autres personnages se heurtent sans s'annuler les unes les autres.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;D'autres thèmes sont également abordés, mais plutôt - de mon point de vue - en toile de fond des errements psychologiques de Travis : l'ambiance des quartiers chauds new-yorkais dans les années soixante-dix, les rapports entre Noirs et Blancs, la micro-société des prostituées et souteneurs, &lt;i&gt;etc.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je ne peux terminer ce billet sans dire &lt;b&gt;un mot de la prestation de De Niro &lt;/b&gt;qui, il faut le reconnaître, est assez impressionnante. Il traduit en effet une grande variété d'émotions et en suscite tout autant chez le spectateur ; on est tour à tour attendri, un peu effrayé devant son sourire crispé, en tension lorsqu'il change de position sans cesse et fait aller son regard de droite et de gauche, perplexe et en attente lorsqu'il essaie d'exprimer son mal-être, ravi lorsqu'arrive la fameuse réplique devenue culte ("&lt;i&gt;You're talking to me?&lt;/i&gt;"), &lt;i&gt;etc.&lt;/i&gt; Ce personnage, bien qu'on ne le comprenne pas tout le temps (l'épisode du cinéma avec Betsy laisse songeur), ne laisse pas indifférent et m'a pour ma part été largement sympathique...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Du point de vue des plans, de &lt;b&gt;la manière dont le film a été tourné, je suis bien trop novice pour en dire quelque chose&lt;/b&gt;, hormis pour cette scène longuement filmée de dessus en &lt;i&gt;travelling &lt;/i&gt;que personne pourrait ne pas remarquer. Dans cette séquence, on ne sait trop à quoi attribuer l'immobilité des personnages : est-ce comme un arrêt sur images, façon "un, deux, trois, soleil!", histoire de bien montrer au spectateur le bilan final? Ou bien est-ce que tous sont réellement figés pour leurs raisons propres (expectative, terreur, mort, ...)? Le mouvement des hommes semble ne revenir que dès lors que l'on sort du théâtre des événements (une représentation de "la vie continue quoi qu'il advienne"?)...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;En conclusion, &lt;i&gt;Taxi Driver&lt;/i&gt; est un film qui ne m'a pas emballée au visionnage, mais auquel je concède volontiers de nombreuses qualités après coup&lt;/b&gt;. De là à le faire entrer dans mon palmarès de films-cultes (palmarès qui n'existe de toute façon pas, vous vous en doutez), il reste encore un peu de marge!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Eh bien voilà, ma prestation de chroniqueuse cinéma est terminée! J'espère que vous aurez passé un bon moment de lecture. N'hésitez pas à réagir en commentaires : vos points de vue sur ce film m'intéressent assez! :)&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4852602437922391789-2477828849039750094?l=lameralire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/2477828849039750094/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4852602437922391789&amp;postID=2477828849039750094&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/2477828849039750094'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/2477828849039750094'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/2011/06/une-fois-nest-pas-coutume.html' title='Une fois n&apos;est pas coutume...'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-wWUg0bpe9qQ/TfTSzQ-POjI/AAAAAAAAEfk/4Jf1ooAbBRw/s72-c/taxi+driver.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total><georss:featurename>États-Unis</georss:featurename><georss:point>37.09024 -95.71289100000001</georss:point><georss:box>10.70899 -156.97250350000002 63.47149 -34.45327850000001</georss:box></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789.post-6910824366474924563</id><published>2011-05-06T23:01:00.000+02:00</published><updated>2011-05-06T23:01:15.147+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature française'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Essai'/><title type='text'>Principes éducatifs (billet très très en retard)</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh5.googleusercontent.com/-gjdpHbmGJ10/TXgW4XrfxTI/AAAAAAAADDc/tSMLLowhAck/s1600/filliozat.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="https://lh5.googleusercontent.com/-gjdpHbmGJ10/TXgW4XrfxTI/AAAAAAAADDc/tSMLLowhAck/s320/filliozat.jpg" width="320" /&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:WordDocument&gt;   &lt;w:View&gt;Normal&lt;/w:View&gt;   &lt;w:Zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:HyphenationZone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;   &lt;w:PunctuationKerning/&gt;   &lt;w:ValidateAgainstSchemas/&gt;   &lt;w:SaveIfXMLInvalid&gt;false&lt;/w:SaveIfXMLInvalid&gt;   &lt;w:IgnoreMixedContent&gt;false&lt;/w:IgnoreMixedContent&gt;   &lt;w:AlwaysShowPlaceholderText&gt;false&lt;/w:AlwaysShowPlaceholderText&gt;   &lt;w:Compatibility&gt;    &lt;w:BreakWrappedTables/&gt;    &lt;w:SnapToGridInCell/&gt;    &lt;w:WrapTextWithPunct/&gt;    &lt;w:UseAsianBreakRules/&gt;    &lt;w:DontGrowAutofit/&gt;   &lt;/w:Compatibility&gt;   &lt;w:BrowserLevel&gt;MicrosoftInternetExplorer4&lt;/w:BrowserLevel&gt;  &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:LatentStyles DefLockedState="false" LatentStyleCount="156"&gt;  &lt;/w:LatentStyles&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;style&gt; /* Style Definitions */ table.MsoNormalTable {mso-style-name:"Tableau Normal"; mso-tstyle-rowband-size:0; mso-tstyle-colband-size:0; mso-style-noshow:yes; mso-style-parent:""; mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; mso-para-margin:0cm; mso-para-margin-bottom:.0001pt; mso-pagination:widow-orphan; font-size:10.0pt; font-family:"Times New Roman"; mso-ansi-language:#0400; mso-fareast-language:#0400; mso-bidi-language:#0400;}&lt;/style&gt; &lt;![endif]--&gt;  &lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Bon, voilà une situation inédite&amp;nbsp;: j’ai une bonne dizaine de billets en retard (j’ai arrêté de compter&amp;nbsp;!), pas l’ombre d’une idée de quand je pourrai les rédiger, mais en même temps aucune envie de ne pas les rédiger pour me libérer l’esprit. Du coup,&lt;b&gt; la pile des livres à chroniquer prend de la hauteur sur mon bureau et commence à tanguer dangereusement&lt;/b&gt;… Heureusement, j'ai trouvé récemment une nounou pour le petit poisson, ce qui me permet de reprendre un peu pied ici. J'espère que vous vous sentirez flattés que ma première soirée libre soit consacrée à l'écriture de ce billet (et donc à vous, chers lecteurs adorés!) et non à ma pile de linge à repasser... Hum (toujours l'art des introductions, non? J'ai pas perdu la main, hein? :D )&lt;/div&gt;&lt;div&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Je reprends donc le livre que j’aurais dû chroniquer il y a environ quatre mois&amp;nbsp;: &lt;i&gt;Au cœur des émotions de l’enfant&lt;/i&gt;, d’Isabelle Filliozat. Autant vous l’avouer d’emblée, &lt;b&gt;jamais je n’aurais acheté ce livre de moi-même&lt;/b&gt;. Je pense qu’une éditrice que vous commencez à bien connaître si vous suivez un tant soit peu La Mer à Lire (j’ai nommé Menolly, de chez &lt;a href="http://griffedencre.fr/"&gt;Griffe d’Encre&lt;/a&gt;) l’avait bien compris&amp;nbsp;; c’est pourquoi elle a pris les devants et me l’a envoyé d’office. Mais de quoi s’agit-il, me direz-vous… Ce livre n’est en fait rien d’autre qu’&lt;b&gt;un essai sur l’éducation des enfants&lt;/b&gt;, ou du moins sur certains grands principes que l’auteur nous propose de respecter. Je me suis un peu replongée dedans pour la rédaction de ce billet, et me suis rendue compte que deux paragraphes de l’introduction feraient une très bonne présentation de l’objet de ce livre&amp;nbsp;:&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;blockquote style="color: purple;"&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;«&amp;nbsp;&lt;b&gt;Qu’est-ce qui nous retient dans l’existence et peut nous empêcher d’être heureux&amp;nbsp;?&lt;/b&gt;&lt;b&gt;ouffrances d’enfant et les peurs qui en découlent&lt;/b&gt;&amp;nbsp;: peur d’être jugé, blessé, humilié, rejeté ou ignoré, peur d’un échec qui mette en doute nos capacités de réalisation, peur d’un rejet qui nous dise que nous n’avons pas notre place parmi les autres, peur de l’autre, peur de mourir…&lt;/i&gt; Qu’est-ce qui peut rendre infirme du cœur&amp;nbsp;? La mémoire (souvent inconsciente) des s&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;«&amp;nbsp;Parce que ce sont la peur, la souffrance et la colère rentrée, et non une tare constitutionnelle, qui peuvent empêcher une personne de se monter telle qu’elle est et d’entrer en relation juste avec les autres, parce que c’est la peur ou la douleur qui inhibe, et non un cerveau déficient, &lt;b&gt;nous pouvons aider nos enfants en évitant de les blesser et en leur apprenant la confiance&lt;/b&gt;.&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: right;"&gt;p. 13-14&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Le principe de base de cet ouvrage est très simple : il dit en somme que &lt;b&gt;les enfants sont des êtres humains, et des adultes en devenir&lt;/b&gt;, et qu’à ce titre il faut &lt;b&gt;les écouter lorsqu’ils expriment leurs émotions et respecter ces émotions&lt;/b&gt;. Prenons l’exemple simple d’un enfant qui dirait «&amp;nbsp;Je veux ce ballon.&amp;nbsp;» L’idée est de ne pas lui répondre «&amp;nbsp;Non&amp;nbsp;», car ce serait nier qu’il ressent une émotion, (il n’a pas dit, contrairement à ce que l’on est tenté d’entendre&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Achète-moi ce ballon&amp;nbsp;») mais plutôt de l’encourager dans l’expression de ce qu’il éprouve (par exemple en disant plutôt : «&amp;nbsp;Qu’est-ce qui te plaît dans ce ballon&amp;nbsp;?&amp;nbsp;»). A terme, l’objectif est d’éviter de faire des adultes névrosés qui, parce qu’ils auraient été réprimés sur telle ou telle émotion quand ils étaient petits, exprimeront une émotion par une autre (la peur par la colère, par exemple) voire n’exprimeront aucune émotion négative (parce que ça ne plaisait pas à leurs parents, que les pleurs fatiguaient, par exemple) et garderont tout pour eux jusqu’au jour où «&amp;nbsp;ça pètera&amp;nbsp;»…&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Sur le fond, je n’ai aucun problème avec cette philosophie&amp;nbsp;; sur la mise en pratique, j’étais franchement sceptique en achevant ma lecture&lt;/b&gt;. Isabelle Filliozat avait beau donner de nombreux exemples dans chaque situation, je ne les projetais pas du tout dans la réalité. Je trouvais qu’elle s’adressait aux enfants avec des raisonnements d’adultes et que cela sonnait très faux. C’est ce que j’avais dit à Meno en réaction à ma lecture, et bien m’en a pris, car elle m’a répondu un mail trèèèès long (je ne crois pas en avoir déjà reçu d’aussi longs dans ma vie&amp;nbsp;!) où elle me donnait plein d’exemples très concrets qu’elle avait vécus&amp;nbsp; ou dont elle avait été témoin et qui respectaient les principes énoncés par Isabelle Filliozat, et là j’avoue que &lt;b&gt;j’ai vraiment été séduite&lt;/b&gt;. J’ai bien vu comment on pouvait appliquer ces principes dans la vraie vie et surtout avec des vrais enfants (ceux des exemples de l’auteur me paraissaient trop sages, je me disais tout le temps&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Mais jamais un véritable petit garçon en colère ne s’arrêterait de brailler pour écouter que sa maman lui dit&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Je comprends que tu sois en colère&amp;nbsp;»&amp;nbsp;!&amp;nbsp;»). D'ailleurs, depuis j'ai été témoin d'une ou deux scènes qui collaient bien à ça : je ne sais pas si les parents en question avaient lu ce livre ou si c'était spontané, mais j'ai trouvé ça super...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Donc, en gros, mon avis sur ce livre c’est&amp;nbsp;: &lt;b&gt;super, c’est vraiment du bon sens et on a envie de l’appliquer tout de suite&lt;/b&gt;, mais pour la mise en pratique, si, comme moi, vous étiez un peu sceptique après la première lecture, &lt;b&gt;je vous conseille vivement de trouver dans votre entourage quelqu’un qui s’y est déjà collé et qui pourra vous illustrer tout ça !&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Encore mille mercis à Menolly pour m’avoir fait découvrir ce bouquin en tout cas&amp;nbsp;! &lt;span style="font-family: Wingdings;"&gt;&lt;span&gt;:-)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4852602437922391789-6910824366474924563?l=lameralire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/6910824366474924563/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4852602437922391789&amp;postID=6910824366474924563&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/6910824366474924563'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/6910824366474924563'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/2011/05/principes-educatifs-billet-tres-tres-en.html' title='Principes éducatifs (billet très très en retard)'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh5.googleusercontent.com/-gjdpHbmGJ10/TXgW4XrfxTI/AAAAAAAADDc/tSMLLowhAck/s72-c/filliozat.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789.post-4361413963300027837</id><published>2011-02-27T19:10:00.000+01:00</published><updated>2011-02-27T19:10:09.963+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature française'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jeunesse'/><title type='text'>Parler microbes avec les petits... et avoir du cœur !</title><content type='html'>&lt;div style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="https://lh6.googleusercontent.com/-IeFWUD-SoZs/TWlmHRMzKjI/AAAAAAAADCY/_CKzWFCYKrM/s1600/moko.jpeg" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cela fait désormais un moment que j'ai reçu la confirmation de ma participation à &lt;b&gt;la dernière édition de Masse Critique&lt;/b&gt;, &lt;i&gt;via &lt;/i&gt;le site &lt;a href="http://www.babelio.com/"&gt;Babelio&lt;/a&gt; ; un bon moment aussi que j'ai reçu l'ouvrage que j'avais choisi, un livre jeunesse pour une fois...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Moko le petit singe est paniqué&lt;/b&gt; : la maîtresse a décidé de ne pas faire classe car &lt;b&gt;trop d'élèves sont malades&lt;/b&gt; ; ils pourraient contaminer les autres. Mais une fois arrivé chez lui, Moko s'aperçoit que sa petite sœur et sa grand-mère sont elles aussi malades! Apeuré, il s'enfuit pour se protéger des microbes. Il ne faudra rien moins que le grand sorcier Manitou et sa science des microbes pour rassurer Moko...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Moko et le grand sorcier&lt;/i&gt; est &lt;b&gt;un prétexte pour parler aux enfants de l'importance d'une bonne hygiène de vie&lt;/b&gt; dans la lutte contre les microbes (d'ailleurs, le personnage de Moko fait l'objet aux éditions A Contresens d'une collection dénommée "La santé en s'amusant"). Si le tout début de l'histoire est un peu maladroit (on a du mal à comprendre de quoi il retourne), la suite est intéressante en ce qu'elle fait le lien entre la réalité vécue par des enfants (les petits copains ou les membres de la famille qui tombent malades) et le monde des microbes, moins familier. J'ai d'ailleurs apprécié que soit expliquée aux enfants&lt;b&gt; la différence entre gentils et méchants microbes&lt;/b&gt; ; que pour être et rester en bonne santé, il y en a dont on doit prendre soin et d'autres qu'il faut tenir le plus possible à distance. Si on veut pinailler, on peut tout de même remarquer que le personnage de l'inspecteur Croco a un intérêt plus que limité dans cette histoire (si ce n'est à permettre au dessinateur, Maxime Métron, d'en faire un joli portrait) et que &lt;b&gt;le grand sorcier n'a pas non plus la place prépondérante que laisseraient présager le titre et la couverture de l'ouvrage&lt;/b&gt;... Mais enfin c'est du détail et n'enlève rien de sa valeur à ce petit livre. Je siganle que pour les plus musiciens, il est possible de rendre la lecture plus ludique grâce au refrain de Koko le perroquet, qui tient régulièrement le compte des malades ; pourquoi ne pas inventer &lt;b&gt;un petit air à chanter avec les plus petits&lt;/b&gt;?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;A la fin du livre, quelques pages sont destinées aux adultes, pour approfondir le sujet.&lt;/b&gt; En faisant un parallèle avec l'histoire de Gulliver chez les Lilliputiens, l'auteur (le docteur Martine Cotinat) explique en termes simples quels sont les bons réflexes à prendre pour lutter contre les microbes et pourquoi. Si le niveau de certains passages m'a semblé trop faible (l'auteur semble encore s'adresser à des enfants, même si le vocabulaire est plus compliqué), le fait que les "grands" qui accompagnent la lecture des plus petits puissent avoir des éléments supplémentaires pour pouvoir éventuellement répondre à leurs questions est vraiment &lt;b&gt;appréciable&lt;/b&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En ce qui concerne&lt;b&gt; la présentation&lt;/b&gt;, le format carré est agréable. A chaque page de texte correspond, en vis-à-vis, une &lt;b&gt;illustration en pleine page&lt;/b&gt; ; &lt;b&gt;la taille de police est assez grosse, facilitant ainsi la lecture &lt;/b&gt;par l'enfant lui-même selon l'âge (un interlignage plus important aurait néanmoins été le bienvenu de ce point de vue, à mon avis). Accompagnant le texte, une photo d'un aliment figure à chaque page, accompagnée d'une petite légende. Ce choix m'a laissée un peu perplexe, car même si l'on se doute que les aliments présentés contribuent à notre équilibre alimentaire, rien ne nous le dit clairement. En outre, le fait qu'il s'agisse de photos accentue l'impression qu'on les a collées là au hasard, car elles détonnent dans cet ouvrage illustré de dessins.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour conclure, je dirais que, malgré les quelques petits défauts que j'ai cités, ce livre reste &lt;b&gt;un très bon support pour aborder le sujet des microbes avec des enfants&lt;/b&gt; (je dirais à partir de 5 ou 6 ans, mais je n'ai pas testé en situation...). Raison de plus pour l'acheter : &lt;b&gt;7,5 % des ventes de l'ouvrage sont reversés&lt;/b&gt; à l'association &lt;b&gt;&lt;a href="http://www.mecenat-cardiaque.org/home.php"&gt;Mécénat Chirurgie Cardiaque Enfants du Monde&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;. Alors hop hop hop! On y va : on encourage une petite maison d'édition et on fait une bonne action en même temps! :)&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Merci à &lt;a href="http://www.babelio.com/"&gt;Babelio&lt;/a&gt;&lt;/b&gt; qui, grâce à l'opération Masse Critique, m'a une nouvelle fois permis de découvrir un titre que je n'aurais sans doute jamais ouvert de moi-même! Merci aussi aux éditions &lt;a href="http://www.acontresenseditions.com/"&gt;A contresens&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div id="Bcorps" style="border: 1px solid rgb(204, 204, 204); padding: 10px 5px; width: 200px;"&gt;&lt;div class="Belement" style="line-height: normal; overflow: hidden; padding: 5px 5px 10px; text-align: left; width: 100%;"&gt;&lt;div class="Bcouv" style="clear: left; float: left; width: 65px;"&gt;&lt;a href="http://www.babelio.com/livres/Cotinat-Moko-et-le-grand-sorcier/222480"&gt;&lt;img alt="Moko et le grand sorcier par Martine Cotinat" src="http://www.babelio.com/couv/26_992189.jpeg" style="background-color: white; border: 1px solid rgb(204, 204, 204); padding: 3px; width: 50px;" title="Moko et le grand sorcier par Martine Cotinat" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Boeuvre" style="font-family: arial,sans-serif; font-size: 12px; font-weight: bold; margin: 0px 3px 5px 5px;"&gt;&lt;a href="http://www.babelio.com/livres/Cotinat-Moko-et-le-grand-sorcier/222480" style="text-decoration: none;"&gt;Moko et le grand sorcier&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Bauteur" style="color: grey; font-size: 11px; margin: 0px 3px 5px 5px;"&gt;&lt;a href="http://www.babelio.com/auteur/Martine-Cotinat/117770" style="text-decoration: none;"&gt;Martine Cotinat&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Bspacer" style="clear: both;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Bfooter" style="clear: both; font-size: 0.8em; margin: 0px; padding: 5px; text-align: center;"&gt;Critiques et infos sur &lt;a href="http://www.babelio.com/"&gt;Babelio.com&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4852602437922391789-4361413963300027837?l=lameralire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/4361413963300027837/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4852602437922391789&amp;postID=4361413963300027837&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/4361413963300027837'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/4361413963300027837'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/2011/02/parler-microbes-avec-les-petits-et.html' title='Parler microbes avec les petits... et avoir du cœur !'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh6.googleusercontent.com/-IeFWUD-SoZs/TWlmHRMzKjI/AAAAAAAADCY/_CKzWFCYKrM/s72-c/moko.jpeg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789.post-4330744972552624282</id><published>2011-02-26T16:23:00.000+01:00</published><updated>2011-02-26T16:23:53.630+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nouvelles'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature allemande'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Challenge &quot;Ich Liebe Zweig&quot;'/><title type='text'>Ciel, j'ai bouclé un challenge!</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TRoH9gnm5uI/AAAAAAAAC94/JDhIpRw8mIg/s1600/zweig.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TRoH9gnm5uI/AAAAAAAAC94/JDhIpRw8mIg/s1600/zweig.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;b&gt;J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La bonne c'est que j'ai retrouvé le temps de lire, et pas qu'un peu. La mauvaise, c'est que j'ai complètement perdu celui de rédiger des billets (allons, ne soyons pas trop négatifs, si je suis là, c'est bien que j'arrive à trouver un peu de temps quelque part... ^_^). On ne peut pas tout avoir, comme disait l'autre. Bon, mais ça ne se fait pas, de terminer sur la mauvaise nouvelle, alors en voici une autre bonne : je vous annonce très solennellement que, &lt;b&gt;pour la première fois de ma vie de blogueuse littéraire, j'ai fini un challenge&lt;/b&gt;, et dans les temps! ^_^ Je ne parle évidemment pas de la date de parution de ce billet, mais bien de la date de lecture, sinon ça ne marche pas... Bref! Je vais donc vous parler aujourd'hui de la deuxième partie de mon &lt;a href="http://5emedecouverture.wordpress.com/2010/01/27/challenge-ich-liebe-zweig/"&gt;"Bébé Zweig Challenge"&lt;/a&gt; ; j'avais en effet déjà lu &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2010/08/leurope-de-la-lumiere-la-noirceur.html"&gt;&lt;i&gt;Le Monde d'hier&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; dans la catégorie "Essais". Il me restait donc à découvrir une œuvre dans la catégorie "Nouvelles". C'est chose faite avec ce recueil de 6 nouvelles du maître &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2010/02/merci-caroline.html"&gt;que m'avait offert Caro[line] pour mon anniversaire&lt;/a&gt; (vous avez dit "monomaniaque"? ^_^).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, &lt;b&gt;pour être franche, j'ai été un peu déçue&lt;/b&gt;. C'est-à-dire que jusqu'à présent, tout ce que j'avais lu de Stefan Zweig m'avait beaucoup plu, soit sur le fond, soit pour la qualité de la langue, aussi je m'attendais&lt;i&gt; a minima&lt;/i&gt; à retrouver cette écriture magique qui m'avait toujours emportée dès la première phrase. Vous comprenez donc à mes réserves que ce ne fut pas le cas cette fois-ci. &lt;b&gt;Sur les six nouvelles de ce recueil, une seule m’a vraiment convaincue&lt;/b&gt; : la dernière. &lt;i&gt;La Collection invisible&lt;/i&gt; met en scène un vieil homme, collectionneur de gravures que le temps a rendu aveugle, mais qui continue, tous les jours, de parcourir ses trésors du bout des doigts, lui qui y tient comme à la prunelle de ses yeux. Le tragique de sa situation, desservi par l’écriture de Zweig qui m’avait tant plu dans mes précédentes lectures, m’a vraiment touchée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parmi les autres nouvelles, &lt;i&gt;Le Bouquiniste Mendel&lt;/i&gt; était bien parti pour me plaire, mais je dois avouer que la toute fin m’a laissée sur &lt;b&gt;une impression de soufflé qui retombe&lt;/b&gt;. Disons que la chute retenue par Zweig m’a semblée bien désinvolte et légère, bien guillerette au vu de l’histoire de ce malheureux bouquiniste démesurément passionné par la bibliographie. Notons toutefois qu'on trouve dans cette nouvelle &lt;b&gt;des passages sympathiques sur la lecture et les livres&lt;/b&gt; :&lt;br /&gt;&lt;blockquote style="color: purple;"&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;« Il lisait comme d’autres prient, comme des  joueurs se passionnent pour leur partie, ou comme des ivrognes suivent  une idée fixe. Je l’avais vu lire avec un recueillement si parfait, que  la manière dont lisent les autres gens me semble, depuis lors,  superficielle et profane. Chose certaine, le pauvre bouquiniste galicien  Jacob Mendel m’avait révélé, à moi, jeune étudiant, cette concentration  parfaite, propre à l’artiste et au savant, au sage et au fou, ce  bonheur ou cette fatalité mystérieuse qui fait de l’homme un véritable  possédé. » &lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="color: purple; text-align: right;"&gt;p. 183, &lt;i&gt;Le Bouquiniste Mendel&lt;/i&gt;.&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;div style="color: purple;"&gt;&lt;i&gt;« Pourtant,  je sais que les livres sont faits pour unir les hommes par-delà la mort  et nous défendre contre l’ennemi le plus implacable de toute vie,  l’oubli. » &lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: right;"&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;p. 207, &lt;i&gt;Le Bouquiniste Mendel&lt;/i&gt;.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;J'ai également relevé un passage sur les fonctionnaires qui m'a fait sourire (comme quoi, il n'y a pas qu'en France qu'on les pointe du doigt ; je précise tout de suite que ma maman était fonctionnaire et que je n'ai rien contre cette catégorie socio-professionnelle ;-) ) :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="color: purple;"&gt;&lt;i&gt;« Quand  un fonctionnaire ne sait quelle décision prendre, il dresse d’abord un  procès-verbal. Un rapport est toujours une bonne chose. S’il ne sert à  rien, il ne cause en tout cas aucun tort ; c’est un chiffon de papier à ajouter à d’autres. » &lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: right;"&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;p. 197-198, &lt;i&gt;Le Bouquiniste Mendel&lt;/i&gt;.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;Enfin, &lt;i&gt;La Peur&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Révélation inattendue d’un métier&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Leporella&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;La Femme et le Paysage&lt;/i&gt; m’ont toutes lassée, à un moment où à un autre. &lt;b&gt;Je trouvais que Zweig n’en finissait pas de tourner autour du pot &lt;/b&gt;(notamment dans &lt;i&gt;Révélation inattendue d’un métier&lt;/i&gt;, pour laquelle je l'ai vu venir de très très loin, et &lt;i&gt;Leporella&lt;/i&gt;, qui m'a donné une impression de délayage), &lt;b&gt;d’exagérer&lt;/b&gt; (dans &lt;i&gt;La Peur&lt;/i&gt;, les réactions de l’héroïne m’ont paru très improbables) et donc &lt;b&gt;ne tirait pas tout le potentiel de ces histoires&lt;/b&gt; pourtant pas mauvaises qu’il avait imaginées. Notons toutefois que &lt;i&gt;La Femme et le Paysage&lt;/i&gt; m’a fait découvrir la capacité de Zweig à écrire de façon fort sensuelle, ce qu’il ne me semblait pas avoir déjà lu dans aucun de ses ouvrages.&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="color: purple;"&gt;&lt;i&gt;« L’artiste n’est artiste que pendant la création, le coupable n’est vraiment coupable qu’à l’instant du délit. »&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: right;"&gt;p. 81, &lt;i&gt;Révélation inattendue d’un métier&lt;/i&gt;.&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;En conclusion, je dirais donc que &lt;b&gt;j'ai trouvé ce recueil décevant&lt;/b&gt; et qu'il m'a donné le sentiment de lire des écrits assez novices de Zweig, avec un bon fond et de bonnes idées, mais mal exploitées...&lt;br /&gt;Je ne m'arrêterai évidemment pas là avec les livres de cet auteur, puisque j'ai encore dans ma PAL &lt;i&gt;Vingt-quatre heures de la vie d'une femme&lt;/i&gt;...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://5emedecouverture.wordpress.com/2010/01/27/challenge-ich-liebe-zweig/"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TSycAz85yzI/AAAAAAAAC-s/2EhnUSEjHuY/s1600/challenge_ich-liebe-zweig.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4852602437922391789-4330744972552624282?l=lameralire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/4330744972552624282/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4852602437922391789&amp;postID=4330744972552624282&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/4330744972552624282'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/4330744972552624282'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/2011/02/ciel-jai-boucle-un-challenge.html' title='Ciel, j&apos;ai bouclé un challenge!'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TRoH9gnm5uI/AAAAAAAAC94/JDhIpRw8mIg/s72-c/zweig.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789.post-8731797794110884399</id><published>2011-01-05T19:22:00.001+01:00</published><updated>2011-01-05T19:25:23.276+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La vie à bord'/><title type='text'>Objectif PAL : un petit bilan...</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Avant toute chose, ce billet étant le premier de l'année 2011, permettez-moi de vous présenter &lt;b&gt;mes meilleurs vœux&lt;/b&gt;. Que l'an à venir vous procure &lt;b&gt;d'intenses moments de lecture, de bons bouquins &lt;/b&gt;pour vos longues soirées d'hiver ou vos piques-niques champêtres et &lt;b&gt;des échanges enrichissants &lt;/b&gt;avec d'autres lecteurs compulsifs anonymes... Pour ma part, je me souhaite de trouver cette année l'équilibre subtil, et ô combien délicat à atteindre, entre vitesse de lecture et rythme de rédaction des billets... Souhaitez-moi bon courage! :-)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais revenons à l'objet premier de ce billet...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TSSsLcpVE5I/AAAAAAAAC-M/7jfzXNf5st4/s1600/logo_objectif-pal.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TSSsLcpVE5I/AAAAAAAAC-M/7jfzXNf5st4/s1600/logo_objectif-pal.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y a quelques mois, &lt;b&gt;je me suis fixé un objectif PAL&lt;/b&gt;. C'était &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2010/03/objectif-pal-mon-tour.html"&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans ce billet, on pouvait lire que j'entendais faire passer ma PAL, alors haute de 178 livres, à 150 livres maximum.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Je n'aurai qu'une chose à dire : hum!&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Pourtant, j'avais été par avance indulgente avec moi-même &lt;/b&gt;: je ne m'étais proposé de ne lire qu'un peu plus d'un livre sur deux dans ma PAL existante, m'autorisant ainsi les découvertes inattendues, prêts et autres petits plaisirs de LCA lâchée en librairie...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais, &lt;i&gt;primo&lt;/i&gt;, &lt;b&gt;je n'ai pas lu autant de livres que prévu&lt;/b&gt; ("seulement" 35 au lieu de 45), la faute à beaucoup de boulot (et quand on travaille à domicile, ça empiète forcément un peu plus sur les moments de loisir) ; &lt;i&gt;secundo&lt;/i&gt;, contrairement à ce que j'avais envisagé, &lt;b&gt;j'ai lu plus de livres de ma "nouvelle PAL"&lt;/b&gt; (c'est-à-dire ayant intégré ma PAL après ma prise de résolution) que de ma PAL existante...&lt;br /&gt;Bah, &lt;b&gt;l'important c'est de se faire plaisir, n'est-ce pas?&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ça nous donne donc, au moment où je vous parle (et en tenant compte de mes lectures effectives, pas des billets rédigés, car j'ai un retard certain...), &lt;b&gt;une PAL de 163 livres et une NPAL de 24 livres&lt;/b&gt; (oui, mais il y a eu Books and the City saison 3 entretemps, et quand on participe à Books, on ramène toujours plein de livres, &lt;i&gt;a fortiori&lt;/i&gt; quand on est dans l'équipe Patrick Bauchau! :D (Oui, je sais : je suis impardonnable de ne pas vous avoir fait de compte-rendu cette année...) Ça fait donc 14 livres de la NPAL à mettre sur le compte de Books... Les 10 autres? Des cadeaux, des emprunts et, certes, 2 ou 3 achats...). J&lt;b&gt;e repars donc pour 2011 sur la base d'une PAL de 187 livres. Re-hum!&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Car oui, mesdames et messieurs, &lt;b&gt;je m'engage solennellement devant vous à remettre le couvert pour 2011!&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Quel objectif personnel se fixer, cette année? Atteignable, l'objectif... Si c'était possible. Eh bien, pour commencer, je vais baisser un peu le nombre moyen de livres lus par mois ; mettons que je n'en lirai que 4, ce qui nous donne une cinquantaine de livres sur l'année. Sur la proportion de livres à piocher dans ma PAL, je vais garder cet objectif d'un sur deux ; ça me paraît raisonnable, et ça constitue un objectif dans l'objectif... ce qui, en théorie (!), multiplie mes chances de réussir à en atteindre un dans le lot... Ça fait donc 25 livres à lire dans ma PAL d'ici la fin de l'année...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce qui nous donne... (roulements de tambours)...&lt;b&gt; un objectif PAL de 162 livres pour la fin 2011&lt;/b&gt;...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On verra bien! Rendez-vous dans un an! ^_^&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4852602437922391789-8731797794110884399?l=lameralire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/8731797794110884399/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4852602437922391789&amp;postID=8731797794110884399&amp;isPopup=true' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/8731797794110884399'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/8731797794110884399'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/2011/01/objectif-pal-un-petit-bilan.html' title='Objectif PAL : un petit bilan...'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TSSsLcpVE5I/AAAAAAAAC-M/7jfzXNf5st4/s72-c/logo_objectif-pal.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789.post-1334924111196149676</id><published>2010-12-26T23:42:00.000+01:00</published><updated>2010-12-26T23:42:39.095+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Biographies'/><title type='text'>Qu'on lui coupe la tête!</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TRJ1BBmlbpI/AAAAAAAAC9M/6Ux1YKWxb5U/s1600/fraser.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://4.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TRJ1BBmlbpI/AAAAAAAAC9M/6Ux1YKWxb5U/s320/fraser.jpg" width="195" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y a à peu près deux ans, j'ai eu l'occasion de voir &lt;i&gt;Marie-Antoinette&lt;/i&gt; de Sofia Coppola avec Kirsten Dunst dans le rôle titre. &lt;b&gt;Ce film avait alors éveillé ma curiosité envers le personnage et la vie à la cour&lt;/b&gt; ; à la faveur d'une visite de la famille quand j'habitais en Ile-de-France, nous étions allés visiter Versailles, ce qui m'avait encore plus intéressée. Je m'étais alors promis de lire la biographie de Marie-Antoinette écrite par Stefan Zweig. Quelques mois plus tard, en visite chez une de mes tantes, j'ai vu cette bio ; je n'avais pas encore acheté ou emprunté celle par Stefan Zweig, aussi ai-je bien volontiers empruntée celle-ci pour parfaire (et c'est peu dire!) ma connaissance de cette célèbre reine...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bon, pour commencer, il faut bien dire que &lt;b&gt;cette lecture m'a demandé beaucoup de temps&lt;/b&gt;. Certes, &lt;b&gt;c'est plutôt bien écrit&lt;/b&gt;, avec de nombreux passages présentant tous ces personnages &lt;b&gt;de manière très vivante&lt;/b&gt; ; cela dit, l'ouvrage m'a paru &lt;b&gt;assez inégal&lt;/b&gt; de ce point de vue. Tout ce qui concerne l'enfance de Marie-Antoinette et ses premières années en France se lit très vite et est très accessible : les relations et l'énorme influence de l'impératrice Marie-Thérèse sur ses enfants, la géopolitique des alliances princières en Europe, le caractère de la jeune et enjouée Marie-Antoinette, les aberrations de l'étiquette à la cour... Il faut bien reconnaître qu'Antonia Fraser a particulièrement bien rendu tout cela. Dès lors que l'on en arrive aux événements de la Révolution française, on retrouve ce côté très vivant, très facile à suivre. L'entre-deux m'a par contre paru &lt;b&gt;beaucoup plus fastidieux à lire&lt;/b&gt; : j'ai eu beaucoup de mal à suivre les différentes tractations de politique internationale, les intérêts des uns et des autres chefs d'État quand ils décidaient de signer ou non des traités entre eux, &lt;i&gt;etc. &lt;/i&gt;Il paraît que ce n'était pas non plus le fort de Marie-Antoinette... Au moins peut-on dire que je me suis identifiée à elle pour cela!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans cet ouvrage, &lt;b&gt;on découvre une "vraie" personne, loin des images assez manichéennes et irréelles que l'on a tendance à coller spontanément aux personnages historiques&lt;/b&gt;. Je n'avais pour ma part pas spécialement d'idées préconçues sur Marie-Antoinette ; j'avais bien entendu parler de "l'affaire du collier" sans savoir cependant de quoi il retournait (je pensais que Marie-Antoinette s'était payé un collier hors de prix en puisant dans les caisses du pays alors au plus bas, ce qui n'est pas du tout ce qui s'est passé), mais à part ça, rien de spécial, donc je n'ai pas eu de surprises en ce qui concernait la reine en elle-même. &lt;b&gt;J'ai par contre été plus ébranlée par la vision de la Révolution française que nous livre Antonia Fraser&lt;/b&gt; : pour moi, c'était un peu quelque chose de sacré, la Révolution. Les droits de l'Homme, la fin des privilèges, tout ça, une de mes instits du primaire nous en avait parlé en vibrant tellement d'émotion que j'avais assez idéalisé les révolutionnaires, et par là même conçu une image franchement mauvaise de Louis XVI et de sa cour. Avec cette biographie, il faut bien reconnaître que &lt;b&gt;j'ai sacrément nuancé mes vues&lt;/b&gt;, ce qui n'est pas plus mal (rien n'est ni tout blanc ni tout noir, comme vous le savez...). &lt;b&gt;La famille royale&lt;/b&gt; en elle-même et telle qu'elle est dépeinte dans cet ouvrage &lt;b&gt;m'a parue franchement sympathique&lt;/b&gt;, des gens plutôt simples et pas méchants, pas du tout les personnes "de la situation", comme on dit - je me demande bien comment Louis XIV ou Louis XV auraient géré la crise, par exemple... -, en bref : ceux qui ont eu la malchance d'être aux commandes quand&amp;nbsp; tout s'est effondré. Ils étaient en effet sans doute bien moins critiquables que les précédents souverains aux yeux des révolutionnaires, mais voilà : le peuple était dans une colère noire et il fallait que des têtes tombent (c'est le cas de le dire!)...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et pour finir, quelques remarques "en vrac" : &lt;b&gt;j'ai été un peu déçue de trouver si peu de choses sur l'idylle entre Marie-Antoinette et le comte Fersen&lt;/b&gt;, d'autant plus que de nombreux autres points sont traités dans le détail. Cela dit, Antonia Fraser semble fournir ici un travail extrêmement sérieux et bien documenté, donc peut-être n'a-t-elle avancé que ce dont elle était absolument certaine, à savoir pas grand-chose, si ce n'est qu'il est à peu près sûr que Fersen et Marie-Antoinette aient été amants...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis cultivée, ou plutôt cet ouvrage a été l'occasion de &lt;b&gt;quelques révisions concernant l'histoire de France&lt;/b&gt;, notamment de tout ce qui concernait le "calendrier" de la Révolution (hé non, elle ne se cantonne pas à l'année 1789 ; Marie-Antoinette a été guillotinée en octobre 1793, ça laisse une certaine marge, pendant laquelle je ne m'étais jamais demandé quel genre de vie avait pu mener la famille royale!).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, &lt;b&gt;la petite coïncidence sympathique&lt;/b&gt; : j'ai commencé ma lecture de ce livre le 2 novembre dernier, jour de la naissance de Marie-Antoinette, et je n'ai même pas fait exprès... On peut dire que nous étions synchros, elle et moi! ;-)&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Voilà! Dans la mesure où je découvrais ce personnage, je serais bien en peine de vous dire si cette biographie est bonne ou non ; il faudra donc vous en tenir à mon avis dans l'absolu! Un jour peut-être, je m'intéresserai de plus près à celle écrite par Zweig... mais pas tout de suite!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Merci à ma tante anglaise&lt;/b&gt; pour le prêt! ;-)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;P.S. : Oui, je sais pour le titre du billet, c'était un peu facile... ^_^&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4852602437922391789-1334924111196149676?l=lameralire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/1334924111196149676/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4852602437922391789&amp;postID=1334924111196149676&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/1334924111196149676'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/1334924111196149676'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/2010/12/quon-lui-coupe-la-tete.html' title='Qu&apos;on lui coupe la tête!'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TRJ1BBmlbpI/AAAAAAAAC9M/6Ux1YKWxb5U/s72-c/fraser.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789.post-1831055886974287407</id><published>2010-12-08T09:00:00.148+01:00</published><updated>2010-12-14T11:35:41.858+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nouvelles'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature française'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fantastique'/><title type='text'>Anthologie en décembre... ben, Noël en décembre aussi!</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TPUzkxI37EI/AAAAAAAAC70/XsIH6RWETJc/s1600/proverbes.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TPUzkxI37EI/AAAAAAAAC70/XsIH6RWETJc/s1600/proverbes.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tiens, tiens, &lt;b&gt;un petit &lt;a href="http://griffedencre.fr/"&gt;Griffe d'Encre&lt;/a&gt;, ça faisait longtemps&lt;/b&gt;! ^_^ Mais une anthologie, cette fois ; il ne faudrait pas que je vous habitue à ne vous parler que des novellas, non plus, hein! D'ailleurs, moi-même, il faudrait que je me penche sur la collection &lt;a href="http://griffedencre.fr/catalog/index.php?cPath=2"&gt;"Recueils"&lt;/a&gt;, dont je n'ai lu jusqu'à présent qu'un seul des titres alors que beaucoup d'autres me font de l'œil... Sur les anthologies, je suis à peine moins à la rue, puisque vous avez déjà pu lire mes billets sur &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2009/10/bain-de-terre.html"&gt;&lt;i&gt;La Terre&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; et sur &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2010/05/balades-au-grand-air.html"&gt;&lt;i&gt;L'Air&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;. Bon, je vous le concède, celui sur &lt;i&gt;Aube et Crépuscule&lt;/i&gt; traîne encore... C'est juste qu'il faudrait que je le relise pour vous en parler convenablement... Mais peu importe, revenons à nos moutons : parlons peu, parlons bien, et pour cela laissons-nous guider par ces merveilles de concision que sont les proverbes...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il faut croire que l'appel à textes sur cette thématique n'a guère été concluant, ou que la sélection fut très rude, car &lt;b&gt;cette anthologie ne regroupe que six nouvelles et arbore donc plutôt le format d'une novella&lt;/b&gt;.&amp;nbsp; Personnellement, je trouve cela assez étonnant : j'aurais pensé que les proverbes inspireraient les foules... mais il est peut-être difficile de partir de ces phrases rabâchées depuis des lustres pour produire des histoires originales, justement? Difficile donc de reproduire l'analyse que j'essayais de fournir à partir de la composition des autres anthos ; cela dit, je note tout de même que sur les six textes que nous avons ici, trois, si ce n'est quatre, sont fortement liés à des enfants ou des adolescents. Est-ce une coïncidence, ou bien les auteurs se sont-ils replacés à l'âge où l'on apprend ces fameuses sentences et dans quel cas les utiliser?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bon, cela dit : &lt;b&gt;à sélection rigoureuse, résultat efficace&lt;/b&gt;! (Oui, j'ai le droit d'inventer mes propres proverbes dans le cadre de ce billet, na!) Sur les six nouvelles, une seule ne m'a pas du tout convaincue (&lt;i&gt;La Vengeance est un plat qui se mange froid&lt;/i&gt;, de Ghislaine Maïmoun), et une autre m'a légèrement déçue par sa fin (&lt;i&gt;On n'est jamais si bien servi que par soi-même&lt;/i&gt;, de Véronique Pingault), mais elle développe cela dit &lt;b&gt;un concept que j'ai trouvé génial&lt;/b&gt; : du jour au lendemain, grâce à une étrange société qui démarche sur Internet, toutes les personnes que vous payez pour un service se mettent à le faire exactement comme vous... Pas mal pour les perfectionnistes, non? A voir, justement...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans &lt;i&gt;Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir&lt;/i&gt;, Laurence Rodriguez nous embarque dans &lt;b&gt;une macabre aventure comateuse&lt;/b&gt; où un prisonnier remplace l'autre ; de là à penser que l'espoir des uns fait le désespoir des autres, il n'y a qu'un pas... &lt;i&gt;&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Pour vivre heureux, vivons cachés&lt;/i&gt;, de Frédérique Lorient, nous projette dans &lt;b&gt;une réalité où "Big Brother is watching you"&lt;/b&gt;, thème assez rebattu dans le domaine, certes, mais que l'auteur a tout de même plutôt bien traité à mon avis, dans un style efficace et en quelques pages à peine (en outre, j'ai bien aimé la déclinaison "Big Brother is listening to you", avec le correcteur de langage qui vous reprend quand vous dites des gros mots, même dans les disputes conjugales... Grrr! On voudrait le tuer!). &lt;b&gt;&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;J'ai retrouvé avec plaisir le cynisme de Nathalie Salvi&lt;/b&gt;, que j'avais découverte grâce à sa novella &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2008/03/viva-la-revolucin.html"&gt;&lt;i&gt;Sortie de route&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; (et dont le recueil &lt;i&gt;En quête&lt;/i&gt; est un de ceux qui me tentent beaucoup!) : dans &lt;i&gt;L'habit ne fait pas le moine&lt;/i&gt;, mettant en scène &lt;b&gt;une adorable petite fille modèle &lt;/b&gt;dans le monde tout beau tout lisse d'Applautousse, on retrouve le message selon lequel les apparences sont parfois trompeuses (et parfois pas) que nous avait fait passer à sa manière Monsieur Théodore dans la novella sus-citée.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et enfin, Isabelle Guso, découverte tout récemment grâce à sa formidable novella &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2010/09/il-faut-me-croire-sur-parole.html"&gt;&lt;i&gt;Présumé coupable&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; (que, je vous le répète, il FAUT lire absolument!!!), m'a encore une fois &lt;b&gt;touchée en plein cœur &lt;/b&gt;avec l'histoire d'&lt;b&gt;une mère qui ne sait pas comment "gérer" son enfant et ses caprices&amp;nbsp;&lt;/b&gt; (ou ses besoins? Comment savoir? C'est une des hantises de tous les parents, je suppose...). Bon, le titre de la nouvelle est un proverbe qui m'était totalement inconnu, par contre : &lt;i&gt;Là où frappe le professeur, une rose fleurit&lt;/i&gt;. Ça vous dit quelque chose, à vous?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Le tout est, de mon point de vue, fort bien agencé&lt;/b&gt; puisque l'on gagne en intensité et en qualité (c'est un jugement fort subjectif, évidemment) tout au long de l'anthologie... &lt;b&gt;J'aurais aimé en lire plus&lt;/b&gt;, mais j'attendrai patiemment le tome suivant : puisqu'il y a un "I" sur la couverture, c'est nécessairement qu'un jour il y aura un "II", non? :)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour en savoir plus sur l'illustrateur Nicolas Trève, cliquez donc &lt;a href="http://griffedencre.fr/spip.php?article631"&gt;par ici&lt;/a&gt;... &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Comme d'habitude avec les ouvrages Griffe d'Encre, vous pouvez &lt;a href="http://griffedencre.fr/catalog/pub/proverbes1_extraits.pdf"&gt;lire en ligne quelques pages&lt;/a&gt; (en l'occurrence, le début de chaque nouvelle) pour voir si ça vous plaît... Personnellement, j'adore ce concept!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Jusqu'au 10 décembre 2010 minuit, il est encore temps de profiter de &lt;a href="http://griffedencre.fr/catalog/product_info.php?products_id=127"&gt;l'offre de souscription&lt;/a&gt; : frais de port offerts ainsi qu'une jolie carte rough de l'illustrateur Nicolas Trève...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4852602437922391789-1831055886974287407?l=lameralire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/1831055886974287407/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4852602437922391789&amp;postID=1831055886974287407&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/1831055886974287407'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/1831055886974287407'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/2010/12/anthologie-en-decembre-ben-noel-en.html' title='Anthologie en décembre... ben, Noël en décembre aussi!'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TPUzkxI37EI/AAAAAAAAC70/XsIH6RWETJc/s72-c/proverbes.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789.post-3111525834645142952</id><published>2010-12-06T09:00:00.101+01:00</published><updated>2010-12-06T09:00:03.515+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Un tag... des tags?'/><title type='text'>Quinze de France... et d'ailleurs!</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Incroyable mais vrai&lt;/b&gt; : j'ai récemment été double-taguée! Incroyable, car avec l'activité de mollusque de mon blog ces derniers temps, je pensais être oubliée de tous, du monde entier, ouiiiiin, tout ça tout ça (alors qu'en fait, pas du tout! Merci les copines! ;-) ). Vrai : la preuve chez &lt;a href="http://5emedecouverture.wordpress.com/2010/11/10/tag-quinze-auteurs/"&gt;Caro[line]&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://lecture-sans-frontieres.over-blog.com/article-quinze-auteurs-en-quinze-minutes-tag-60656044.html"&gt;a_girl_from_earth&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Le principe : citer les quinze auteurs qui nous viennent spontanément à l'esprit&lt;/b&gt;. Hum, suffit de le dire et aucun auteur ne me vient à l'esprit spontanément, évidemment... Bon, alors, en creusant un peu...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TPT2147aVXI/AAAAAAAAC7w/E_sMk9V5LDY/s1600/15+auteurs....jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://3.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TPT2147aVXI/AAAAAAAAC7w/E_sMk9V5LDY/s320/15+auteurs....jpg" width="269" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;1. &lt;i style="color: #444444;"&gt;&lt;b&gt;Vincent Message&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;, car j'ai lu récemment ses &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2010/11/jusqua-ce-quarrive-la-nuit-du-monde.html"&gt;&lt;i&gt;Veilleurs &lt;/i&gt;&lt;/a&gt;qui ne ressemblent à rien d'autre et que mon billet m'a valu un message super-gentil de l'auteur dès le lendemain.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;2. &lt;b style="color: #444444;"&gt;&lt;i&gt;Nicolas Cauchy&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;, parce que je me demande souvent si un jour je le verrai, son troisième roman (après &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2008/05/vous-avez-aim-ce-livre.html"&gt;&lt;i&gt;La véritable histoire de mon père&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2008/04/de-manire-connatre-ac2.html"&gt;&lt;i&gt;De manière à connaître le jour et l'heure&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;), et parce que je pense souvent à lui, &lt;i&gt;anyway&lt;/i&gt;...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;3. &lt;i style="color: #444444;"&gt;&lt;b&gt;Serge Joncour&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;, parce que son dernier roman, &lt;i&gt;L'Homme qui ne savait pas dire non&lt;/i&gt;, acheté il y a un an à la journée dédicace de Sciences-Po, m'attend sagement sur le haut de ma PAL et me fait coucou dès que je passe à côté.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;4. &lt;i style="color: #444444;"&gt;&lt;b&gt;Laurence Pernoud&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;, parce que depuis plusieurs mois, "Laurence", comme je l'appelle dans l'intimité, est sur ma table de nuit et que forcément, ça laisse des traces dans les éventuels noms qui peuvent sortir "spontanément" de mon cerveau...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;5. &lt;i style="color: #444444;"&gt;&lt;b&gt;Stefan Zweig&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;, parce que même si je ne me suis inscrite qu'au &lt;a href="http://5emedecouverture.wordpress.com/2010/01/27/challenge-ich-liebe-zweig/"&gt;Bébé Zweig challenge&lt;/a&gt;, ben il me reste quand même la moitié à accomplir. &lt;i&gt;La Peur&lt;/i&gt;, &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2010/02/merci-caroline.html"&gt;offert par Caro[line] pour mon anniversaire&lt;/a&gt;, est programmé pour ce faire depuis un bon moment... Y a plus qu'à! ^_^&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;6. &lt;i style="color: #444444;"&gt;&lt;b&gt;Émile Zola&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;, parce que j'ai quand même mauvaise conscience à toujours snober ses bouquins, qui constituent pourtant une magnifique collection de plus d'un mètre de long sur l'une de mes étagères...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;7. &lt;i style="color: #444444;"&gt;&lt;b&gt;Jean Giono&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;, parce que chouchou me le conseille depuis qu'on se connaît et que je ne lui ai toujours pas donné sa chance...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;8. &lt;i style="color: #444444;"&gt;&lt;b&gt;Laurence Cossé&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;, parce que son &lt;i&gt;Au bon roman&lt;/i&gt;, offert par macopineadeline, me tend les bras avec insistance depuis plusieurs mois...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;9. &lt;i style="color: #444444;"&gt;&lt;b&gt;Matthieu Dhennin&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;, parce que la semaine dernière encore, j'ai conseillé son &lt;i&gt;&lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2010/10/la-vie-voyez-vous-ce-ne-sont-que-des.html"&gt;Saltarello&lt;/a&gt; &lt;/i&gt;à une copine en mal de lecture.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;10. &lt;i style="color: #444444;"&gt;&lt;b&gt;Alexandre Dumas&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; (celui des &lt;i&gt;Trois Mousquetaires&lt;/i&gt; ; est-ce le père ou le fils? Là vous m'en demandez trop!) parce que depuis &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2008/06/le-swap-qui-fait-mouche.html"&gt;mon premier swap&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;Les Trois Mousquetaires&lt;/i&gt; en question sont dans ma PAL grâce à &lt;a href="http://lireouimaisquoi.over-blog.com/"&gt;Yueyin&lt;/a&gt; et que je ne les ai pas encore sortis de là... Honte sur moi!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;11. &lt;i style="color: #444444;"&gt;&lt;b&gt;Paul Auster&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;, parce que je n'y connais rien en littérature américaine et que j'aimerais bien y remédier... Encore un dont j'ai deux bouquins dans ma PAL et que je fais poireauter sans vergogne depuis un bail... Pffff!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;12. &lt;i style="color: #444444;"&gt;&lt;b&gt;Carson McCullers&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;, parce que &lt;a href="http://uncoindeblog.over-blog.com/article-frankie-addams-carson-mccullers-57604758-comments.html#anchorComment"&gt;j'ai appris "récemment" chez Delphine&lt;/a&gt; que c'était un classique et que je n'avais jamais entendu ni lu son nom nulle part! ^_^&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;13. &lt;i style="color: #444444;"&gt;&lt;b&gt;Nathalie Dau&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;, parce qu'elle vient de sortir le tome II des Contes Myalgiques chez &lt;a href="http://www.griffedencre.fr/"&gt;Griffe d'Encre&lt;/a&gt; (&lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2008/12/dau-dau-lenfant-dau.html"&gt;le tome I&lt;/a&gt; était formidable, d'ailleurs) et parce que j'adore ses contributions sur &lt;a href="http://metierediteur.wordpress.com/"&gt;le blog des micro-éditeur&lt;/a&gt;s.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;14. &lt;i style="color: #444444;"&gt;&lt;b&gt;Virginie Despentes&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;, parce qu'après avoir beaucoup aimé &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2009/09/cet-inconnu-quest-la-revolution-des.html"&gt;&lt;i&gt;King Kong Théorie&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, je suis fortement intriguée par son dernier roman, qui a reçu le prix Renaudot, &lt;i&gt;Apocalypse Bébé&lt;/i&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;15. &lt;i style="color: #444444;"&gt;&lt;b&gt;Michel Houellebecq&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;, pour rester dans les prix littéraires, car bien qu'il ne m'ait jamais tenté jusque-là, les très bons échos lus et entendus sur &lt;i&gt;La Carte et le territoire &lt;/i&gt;me donnent bien envie de le découvrir...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et voilà!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pas si dur, finalement!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bon, en théorie, on est censé taguer 15 blogueurs après s'être prêté à l'exercice, mais vu mon absentéisme éhonté sur la blogosphère sur l'année écoulée, je me sentirais bien mal placée pour me rappeler au bon souvenir des copains... &lt;b&gt;Je donne la main à qui veut!&lt;/b&gt; ^_^&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4852602437922391789-3111525834645142952?l=lameralire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/3111525834645142952/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4852602437922391789&amp;postID=3111525834645142952&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/3111525834645142952'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/3111525834645142952'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/2010/12/quinze-de-france-et-dailleurs.html' title='Quinze de France... et d&apos;ailleurs!'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TPT2147aVXI/AAAAAAAAC7w/E_sMk9V5LDY/s72-c/15+auteurs....jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789.post-4702899532149459190</id><published>2010-12-04T09:00:00.082+01:00</published><updated>2010-12-04T09:00:01.045+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature française'/><title type='text'>Quel discours? Quelle tombe?... Quelle histoire!</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TPTPjsSm2hI/AAAAAAAAC7s/SlvbgXRYzy4/s1600/mazzieri.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://3.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TPTPjsSm2hI/AAAAAAAAC7s/SlvbgXRYzy4/s320/mazzieri.jpg" width="237" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Voici un roman dont j'avais entendu parler par le biais de l'émission de radio &lt;a href="http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/lalibrairiefrancophone/"&gt;&lt;i&gt;La Librairie francophone&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, sur France Inter. Les échanges entre Emmanuel Khérad, l'animateur, et Julie Mazzieri, l'auteur, ainsi que la réaction des libraires de différents pays (Canada, Belgique, Suisse et France) m'avaient convaincue, et je m'étais promis de lire &lt;i&gt;Le Discours sur la tombe de l'idiot &lt;/i&gt;si j'en avais l'occasion un jour. Et figurez-vous que ma toute petite bibliothèque de village est formidable et pleine de surprises puisque lors de ma dernière visite, ledit roman était fièrement exposé parmi les livres qui venaient de rejoindre les rayonnages... J'ai donc sauté sur l'occasion, mais je dois bien avouer que &lt;b&gt;ce fut une déception&lt;/b&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'intrigue se déroule dans le village de Chester, qu'on ne situe pas très bien. J'ai eu tendance à le placer au Québec, dans la mesure où l'auteure est née là-bas, mais après tout peu importe! On est surtout &lt;b&gt;dans un petit village de campagne, en été, avec tous ses personnages typiques &lt;/b&gt;: le maire et ses adjoints, préoccupés par la venue prochaine du ministre dans leur village, le curé, la famille d'"étrangers" qui vient de s'installer sous les regards circonspects des voisins, les paysans, l'ouvrier agricole venu de la ville et dont on se méfie, les jeunes du village qui attendent impatiemment la fête de l'été pour "sortir", le berger, la prostituée, la guérisseuse, l'idiot du village, dont le sort est réglé dès les premières pages du roman, mais qui le "hantera" encore longtemps... &lt;b&gt;Deux meurtres&lt;/b&gt; et autres menus actes criminels viennent secouer le quotidien plutôt terne de Chester et ajouter à une ambiance déjà pas forcément idyllique au départ. &lt;b&gt;Regards en coin, suspicions en tout genre et climat plus qu'orageux, voilà le cadre, mais également le sujet de ce roman&lt;/b&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Alors, &lt;b&gt;pourquoi cela n'a-t-il pas marché?&lt;/b&gt; Je ne peux certes pas reprocher à &lt;i&gt;La Librairie francophone &lt;/i&gt;de m'avoir induite en erreur : je savais bien que tout était affaire d'ambiance dans ce roman. D'ailleurs, elle est certes fort bien rendue, mais peut-être simplement n'était-ce pas ce que j'avais envie de lire à ce moment-là? Le fait est que&lt;b&gt; je me suis très vite lassée de ce climat lourdingue&lt;/b&gt;, qui vous englue complètement (comme la pâte à pain au début, vous voyez?), &lt;b&gt;des réactions méfiantes et obtuses de ces personnages, des silences qui feraient mieux de ne pas en être, des regards baissés, de la folie qui s'installe, le tout dans une sorte d'indifférence générale&lt;/b&gt;...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je savais également que le titre parlait d'un non-événement : il n'y aura pas de discours sur la tombe de l'idiot. D'ailleurs, l'idiot n'a même pas de tombe, alors. Mais j'espérais quand même repérer une symbolique, quelque chose, retirer un message quelconque de ce roman. Hormis &lt;b&gt;les ravages que peuvent provoquer les cancans dans les petits villages&lt;/b&gt; (poussés à l'extrême en plus ; il y a de quoi dégoûter définitivement les citadins de la vie à la campagne!), j'ai un peu de mal à voir...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Quelques mots sur l'objet-livre&lt;/b&gt;, tout de même : c'était la première fois que j'avais entre les mains un ouvrage des &lt;a href="http://www.jose-corti.fr/"&gt;éditions José Corti&lt;/a&gt;, et je dois dire que j'ai particulièrement aimé le format : les larges marges laissées tout autour du texte, la qualité du papier, le bouquin qui s'ouvre largement sans faire de chichis... Vraiment, j'ai apprécié!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Je suis donc résolument passée à côté de ce roman&lt;/b&gt;... Si ce n'est pas votre cas, manifestez-vous, je serais curieuse de voir tout ce que j'ai bien pu rater...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4852602437922391789-4702899532149459190?l=lameralire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/4702899532149459190/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4852602437922391789&amp;postID=4702899532149459190&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/4702899532149459190'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/4702899532149459190'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/2010/12/quel-discours-quelle-tombe-quelle.html' title='Quel discours? Quelle tombe?... Quelle histoire!'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TPTPjsSm2hI/AAAAAAAAC7s/SlvbgXRYzy4/s72-c/mazzieri.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789.post-3609203875456307709</id><published>2010-12-02T09:00:00.042+01:00</published><updated>2010-12-02T09:00:08.502+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité'/><title type='text'>Un blog à suivre...</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Aujourd'hui, je souhaite vous faire découvrir &lt;b&gt;une remarquable initiative de plusieurs micro-éditeurs&lt;/b&gt;, qui se sont réunis pour nous proposer un blog des plus intéressants : &lt;a href="http://metierediteur.wordpress.com/"&gt;"Métier : éditeur"&lt;/a&gt;. C'est pour ma part par le biais des éditions &lt;a href="http://www.griffedencre.fr/"&gt;Griffe d'Encre&lt;/a&gt;, mon micro-éditeur chouchou, que j'ai eu connaissance de cette récente action commune.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Opérationnel depuis la mi-octobre, ce blog, animé par &lt;b&gt;une douzaine de petits éditeurs&lt;/b&gt; (pour l'instant), aborde de multiples questions liées au secteur de l'édition en général et aux problématiques rencontrées par les petits éditeurs en particulier. On y trouve également des brèves de salon, des explications assez concrètes sur le déroulement de différents processus éditoriaux, le tout décliné par les différents éditeurs qui alimentent le blog... Dans &lt;a href="http://metierediteur.wordpress.com/2010/10/14/ode-a-la-novella/"&gt;le premier article&lt;/a&gt;, Menolly revenait par exemple sur le format particulier de la novella, dans lequel s'est en partie spécialisé Griffe d'Encre et qui est assez bien représenté sur La Mer à Lire, d'ailleurs. N'hésitez pas à aller lire sa prose pour en savoir plus, car le billet est extrêmement complet et explique bien le pourquoi de cette prédilection de la maison pour cette forme d'écriture...&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://metierediteur.wordpress.com/"&gt;&lt;img border="0" height="220" src="http://1.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TPTGEstGSEI/AAAAAAAAC7o/-bxulKQN5qQ/s400/Blog+petits+%25C3%25A9diteurs.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="color: #444444; font-size: x-small;"&gt;&lt;i&gt;Cliquez sur l'image pour vous rendre sur le blog!&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Le contenu du blog est riche&lt;/b&gt; (il est régulièrement alimenté ; ou "de l'avantage d'être plusieurs pour animer un blog"! ^_^), &lt;b&gt;souvent passionnant&lt;/b&gt; et peut donner &lt;b&gt;matière à débat &lt;/b&gt;(je pense par exemple à l'excellent article &lt;a href="http://metierediteur.wordpress.com/2010/10/21/ce-que-nest-pas-un-editeur/"&gt;"Ce que n'est pas un éditeur"&lt;/a&gt; des éditions Argemmios, qui a fait couler beaucoup d'encre le mois dernier).&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Je vous invite donc de toute urgence à découvrir ce blog&lt;/b&gt;! Pour ma part, je me suis abonnée pour suivre les contributions et ne rien rater! ^_^&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;P.S. : Voici l'adresse, pour le cas où mes liens ne fonctionneraient pas : &lt;a href="http://metierediteur.wordpress.com/"&gt;http://metierediteur.wordpress.com/&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4852602437922391789-3609203875456307709?l=lameralire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/3609203875456307709/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4852602437922391789&amp;postID=3609203875456307709&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/3609203875456307709'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/3609203875456307709'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/2010/12/un-blog-suivre.html' title='Un blog à suivre...'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TPTGEstGSEI/AAAAAAAAC7o/-bxulKQN5qQ/s72-c/Blog+petits+%25C3%25A9diteurs.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789.post-4282566490811244474</id><published>2010-11-30T09:00:00.122+01:00</published><updated>2010-11-30T09:00:05.853+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature française'/><title type='text'>"La manipulation psychologique est une arme comme une autre (...)"</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TPOGUSa39hI/AAAAAAAAC7g/AOD12mO7gMM/s1600/gr%25C3%25A9millon.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://2.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TPOGUSa39hI/AAAAAAAAC7g/AOD12mO7gMM/s320/gr%25C3%25A9millon.jpg" width="207" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans la série "je rattrape mon retard bloguesque", je vais vous parler aujourd'hui d'une autre lecture qui commence à dater. Il s'agit d'un des romans de la rentrée littéraire dont les premiers échos m'avaient bien tentée. Aussi, lorsque &lt;a href="http://www.babelio.com/"&gt;Babelio&lt;/a&gt; a lancé sa dernière opération Masse Critique et que j'y ai vu ce roman-ci, je me suis encore une fois laissée tenter... et &lt;b&gt;j'ai bien fait&lt;/b&gt;!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Le Confident&lt;/i&gt; raconte comment une jeune femme à la vie sentimentale quelque peu mouvementée (cela ne sert "que" de cadre à l'histoire qui nous sera principalement racontée dans le roman, aussi ne croyez pas que cela soit primordial, bien que - forcément - ces choix de l'auteur ne soient pas anodins), puisqu'elle est enceinte mais déjà séparée du père (plutôt par anticipation de son éventuel refus d'assumer sa paternité qu'autre chose, d'ailleurs), comment cette jeune femme d'une trentaine d'années donc, éditrice, reçoit dans les années soixante-dix, très peu de temps après la mort de sa mère, &lt;b&gt;une curieuse lettre d'un inconnu&lt;/b&gt;. Cet homme y raconte une histoire qui &lt;i&gt;a priori &lt;/i&gt;ne concerne pas du tout notre héroïne, mais, dans la mesure où il ne signe que de son prénom et n'indique pas son adresse, cette dernière ne peut pas le contacter pour en savoir plus. Elle doit donc se résigner à &lt;b&gt;découvrir semaine après semaine cette histoire&lt;/b&gt;, qui lui parvient sous forme de feuilleton. Si au départ elle pense à un auteur qui chercherait à se faire remarquer de l'éditrice qu'elle est, &lt;b&gt;ce que raconte cet inconnu résonne de façon bien trop personnelle&lt;/b&gt; pour qu'il ne s'agisse que de cela...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je m'arrête là avant de trop en dire, et aussi parce qu'avec l'éloignement dans le temps, je n'ai sûrement plus toutes les subtilités du roman en tête... D'autant plus que &lt;b&gt;je l'ai lu extrêmement rapidement &lt;/b&gt;; après ma progression laborieuse dans les 630 pages des &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2010/11/jusqua-ce-quarrive-la-nuit-du-monde.html"&gt;&lt;i&gt;Veilleurs&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, cette histoire de &lt;b&gt;secrets de famille qui se dévoilent peu à peu&lt;/b&gt;, dont les éléments se mettent en place selon&lt;b&gt; un mécanisme bien huilé&lt;/b&gt;, qui fonctionne parfaitement, m'a incité à tourner les pages vite vite, trop vite peut-être pour être en mesure d'en parler tout à fait bien après quelques semaines. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sachez simplement que j'ai trouvé ce &lt;b&gt;premier roman très honnête&lt;/b&gt; :&lt;b&gt; l'histoire est romanesque à souhait et se tient, le style est simple et efficace&lt;/b&gt;. La &lt;b&gt;construction est particulièrement maîtrisée&lt;/b&gt; : les petits indices comme les grosses révélations arrivent à point nommé, sans jamais laisser le lecteur sur le bord de la route ni lui laisser prendre trop d'avance en devinant tout avant de l'avoir lu. Finalement, le fait d'enchâsser l'histoire principale que l'on nous raconte (qui se passe à l'époque de la Seconde Guerre mondiale) dans le quotidien de cette héroïne meurtrie ne sert "que" à &lt;b&gt;tenir le lecteur en haleine&lt;/b&gt; avec ces mystérieuses missives, car l'intrigue dont vous vous rappellerez en refermant ce roman, c'est assurément celle qui nous est racontée dans les lettres.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour ce qui est des &lt;b&gt;thèmes abordés&lt;/b&gt;, au centre de tout le roman, il y a celui de la maternité, ou plutôt du &lt;b&gt;désir d'enfant&lt;/b&gt;. S'y rattachent des considérations sur &lt;b&gt;la manipulation et le mensonge&lt;/b&gt;, qui ouvrent au lecteur des possibilités de réflexion sur l'impact des secrets de famille et autres non-dits de longue durée sur la vie de ceux qui ne savaient pas et finissent par "apprendre que".&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;"La manipulation psychologique est une arme comme une autre, ni plus ni  moins faillible, la seule en tout cas qui permette le crime parfait."&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="color: purple;"&gt;p. 279 &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A mon sens, nous avons donc là &lt;b&gt;une valeur sûre &lt;/b&gt;de cette rentrée littéraire : pas un chef d'œuvre, mais &lt;b&gt;un excellent moment de lecture en perspective&lt;/b&gt; et une belle performance pour un premier roman, ma foi! Je vous le conseille.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Merci &lt;/b&gt;beaucoup à &lt;a href="http://www.babelio.com/"&gt;Babelio&lt;/a&gt; pour cette opération Masse Critique à laquelle j'ai encore une fois pu participer, et aux &lt;a href="http://www.plon.fr/"&gt;éditions Plon&lt;/a&gt; pour m'avoir fait parvenir ce roman! Avec toutes mes excuses pour le délai de publication du billet!&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div id="Bcorps" style="border: 1px solid rgb(204, 204, 204); padding: 10px 5px; width: 200px;"&gt;&lt;div class="Belement" style="line-height: normal; overflow: hidden; padding: 5px 5px 10px; text-align: left; width: 100%;"&gt;&lt;div class="Bcouv" style="clear: left; float: left; width: 65px;"&gt;&lt;a href="http://www.babelio.com/livres/Gremillon-Le-confident/196370"&gt;&lt;img alt="Le confident par Hélène Grémillon" src="http://www.babelio.com/couv/9782259212519.jpg" style="background-color: white; border: 1px solid rgb(204, 204, 204); padding: 3px; width: 50px;" title="Le confident par Hélène Grémillon" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Boeuvre" style="font-family: arial,sans-serif; font-size: 12px; font-weight: bold; margin: 0px 3px 5px 5px;"&gt;&lt;a href="http://www.babelio.com/livres/Gremillon-Le-confident/196370" style="text-decoration: none;"&gt;Le confident&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Bauteur" style="color: grey; font-size: 11px; margin: 0px 3px 5px 5px;"&gt;&lt;a href="http://www.babelio.com/auteur/Helene-Gremillon/102722" style="text-decoration: none;"&gt;Hélène Grémillon&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Bspacer" style="clear: both;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Bfooter" style="clear: both; font-size: 0.8em; margin: 0px; padding: 5px; text-align: center;"&gt;Critiques et infos sur &lt;a href="http://www.babelio.com/"&gt;Babelio.com&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4852602437922391789-4282566490811244474?l=lameralire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/4282566490811244474/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4852602437922391789&amp;postID=4282566490811244474&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/4282566490811244474'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/4282566490811244474'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/2010/11/la-manipulation-psychologique-est-une.html' title='&quot;La manipulation psychologique est une arme comme une autre (...)&quot;'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TPOGUSa39hI/AAAAAAAAC7g/AOD12mO7gMM/s72-c/gr%25C3%25A9millon.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789.post-5522360733550501065</id><published>2010-11-28T19:45:00.000+01:00</published><updated>2010-11-28T19:45:28.168+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature française'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fantastique'/><title type='text'>"Jusqu'à ce qu'arrive la nuit du monde, celle où ce sera mon tour de manipuler les hommes."</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TO_fpOn77AI/AAAAAAAAC7c/_xmlxW8OVqQ/s1600/message.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://2.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TO_fpOn77AI/AAAAAAAAC7c/_xmlxW8OVqQ/s320/message.jpg" width="208" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Comme souvent ces derniers temps, me voici à rédiger un billet des semaines (des mois? non, pas quand même!) après avoir terminé ma lecture. D'ordinaire, je dis déjà que c'est difficile, mais avec ce roman-là, la tâche me paraît proprement titanesque! Pourquoi? Eh bien, premièrement parce que ce roman était déjà &lt;b&gt;un bon pavé&lt;/b&gt; de plus de 600 pages, deuxièmement, parce que l'histoire qu'il raconte est d'&lt;b&gt;une densité que j'ai rarement rencontrée&lt;/b&gt; jusqu'à présent, et enfin, troisièmement parce que j'ai énormément aimé tout en ayant beaucoup beaucoup de difficulté à progresser... Résultat : je ne pense pas pouvoir vraiment conseiller ce roman à quelqu'un, ni avoir une quelconque envie de le relire un jour, ni non plus dire que ce fut un coup de cœur... Bizarre, bizarre... M'enfin, allons-y tout de même : d'ordinaire, j'arrive toujours à parler de mes lectures, même un peu datées. Il n'y a pas de raison que ça ne soit pas le cas cette fois-ci!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au départ, nous avons une histoire relativement simple : dans une réalité parallèle à la nôtre, dans la grande ville de Regson, &lt;b&gt;un homme tue dans la rue trois personnes, apparemment au hasard&lt;/b&gt;, deux hommes et une femme, après quoi il s'endort sur leurs cadavres. Oscar Nexus - c'est son nom - est amnésique : il estime être né à l'âge de 29 ans. Il en a un peu plus de trente. Arrêté, jugé, puis mis en prison sans qu'il ait réagi d'aucune manière, il va assez rapidement bénéficier d'un traitement spécial : Drake, le maire de Regson, persuadé que le triple-assassinat le visait indirectement (la jeune femme qui a été tuée était sa maîtresse), demande à Rilviero, un policier parmi ses vieilles connaissances, et Traumfreund, un psychiatre reconnu pour ses méthodes novatrices, de s'occuper du cas Nexus le temps qu'il faudra pour comprendre ce qu'il s'est passé et qui a tiré les ficelles de tout cela.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Jusque-là, tout va bien. On comprend tout, on est intrigués par ce curieux amnésique et on se demande bien ce qui pousse Drake à penser qu'on l'a visé lui et si c'est la vérité... Sauf que tout se complique. On se rend rapidement compte que Nexus est un très très gros dormeur, et pour cause : il mène &lt;b&gt;une double-vie, dont la plus "vivante" se passe dans ses rêves, justement, dans un pays imaginaire nommé Séabra&lt;/b&gt;. Bien vite, nos deux "enquêteurs" et notre amnésique se  retrouvent naufragés volontaires dans une étrange maison en forme de  bateau, perdue dans la chaîne montagneuse des Rhodiles, un délire  d'architecte, une construction au plan en perpétuel mouvement qui aurait presque sa  volonté propre et qui en ferait à mon avis rêver plus d'un (architecte)  dans  notre monde. Dans cet isolement quasi total, le long et curieux récit des nuits de Nexus pourra commencer.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce "roman-fleuve-en-crue" va alors &lt;b&gt;dérouler en parallèle les deux histoires : la "vraie" et la "rêvée" &lt;/b&gt;(évidemment, on finira par se demander laquelle est laquelle, vous vous en doutez...). &lt;b&gt;Une fois le roman refermé subsiste le doute &lt;/b&gt;(que j'ai trouvé délicieux) sur qui a rêvé quoi (même si,  lorsque j'ai repris le livre pour noter les citations qui m'avaient  marquée, je suis tombée sur certains indices au départ qui nous donnent  des pistes préférentielles, tout de même...) tant les deux histoires se  font écho. C'est d'ailleurs à cela que l'on doit l'étiquette "fantastique" que j'ai collée à ce billet et qui s'affirme peu à peu vers la fin du roman,  dans le monde du Séabra. Certes on est dans le monde du rêve, mais je me suis  personnellement plu à interpréter les étranges correspondances qui se faisaient jour avec la réalité comme du fantastique ; d'aucuns n'y  verront qu'&lt;b&gt;un léger parfum de mystère&lt;/b&gt;, sans doute. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bon, &lt;b&gt;voilà le décor à peu près planté&lt;/b&gt;. Passons maintenant aux commentaires.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je vous ai dit en introduction que ce roman était d'une rare densité. J'y ai progressé avec lenteur, mais pas du tout avec l'impression de m'y empêtrer. C'était plutôt... comment dire? un effort agréable. Tout le temps de ma lecture, j'ai été en pensée avec les personnages des &lt;i&gt;Veilleurs&lt;/i&gt;, parfois les principaux, parfois les secondaires, je me suis promenée dans les lieux qu'ils fréquentaient, que ce soit cette étonnante maison-bateau ou la cité de presque-crête des savants au Séabra... Donc vraiment, pour commencer, sachez que &lt;b&gt;c'est globalement sur une bonne impression et un bon souvenir que me laisse cette lecture&lt;/b&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et puis, qu'on ne s'y trompe pas : &lt;b&gt;c'est dense, touffu, mais pas mal amené du tout&lt;/b&gt;. La complexité s'invite et s'installe peu à peu dans l'histoire : le monde du Séabra, qui commence par nous apparaître comme le refuge de Nexus, cet inadapté à toute vie sociale, perd assez rapidement ses caractéristiques de lieu féérique et idéal pour se transformer en monde bien plus complexe que celui où notre héros finit toujours par se réveiller, un monde dans lequel sa place est autrement plus cruciale que son quotidien d'anonyme à Regson.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour rester quelque temps sur l'histoire, qu'on se le dise tout de suite : &lt;b&gt;l'aspect éventuellement policier que pourrait laisser espérer la situation de départ est extrêmement limité&lt;/b&gt;. On aura bien quelques explications sur le mystère du départ, quelques (très petits) passages du roman faisant état d'une petite progression de l'enquête, mais ce  triple-meurtre passera tout de même en arrière-plan assez  rapidement, éclipsé par le cas étrange de ce rêveur d'Oscar Nexus. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y aurait mille choses à dire sur l'univers créé par Vincent Message dans ce roman. Pour commencer, on pourrait par exemple signaler que tout cet imaginaire est porté par son écriture ; notons en effet que&lt;b&gt; le style est assez particulier, avec de nombreux termes inventés, une certaine poésie &lt;/b&gt;dans  la manière d'accoler des mots qui ne vont d'ordinaire pas forcément ensemble. Les  noms propres inventés sont évocateurs (celui de Traumfreund le  psychiatre est par exemple assez parlant, à la lisière entre les  traumatismes de l'esprit et Freud qui tente de les guérir) voire assez  troublants au départ (je me suis longtemps demandé si la "réalité" de  Regson et des lieux associés correspondait à quelque chose de ce que je  connaissais). J'imagine que l'auteur a mûrement réfléchi toutes ces  dénominations et pour ma part, j'y ai été très sensible puisque &lt;b&gt;j'ai été  complètement plongée dans cet univers&lt;/b&gt;, soit relativement familier dans  le monde réel, soit complètement allégorique au Séabra.&lt;br /&gt;Un autre point qui a sans doute fait que j'ai été vivement interpellée par les propos de Vincent Message est &lt;b&gt;les résonances perpétuelles que j'ai trouvées entre ses mots et un contexte, notamment politique, tout à fait contemporain&lt;/b&gt;. J'ai relevé une tonne de passages, mais voici certains des plus parlants...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;"Ayons  le courage de craindre le pire : imaginons que l'oubli ronge. Nous  risquons de nous mettre à croire que ce présent était inéluctable.  Certains viendront, diront : voilà ce qu'il faut faire ; si on regarde  la réalité avec un peu de bon sens, c'est le seul choix possible. Quand  on s'enferre dans cette croyance-là - qu'on ne cesse d'invoquer "la  réalité" et "le bon sens" - on ne peut plus penser à l'avenir. On ne  peut que le laisser déferler ; on confie la suite des événements aux  événements eux-mêmes."&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: right;"&gt;p. 369&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;"Rien  de plus agaçant que les gens qui refusent de s'écarter de leur but - un  but qu'ils se sont fixé parfois sans réfléchir, ou à un âge si jeune  qu'ils ne prenaient pas en compte l'intérêt général. Mieux vaut laisser  les gens choisir entre des professions dont l'expérience a démontré  l'utilité. Ça permet à chacun de se construire une identité viable et  saine, de se lever le matin avec des tâches bien définies à accomplir,  et de se coucher le soir avec le sentiment que cette journée bien  remplie aura permis de faire un pas de plus vers la Paix."&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="color: purple;"&gt;p. 446&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;"On  n'a jamais vu un livre nourrir qui que ce soit. S'il y a de la beauté à  écrire et à lire des livres, il faut avouer que c'est un luxe réservé à  un petit nombre de gens ; parfois, en les feuilletant, on voit que  leurs auteurs sont des individus sentimentaux et généreux, qui dénoncent  la misère - mais la dénoncer n'y change rien. Et puis, il y a déjà  beaucoup de livres. Assez pour le moment, peut-être?"&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="color: purple;"&gt;p. 446&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;No comment&lt;/i&gt;, n'est-ce pas?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Mille choses à dire aussi sur &lt;b&gt;le pays du Séabra, que j'ai interprété comme une  allégorie de notre monde à nous&lt;/b&gt;. C'est un pays en vase clos, en forme d'île, la  mer autour de ce monde étant elle-même délimitée par de curieuses  barrières "naturelles", en tout cas infranchissables, du moins c'est ce qui se dit, mais presque personne n'est jamais allé vérifier. D'ailleurs, en a-t-on vraiment envie? Il est "découpé" en différentes régions spécialisées ; dans l'agriculture, l'industrie, la vie intellectuelle... Ce découpage servira de prétexte à caractériser  les habitants et leurs sociétés. Et puis, au milieu de cet étrange pays, il y a le désert qui avance...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Les  personnages principaux sont particulièrement consistants&lt;/b&gt;. Si ceux de Traumfreund et Rilviero, avec leurs vies personnelles et leurs passés, donnent déjà matière à pas mal de "digressions", &lt;b&gt;celui de Nexus est évidemment le plus fascinant&lt;/b&gt;. Certes, on ne croit jamais vraiment  qu'il est l'amnésique total que la société civile s'est empressée de  condamner devant l'évidence de sa culpabilité sans s'y intéresser plus  que cela, mais au fur et à mesure que l'on avance dans le roman et que la vie  rêvée de Nexus y prend de plus en plus de place, ce dernier  change totalement d'image. Au Séabra, l'histoire de Nexus est avant  tout celle d'un voyage initiatique, mais concerne un personnage bien  différent de celui qu'il est à Regson : là-bas, on a le net sentiment  d'une progression. Il se construit, d'abord en étant très passif et  observateur, puis en prenant de plus en plus d'importance ; le personnage qu'il finit par incarner n'a plus rien de commun avec celui qui, dans les Rhodiles, raconte ses rêves, et cette métamorphose nous invite d'ailleurs à le reconsidérer complètement. J'ai personnellement trouvé cela assez &lt;b&gt;vertigineux&lt;/b&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le fond, &lt;b&gt;la richesse des thèmes abordés est impressionnante&lt;/b&gt;. Pour vous les lister "en vrac" et donc, dans le désordre, cela peut être &lt;b&gt;des interrogations sur un comportement citoyen &lt;/b&gt;qui m'ont beaucoup parlé, notamment la façon dont les dirigeants et les intellectuels s'adressent aux "foules", et les manipulent parfois, et le "pouvoir" qu'ont ces dernières pour rétorquer ; en particulier, j'ai relevé une excellente analyse des microcosmes en tout genre qui se coupent des "vrais gens" et restent entre eux dans des débats et polémiques absconses et inaccessibles au grand public. J'y ai vu un portrait particulièrement réussi du milieu de la recherche (que, paraît-il, on trouve également dans le roman&lt;i&gt; Un tout petit monde&lt;/i&gt;, de David Lodge, m'a dit macopineadeline), mais je suppose que cela est valable pour bien des domaines. On trouve également, plutôt au début du voyage initiatique et onirique de Nexus au Séabra en compagnie d'un vieux sage, &lt;b&gt;des réflexions à tendance écologique&lt;/b&gt; sur la responsabilité des générations actuelles par rapport aux générations futures. Il y a aussi des références à &lt;b&gt;différentes postures de politique internationale &lt;/b&gt;(par exemple, quel comportement adopter face à un groupe qui "ne jouerait pas le jeu" : l'exclure purement et simplement ou ne pas lui tourner le dos?), &lt;b&gt;des réflexions sur l'amitié &lt;/b&gt;(avec différents schémas qui nous seront présentés tout au long du roman), des mises en scène de différentes mégalomanies... Enfin, je vous le disais : &lt;b&gt;on trouve de tout dans ce roman&lt;/b&gt;, et la qualité des réflexions (à défaut d'une exhaustivité impossible à atteindre) est toujours au rendez-vous.&lt;br /&gt;Un petit extrait pour illustrer cela :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;"Car  le mythe que la raison a le mieux réussi à diffuser, c'est l'idée qu'un  changement de grande ampleur est impossible. La victoire la plus  éclatante de la vision étroite, c'est de persuader les penseurs du  changement qu'ils sont d'horribles utopistes, de leur donner honte de  leurs opinions et de les inciter à ne les exprimer qu'à mi-voix, comme  on énumérait autrefois la liste de ses péchés dans l'ombre d'un  confessionnal. Pardonnez-moi, mon père, car j'ai rêvé..."&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="color: purple;"&gt;p. 533-534&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;En conclusion&lt;/b&gt;, suite à cette longue lecture, j'ai gardé &lt;b&gt;l'impression d'un roman extrêmement fouillé où rien n'a été laissé au hasard&lt;/b&gt;, et qui aborde &lt;b&gt;une foule de thèmes différents &lt;/b&gt;avec à chaque fois &lt;b&gt;des réflexions très poussées&lt;/b&gt;. &lt;b&gt;L'impression aussi de n'avoir pas tout saisi &lt;/b&gt;de la subtilité du roman (par exemple, certains parallèles entre les animaux plus ou moins nocturnes et le caractère des personnes me sont restés totalement opaques, tout comme une partie des développements sur l'art). J'ai ressenti &lt;b&gt;un peu de jalousie aussi&lt;/b&gt;, je dois l'avouer, envers cet auteur qui n'a "que" mon âge (oui, car je crois encore que je suis jeune... Ça va me passer, je sais! ;-) ) et qui est capable d'écrire &lt;i&gt;ça&lt;/i&gt;. Difficile par contre de dire "C'est un roman sur..." ou de dégager un objectif potentiel recherché par l'auteur à travers son écriture, et &lt;b&gt;je ne saurais donc pas à quel titre le conseiller&lt;/b&gt;. Quand j'en ai discuté avec &lt;a href="http://laetitiaberanger.over-blog.com/"&gt;Laëtitia&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://laetitiaberanger.over-blog.com/article-lectures-mars-2010-47665862.html"&gt;qui n'avait pas du tout accroché&lt;/a&gt;, je lui ai dit : "C'est comme pour &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2009/03/le-fil-ariane.html"&gt;&lt;i&gt;Belle du Seigneur&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; : je suis très contente de l'avoir lu, même si c'était long." Oui, je crois que c'est ça : &lt;b&gt;j'ai l'impression d'avoir lu un roman culte&lt;/b&gt;. Et j'ai mieux aimé que &lt;i&gt;Belle du Seigneur&lt;/i&gt;. :)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allez, pour la route, une petite citation sympathique pour les LCA (car Oscar Nexus aime les livres) :&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;"Les livres ont certains avantages : ils ne cherchent pas à s'imposer ; la parole y attend en silence qu'on l'invite à sortir, jamais elle ne vous sautera dessus comme risquent toujours de faire les hommes."&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="color: purple;"&gt;p. 53&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Merci beaucoup à &lt;a href="http://laetitiaberanger.over-blog.com/"&gt;Laëtitia&lt;/a&gt; pour le prêt! :)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;P.S. : Le titre de ce billet est extrait d'un passage plus long que j'ai relevé :&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;"Encore un trait gravé dans mon destin : j'aurai toujours été l'homme expérimental, censé dire à ceux qui m'observent comment se comporte un être humain qu'on prive de la lumière. On me fabrique, on me donne de l'argent et des pensées pour faire des choses qu'en vérité je réprouve. Jusqu'à ce qu'arrive la nuit du monde, celle où ce sera mon tour de manipuler les hommes."&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="color: purple;"&gt;p. 134&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4852602437922391789-5522360733550501065?l=lameralire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/5522360733550501065/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4852602437922391789&amp;postID=5522360733550501065&amp;isPopup=true' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/5522360733550501065'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/5522360733550501065'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/2010/11/jusqua-ce-quarrive-la-nuit-du-monde.html' title='&quot;Jusqu&apos;à ce qu&apos;arrive la nuit du monde, celle où ce sera mon tour de manipuler les hommes.&quot;'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TO_fpOn77AI/AAAAAAAAC7c/_xmlxW8OVqQ/s72-c/message.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789.post-4188768759385570283</id><published>2010-11-26T14:00:00.032+01:00</published><updated>2010-11-26T14:00:02.769+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pêche aux mots'/><title type='text'>Pot de départ...</title><content type='html'>&lt;div style="color: black; text-align: justify;"&gt;Hé bien, les amis, la Pêche aux mots ne vous inspire plus guère... Si nous avons tout de même eu trois joueurs cette semaine (merci à vous, les filles!), personne n'est venu voter pour sa définition préférée... &lt;b&gt;Je pense que cela signale la fin de ce jeu&lt;/b&gt; (que, pour des raisons personnelles, je devais au moins suspendre quelques mois...). Qui sait? Peut-être reprendrons-nous plus tard, mais il est vrai que sans autre apport sur mon blog (de vrais billets de lecture, s'entend) je ne peux guère vous blâmer...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est donc sur&lt;b&gt; le mot de la semaine en forme de pot de départ &lt;/b&gt;que nous nous séparons :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2010/11/y-ma-file-une-beigne-jy-ai-file-une.html"&gt;&lt;b&gt;TAFIA&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, subst. masc.&lt;br /&gt;"&lt;b&gt;Liqueur &lt;/b&gt;provenant de la distillation des gros sucres, écumes et mélasses de la canne à sucre" (CLÉM. &lt;i&gt;Alim.&lt;/i&gt; 1978). &lt;i&gt;Deux maîtres d'hôtel mulâtres faisaient circuler de larges jattes de punch au rhum et au tafia&lt;/i&gt; (SUE, &lt;i&gt;Atar-Gull&lt;/i&gt;, 1831, p. 26). &lt;i&gt;Actuellement,  le Tafia n'est plus qu'un Rhum de seconde qualité fait avec de la  mélasse impure, alors que le rhum proprement dit provient de la  distillation de mélasse de première catégorie ou de jus de canne à sucre&lt;/i&gt; (LICH. &lt;i&gt;Vins &lt;/i&gt;1984).     &lt;br /&gt;&lt;img src="http://atilf.atilf.fr/dendien/ima/tlfiv4/tiretgras.gif" /&gt; &lt;i&gt;Arg., p. ext. "&lt;/i&gt;&lt;b&gt;Boisson forte&lt;/b&gt;" (ESN. 1966).&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; text-align: right;"&gt;Source : &lt;a href="http://atilf.atilf.fr/dendien/scripts/tlfiv5/showp.exe?18;s=2941292145;p=combi.htm"&gt;Trésor de la langue française informatisé&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Joanna était donc très proche de la bonne définition, bien qu'elle l'ait tournée de façon un peu humoristique... Notons qu'elle était talonnée par &lt;a href="http://vilaindefaut.canalblog.com/"&gt;Mo&lt;/a&gt;, qui est juste arrivée un peu tard, mais qui avait une définition plus précise... On peut dire qu'elles gagnent &lt;i&gt;ex aequo&lt;/i&gt; le prix de la culture générale de la semaine! ;-) &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TO-hy4iO5sI/AAAAAAAAC7Y/Bs6Jta9wwrA/s1600/Ratafia.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://2.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TO-hy4iO5sI/AAAAAAAAC7Y/Bs6Jta9wwrA/s200/Ratafia.jpg" width="156" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quant au prix de la définition loufoque, je l'attribue à &lt;a href="http://leblogbleu.over-blog.net/"&gt;Céline&lt;/a&gt;, la troisième participante de la semaine, selon laquelle "le tafia est un petit nom tendre pour désigner son travail (de taf)". C'est mignon! ^_^&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Comme je vous l'annonçais donc en préambule, &lt;b&gt;nous suspendons donc nos filets pour l'hiver &lt;/b&gt;; mettons que le stock de mots doit frayer tranquillement pour se renouveler et que nos quotas de pêche sont atteints. De mon côté, l'arrivée d'un petit poisson devrait m'accaparer quelque peu (bien plus que la tonne de boulot que j'avais jusqu'à maintenant, en fait), m'empêchant de toute façon de vous livrer de la marchandise fraîche hebdomadairement... Je vais donc tâcher de rattraper mon retard bloguesque avant son arrivée puis mettre ce blog en sommeil pour quelque temps!&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4852602437922391789-4188768759385570283?l=lameralire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/4188768759385570283/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4852602437922391789&amp;postID=4188768759385570283&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/4188768759385570283'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/4188768759385570283'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/2010/11/pot-de-depart.html' title='Pot de départ...'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TO-hy4iO5sI/AAAAAAAAC7Y/Bs6Jta9wwrA/s72-c/Ratafia.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789.post-1642125272436797342</id><published>2010-11-19T14:00:00.042+01:00</published><updated>2010-11-19T14:00:00.944+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pêche aux mots'/><title type='text'>Y m'a filé une beigne, j'y ai filé une mandorle...</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Rebonjour à tous! Après cette pêche légèrement prolongée pendant une petite absence, fin du suspense : vous allez enfin savoir ce qu'est une &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2010/11/une-autre-peche-prolongee-mais.html"&gt;mandorle&lt;/a&gt;, grâce au &lt;a href="http://atilf.atilf.fr/dendien/scripts/tlfiv5/showp.exe?18;s=2473348275;p=combi.htm"&gt;Trésor de la langue française informatisé&lt;/a&gt; :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;MANDORLE&lt;/b&gt;, subst. fém.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;ICONOGR.   &lt;/i&gt;&lt;b&gt;Figure géométrique en forme d'amande&lt;/b&gt; ; &lt;i&gt;en partic.,&lt;/i&gt; ovale dans lequel s'inscrivent le Christ ou la Vierge en majesté. &lt;i&gt;La  ligne qui incarne le mieux la vie, nous le savons, est la courbe.  Rubens composera donc selon des courbes, non point courbes fixes,  refermées en un cercle bien centré (...), mais courbes ouvertes,  irrégulières, qui ne peuvent se construire, en géométrie, que par des  progressions. Telle sera, en lieu du cercle ou de la mandorle, la  spirale, type d'une forme croissant indéfiniment&lt;/i&gt; (HUYGHE, &lt;i&gt;Dialog. avec visible&lt;/i&gt;, 1955, p. 217).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je complète en ajoutant que ça doit venir de l'italien, puisque &lt;i&gt;mandorle &lt;/i&gt;signifie "amande", dans cette langue... Cela dit, point besoin de dictionnaire quand on a une &lt;a href="http://vilaindefaut.canalblog.com/"&gt;Mo&lt;/a&gt; avec soi pour nous l'expliquer! :) Bravo à toi! Et pour te répondre plus précisément que dans mon commentaire, ce n'était pas dans un roman médiéval que j'ai trouvé ce mot-là, mais dans&lt;i&gt; &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2010/03/de-lombre-et-du-sommeil.html"&gt;Les Hommes-couleurs&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, de Cloé Korman (le prix du livre Inter qui m'a plutôt laissée dubitative) :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style="color: purple;"&gt;&lt;i&gt;" [...] et il sortit de sa poche un mouchoir brodé qu'il déplia avec soin : c'était une délicate effigie de la Sainte Vierge, jolie comme une rose dans sa mandorle en fil doré."&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="color: purple; font-size: x-small;"&gt;p. 43-44&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TOZKkAralvI/AAAAAAAAC6M/BjCEK2AUr0Q/s1600/truites_aux_amandes.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://2.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TOZKkAralvI/AAAAAAAAC6M/BjCEK2AUr0Q/s320/truites_aux_amandes.jpg" width="274" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;i&gt;En étant un peu esthète, on peut voir trois truites en mandorle sur cette image...&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quant à vos définitions loufoques, deux participants s'y sont collé : &lt;a href="http://lecture-sans-frontieres.over-blog.com/"&gt;a_girl&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://livres-et-cin.over-blog.com/"&gt;Yohan&lt;/a&gt; (merci à vous! ^_^ ) et &lt;b&gt;c'est finalement la proposition de Yohan qui vous a le plus inspiré&lt;/b&gt; : une mandorle serait donc "une gifle un peu violente qui met la victime dans un état proche du coma. Une mandale qui endort, en quelque sorte!"&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bravo! :)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quant au mot de la semaine, je vous propose le mot...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;tafia&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A vos définitions &lt;b&gt;d'ici mardi soir, 20h!&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le rappel des règles est &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2010/08/vos-cannes-prets.html"&gt;ici&lt;/a&gt;...&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4852602437922391789-1642125272436797342?l=lameralire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/1642125272436797342/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4852602437922391789&amp;postID=1642125272436797342&amp;isPopup=true' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/1642125272436797342'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/1642125272436797342'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/2010/11/y-ma-file-une-beigne-jy-ai-file-une.html' title='Y m&apos;a filé une beigne, j&apos;y ai filé une mandorle...'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TOZKkAralvI/AAAAAAAAC6M/BjCEK2AUr0Q/s72-c/truites_aux_amandes.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789.post-4691603104340678410</id><published>2010-11-05T14:00:00.055+01:00</published><updated>2010-11-05T14:00:08.699+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pêche aux mots'/><title type='text'>Une autre pêche prolongée (mais programmée, celle-là!)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La semaine dernière, nous avons remonté un &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2010/10/cest-ce-qui-va-avec-la-flourchette-et.html"&gt;nystagmus&lt;/a&gt; dans nos filets... "Mais qu'est-ce donc?", nous sommes-nous demandé de conserve... C'est ce que je suis allée demander au super dictionnaire en ligne le &lt;a href="http://atilf.atilf.fr/dendien/scripts/tlfiv5/showp.exe?354;s=2523500400;p=combi.htm"&gt;Trésor de la langue française informatisé&lt;/a&gt;, et voilà ce qu'il m'a répondu :&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;NYSTAGMUS&lt;/b&gt;, subst. masc.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;PATHOL.&lt;/i&gt; &lt;b&gt;Mouvement  involontaire, saccadé et rythmique du globe oculaire&lt;/b&gt; dû soit à une  atteinte de l'organe de la vue, soit à une lésion des centres nerveux,  soit à des conditions physiologiques particulières.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour avoir cette définition, j'aurais aussi bien pu demander à &lt;a href="http://missorchidee.over-blog.com/"&gt;Orchidée&lt;/a&gt;, qui a répondu avec précision et sans hésitation en premier dans les commentaires. Bravo! :)&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai pêché ce mot dans ma dernière lecture, à savoir &lt;i&gt;Le Discours sur la tombe de l'idiot&lt;/i&gt;, de Julie Mazzieri (dont je vous parlerai dès que j'aurai rattrapé mon retard dans mes billets! :-/) :&lt;/div&gt;&lt;blockquote style="color: purple;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;"Avec le recul, l'ouvrier ne pouvait repenser sans sourire à la panique qui s'était emparée de lui au bar, puis chez le berger, puis à nouveau dans l'étable. Comme si tout cela était arrivé à quelqu'un d'autre. Il se voyait alors sous les traits d'un animal grotesque, l'œil jaune battu par un nystagmus de terreur, le souffle court et le pelage humide, les jambes repliées sous le corps, prêt à détaler au premier bruit suspect. Après tout, peut-être avait-il exagéré le danger qui le guettait."&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;i style="color: purple;"&gt;p. 153-154&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TNMzEWa8lKI/AAAAAAAAC50/TJWI4qbj9wM/s1600/nystagmus.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://4.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TNMzEWa8lKI/AAAAAAAAC50/TJWI4qbj9wM/s320/nystagmus.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;i style="color: #444444;"&gt;&lt;b&gt;Doublé d'un strabisme convergent, le nystagmus, c'est pas la joie... &lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quant à la définition loufoque, &lt;a href="http://lecture-sans-frontieres.over-blog.com/"&gt;a_girl&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://leblogbleu.over-blog.net/"&gt;Céline&lt;/a&gt;, toujours fidèles au poste, s'y sont collées (merci à vous les filles! :) ) et &lt;b&gt;c'est finalement la définition proposée par a_girl_from_earth que vous avez retenue&lt;/b&gt;. Ainsi, un nystagmus ne serait rien d'autre qu'une "mygale astigmate et dyslexique". Notons que la définition de Céline impliquait aussi une particularité de la vision. Finalement, tout le monde situait bien le mot quelque part autour des yeux! ^_^&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et le mot que je vous propose aujourd'hui est...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt; &lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;mandorle&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Étant absente la semaine prochaine, je vous annonce d'ores et déjà que &lt;b&gt;vous aurez jusqu'au mardi 16 novembre pour me proposer vos définitions&lt;/b&gt; en commentaires. Les résultats seront annoncés le 19 novembre!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Hormis cette petite variation, le rappel complet des règles est &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2010/08/vos-cannes-prets.html"&gt;ici&lt;/a&gt;!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4852602437922391789-4691603104340678410?l=lameralire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/4691603104340678410/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4852602437922391789&amp;postID=4691603104340678410&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/4691603104340678410'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/4691603104340678410'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/2010/11/une-autre-peche-prolongee-mais.html' title='Une autre pêche prolongée (mais programmée, celle-là!)'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TNMzEWa8lKI/AAAAAAAAC50/TJWI4qbj9wM/s72-c/nystagmus.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789.post-5063598178776511143</id><published>2010-10-29T14:00:00.066+02:00</published><updated>2010-10-29T14:00:13.002+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pêche aux mots'/><title type='text'>C'est ce qui va avec la flourchette et le clouteau, non?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ben oui, &lt;b&gt;vous vous en doutiez, je ne pouvais pas résister bien longtemps aux énormes perches tendues semaine après semaine par &lt;a href="http://lecture-sans-frontieres.over-blog.com/"&gt;a_girl&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;, qui me proposait indéfiniment son petit panier en guise de langue au chat pour les mots inconnus... Aussi, une fois n'est pas coutume, pour une fois je n'ai pas pioché le mot de la semaine (en l'occurrence, &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2010/10/prolongation-de-la-saison-de-peche.html"&gt;de la quinzaine&lt;/a&gt;) dans une de mes lectures, mais suis partie de la définition pour le trouver... Et j'ai donc déniché ce mot qui était à la fois en rapport avec la mer (on reste sur La Mer à Lire, hein, un peu de cohérence, que diable!), que je ne connaissais pas, et dont la définition me convenait... Jugez plutôt :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2010/10/jaurais-bien-aime-jouer-de-la-flute.html"&gt;&lt;b&gt;CLOYÈRE&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, subst. fém.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Panier servant au transport des huîtres&lt;/b&gt;, contenu de ce panier. &lt;i&gt;Cloyère d'huîtres.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;Source : &lt;a href="http://atilf.atilf.fr/dendien/scripts/tlfiv5/showp.exe?18;s=1637807880;p=combi.htm"&gt;Trésor de la langue française informatisé&lt;/a&gt;&lt;i&gt; &lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai bien eu peur que a_girl ne vienne pas jouer cette fois-ci, heureusement, la prolongation de la saison de pêche l'a vue arriver avec sa prévisible définition (un peu comme d'autres répondent par défaut "Stéphanie de Monaco" ; j'espère que la comparaison ne te déplaît pas! ;-) ), que &lt;a href="http://laplumeetlapage.hautetfort.com/"&gt;La plume et la page&lt;/a&gt; est venue préciser ensuite en nous parlant du contenu de la cloyère, à savoir des huîtres! &lt;b&gt;Bravo à vous deux&lt;/b&gt;, même si la question du mérite est ici légèrement hors de propos pour une des deux joueuses, mais j'assume entièrement... ^_^&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TMnk_yAPevI/AAAAAAAAC5Q/cnhWOUDuI3U/s1600/cloy%C3%A8re.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TMnk_yAPevI/AAAAAAAAC5Q/cnhWOUDuI3U/s1600/cloy%C3%A8re.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="color: #444444; text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Je suis sûre qu'une fois vidées, ces huîtres feraient de bonnes œillères... Voire des cloyères, tiens!&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt; &lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et le vainqueur de la quinzaine pour la définition loufoque est une personne au nom prédestiné (en rapport avec le mot de la pêche, figurez-vous, comme c'est étrange!), j'ai nommé Bib (ne cherchez pas le rapport entre "Bib" et "cloyère", il n'y en a pas ; je parlais de son vrai nom, que je ne divulguerai pas ici... ;-) ). Son interprétation libre vous a bien plu : une cloyère serait donc "un instrument de torture particulièrement abominable, qui consiste en  une combinaison entre des œillères (de cuir) gentiment agrémentées de  clous (tournés vers l'intérieur, évidemment...). Beurk !".&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Première participation. Victoire. Moi, je dis : &lt;b&gt;il faut que tu continues de jouer, Bib!&lt;/b&gt; ;-)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ont également joué dans cette catégorie &lt;a href="http://lecture-sans-frontieres.over-blog.com/"&gt;a_girl&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://laetitiaberanger.over-blog.com/"&gt;Laëtitia&lt;/a&gt; et Patrick. Merci à vous tous! :)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Alors, alors, pour cette semaine, reprenons les bonnes vieilles habitudes... J'extrais de mon petit carnet à mots...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;nystagmus&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le rappel des règles est &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2010/08/vos-cannes-prets.html"&gt;ici&lt;/a&gt;!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'attends &lt;b&gt;vos définitions sérieuses et loufoques d'ici mardi soir, 20h!&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4852602437922391789-5063598178776511143?l=lameralire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/5063598178776511143/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4852602437922391789&amp;postID=5063598178776511143&amp;isPopup=true' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/5063598178776511143'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/5063598178776511143'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/2010/10/cest-ce-qui-va-avec-la-flourchette-et.html' title='C&apos;est ce qui va avec la flourchette et le clouteau, non?'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TMnk_yAPevI/AAAAAAAAC5Q/cnhWOUDuI3U/s72-c/cloy%C3%A8re.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789.post-8851929798205101478</id><published>2010-10-23T09:00:00.193+02:00</published><updated>2010-10-26T11:00:34.265+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature française'/><title type='text'>Première parution aux éditions Fin mars début avril!</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TMG3n5WVnzI/AAAAAAAAC48/VzHPNSJrrAE/s1600/fritsch.png" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://3.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TMG3n5WVnzI/AAAAAAAAC48/VzHPNSJrrAE/s320/fritsch.png" width="232" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Depuis que j'ai créé ce blog, &lt;b&gt;le nom de Sébastien Fritsch est déjà apparu un certain nombre de fois&lt;/b&gt;. Pour chacun de ses livres, en fait. Hormis le premier, &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2008/03/un-beau-jour-ou-peut-tre-une-nuit.html"&gt;&lt;i&gt;Le Mariage d'Anne d'Orval&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, qui était déjà paru depuis un moment quand je l'ai chroniqué, pour les autres (&lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2008/06/tourner-la-page.html"&gt;&lt;i&gt;Le Sixième Crime&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2009/03/cadavre-exquis.html"&gt;&lt;i&gt;Derrière toute chose exquise&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;), vous avez eu droit à des nouvelles à peu près fraîches... Aujourd'hui, c'est le &lt;i&gt;top &lt;/i&gt;du &lt;i&gt;top &lt;/i&gt;: mesdames et messieurs, je vous chronique &lt;i&gt;Invitation pour la petite fille qui parle au vent &lt;/i&gt;(son quatrième roman, donc, si vous avez bien suivi) &lt;b&gt;le jour de sa sortie&lt;/b&gt;! N'est-ce pas merveilleux?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Une fois encore, Sébastien ne déroge pas à la règle en nous pondant &lt;b&gt;un roman qui ne ressemble à rien de ce qu'il a déjà pu écrire&lt;/b&gt;, car ici ni roman historique, ni roman policier (encore qu'on mène bien un peu l'enquête, quelque part, mais bon...), qu'il soit "littéraire" (comme j'avais qualifié &lt;i&gt;Le Sixième Crime&lt;/i&gt;) ou non. Nous suivons dans ce roman &lt;b&gt;l'histoire d'une famille sur une cinquantaine d'années&lt;/b&gt;, mais la narration n'est pas linéaire pour autant puisqu'on va se focaliser sur &lt;b&gt;quatre périodes clés &lt;/b&gt;de cette plage de temps. Les différents chapitres naviguent de l'une à l'autre, nous laissant le soin de reconstituer l'histoire dans son entier, de faire les connexions qui s'imposent tout en avançant prudemment.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans ce roman, il sera question d'&lt;b&gt;un grand rêveur qui parle aux morts&lt;/b&gt;, d'&lt;b&gt;une mère névrosée&lt;/b&gt; qui ne sait comment gérer la crise d'adolescence de sa fille aînée, d'une jeune femme pleine de mélancolie, d'amertume et de questions après &lt;b&gt;une mission humanitaire&lt;/b&gt; de deux ans qui ne s'est pas passée comme elle l'avait prévu, d'&lt;b&gt;une femme parfaite qui aurait préféré être plus ordinaire&lt;/b&gt;, d'&lt;b&gt;une petite fille qui parle au vent &lt;/b&gt;et de bien d'autres choses encore. L'amour dans ses différentes déclinaisons tient aussi une place importante dans ce roman (comme souvent lorsque l'on aborde le thème de la famille), et les &lt;b&gt;relations familiales &lt;/b&gt;plus généralement...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour en venir à mon avis, il est &lt;b&gt;légèrement en demi-teintes&lt;/b&gt;... &lt;b&gt;Soyons clairs : j'ai beaucoup aimé cette histoire. Je la trouve magnifique &lt;/b&gt;tout en étant simple et crédible (j'aurais envie de dire "accessible"... Allez, je le dis : accessible! ^_^ ). On y retrouve toute la sensibilité de l'auteur, que l'on pouvait déjà sentir, à travers ses descriptions et son phrasé notamment, dans ses précédents romans (ou à travers ses poèmes, que l'on peut lire &lt;a href="http://sebastienfritsch.canalblog.com/"&gt;sur son blog&lt;/a&gt;), et je dois dire que le transfert de cette délicatesse de la forme vers le fond est &lt;b&gt;une réussite sans partage&lt;/b&gt; à mon avis. J'applaudis des deux mains! En plus, mais c'est une raison tout à fait personnelle, une partie de l'intrigue se déroule à Nancy, une ville où j'ai passé presque trois ans, donc j'ai vraiment aimé y retourner par cette lecture...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais il y a &lt;b&gt;d'autres points sur lesquels je suis moins entière&lt;/b&gt; : par exemple, &lt;b&gt;j'ai trouvé que&lt;/b&gt; &lt;b&gt;le style que j'avais tant aimé &lt;/b&gt;dans les autres ouvrages &lt;b&gt;mettait du temps à se réinstaller &lt;/b&gt;dans cet opus-ci. Au bout de quelques chapitres, je l'ai retrouvé bien sûr (ouf!), mais le démarrage était loin d'être aussi évident, aussi fluide que ce que je connaissais de la plume de Sébastien Fritsch... Ajoutez à cela &lt;b&gt;certaines situations ou réactions de personnages &lt;/b&gt;(surtout au début aussi, d'ailleurs) qui &lt;b&gt;m'ont paru disproportionnées ou très caricaturales&lt;/b&gt;, et pendant quelques pages j'ai eu la franche impression d'être mal partie avec ce roman! J'ai d'abord pensé que c'était dû au fait que&lt;i&gt; Invitation pour la petite fille qui parle au vent &lt;/i&gt;était le premier roman écrit par l'auteur (et pas édité, vous connaissez la distinction...), et j'ai mis ces "défauts" sur le compte d'un manque d'expérience de l'écriture à l'époque ; mais pour avoir assez longuement échangé avec l'auteur suite à ma lecture, je sais aujourd'hui qu'&lt;b&gt;une bonne partie de ces petites choses qui m'ont fait tiquer ne sont pas là par hasard&lt;/b&gt;. N'empêche : ça laisse tout de même une ombre dans ma lecture. (Et j'ajoute aussi, après relecture de mon billet sur &lt;i&gt;Derrière toute chose exquise&lt;/i&gt;, que des réactions pas très logiques, j'en avais aussi trouvé chez Jonas, mais dans ce cas-là, cela m'avait moins gênée... Était-ce amené différemment?) Il y a aussi de mon côté &lt;b&gt;un petit bémol sur l'enchaînement de certains épisodes&lt;/b&gt; de différentes époques (disons que certains n'auraient à mon sens pas eu besoin d'être autant développés, ou alors pas à ce moment-là), mais bon, je conçois qu'il soit difficile de structurer un roman comme celui-la, et puis ici encore, Sébastien sait très bien ce qu'il a voulu faire (vous savez qu'il est très coriace, quand on discute de ses livres? Non, je plaisante, il faudrait plutôt dire qu'il a longtemps tout réfléchi et que donc il a à peu près pensé à tout...).&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Enfin, &lt;b&gt;j'insiste bien sur le fait que cette impression ne concerne pour ma part que quelques passages &lt;/b&gt;; le reste, au contraire, est remarquablement bien construit et rythmé entre les différentes époques. Ces allers-retours permettent de focaliser l'histoire tantôt sur un sujet, tantôt sur un autre et, &lt;b&gt;globalement, la maîtrise de ce rythme est remarquable&lt;/b&gt;!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;En conclusion, je vous recommande la lecture de ce roman&lt;/b&gt;, mes bémols n'étant ma foi que ceux d'une lectrice lambda parmi d'autres, et le reste de la partition valant largement le coup, ne serait-ce que pour lire &lt;b&gt;une belle histoire&lt;/b&gt;!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'avis de Myriam Peyraud, de la librairie du théâtre Zannini, &lt;a href="http://librairiedutheatre.blogspot.com/2010/10/invitation-pour-la-petite-fille-qui.html"&gt;ici&lt;/a&gt;. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Avant de vous laisser, quelques mots d'importance, tout de même : &lt;i&gt;Invitation pour la petite fille qui parle au vent&lt;/i&gt; est &lt;b&gt;le premier roman paru chez la toute nouvelle maison d'édition Fin mars début avril&lt;/b&gt;, créée par Sébastien il y a quelques semaines (mois?). Comme pour toutes les petites structures nouvellement créées, le plus difficile est de se faire connaître pour démarrer, aussi n'hésitez pas à aller visiter &lt;a href="http://marsavriledition.canalblog.com/"&gt;son blog&lt;/a&gt; et à diffuser l'information autour de vous!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour vous procurer &lt;i&gt;Invitation pour la petite fille qui parle au vent&lt;/i&gt;, différentes solutions : vous rendre dans l'une des &lt;a href="http://marsavriledition.canalblog.com/archives/librairies_partenaires/index.html"&gt;librairies partenaires&lt;/a&gt;, le faire commander à votre libraire préféré, ou passer commande directement en ligne &lt;a href="http://marsavriledition.canalblog.com/archives/invitation_pour_la_petite_fille_qui_parle_au_vent/index.html"&gt;sur le blog des éditions Fin mars début avril&lt;/a&gt; ou &lt;a href="http://www.amazon.fr/Invitation-pour-petite-fille-parle/dp/2953767703/ref=sr_1_1?s=books&amp;amp;ie=UTF8&amp;amp;qid=1287133245&amp;amp;sr=1-1"&gt;sur Amazon&lt;/a&gt;!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;P.S. : &lt;b&gt;Merci beaucoup&lt;/b&gt; à Sébastien Fritsch de m'avoir permis de découvrir son dernier-né avant (presque) tout le monde et d'avoir pris du temps pour discuter avec moi du pourquoi du comment! :)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;EDIT du 25/10/2010&lt;/b&gt; : j'ai dans mes mains un volume tout neuf tout beau de &lt;i&gt;Invitation pour la petite fille qui parle au vent&lt;/i&gt; (merci Seb ! ^_^) et j'ajoute que l'objet en soi est très agréable à manier! Et aussi, Sébastien m'a fait remarquer que si je mentionne dans mon billet le fait que ce roman ait été écrit il y a longtemps (pas non plus siiiiii longtemps que ça, contrairement à ce que j'avais moi-même compris : Sébastien a donc commencé à travailler sur sa première version vers 2006), je ne précise pas qu'il ne s'agissait que d'une première version, qui a depuis été plusieurs fois et longuement retravaillée. N'allez pas donc penser que ce que vous pourrez lire sont les premiers écrits de Sébastien Fritsch à l'état brut : si moi j'ai cru y déceler ce côté "novice" par instants, c'est bel et bien le dernier ouvrage sur lequel l'auteur ait sué sang et eau! :)&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4852602437922391789-8851929798205101478?l=lameralire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/8851929798205101478/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4852602437922391789&amp;postID=8851929798205101478&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/8851929798205101478'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/8851929798205101478'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/2010/10/premiere-parution-aux-editions-fin-mars.html' title='Première parution aux éditions Fin mars début avril!'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TMG3n5WVnzI/AAAAAAAAC48/VzHPNSJrrAE/s72-c/fritsch.png' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789.post-5203675324422149549</id><published>2010-10-19T22:33:00.000+02:00</published><updated>2010-10-19T22:33:44.804+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pêche aux mots'/><title type='text'>Prolongation de la saison de pêche!</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bon, les amis, c'est triste triste triste! Personne pour pêcher cette &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2010/10/jaurais-bien-aime-jouer-de-la-flute.html"&gt;cloyère &lt;/a&gt;qui vous tend les bras... Allez, &lt;b&gt;je relance le jeu sur une semaine&lt;/b&gt; et vous donne jusqu'à mardi prochain (le 26 octobre, donc) 20h pour encore proposer vos définitions... Les résultats paraîtront donc le vendredi suivant, le 29, à 14h!&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TL4Ab25u7mI/AAAAAAAAC44/FbX5iMCocrc/s1600/2+cannes.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://3.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TL4Ab25u7mI/AAAAAAAAC44/FbX5iMCocrc/s320/2+cannes.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i style="color: #444444;"&gt;&lt;b&gt;2 semaines de pêche à la cloyère, pour 2 fois plus de plaisir! ;-)&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4852602437922391789-5203675324422149549?l=lameralire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/5203675324422149549/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4852602437922391789&amp;postID=5203675324422149549&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/5203675324422149549'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/5203675324422149549'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/2010/10/prolongation-de-la-saison-de-peche.html' title='Prolongation de la saison de pêche!'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TL4Ab25u7mI/AAAAAAAAC44/FbX5iMCocrc/s72-c/2+cannes.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789.post-2001228176143618608</id><published>2010-10-15T14:00:00.052+02:00</published><updated>2010-10-15T14:00:09.865+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pêche aux mots'/><title type='text'>J'aurais bien aimé jouer de la flûte travertin...</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et voilà, encore une semaine de passée sans que j'ai trouvé le temps de vous poster un billet de lecture... Bon, je vous avoue que &lt;b&gt;ces &lt;i&gt;Veilleurs&lt;/i&gt;, j'y progresse lentement&lt;/b&gt;... C'est très très dense, mais ça me plaît. Vous verrez ça bientôt, normalement, car j'arrive près de la fin maintenant... Heureusement, la Pêche aux Mots est là pour animer un peu ce blog, et vous, chers participants, vous êtes heureusement là pour animer ladite Pêche aux Mots...&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans notre nasse la semaine dernière, se trouvait le mot...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;TRAVERTIN&lt;/b&gt;, subst. masc.&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;GÉOL., MINÉR. &lt;b&gt;    &lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;b&gt;Roche  sédimentaire calcaire&lt;/b&gt;, de couleur blanche ou jaunâtre, compacte ou  vacuolaire, résultant de la précipitation de carbonate de calcium aux  émergences de sources karstiques ou dans des cours d'eau peu profonds à  petites cascades, et utilisée comme pierre ornementale. &lt;i&gt;Bloc, façade, voûte de travertin&lt;/i&gt;.     &lt;i&gt;Une  forêt de gracieuses colonnes s'élevait, dorée par le soleil couchant,  et jetait à l'œil les teintes jaunes et mates (...) du travertin du  Colisée à Rome&lt;/i&gt; (LAMART., &lt;i&gt;Voy. Orient&lt;/i&gt;, t. 2, 1835, p. 161). &lt;i&gt;Une Rome en travertin, couleur rose et miel&lt;/i&gt; (MALÈGUE, &lt;i&gt;Augustin&lt;/i&gt;, t. 1, 1933, p. 77).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://leblogbleu.over-blog.net/"&gt;Céline&lt;/a&gt;, toujours dans les &lt;i&gt;starting-blocks&lt;/i&gt;, a répondu sans hésitation, nous donnant la bonne définition.&amp;nbsp; Visiblement, Patrick était aussi au parfum. &lt;b&gt;Bravo à vous!&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TLdf_5o6b3I/AAAAAAAAC4k/CJ38Ogk_2iw/s1600/Travertins+en+phase+de+motivation.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="266" src="http://3.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TLdf_5o6b3I/AAAAAAAAC4k/CJ38Ogk_2iw/s320/Travertins+en+phase+de+motivation.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i style="color: #444444;"&gt;&lt;b&gt;Les Travertins en pleine phase d'émulation avant de passer à l'attaque...&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour la définition loufoque, le travertin vous a plutôt inspirés, puisque nous avions le choix entre quatre définitions cette semaine, à savoir celles de &lt;a href="http://lecture-sans-frontieres.over-blog.com/"&gt;a_girl&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://leblogbleu.over-blog.net/"&gt;Céline&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://uncoindeblog.over-blog.com/"&gt;Delphine&lt;/a&gt; et Patrick... Et c'est ce dernier qui l'emporte avec son explication circonstanciée : "Les Travertins sont les habitants du petit village de Travert. Celui-ci  jouxte le non moins petit village de Poloch. Les deux populations sont  ennemies depuis toujours, bien que l'origine du conflit soit aujourd'hui  oubliée. Néanmoins, ces deux villages sont célèbres pour les batailles  acharnées qui s'y sont déroulées. On parle effectivement &lt;b&gt;des batailles  des Travertins et des Polochons&lt;/b&gt;..."&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un véritable conteur, ce Patrick! :) Bravo, nous sommes tous sous le charme! :D&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Allez, pour cette semaine, amusez-vous donc avec... &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;cloyère&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour relire les règles du jeu, ça se passe &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2010/08/vos-cannes-prets.html"&gt;par là&lt;/a&gt;! Et pour participer, c'est en commentaires avant mardi soir 20h!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;P.S. : Comme vous l'avez remarqué, souvent je joue à la Pêche aux Mots à retardement dans les titres de mes billets... Hum.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4852602437922391789-2001228176143618608?l=lameralire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/2001228176143618608/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4852602437922391789&amp;postID=2001228176143618608&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/2001228176143618608'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/2001228176143618608'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/2010/10/jaurais-bien-aime-jouer-de-la-flute.html' title='J&apos;aurais bien aimé jouer de la flûte travertin...'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TLdf_5o6b3I/AAAAAAAAC4k/CJ38Ogk_2iw/s72-c/Travertins+en+phase+de+motivation.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789.post-148645378697791478</id><published>2010-10-08T14:00:00.001+02:00</published><updated>2010-10-08T14:00:04.863+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pêche aux mots'/><title type='text'>Juste avant "éphèbe", quoi...</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Déjà vendredi, comme le temps passe vite! Vendredi, le jour du poisson mais surtout de la Pêche aux Mots, que vous attendez tous fébrilement, n'est-ce pas? ^_^ &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2010/10/vistemboir-ce-nouveau-mot.html"&gt;La semaine dernière&lt;/a&gt;, je vous proposais donc de jouer avec ...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Cubèbe&lt;/b&gt;, subst. masc.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Plante grimpante  &lt;/b&gt;dont le fruit est une baie noirâtre et arrondie, aux propriétés  culinaires et médicinales voisines de celles du poivre.   &lt;i&gt;P. méton., &lt;/i&gt;son fruit.  Synon. &lt;i&gt;poivre à queue.  &lt;/i&gt;&lt;i&gt;Maudit soit de moi (...)! Ma poitrine est plus brûlante que si j'avais avalé du cubèbe et du piment&lt;/i&gt; (BOREL, &lt;i&gt;Champavert, &lt;/i&gt;1833, p. 42).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;&lt;img src="http://atilf.atilf.fr/dendien/ima/tlfiv4/tiretgras.gif" /&gt; &lt;/b&gt;&lt;i&gt;Subst. apposé avec valeur d'adj.  &lt;/i&gt;&lt;i&gt;Poivre cubèbe.&lt;b&gt; &lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;b&gt;Fruit du cubèbe&lt;/b&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bon, là encore, je vous ai posé une colle, car personne n'a trouvé... Je suis plutôt fière de moi! ^_^&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TK4vnu9vgnI/AAAAAAAAC4U/Y_UKNq8VAVo/s1600/cub%C3%A8be.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://2.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TK4vnu9vgnI/AAAAAAAAC4U/Y_UKNq8VAVo/s320/cub%C3%A8be.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="color: #444444; font-size: x-small;"&gt;&lt;i&gt;Hum, pour une fois je vais m'en tenir à une illustration qui colle strictement à la vraie définition... Voici donc les fruits du cubèbe, avec lesquels on peut faire une sorte de poivre! :)&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour les définitions loufoques, nous avons eu deux valeureuses participantes, à savoir &lt;a href="http://leblogbleu.over-blog.net/"&gt;Céline &lt;/a&gt;et &lt;a href="http://lecture-sans-frontieres.over-blog.com/"&gt;a_girl&lt;/a&gt; (merci à vous, les filles! :) ), et &lt;b&gt;vos suffrages sont allés à la définition de a_girl&lt;/b&gt;, selon laquelle un cubèbe, "c'est celui qui a pas de poil au cul (cul + imberbe + on le dit vite)" ^_^ J'aime ces jeux de mots...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour cette semaine, je vous propose le mot...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;travertin&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Amusez-vous bien! :) J'attends vos définitions avant mardi soir 20h dans les commentaires!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Rappel des règles &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2010/08/vos-cannes-prets.html"&gt;ici &lt;/a&gt;pour ceux qui le souhaitent...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4852602437922391789-148645378697791478?l=lameralire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/148645378697791478/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4852602437922391789&amp;postID=148645378697791478&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/148645378697791478'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/148645378697791478'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/2010/10/juste-avant-ephebe-quoi.html' title='Juste avant &quot;éphèbe&quot;, quoi...'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TK4vnu9vgnI/AAAAAAAAC4U/Y_UKNq8VAVo/s72-c/cub%C3%A8be.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789.post-5382994711075912323</id><published>2010-10-03T09:00:00.183+02:00</published><updated>2010-10-03T13:33:51.892+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature française'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Roman historique'/><title type='text'>"La vie, voyez-vous, (...) ce ne sont que des couleurs"</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TKYuLMDfKKI/AAAAAAAAC4Q/0QR05sFuvhY/s1600/dhennin.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://4.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TKYuLMDfKKI/AAAAAAAAC4Q/0QR05sFuvhY/s320/dhennin.jpg" width="169" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il n'y a guère que les lectures faites dans le cadre d'opérations de promotion par les éditeurs et leurs relais ou pour mon travail que je chronique rapidement. Ce roman-ci n'était dans aucune de ces deux catégories, aussi n'a-t-il pas dérogé à &lt;b&gt;la fameuse règle de sédimentation pendant plusieurs mois dans ma PAL&lt;/b&gt;... Cela dit, il s'en tire beaucoup mieux que de nombreux autres puisqu'il n'y aura passé "que" six petits mois, le temps écoulé depuis &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2010/04/souvenirs-du-salon-du-livre-de-paris.html"&gt;ma visite au salon du livre de Paris&lt;/a&gt;, quand mes achats de la Journée Dédicaces de Sciences-Po m'y attendent patiemment depuis presque dix mois (ce n'est qu'un exemple : il y a des spécimens beeeeaaaaaaauuuucoup plus patients sur mes étagères...).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bref, je vais vous parler aujourd'hui du premier roman de Matthieu Dhennin, &lt;i&gt;Saltarello&lt;/i&gt;, que j'avais eu envie de lire suite à &lt;a href="http://5emedecouverture.wordpress.com/2009/11/30/dhennin-saltarello/"&gt;l'avis enthousiaste de Caro[line] &lt;/a&gt;puis suite à ma rencontre avec l'auteur autour d'un thé au tarif exorbitant...&amp;nbsp; (enfin : c'est juste le jugement d'une provinciale qui n'était pas bien informée sur les prix pratiqués dans certains quartiers de la capitale! ;-) ) Comme promis, &lt;b&gt;ce fut une lecture des plus agréables&lt;/b&gt;!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Difficile de vous décrire une intrigue&lt;/b&gt; : s'il y a effectivement un fil conducteur tout au long de ce roman (qui se déroule en opérant des bonds en avant d'une époque à une autre, depuis 1358 jusqu'à 1397), &lt;b&gt;ce que j'en retiens surtout c'est le formidable portrait de la vie parisienne au Moyen Âge&lt;/b&gt;, son immense richesse, sa vitalité... Matthieu Dhennin nous emmène à la découverte de tous les domaines : les grandes théories en vogue chez les savants de l'époque, le contexte politique du pays et de la ville, l'organisation de la capitale en quartiers spécialisés, le pouvoir des religieux ainsi que leurs questionnements et le schisme entre Rome et Avignon, les débuts de la cuisine gastronomique, les sociétés secrètes et les rumeurs autour de l'alchimie, les techniques d'enluminure, le déroulement des banquets... que sais-je encore! &lt;b&gt;Tout cela est merveilleusement bien décrit, les pages tournent toutes seules &lt;/b&gt;tandis que l'on accompagne Nicole Oresme le savant, Aubry Haussecul le boucher et son ami Taillevent le cuisinier du duc de Berry, Nicolas Flamel le libraire, Christine de Pizan la femme de lettres ou encore l'évêque Vaast de Hainaut... &lt;b&gt;L'immense variété des choses que l'on découvre sur l'époque grâce à cette galerie de personnages, le vivant avec lequel tout cela est rendu sont clairement ce qui m'a emballée dans ce roman!&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je ne sais pas si cette époque-là était particulièrement riche en avancées, découvertes et événements de plus ou moins grande importance ou si c'est simplement le fait de s'intéresser à une période donnée qui met en évidence tout ce qu'elle peut receler de mouvement, en tout cas, j'ai &lt;b&gt;l'impression d'avoir pu ausculter en gros plan et de façon ludique un moment absolument incontournable de l'Histoire&lt;/b&gt;! Je dois aussi dire que cela a complètement fait changer ma vision du Moyen Âge : &lt;i&gt;Saltarello &lt;/i&gt;le transforme presque en période glamour où on aimerait beaucoup aller passer quelque temps, pour voir (loin de l'image que j'en avais jusqu'alors, faite de gueux en guenilles et aux bouches cariées, de riches seigneurs festoyant dans des pièces sombres aux murs d'énormes pierres froides tandis que du gras de poulet rôti leur dégoulinait sur les doigts et sur le menton, d'insécurité et d'anarchie boueuse dans des ruelles cracra...). Les &lt;b&gt;dialogues très vivants&lt;/b&gt; (le verbe fleuri de Haussecul notamment, où la verve passionnée d'Oresme) donnent une tout autre dimension à cette époque que l'on considère souvent comme arriérée : je retiens notamment une discussion animée entre deux femmes sur la place de la femme dans la société, justement, aux &lt;b&gt;accents très actuels&lt;/b&gt;!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour revenir à ce fameux &lt;b&gt;fil conducteur&lt;/b&gt; que j'évoquais au début, il s'agit d'une sorte d'enquête (ou presque de quête tout court) autour de la mort de Nicole Oresme menée par Alix Rougemont, un de ses anciens élèves, sur de longues années. &lt;b&gt;Pour moi, cette partie est nettement moins réussie &lt;/b&gt;: passé le premier tiers du livre, je n'ai plus du tout adhéré à la démarche d'Alix. Je n'avais pas envie de le suivre dans ses suppositions, qui à mon sens manquaient nettement de discernement et même de fondement. La fin de cette enquête m'a surprise, certes, mais pas vraiment dans le bon sens. Disons que j'étais bien plus heureuse de retrouver les descriptions de Paris, de ses habitants et de leurs préoccupations! Retenez simplement que, si comme pour moi la sauce de l'intrigue ne prend pas sur vous, &lt;b&gt;cela ne vous gâchera pas la lecture. Et si vous êtes embarqués, alors ce sera du bonheur sur toute la ligne!&lt;/b&gt; ;-)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En ce qui concerne la forme, le roman est structuré en &lt;b&gt;trois grandes parties,&lt;/b&gt; comme en écho aux trois temps du &lt;i&gt;saltarello&lt;/i&gt;,  cette danse originaire d'Italie qui était alors fort en vogue dans la  capitale et qui donne son nom au roman (elle y joue évidemment un rôle plus important, mais je ne vais pas tout cous dire! ;-) ) ; chacune de ces parties est ciblée sur une période donnée  (mais contenant en son sein des petits sauts dans le temps, tout de  même) et porte le nom d'un élément emblématique en alchimie (le plomb, le mercure et l'or). A noter également, les &lt;b&gt;mini-notices bibliographiques&lt;/b&gt; en fin d'ouvrage, bien commodes pour situer les personnages historiques les plus importants et y revenir si on s'emmêle les pinceaux, un plan de Paris à l'époque du roman et &lt;b&gt;quelques recettes &lt;/b&gt;issues du premier livre de cuisine écrit en France, &lt;i&gt;Le Viandier&lt;/i&gt;, rédigé par Taillevent.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Avant de conclure, deux détails à noter : premièrement, je tiens à signaler l&lt;b&gt;es forts échos que ce roman a éveillés en moi &lt;/b&gt;dès que l'on passait sur un pont ou que l'on s'approchait de la Seine : j'ai immanquablement pensé à &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2009/01/arriver-et-vite.html"&gt;&lt;i&gt;Une Éducation libertine &lt;/i&gt;&lt;/a&gt;de Del Amo qui, bien que se déroulant quelques siècles plus tard, rendait fort bien l'activité débordante liée au fleuve (que l'on ne fait que deviner ici).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Deuxièmement, je ne peux résister à l'envie de partager avec vous &lt;b&gt;ce passage, qui ne peut qu'interpeller les LCA &lt;/b&gt;tellement c'est tout nous ^_^ : &lt;/div&gt;&lt;blockquote style="color: purple;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;"J'aime les livres. J'aime leur odeur. J'aime leurs défauts, leurs coins arrondis, leurs tranchefiles colorées, leurs couvertures crevassées, leurs pages craquantes, leurs lettrines ouvragées, leurs annotations illisibles en marge. Ma collection est rassurante et apaisante. Dans ce monde de folie, ce sont mes points de repère. &lt;b&gt;Certes, c'est maladif, ruineux et encombrant, mais je ne pense pas que ce soit pour autant un péché&lt;/b&gt;..."&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;i&gt;p. 387&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En conclusion, &lt;b&gt;un roman extrêmement agréable à lire &lt;/b&gt;dans lequel j'ai été littéralement emportée et qui m'a fait découvrir mille et une chose sur une époque que je méjugeais sérieusement.&lt;b&gt; Je conseille, bien sûr!&lt;/b&gt; :-) Mille mercis à &lt;a href="http://5emedecouverture.wordpress.com/"&gt;Caro[line]&lt;/a&gt; pour me l'avoir fait découvrir!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous renvoie d'ailleurs à &lt;a href="http://5emedecouverture.wordpress.com/2009/11/30/entretien-avec-matthieu-dhennin/#comment-13407"&gt;l'entretien avec Matthieu Dhennin publié sur son blog&lt;/a&gt;!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;EDIT &lt;/b&gt;: Pour aller plus loin, n'hésitez pas à visiter le site consacré à &lt;i&gt;Saltarello &lt;/i&gt;et son univers créé par l'auteur. Ça se passe &lt;a href="http://www.dhennin.com/matthieu/autourdunroman/"&gt;ici&lt;/a&gt;, et l'on peut notamment y écouter à quoi pouvait ressembler &lt;a href="http://www.dhennin.com/matthieu/autourdunroman/index.php/post/Saltarello-par-Dead-Can-Dance"&gt;cette fameuse musique à la mode&lt;/a&gt;... Pas mal du tout, non?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Matthieu Dhennin sera présent aux 13e rendez-vous de l'histoire à &lt;b&gt;Blois &lt;/b&gt;(du 14 au 17 octobre 2010) sur le salon du livre d'histoire à l'occasion d'un débat &lt;b&gt;le 16 octobre 2010 à 16h&lt;/b&gt; sur le thème &lt;b&gt;"Roman historique : de la réalité historique à la fiction"&lt;/b&gt;. Plus d'infos &lt;a href="http://www.rdv-histoire.com/"&gt;ici&lt;/a&gt;!&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;P.S. : Le titre de ce billet est extrait de la page 305 ; voici l'extrait en entier :&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style="color: purple;"&gt;"Comme vous, Théodule, j'ai beaucoup lu. Les ouvrages des anciens, les témoignages des contemporains, les livres d'histoire, les traités scientifiques, les grandes biographies... Mais que toutes ces théories sont grises! Alors que la vie, voyez-vous, on s'en rend compte lorsqu'elle est sur le point de nous quitter, ce ne sont que des couleurs!"&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4852602437922391789-5382994711075912323?l=lameralire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/5382994711075912323/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4852602437922391789&amp;postID=5382994711075912323&amp;isPopup=true' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/5382994711075912323'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/5382994711075912323'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/2010/10/la-vie-voyez-vous-ce-ne-sont-que-des.html' title='&quot;La vie, voyez-vous, (...) ce ne sont que des couleurs&quot;'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TKYuLMDfKKI/AAAAAAAAC4Q/0QR05sFuvhY/s72-c/dhennin.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789.post-3411545988184440227</id><published>2010-10-01T14:00:00.010+02:00</published><updated>2010-10-01T14:00:11.869+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pêche aux mots'/><title type='text'>"Vistemboir ce nouveau mot!"</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Comme je vous l'ai dit la semaine dernière, &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2010/09/bis-bisou.html"&gt;le mot "vistemboir"&lt;/a&gt;, qui ne figure d'ailleurs pas dans mes dictionnaires ni, une fois n'est pas coutume, dans le &lt;a href="http://atilf.atilf.fr/dendien/scripts/tlfiv4/showps.exe?p=combi.htm;java=no;"&gt;Trésor de la langue française informatisé&lt;/a&gt;, m'a été suggéré il y a quelque temps par notre ami Patrick (spéciale dédicace à mon équipe de Books and the City de cette année : "On n'attend pas Patrick?"). Quelque peu intriguée par ce mot, j'ai dû me rendre sur &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Vistemboir"&gt;la page de Wikipédia qui lui est consacrée&lt;/a&gt; pour apprendre qu'&lt;b&gt;un vistemboir "est un objet &lt;i&gt;a priori&lt;/i&gt; ancien, mais pas nécessairement, essentiellement non identifiable et n'ayant aucune utilité reconnaissable&lt;/b&gt;, tel que (peu) défini dans la &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nouvelle" title="Nouvelle"&gt;nouvelle&lt;/a&gt; de &lt;a class="mw-redirect" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Perret_%281901-1992%29" title="Jacques Perret (1901-1992)"&gt;Jacques Perret&lt;/a&gt; "Le Machin", dans le &lt;a class="mw-redirect" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Recueil" title="Recueil"&gt;recueil&lt;/a&gt; &lt;a class="mw-redirect" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Homonyme" title="Homonyme"&gt;homonyme&lt;/a&gt;, NRF, &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Gallimard" title="Gallimard"&gt;Gallimard&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/1955" title="1955"&gt;1955&lt;/a&gt;. Ce nom a été adopté comme &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Enseigne" title="Enseigne"&gt;enseigne&lt;/a&gt; par nombre de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Brocante" title="Brocante"&gt;brocanteurs&lt;/a&gt;."&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Certes, il y avait un petit piège, donc! ^_^ (Il est farceur, ce Patrick!) Personne ne s'est aventuré à proposer une définition sérieuse - si tant est que celle-ci puisse être considérée comme telle... Si on&amp;nbsp; était au &lt;a href="http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/jeu1000euros/"&gt;jeu des mille euros&lt;/a&gt;, Patrick remporterait sûrement quinze euros pour cette question blanche... :-) (Il se trouve que je ne suis pas Nicolas Stoufflet... Désolée!)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TKTvazSbL6I/AAAAAAAAC4M/_fqr7mCX06w/s1600/rabelais.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://2.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TKTvazSbL6I/AAAAAAAAC4M/_fqr7mCX06w/s320/rabelais.jpg" width="258" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;i style="color: #444444;"&gt;L'un des premiers défenseurs probables de la devise populaire à l'origine du mot "vistemboir"&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Vous avez été en revanche un peu plus inspirés par le potentiel loufoque de vistemboir &lt;/b&gt;; bien qu'assez portés sur la boisson, &lt;a href="http://uncoindeblog.over-blog.com/"&gt;Delphine&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://livres-et-cin.over-blog.com/"&gt;Yohan&lt;/a&gt; se sont prêtés au jeu de très bonne grâce (merci à vous!), et c'est finalement la définition de Delphine qui a obtenu vos suffrages. Dans le monde merveilleux de La Mer à Lire, vistemboir sera donc une "expression venant de notre passé (date exacte inconnue ; on la retrouve  moult fois citée mais aucune étude approfondie n'a encore été réalisée) :  "Bien vivre c'est ne pas oublier de boire" qui, progressivement s'est transformée en "Vivre et Boire" et que nous lisons aujourd'hui (avé  l'accent) : Vistemboir". &lt;b&gt;Bravo pour cet éclairage étymologique&lt;/b&gt;, m'dame! ;-) &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et le mot que je vous propose pour cette semaine sera...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;cubèbe&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En espérant qu'il vous inspirera! ;-) J'attends vos définitions dans les commentaires de ce billet avant mardi soir 20h! Le rappel des règles en entier est ici... &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;P.S. : En titre de ce billet, mon interprétation toute personnelle de "vistemboir" : une déclinaison rurale de "Vise-t-en voir" qui, je vous le concède, n'est guère français, mais qui s'entend parfois...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4852602437922391789-3411545988184440227?l=lameralire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/3411545988184440227/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4852602437922391789&amp;postID=3411545988184440227&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/3411545988184440227'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/3411545988184440227'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/2010/10/vistemboir-ce-nouveau-mot.html' title='&quot;Vistemboir ce nouveau mot!&quot;'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TKTvazSbL6I/AAAAAAAAC4M/_fqr7mCX06w/s72-c/rabelais.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789.post-2707022820605833318</id><published>2010-09-26T09:00:00.003+02:00</published><updated>2010-09-27T14:15:07.423+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature française'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fantastique'/><title type='text'>Il faut me croire sur parole...</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TJ0KtyVLbVI/AAAAAAAAC3s/nAXdotEkpp4/s1600/Pr%C3%A9sum%C3%A9+coupable.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://3.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TJ0KtyVLbVI/AAAAAAAAC3s/nAXdotEkpp4/s320/Pr%C3%A9sum%C3%A9+coupable.jpg" width="208" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Aujourd'hui, &lt;b&gt;je suis confrontée à un sérieux dilemme&lt;/b&gt;. Laissez-moi vous expliquer... &lt;b&gt;Cette novella&lt;/b&gt;, la toute dernière parue chez &lt;a href="http://www.griffedencre.fr/"&gt;Griffe d'Encre&lt;/a&gt;, ou plutôt actuellement &lt;a href="http://www.griffedencre.fr/catalog/product_info.php?products_id=125"&gt;en souscription&lt;/a&gt;, &lt;b&gt;est formidable&lt;/b&gt;. Vraiment. Tout le monde devrait la lire. Enfin, tous les citoyens, les gens qui s'interrogent sur la société dans laquelle ils vivent et qui ont parfois pris un peu de temps pour y penser... Je ne collerais pas ce livre entre les mains d'un enfant, par exemple, mais chez certains ados on commence à trouver le comportement "qui va bien" pour lire cette histoire et la "digérer" pour soi. Vous voyez ce que je veux dire? Enfin voilà, &lt;b&gt;la lecture de &lt;i&gt;Présumé coupable&lt;/i&gt; devrait être obligatoire&lt;/b&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Où est le dilemme dans tout ça? C'est :&lt;b&gt; comment vous en convaincre de manière efficace sans trop vous en dévoiler sur le contenu?&lt;/b&gt; Quand tout le fond de la question est ce que l'on découvre peu à peu? Quand ni l'éditeur dans sa quatrième de couverture, ni l'auteur dans le début du texte n'ont choisi de mettre en avant ce qui est vraiment le centre de la novella? Je dois respecter leur choix, mais je voudrais en même temps vous dire tellement de choses sur ce bouquin!! Seulement tous les passages que je voudrais vous citer en disent trop, les arguments les plus forts d'Isabelle Guso sont évidemment très clairs... et je voudrais que vous puissiez découvrir de quoi il retourne dans les mêmes conditions que moi...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Aussi une fois n'est pas coutume, ce billet risque d'être fort court. &lt;b&gt;Partez donc "à l'aveugle", sans &lt;i&gt;a priori&lt;/i&gt;...&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sachez simplement que &lt;b&gt;le fantastique n'est ici que très très léger&lt;/b&gt;, un peu comme dans &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2009/09/tes-pas-ne-dans-un-chou-mais-plutot.html"&gt;&lt;i&gt;Le Chant d'Ekhirit&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; (ce n'est pas le seul point commun de ces deux novellas... &lt;i&gt;O.K. &lt;/i&gt;: le fait que l'illustrateur des deux couvertures soit &lt;a href="http://www.griffedencre.fr/spip.php?article179"&gt;Zariel&lt;/a&gt; est un autre point commun, mais je ne pensais pas à ça...).&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sachez aussi que l'auteur s'attaque à &lt;b&gt;un très très gros sujet, difficile&lt;/b&gt;, et qu'elle le fait &lt;b&gt;avec brio&lt;/b&gt;. Il est traité avec intelligence et traité  tout court, d'ailleurs, ce qui est déjà un grand mérite. &lt;b&gt;Pas de  simplification ni de manichéisme, que ce soit dans un sens ou dans un  autre&lt;/b&gt;, ce qui, de manière générale, me plaît par-dessus tout, au moins sur le traitement du fond des romans.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sachez enfin que &lt;b&gt;mon coup de cœur pour ce bouquin tient autant à la novella elle-même qu'au "mot de l'auteur" et à la postface de Maître Mô qui figurent à la fin.&lt;/b&gt; Évidemment, cela forme un tout, mais je représenterais ça comme un boomerang ou une paire de claques : la novella c'est l'aller, les appendices c'est le retour. J'avais eu la chance de lire la novella toute seule il y a quelques mois et je l'avais trouvée très bonne sur cet aspect "sujet difficile traité de façon très intelligente" ; ces derniers jours j'ai découvert les deux textes supplémentaires dont je vous parle et &lt;b&gt;je suis bouleversée. Vraiment.&lt;/b&gt; Ils donnent une dimension différente au bouquin, ils affirment  sa profondeur et son ambition, ils empêchent un lecteur un peu  "paresseux" de s'en tenir à "c'est un point de vue original, mais ce  n'est qu'une histoire". &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;En conclusion, une novella &lt;u&gt;à lire d'urgence&lt;/u&gt;&lt;/b&gt; (puis à faire lire autour de vous, à conseiller, à offrir (on va bientôt recevoir les catalogues de jouets pour Noël, non? Ben, pour les plus grands, offrez &lt;i&gt;Présumé coupable&lt;/i&gt;)) qui m'a fait me dire, en refermant mon exemplaire tout neuf, que là, &lt;a href="http://www.griffedencre.fr/"&gt;Griffe d'Encre&lt;/a&gt; était vraiment passé à un niveau au-dessus (pas dans la qualité des textes, qui étaient déjà très bons, mais... J'me comprends!! &lt;b&gt;De grâce, lisez ce bouquin pour qu'on puisse enfin en parler!!&lt;/b&gt;). &lt;b&gt;Bravo à Isabelle Guso pour ce texte et à Griffe d'Encre pour ce choix éditorial.&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.griffedencre.fr/" target="_blank"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.griffedencre.fr/" target="_blank"&gt; &lt;img alt="Griffe d’Encre" src="http://www.griffedencre.fr/IMG/jpg/ban_alex1.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Comme toujours, découvrez &lt;a href="http://www.griffedencre.fr/catalog/pub/PC_extrait.pdf"&gt;un extrait&lt;/a&gt; de cette novella en ligne sur &lt;a href="http://www.griffedencre.fr/"&gt;le site de Griffe d'Encre&lt;/a&gt;. Elle est actuellement &lt;a href="http://www.griffedencre.fr/catalog/product_info.php?products_id=125"&gt;en souscription&lt;/a&gt; (9 euros seulement, les fais de port sont offerts et en plus vous avez droit à une belle carte avec un projet de couverture par l'illustrateur cracheur d'encre! Si c'est pas beau, ça!)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A  lire aussi, l'interview en quatre parties de l'auteur, Isabelle Guso,  sur le blog de &lt;a href="http://a-c-de-haenne.eklablog.com/"&gt;A.C. de Haenne &lt;/a&gt;(où l'on apprend notamment que &lt;i&gt;Présumé coupable&lt;/i&gt; fut écrit en 5 jours!) : &lt;a href="http://a-c-de-haenne.eklablog.com/isabelle-guso-decouverte-d-une-jeune-auteure-1-4-a1701865"&gt;partie 1/4&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://a-c-de-haenne.eklablog.com/isabelle-guso-decouverte-d-une-jeune-auteure-2-4-a1704211"&gt;partie 2/4&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://a-c-de-haenne.eklablog.com/isabelle-guso-decouverte-d-une-jeune-auteure-3-4-a1707727"&gt;partie 3/4&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://a-c-de-haenne.eklablog.com/isabelle-guso-decouverte-d-une-jeune-auteure-4-4-a1709375"&gt;partie 4/4&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;EDIT du 27/09/2010 : j'ai oublié de vous dire qu'Isabelle Guso avait un blog! C'est &lt;a href="http://isa.guso.over-blog.com/"&gt;par ici&lt;/a&gt;!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4852602437922391789-2707022820605833318?l=lameralire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/2707022820605833318/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4852602437922391789&amp;postID=2707022820605833318&amp;isPopup=true' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/2707022820605833318'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/2707022820605833318'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/2010/09/il-faut-me-croire-sur-parole.html' title='Il faut me croire sur parole...'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TJ0KtyVLbVI/AAAAAAAAC3s/nAXdotEkpp4/s72-c/Pr%C3%A9sum%C3%A9+coupable.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789.post-7292135358767420832</id><published>2010-09-25T00:42:00.000+02:00</published><updated>2010-09-25T00:42:45.868+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La vie à bord'/><title type='text'>Opération Neverland : c'est aujourd'hui!</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TJ0n0BlVlhI/AAAAAAAAC3w/esEgykAZc9M/s1600/Sauvons+Neverland%21.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TJ0n0BlVlhI/AAAAAAAAC3w/esEgykAZc9M/s1600/Sauvons+Neverland%21.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Franciliens, Franciliennes, &lt;b&gt;tous à Achères ce samedi 25 septembre pour soutenir Mélanie et sa petite librairie indépendante&lt;/b&gt;! Pour en savoir plus sur la librairie Neverland, allez vite faire un tour sur &lt;a href="http://librairieneverland.blogspot.com/"&gt;son blog&lt;/a&gt;!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Si vous ne pouvez pas vous déplacer, mais souhaitez faire un geste, il est aussi possible de f&lt;b&gt;aire un don ou un prêt à la librairie&lt;/b&gt; afin de lui permettre d'assurer seule son fonds de roulement pour rassurer les banquiers... Tout est expliqué &lt;a href="http://librairieneverland.blogspot.com/2010/09/il-faut-sauver-le-soldat-neverland.html"&gt;là&lt;/a&gt;!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Merci à tous, et n'hésitez pas à faire passer le message!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4852602437922391789-7292135358767420832?l=lameralire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/7292135358767420832/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4852602437922391789&amp;postID=7292135358767420832&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/7292135358767420832'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/7292135358767420832'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/2010/09/operation-neverland-cest-aujourdhui.html' title='Opération Neverland : c&apos;est aujourd&apos;hui!'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TJ0n0BlVlhI/AAAAAAAAC3w/esEgykAZc9M/s72-c/Sauvons+Neverland%21.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789.post-1140084121677129823</id><published>2010-09-24T14:00:00.062+02:00</published><updated>2010-09-24T14:00:02.716+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pêche aux mots'/><title type='text'>Bis bisou!</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Après un &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2010/09/la-hooooonte.html"&gt;zythum &lt;/a&gt;qui vous avait quelque peu laissés perplexes quant à sa véritable définition, nous sommes revenus cette semaine sur un mot qui vous a moins posé problème... &lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2010/09/comme-un-zythum-qui-la-tourneboule.html"&gt;&lt;b&gt;REBEC&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, subst. masc.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;MUS.&lt;/i&gt; &lt;b&gt;Petit instrument du Moyen Âge à archet&lt;/b&gt;, à caisse de résonance piriforme,  légèrement bombée, au manche brisé au niveau du chevillier, qui est  monté de deux ou trois cordes et qui possède une sonorité assez perçante  (d'apr. &lt;i&gt;Mus.&lt;/i&gt; 1976). &lt;i&gt;De pauvres instruments qui, comme le rebec, s'étaient vus, au dix-septième siècle, relégués dans les cabarets&lt;/i&gt; (LA LAURENCIE, &lt;i&gt;Éc. fr. violon&lt;/i&gt;, 1923, p. 50). &lt;i&gt;Le  rebec, vieil instrument à cordes, l'un des plus anciens ancêtres du  violon, avait l'extrémité de son manche sculpté en forme de visage,  forme quelquefois ridicule, grotesque&lt;/i&gt; (ROUGNON 1935, p. 304).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;Source : &lt;a href="http://atilf.atilf.fr/dendien/scripts/tlfiv5/showp.exe?121;s=16759110;p=combi.htm"&gt;Trésor de la langue française informatisé&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; Fort logiquement, &lt;a href="http://sebastienfritsch.canalblog.com/"&gt;Sébastien &lt;/a&gt;a tout de suite reconnu ce mot pour l'avoir lui-même employé dans son premier roman, à savoir &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2008/03/un-beau-jour-ou-peut-tre-une-nuit.html"&gt;&lt;i&gt;Le Mariage d'Anne d'Orval&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; (roman que je vous conseille, d'ailleurs). &lt;a href="http://vilaindefaut.canalblog.com/"&gt;Mo&lt;/a&gt; ne s'en serait pas rappelé toute seule, mais connaissait dans les tréfonds de sa conscience la signification de ce terme... Bravo z'à vous! Quelle culture! :)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour ma part, si je ne notais pas encore les mots que je ne connaissais pas quand j'ai lu &lt;i&gt;Le Mariage d'Anne d'Orval&lt;/i&gt;, le contexte dans lequel je l'ai retrouvé plus récemment était celui-ci :&lt;/div&gt;&lt;blockquote style="color: purple;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;"Dans les mains de ces ménestrels tous somptueusement vêtus de costumes colorés à franges, rubans et passementerie, on dénombrait rebecs, vielles à roue et vielles à archet, dessus de viole et basses de viole, percussions, tambourins et cymbales."&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;p. 286, &lt;i&gt;Saltarello&lt;/i&gt;, Matthieu Dhennin.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je vous parlerai de ce roman très bientôt ici, d'ailleurs!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TJu3SP-9PuI/AAAAAAAAC3k/62uNDmu1uMQ/s1600/Un+rebec+pour+un+deuxi%C3%A8me+bisou%21.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TJu3SP-9PuI/AAAAAAAAC3k/62uNDmu1uMQ/s320/Un+rebec+pour+un+deuxi%C3%A8me+bisou%21.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt; &lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;i&gt;Ce jeune musicien au regard de merlan frit jouant du rebec vise sans doute un rebec,&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;i&gt;au pied du balcon de sa mie... S'il joue &lt;/i&gt;&lt;a href="http://thierry-klein.nerim.net/lamour.htm"&gt;L'Amour de moy&lt;/a&gt;&lt;i&gt;, il a ses chances...&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; Quant aux définitions loufoques, &lt;a href="http://lecture-sans-frontieres.over-blog.com/"&gt;a_girl&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://laetitiaberanger.over-blog.com/"&gt;Laëtitia&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://vilaindefaut.canalblog.com/"&gt;Mo&lt;/a&gt; s'étaient prêtées au jeu (merci les filles! :-) ), et vos suffrages sont finalement allés vers la proposition de &lt;a href="http://laetitiaberanger.over-blog.com/"&gt;Laëtitia&lt;/a&gt;, selon laquelle un rebec serait "le baiser qui suit le premier : le deuxième bec, quoi! :-)" Mignon tout plein, ça! :) (Tu sais que quelqu'un d'autre a proposé la même chose sur Facebook? ) Comme vous voyez, ça m'a largement inspirée pour le titre de ce billet, hum! &lt;span style="font-size: x-small;"&gt;Bah quoi! Mes références musicales &lt;i&gt;aussi &lt;/i&gt;sont très éclectiques! ;-) &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et cette semaine? Je vous propose, sur une suggestion de Patrick datant d'il y a plusieurs mois (non, non, ça ne s'était pas perdu!)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;vistemboir&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ah-ha! A vous de jouer : j'attends vos définitions, réelles ou loufoques, avant mardi soir, 20h!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le rappel des règles, c'est &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2010/08/vos-cannes-prets.html"&gt;ici&lt;/a&gt;!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4852602437922391789-1140084121677129823?l=lameralire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/1140084121677129823/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4852602437922391789&amp;postID=1140084121677129823&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/1140084121677129823'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/1140084121677129823'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/2010/09/bis-bisou.html' title='Bis bisou!'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TJu3SP-9PuI/AAAAAAAAC3k/62uNDmu1uMQ/s72-c/Un+rebec+pour+un+deuxi%C3%A8me+bisou%21.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789.post-810985941103778080</id><published>2010-09-22T09:00:00.057+02:00</published><updated>2010-09-22T09:00:06.463+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature française'/><title type='text'>Rien n'est jamais acquis</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TJkPgp6HEOI/AAAAAAAAC3c/EOtfvod-qzo/s1600/claudel.jpeg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TJkPgp6HEOI/AAAAAAAAC3c/EOtfvod-qzo/s320/claudel.jpeg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Aïe! J'avais fait une belle remontée de mes billets en retard il y a quelque temps, ramenant ainsi à des délais plus raisonnables les souvenirs que j'en avais, et voilà que je me suis de nouveau laissé déborder... Ce qui fait que ces &lt;i&gt;Âmes grises&lt;/i&gt; commencent à remonter sacrément! Et toujours cette même inquiétude au moment de démarrer le billet retardataire : &lt;b&gt;vais-je me souvenir? Que vais-je bien pouvoir dire?&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour commencer, une petite introduction contextuelle comme j'aime bien les faire... De Claudel (Philippe ; je précise car si je dis "Claudel", je pense immanquablement à un passage d'une chanson de Brassens, "Misogynie à part", faisant référence à l'autre Claudel : Paul), j'avais lu il y a quelques mois &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2010/03/le-plus-fort-cest-mon-grand-pere.html"&gt;&lt;i&gt;Le Café de l'Excelsior&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;. J'avais été déçue. J'avais le souvenir qu'on vantait &lt;i&gt;Les Âmes grises &lt;/i&gt;comme son meilleur roman alors, comme il était à la bibliothèque, j'ai redonné sa chance à cet auteur... Mais &lt;b&gt;je dois avouer que je n'ai pas accroché plus que cela &lt;/b&gt;cette fois non plus...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Dans &lt;i&gt;Les Âmes grises&lt;/i&gt; se mêlent différentes histoires sur fond de première guerre mondiale &lt;/b&gt;près de la ville de V., en France, tout près de la ligne de front : il y a d'abord l'enquête qui entoure la mort de "Belle de jour", &lt;b&gt;une petite fille que l'on retrouve étranglée&lt;/b&gt; près du canal. Il y aura aussi l'histoire de Destinat, le Procureur de V., &lt;b&gt;un homme riche éperdument solitaire et secret &lt;/b&gt;depuis la mort de son épouse alors qu'ils venaient à peine de se marier, vivant tout seul dans son immense château de Belle au bois dormant, tout près de l'endroit où "Belle de jour" a été retrouvée, justement... On croise aussi dans ce village Lysia Verhareine, &lt;b&gt;une jeune institutrice fraîchement débarquée du Nord&lt;/b&gt; dans cette région exposée et fuie de tous, une jolie fleur fraîche, souriante et paisible, un rayon de soleil venu se perdre on ne sait pourquoi à des kilomètres de chez elle, dans cet endroit où elle ne connaît personne. Et puis il y a aussi &lt;b&gt;l'histoire personnelle du narrateur&lt;/b&gt; de ce récit, dont on a du mal à cerner qui il est au départ, qui se dessine peu à peu, certains points étant plus ou moins clairs longtemps avant d'être formulés, d'autres ne surgissant qu'au dernier moment, alors qu'on s'était presque résigné à ne pas avoir de réponse (d'ailleurs, on préfèrerait, parfois!). On croise aussi &lt;b&gt;deux déserteurs, un juge&lt;/b&gt; odieux et son acolyte le temps d'une enquête tout aussi détestable que lui, "la Peau", &lt;b&gt;une miséreuse &lt;/b&gt;qui vend la fourrure des animaux qu'elle a pu braconner pour subsister... &lt;b&gt;Une galerie de personnages bien fournie&lt;/b&gt;, comme vous voyez!&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style="color: purple;"&gt;&lt;i&gt;Joséphine haussa les épaules :&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple;"&gt;&lt;i&gt;"Les salauds, les saints, j'en ai jamais vu. Rien n'est ni tout noir, ni tout blanc, c'est le gris qui gagne. Les hommes et leurs âmes, c'est pareil... T'es une âme grise, joliment grise, comme nous tous...&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple;"&gt;&lt;i&gt;- Des mots tout ça...&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;i style="color: purple;"&gt;- Qu'est-ce qu'ils t'ont fait les mots?"&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: right;"&gt;&lt;i&gt;Les Âmes grises&lt;/i&gt;, p. 136&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En relisant ce passage, je me rends compte que, alors même que je n'avais pas terminé ma lecture (le livre fait environ 280 pages), donc tout à fait inconsciemment, &lt;b&gt;les phrases que j'ai relevées donnent la clé de lecture de tout le roman. Car tous les personnages sans exception, toutes les situations, relèvent de ce gris que décrit Joséphine&lt;/b&gt; : pas un salaud d'un temps qui n'ait été un saint à un autre moment et inversement, le tout dans toutes les nuances possibles et imaginables. Un vrai criminel peut aussi être, dans d'autres circonstances, une vraie victime complètement démunie face à la cruauté d'autres hommes : le tout est de nous donner l'opportunité de bien considérer les deux situations séparément, sans savoir forcément, pour ne pas projeter nos préjugés sur la personne et s'en tenir à ses actes ; à l'inverse, un brave gars qui nous ressemble, avec ses doutes, ses indignations, ses histoires d'amour, peut être capable du pire et ne pas avoir de cas de conscience. Reste-t-il un brave gars dans ce contexte? &lt;b&gt;Comment définir les gens? Sur quoi se baser? Et combien de temps une appréciation reste-t-elle valable? &lt;/b&gt;C'est toutes ces questions que pose ce roman.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Le temps est un facteur crucial dans tout cela&lt;/b&gt;, et ce, à deux niveaux : d'abord parce que c'est sur l'échelle du temps qu'une même personne passe du bien au mal et inversement (et jamais de façon définitive). C'est ce que j'appellerai un niveau objectif (par exemple, untel est jeune, riche et pédant ; il part faire ses études à Paris et, on ne sait pas ce qu'il y vit, mais quand il rentre il est transfiguré, respectable et grave). Vous voyez donc venir fort logiquement le niveau subjectif : le temps comme "révélateur". Là, c'est quand les apparences ou simplement l'interprétation personnelle que l'on se fait d'une personne changent avec le temps ; parce qu'on apprend des choses qui étaient d'abord secrètes ou inaccessibles (on trouve un carnet de notes, on reçoit une lettre...), notamment. Ce deuxième niveau est décliné aussi bien dans les intrigues qu'au niveau du roman lui-même, car &lt;b&gt;l'auteur construit habilement son récit &lt;/b&gt;de sorte à ne nous livrer certaines informations, certaines clés, que très tard afin de nous faire expérimenter ces jugements changeants...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Le propos, quoique passablement banal &lt;/b&gt;(à savoir : il n'y a pas de vérité figée), &lt;b&gt;est donc très bien traité et parfaitement servi par la forme du roman.&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pourtant - non, vous n'avez pas rêvé -, j'ai bien dit que je n'avais pas accroché avec ce roman (à ce stade, je dois vous dire que je n'avais pas vu tout ce que je viens de vous dire avant d'y réfléchir pour rédiger ce billet. C'est d'ailleurs pour ça que j'aurais du mal à me passer de commenter mes lectures sur mon blog, maintenant : je découvre toujours de nouvelles choses en revenant sur ce que j'ai lu. Je vais plus loin dans l'analyse et la digestion des romans, et j'adore ça, en fait! ^_^). Hormis ces grandes et indéniables qualités, &lt;b&gt;ma progression fut laborieuse&lt;/b&gt; ; hormis le fait qu'elles font se croiser des personnages communs, &lt;b&gt;les différentes intrigues ne m'ont pas semblé former un tout&lt;/b&gt; et j'ai eu du mal à voir l'intérêt de les regrouper dans un livre (hormis ce côté très artificiel de montrer toutes les déclinaisons possibles des erreurs de jugement des hommes sur leurs semblables) : on saute de l'une à l'autre sans voir de logique dans tout cela. Et il faut reconnaître que&lt;b&gt; l'ambiance morose de cette Première Guerre mondiale n'aide pas non plus à s'accrocher&lt;/b&gt;, à avoir envie de progresser (cela me fait un peu penser au côté morne et grisonnant du &lt;i&gt;Soleil des Morts&lt;/i&gt;, un roman de terroir de Bernard Clavel lu il y a très longtemps et dont le seul intérêt que je me rappelle en avoir retiré est de savoir localiser Dôle en France...). Au départ, j'ai espéré que l'enquête autour de la mort de la petite fille serait une sorte de fil conducteur principal, mais finalement,&lt;b&gt; le côté dynamique que j'attendais pour rythmer le récit n'a pas du tout été au rendez-vous&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&lt;/b&gt;puisque les enquêteurs piétinent dès le départ, ne trouvent rien de probant... La seule piste intéressante, dont le lecteur ne prend connaissance qu'au bout d'un bon moment, ne sera même pas exploitée... C'est donc raté pour un éventuel côté policier (attention, ce n'était visiblement pas du tout l'intention de l'auteur, hein! Juste un espoir auquel je me rattachais au départ...). &lt;b&gt;Ce qui est certain, c'est qu'on ne ressort de ce récit avec aucune certitude&lt;/b&gt;, tant sur les faits que sur les personnages.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Si l'analyse &lt;i&gt;a posteriori &lt;/i&gt;me démontre toute la qualité de ce roman, &lt;b&gt;ça n'a donc tout de même pas été un moment de lecture agréable &lt;/b&gt;où je me serais laissée porter par le flot des mots... &lt;b&gt;Je veux bien le conseillertravail très fouillé de l'auteur plutôt qu'à ceux qui attendront d'être pris dans une bonne histoire...&lt;/b&gt; toutefois aux lecteurs qui seront préparés à y déceler (et y admirer) le  Pour ma part, en tant que lectrice de la seconde catégorie, j'en attendais beaucoup trop, et en tant que lectrice de la première catégorie, n'ayant pas vu venir le coup, j'ai sûrement manqué d'attention pour en profiter pleinement...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Est-ce à dire pour autant que j'abandonne définitivement Philippe Claudel? Pas si sûr&lt;/b&gt;, car l'extrait de son dernier roman (&lt;i&gt;L'Enquête&lt;/i&gt;) que j'ai eu l'occasion de découvrir dans le numéro de &lt;i&gt;Lire &lt;/i&gt;consacré à la rentrée littéraire m'a bien donné envie de poursuivre... Et puis &lt;i&gt;La Petite-Fille de monsieur Linh &lt;/i&gt;m'intrigue aussi (mais sur celui-là, je lirai quelques critiques pour me rafraîchir la mémoire avant de me lancer). Donc je pense recroiser ce cher Philippe un de ces jours dans mes lectures...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;P.S. : Le titre de ce billet reprend les premiers mots de "Il n'y a pas d'amour heureux", un poème de Louis Aragon mis en musique par ce cher Georges Brassens, encore lui! ^_^&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4852602437922391789-810985941103778080?l=lameralire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/810985941103778080/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4852602437922391789&amp;postID=810985941103778080&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/810985941103778080'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/810985941103778080'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/2010/09/rien-nest-jamais-acquis.html' title='Rien n&apos;est jamais acquis'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TJkPgp6HEOI/AAAAAAAAC3c/EOtfvod-qzo/s72-c/claudel.jpeg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789.post-7318427219766666510</id><published>2010-09-17T14:00:00.115+02:00</published><updated>2010-09-17T14:00:00.912+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pêche aux mots'/><title type='text'>"Comme un zythum qui la tourneboule"...</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Je sais : je ne vous aide pas beaucoup&lt;/b&gt;. C'est vrai, quoi : &lt;b&gt;très peu de billets littéraires&lt;/b&gt; ces temps-ci, ça ne doit pas spécifiquement vous donner envie de venir jouer avec moi... C'est que je fais de drôles de journées, en ce moment, figurez-vous. Heureusement, je prends encore le temps de lire, et comme je me suis engagée dans le reprise de la Pêche aux Mots, ben je m'y tiens... Seulement rédiger mes billets de blog en retard (ou faire mon repassage ; ce sont les deux principaux postes de mon &lt;i&gt;planning &lt;/i&gt;qui sautent en cas de surcharge... Ça vous rassure peut-être de savoir qu'il n'y a pas que vous que je délaisse en ce moment... Non?... Mais évidemment, que vous comptez plus que ma planche à repasser, quelle idée!) rédiger des billets de blog en retard, disais-je, ça c'est une autre affaire... Mais je vous promets que très bientôt je vous parlerai des &lt;i&gt;Âmes grises&lt;/i&gt;, de l'&lt;i&gt;Invitation pour la petite fille qui parle au vent&lt;/i&gt;, de &lt;i&gt;Saltarello&lt;/i&gt; ou de &lt;i&gt;Présumé coupable&lt;/i&gt;... Dès que possible! Sans faute! Promis!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais avant ça, il est l'heure de vous livrer les résultats de &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2010/09/la-hooooonte.html"&gt;notre dernière pêche miraculeuse&lt;/a&gt;, qui nous a donné à plancher sur le mot &lt;b&gt;zythum&lt;/b&gt;. Ah! Voilà qui vous a posé plus de difficultés que mon précédent &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2010/09/avec-mon-potard-ici-present.html"&gt;mithridatiser&lt;/a&gt;! :) Je vous livre donc la véritable définition de ce mot, fort simple au demeurant :&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;ZYTHUM&lt;/b&gt;, subst. masc.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;ANTIQ.&lt;/i&gt; &lt;b&gt;Bière &lt;/b&gt;que les anciens Égyptiens fabriquaient avec de l'orge fermenté. &lt;i&gt;Bien  avant l'ère chrétienne, les Égyptiens fabriquaient à Péluse, sur les  bords du Nil, une bière appelée boisson pélusienne, vin d'orge ou encore  zythum&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Industr. fr. brass.&lt;/i&gt;, 1955, p. 17).&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;Source : &lt;a href="http://atilf.atilf.fr/dendien/scripts/tlfiv5/showp.exe?43;s=4010816970;p=combi.htm"&gt;Trésor de la langue française informatisé&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;J'avais extrait ce mot de ma lecture &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2010/02/cinq-histoires-maliennes.html"&gt;&lt;i&gt;Nouvelles du Mali&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;. Voici dans quel foisonnant contexte je l'avais trouvé :&lt;br /&gt;&lt;blockquote style="color: purple;"&gt;&lt;i&gt;"Comme si le moteur était devenu fou, comme si la circulation était devenue folle, comme si le monde était devenu fou, le Sotrama s'est mis à hurler, à foncer et prit sa place dans le trafic sous une pluie battante et persistante de klaxons, d'avertisseurs personnalisés, stridents et affolants, de sifflements et de hurlements de piétons trop pressés, impatients et surexcités, de fumées de toutes les couleurs et de toutes les odeurs, asphyxiant et montant à la tête comme un zythum qui la tourneboule."&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;p. 41, "Bamako, cité des caïmans", Sirafily Diango.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Ce mot-ci, donc, personne ne le connaissait! Voici qui me décomplexe un peu... ^_^&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TJKRqRMXwGI/AAAAAAAAC3U/zNW2HFAX3C0/s1600/zythum+m%C3%AAme+encore....jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TJKRqRMXwGI/AAAAAAAAC3U/zNW2HFAX3C0/s320/zythum+m%C3%AAme+encore....jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;i&gt;Le parolier de la célèbre chanteuse à voix québécoise aurait-il été influencé par la fameuse&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;i&gt;leçon "zythum - même - encore" au CE2?&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et la &lt;b&gt;définition loufoque&lt;/b&gt;? Nous avions quatre propositions en lice : celles de &lt;a href="http://lecture-sans-frontieres.over-blog.com/"&gt;a_girl_from_earth&lt;/a&gt;, de &lt;a href="http://pausekikine.blogspot.com/"&gt;Kikine&lt;/a&gt;, de Patrick et de &lt;a href="http://livres-et-cin.over-blog.com/"&gt;Yohan&lt;/a&gt; (merci à tous les participants! :) ) Plus de choix que la semaine précédente, donc, mais aussi peu de votants... Et ce coup-ci, les deux votants en question n'ont évidemment pas élu la même définition... Qu'à cela ne tienne, &lt;b&gt;nous aurons donc deux gagnants &lt;i&gt;ex aequo&lt;/i&gt;!&lt;/b&gt; Après tout, les mots qui ont plusieurs significations sont monnaie courante, alors pourquoi zythum ne pourrait pas être à la fois "un adverbe utilisé pour marquer le renforcement, synonyme de "même" ou "encore", très  connu dans les écoles primaires lors de l'apprentissage de ces synonymes  : zythum - même - encore" (selon &lt;a href="http://livres-et-cin.over-blog.com/"&gt;Yohan&lt;/a&gt;) et "un roman-feuilleton de six tomes (ni plus ni moins), l'inventeur du  terme étant quelque peu enrhumé quand il a proposé ce mot" (selon &lt;a href="http://lecture-sans-frontieres.over-blog.com/"&gt;a_girl&lt;/a&gt;)? Oui, pourquoi?! &lt;b&gt;Bravo à vous deux pour votre imagination!&lt;/b&gt; :)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et cette semaine, nous jouerons avec un mot extrait de ma dernière lecture, &lt;i&gt;Saltarello&lt;/i&gt;, de Matthieu Dhennin, à savoir :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;rebec&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;A vous de jouer!&lt;br /&gt;Le rappel des règles est &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2010/08/vos-cannes-prets.html"&gt;là&lt;/a&gt;, et vous avez donc jusqu'à mardi 20h pour me laisser vos définitions en commentaires!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4852602437922391789-7318427219766666510?l=lameralire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/7318427219766666510/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4852602437922391789&amp;postID=7318427219766666510&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/7318427219766666510'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/7318427219766666510'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/2010/09/comme-un-zythum-qui-la-tourneboule.html' title='&quot;Comme un zythum qui la tourneboule&quot;...'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TJKRqRMXwGI/AAAAAAAAC3U/zNW2HFAX3C0/s72-c/zythum+m%C3%AAme+encore....jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789.post-4913181964455704899</id><published>2010-09-10T14:00:00.059+02:00</published><updated>2010-09-11T09:48:50.898+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pêche aux mots'/><title type='text'>La hooooonte!</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Eh bien, les amis, on peut dire que vous me faites me sentir bien piteuse, à m'interroger sur un verbe aussi courant que "&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mithridatisation"&gt;mithridatiser&lt;/a&gt;"! :-)&lt;b&gt; &lt;/b&gt;Plus sérieusement, &lt;b&gt;je suis impressionnée par votre culture à tous, &lt;/b&gt;en particulier par celle de &lt;a href="http://leblogbleu.over-blog.net/"&gt;Céline&lt;/a&gt;, qui, non contente de me donner la bonne définition quelques minutes&amp;nbsp; seulement après la parution du dernier billet de la Pêche aux mots, nous a même raconté la petite histoire qui allait avec! Chapeau, tout comme à &lt;a href="http://sebastienfritsch.canalblog.com/"&gt;Seb&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://lecture-sans-frontieres.over-blog.com/"&gt;a_girl&lt;/a&gt; et Patrick. Pour la forme, la définition du dico...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Mithridatiser&lt;/b&gt;, verbe trans.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;A.&lt;/b&gt; &lt;img src="http://atilf.atilf.fr/dendien/ima/tlfiv4/tiret.gif" /&gt;  &lt;b&gt;Immuniser contre un poison&lt;/b&gt;, un produit toxique &lt;b&gt;par accoutumance&lt;/b&gt; et  augmentation de la tolérance à l'ingestion progressive de ce produit. &lt;i&gt;Entraînée  par une absorption massive de cette drogue, Folcoche était  littéralement mithridatisée. Cet excès de belladone lui flanqua  seulement une mémorable colique&lt;/i&gt; (H.BAZIN, &lt;i&gt;Vipère, &lt;/i&gt;1948, p.187).&lt;/div&gt;&lt;b&gt;B.&lt;/b&gt; &lt;img src="http://atilf.atilf.fr/dendien/ima/tlfiv4/tiret.gif" /&gt; &lt;i&gt;Au fig., littér.  &lt;/i&gt;&lt;b&gt;Rendre insensible, indifférent à quelque chose&lt;/b&gt;. &lt;i&gt;D'une  sensibilité hypertrophiée à l'égard de tout ce qui lui venait du  taureau, il était comme mithridatisé contre tout ce qui lui venait du  public&lt;/i&gt; (MONTHERL., &lt;i&gt;Bestiaires, &lt;/i&gt;1926, p.543).&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;Source : &lt;a href="http://atilf.atilf.fr/dendien/scripts/tlfiv5/showp.exe?150;s=66886500;p=combi.htm"&gt;Trésor de la langue française informatisé&lt;/a&gt;. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Et ce que Wikipédia dit de la &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mithridatisation"&gt;mithridatisation&lt;/a&gt;... Encore bravo à vous tous!&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TIlOrwv0NkI/AAAAAAAAC3E/OMERPD6iK0g/s1600/Nain+en+cotte+de+mithril.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TIlOrwv0NkI/AAAAAAAAC3E/OMERPD6iK0g/s320/Nain+en+cotte+de+mithril.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;i&gt;Jeune mithridatisé. Son émotion est palpable, n'est-ce pas?&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour ce qui était de &lt;b&gt;la définition loufoque&lt;/b&gt;, peu d'entre vous ont été inspirés (pourtant, ce mot me semblait plein de promesses!) : &lt;a href="http://lecture-sans-frontieres.over-blog.com/"&gt;a_girl&lt;/a&gt;, Patrick et &lt;a href="http://livres-et-cin.over-blog.com/"&gt;Yohan &lt;/a&gt;s'y sont quand même collés. Merci aux valeureux participants! &lt;b&gt;Plus valeureux encore furent les votants&lt;/b&gt; (deux personnes, rendez-vous compte! Ceux-là méritent une ovation!! :-D) ; heureusement pour moi, ils ont été d'accord pour décerner le prix de la définition loufoque à &lt;b&gt;la cotte de mithril de Patrick&lt;/b&gt;, dont je vous remet ci-après la définition complète. Mithridatiser, c'est donc "décerner la plus haute distinction dans le royaume des  Nains. Au cours de la mithridatisation, l'impétrant reçoit une cotte de  mithril, une armure faite dans ce métal inestimable que  seuls les Nains savent fabriquer." Quelle imagination cher ami! Encore bravo : deux victoires consécutives, cela va finir par te monter à la tête! ;-)&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Et nous jouerons cette semaine avec le mot...&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;zythum&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;En espérant que je l'aie mieux choisi que le précédent! :-)&lt;br /&gt;Le rappel des règles &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2010/08/vos-cannes-prets.html"&gt;ici&lt;/a&gt;. J'attends vos propositions avant mardi prochain, 20h!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4852602437922391789-4913181964455704899?l=lameralire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/4913181964455704899/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4852602437922391789&amp;postID=4913181964455704899&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/4913181964455704899'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/4913181964455704899'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/2010/09/la-hooooonte.html' title='La hooooonte!'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TIlOrwv0NkI/AAAAAAAAC3E/OMERPD6iK0g/s72-c/Nain+en+cotte+de+mithril.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789.post-380259075612153298</id><published>2010-09-03T14:00:00.063+02:00</published><updated>2010-09-03T14:06:54.943+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pêche aux mots'/><title type='text'>Avec mon potard, ici présent...</title><content type='html'>&lt;div style="color: black; text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;Mais que s'est-il passé, les amis?&lt;/b&gt; Je crois que vous avez démarré trop fort sur &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2010/08/reouverture-officielle-de-la-peche-cest.html"&gt;la reprise de la Pêche aux mots&lt;/a&gt; il y a deux semaines et que vous vous êtes essoufflés... C'est ça? Enfin, toujours est-il que mon &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2010/08/la-votre.html"&gt;"potard" &lt;/a&gt;a eu nettement moins de succès que la garcette... Heureusement, sur son fier et blanc destrier, Patrick est venu nous livrer ce que lui inspirait la prise de la semaine... Voyons voir ce qui se cachait vraiment derrière ce mot...&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;POTARD&lt;/b&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;, subst. masc.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;A.&lt;/b&gt; &lt;i&gt;Fam.&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;arg., vieilli.  &lt;/i&gt;&lt;b&gt;Pharmacien ou préparateur en pharmacie&lt;/b&gt;. &lt;i&gt;Son beau-père, qui est potard à Villegrande, lui a trouvé des besognes sérieuses, qu'on paye&lt;/i&gt; (MARTIN DU G., &lt;i&gt;Vieille Fr.&lt;/i&gt;, 1933, p. 1100).  En appos. &lt;i&gt;Le garçon potard lui tient la tête et le fait renifler au goulot d'un flacon&lt;/i&gt; (J. RICHEPIN ds GUÉRIN 1892).&lt;br /&gt;&lt;b&gt;B.&lt;/b&gt; &lt;i&gt;Vx.  &lt;/i&gt;&lt;b&gt;Étudiant en pharmacie&lt;/b&gt;. &lt;i&gt;Elle dit à l'apprenti pharmacien: Si cette bête vous déplaît, il ne faut pas la battre; il faut me la donner. - Prenez-la, répond le potard&lt;/i&gt; (A. FRANCE, &lt;i&gt;Bonnard&lt;/i&gt;, 1881, p. 494).&lt;b&gt;&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Étymol. et Hist.&lt;/b&gt; 1859 (LARCH., p. 73: &lt;i&gt;potard&lt;/i&gt; : apprenti pharmacien. On l'appelle ainsi à cause des innombrables pots dont il est constitué gardien). &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;Source : &lt;a href="http://atilf.atilf.fr/dendien/scripts/tlfiv5/showp.exe?410;s=534833430;p=combi.htm"&gt;Trésor de la langue française informatisé&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Donc, non, Patrick : un potard n'était pas une armoire à pots (pour le coup, je l'avais aussi mis dans le sondage au titre de définition loufoque ;-) ) ; &lt;a href="http://sebastienfritsch.canalblog.com/"&gt;Sébastien Fritsch&lt;/a&gt;, qui passait par là, connaissait nécessairement le sens du mot pour être lui-même un potard... Bon, sa participation est un peu douteuse, je vous l'accorde ("oui, moi je sais ce que ça veut dire" ;-) ) mais je sais qu'il ne mentait pas... Allez, dans ma grande bonté, je lui accorde le point symbolique quand même! :-)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TIAStrJsHgI/AAAAAAAAC2s/_gqUx4qzAxw/s1600/l%27effet+potard.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TIAStrJsHgI/AAAAAAAAC2s/_gqUx4qzAxw/s320/l%27effet+potard.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i style="color: #444444;"&gt;L'effet potard? &lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quant à la définition loufoque de potard, nous retiendrons donc qu'il s'agit d'une cigarette qui fait rire en patois ch'ti. Exemple : "T'en veux, d'mon pôtârrrrd ?"&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Si Dany Boon était sur Facebook, vu l'affiche du spectacle que je reprends ici il aurait double-cliqué sur "J'aime" (et moi aussi). Bravo Patrick! :)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quant au mot que je vous propose pour cette semaine, en espérant qu'il vous inspirera plus que le précédent, il s'agit de&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;b&gt;mithridatiser&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un mot plein de promesses, n'est-ce pas?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le rappel des règles en cliquant &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2010/08/vos-cannes-prets.html"&gt;ici&lt;/a&gt;! A vos définitions avant mardi 20h!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;P.S. : "potard" me fait immanquablement penser à la chanson "Avec mon poto" de l'excellente &lt;a href="http://www.carmenmariavega.com/"&gt;Carmen Maria Vega&lt;/a&gt; ;&amp;nbsp; je me suis donc permis donc d'en détourner les premiers mots pour le titre de ce billet! ^_^&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4852602437922391789-380259075612153298?l=lameralire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/380259075612153298/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4852602437922391789&amp;postID=380259075612153298&amp;isPopup=true' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/380259075612153298'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/380259075612153298'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/2010/09/avec-mon-potard-ici-present.html' title='Avec mon potard, ici présent...'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TIAStrJsHgI/AAAAAAAAC2s/_gqUx4qzAxw/s72-c/l%27effet+potard.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789.post-4767710488062352517</id><published>2010-09-01T10:07:00.001+02:00</published><updated>2010-09-03T22:23:35.268+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature française'/><title type='text'>Effet papillon dans poussière grise</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/THV6hS8RIOI/AAAAAAAAC2M/mVcbmbMGV9I/s1600/holder.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://2.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/THV6hS8RIOI/AAAAAAAAC2M/mVcbmbMGV9I/s320/holder.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y a quelques semaines, je suis allée donner un coup de main à une amie qui déballait ses cartons après avoir déménagé. Ça n'a pas raté : on a évidemment commencé par la bibliothèque et j'ai évidemment emporté un de ses bouquins avec moi. C'était &lt;i&gt;Mademoiselle Chambon&lt;/i&gt;, d'Éric Holder, qu'elle avait acheté le jour où moi-même j'avais pris &lt;i&gt;&lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2009/11/una-mattina-mi-son-svegliato.html"&gt;Bella Ciao&lt;/a&gt;,&lt;/i&gt; au salon du livre de Saint-Estèphe... De mon côté, il y a quelque temps, je lui avais prêté &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2009/10/ne-jetez-pas-la-pierre-la-femme.html"&gt;&lt;i&gt;La Baïne&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; ; elle avait préféré ce dernier à celui dont je vais vous parler aujourd'hui. Pour moi, c'est l'inverse.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En guise d'introduction, je vous livre &lt;b&gt;une partie de la quatrième de couverture&lt;/b&gt; : "Antonio est maçon, il mène une vie tranquille en compagnie de sa femme Anne-Marie et de leur fils Kevin. Un jour, il va chercher Kevin à l'école et rencontre l'institutrice, mademoiselle Chambon. Entre eux, peu de mots, mais ce sont des êtres qui se reconnaissent sans se parler. Quelque temps après, elle lui demande de venir remplacer une fenêtre chez elle..."&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tout cela se passe dans une toute petite ville - un village, presque - économiquement sinistrée du département de la Marne (avec ce roman, je sors donc des écrits médocains de l'auteur). A l'ambiance, tant des paysages que de la vie qui s'y mène, &lt;b&gt;on pourrait tout aussi bien parler du département de la Morne&lt;/b&gt;, d'ailleurs... Chez les femmes, beaucoup de mères au foyer, et quelques privilégiées - dont Anne-Marie - qui travaillent à l'usine de maroquinerie ; chez les hommes, des chômeurs, des agriculteurs, des commerçants et des ouvriers (dont Antonio). Dans la bourgade, tout le monde se connaît ; cela peut avoir des côtés sympathiques, mais tel que cela nous est décrit, on ressent plutôt &lt;b&gt;le poids du regard des autres, la rumeur qui peut se déclarer à tout moment et la crainte du qu'en-dira-t-on&lt;/b&gt;, en bref : que des choses sympathiques et réjouissantes... (A ce titre, on peut rapprocher &lt;i&gt;Mademoiselle Chambon&lt;/i&gt; de &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2009/10/ne-jetez-pas-la-pierre-la-femme.html"&gt;&lt;i&gt;La Baïne&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, où ces thématiques jouaient aussi un rôle important). Même la vie paisible et heureuse d'Antonio et sa famille laisse un goût de poussière, une impression d'inutilité. L'ensemble du roman, ambiances, gens, paysages, situations, est imprégné de cela, ce côté photo aux couleurs passées dont on ne saisit pas ce qu'elle voudrait montrer, mais qui vous rend pourtant mélancolique. Contrairement à ce qu'il pourrait sembler, &lt;b&gt;j'ai vraiment apprécié cette fatalité poisseuse &lt;/b&gt;qui collait à toutes les pages du livre : d'abord pour &lt;b&gt;la capacité de l'auteur à la rendre aussi palpable&lt;/b&gt;, mais aussi en ce qu'&lt;b&gt;elle ne fait que rendre plus "pur" encore cet embryon d'aventure amoureuse que rien ne vient magnifier&lt;/b&gt; (au contraire).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sur l'intrigue, que dire, si ce n'est qu'on est ici dans &lt;b&gt;une "économie de moyens" assez surprenante&lt;/b&gt;? Je m'étais fait la remarque au sujet du style de l'auteur avec &lt;i&gt;La Baïne&lt;/i&gt;. Ici, l'écriture en elle-même m'a semblé plus marquée : traduisant l'hésitation, la vivacité aussitôt contrée par la conscience des limites à ne pas franchir quand on suivait Véronique Chambon l'institutrice ; un peu plus rugueuse, plus typée, quand on s'intéressait à Antonio le maçon, taiseux et solitaire. C'est l'histoire en revanche qui s'est parée de ce côté "ne nous faisons pas remarquer" : &lt;b&gt;ce qu'on pourrait attendre qu'il advienne dans ce roman, eh bien ça n'advient pas&lt;/b&gt;, et c'est là le deuxième point que j'ai aimé. J'ai été à la fois surprise par ce choix et contente que l'auteur s'impose cette difficulté, qui l'amène à explorer un terrain plutôt méconnu parce que l'on ne fait généralement qu'y passer, qu'on ne se rappelle plus des mille nuances qu'il recouvre pour la simple et bonne raison que, dans les livres comme dans la vie, ça ne finit jamais comme ça. J'ai conscience que j'en dis peu, et que cela doit paraître énigmatique à ceux qui n'ont pas encore lu ce roman, mais ce qui s'y produit en réalité est tellement infime que je ne peux guère m'exprimer autrement sans risquer de trop en dire... Disons qu'on a avec cette histoire &lt;b&gt;une illustration de l'effet papillon dans le domaine des rapports entre les gens&lt;/b&gt;...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Pour conclure autrement que sur ces mots peut-être pas très limpides, je vous laisse en &lt;b&gt;vous conseillant ce roman si vous avez le goût du détail et de la nuance&lt;/b&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci à macopineadeline pour le prêt! :)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A noter : &lt;b&gt;le film a été adapté au cinéma&lt;/b&gt; l'année dernière, avec Sandrine Kiberlain et Vincent Lindon dans les rôles principaux. Éric Holder a fait cette remarque, qui m'a un peu surprise pour être tout à fait sincère, que le film était bien meilleur que son livre. Pour ma part, je ne l'ai pas vu, donc je ne saurais juger ; j'ai tout de même du mal à m'imaginer le résultat... Le mieux serait que je visionne le film en question, je crois! ^_^ &lt;a href="http://laetitiaberanger.over-blog.com/"&gt;Laëtitia&lt;/a&gt; l'avait &lt;a href="http://laetitiaberanger.over-blog.com/article--quel-joli-temps-pour-se-dire-au-revoir--38327561.html"&gt;vu et aimé&lt;/a&gt;, malgré son cœur de pierre ;-).&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;P.S. : Le titre de ce billet m'est en partie inspiré par mon chanteur-chouchou (eh, pourquoi pas?!) Francis Cabrel, dont la (vieille) chanson "Carte postale" me fait penser à l'ambiance de ce roman...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4852602437922391789-4767710488062352517?l=lameralire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/4767710488062352517/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4852602437922391789&amp;postID=4767710488062352517&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/4767710488062352517'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/4767710488062352517'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/2010/09/effet-papillon-dans-poussiere-grise.html' title='Effet papillon dans poussière grise'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/THV6hS8RIOI/AAAAAAAAC2M/mVcbmbMGV9I/s72-c/holder.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789.post-2730071667701208455</id><published>2010-08-27T14:00:00.104+02:00</published><updated>2010-08-27T14:00:08.247+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pêche aux mots'/><title type='text'>A la vôtre!</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La semaine dernière, pour la reprise de la Pêche aux mots, nous avons attrapé une &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2010/08/reouverture-officielle-de-la-peche-cest.html"&gt;garcette&lt;/a&gt;... Je l'avais recueillie à la page 85 de &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2010/02/un-royaume-pour-son-cheval.html"&gt;&lt;i&gt;Ker Violette&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; :&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;J'ai ouvert la sacoche. A l'intérieur j'ai trouvé des lettres, des dizaines de lettres. Des paquets de lettres ficelés de garcette. &lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;Mais qu'est-ce que cela peut-il bien être?&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Garcette &lt;/b&gt;:&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;1°.&lt;/b&gt; Pop. et vx. [Les substantifs masculins correspodants sont (petit) garçon et garçonnet] &lt;b&gt;Petite fille. &lt;/b&gt;Synonyme : fillette, garçonnette, vx (cf. garçonnet). &lt;i&gt;Oh! la jolie petite garcette que vous avez là! &lt;/i&gt;(COULABIN, &lt;i&gt;Dict. loc. pop. Rennes&lt;/i&gt;, 1891).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Par extension : &lt;b&gt;(Jeune) fille&lt;/b&gt;. Synonyme garce. &lt;i&gt;Soldats picards et poitevins qui laissâtes par vos maisons de joufflues garcettes &lt;/i&gt;(D'ESPARBÈS, &lt;i&gt;Roi&lt;/i&gt;, 1901, p. 309).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;2°. A.&lt;/b&gt;  &lt;b&gt;Ancienne coiffure féminine d'origine espagnole&lt;/b&gt;, où les cheveux sont ramenés sur le front et partagés en mèches ou tresses. La garcette fut à la mode en France sous Anne d'Autriche (Lar. Lang. fr.).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;B.&lt;/b&gt; MARINE&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;1.&lt;/b&gt; Vx. &lt;b&gt;Petite tresse faite de vieux cordages, longtemps utilisée pour infliger des châtiments&lt;/b&gt;. &lt;i&gt;Il a des mots pour la table, qui sont comme des coups de garcette distribués à fond de cale&lt;/i&gt; (GONCOURT, &lt;i&gt;Journal&lt;/i&gt;, 1885, p. 413). &lt;i&gt;L'enrôlerait-il à bord d'un navire, comme mousse? (...) Oh! les coups de garcette, et les pays lointains, et le froid des tempêtes, et les naufrages&lt;/i&gt; (ADAM, &lt;i&gt;Enf. Aust.&lt;/i&gt;, 1902, p. 200).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;2.&lt;/b&gt; &lt;b&gt;Petite corde tressée, utilisée pour différents amarrages&lt;/b&gt;.&lt;i&gt; J'ai appris à gouverner une barque à voiles, à faire des nœuds droits, des nœuds de garcette, des nœuds d'hirondelle,&lt;/i&gt; etc. (HUGO, &lt;i&gt;Corresp.&lt;/i&gt;, 1839, p. 567). &lt;i&gt;Les matelots s'élancèrent dans les enfléchures du vent, et, non sans peine, ils diminuèrent la surface de la voile en l'enroulant de ses garcettes sur la vergue amenée. &lt;/i&gt;(VERNE, &lt;i&gt;Enf. cap. Grant&lt;/i&gt;, t. 2, 1868, p. 51.)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Rem. Ce mot a en outre un emploi régional (Canada), correspondant à B 1 supra, avec le sens de « &lt;b&gt;bâton plombé&lt;/b&gt; ». (Ds Canada 1930, BÉL. 1957).&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;Source : &lt;a href="http://atilf.atilf.fr/dendien/scripts/tlfiv5/showp.exe?344;s=4261493700;p=combi.htm"&gt;Trésor de la langue française informatisé&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Parmi nos participants cultivés (ou chanceux), citons donc &lt;b&gt;&lt;a href="http://marecages.be/"&gt;Reka&lt;/a&gt;, qui a tapé en plein dans le mille pour le premier sens du mot, et &lt;a href="http://motsenbouche.hautetfort.com/"&gt;Stéphanie&lt;/a&gt;&lt;/b&gt; &lt;b&gt;qui&lt;/b&gt;, même si elle ne savait plus très précisément, &lt;b&gt;a rattaché ce mot au domaine du maritime&lt;/b&gt;, ce qui est franchement bien joué! &lt;a href="http://vilaindefaut.canalblog.com/"&gt;Mo&lt;/a&gt; est arrivée en renfort pour la soutenir, bien plus assurée sur l'usage de la garcette sur un bateau, visiblement ; moi je dis, &lt;b&gt;ça vaut un prix spécial du jury&lt;/b&gt;! :)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Bravo &lt;/b&gt;à vous trois! :)&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/THawtlEcwbI/AAAAAAAAC2U/WcztG96jvp4/s1600/ginette.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/THawtlEcwbI/AAAAAAAAC2U/WcztG96jvp4/s320/ginette.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #444444; text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;i&gt;J'aurais bien voulu trouver une image de Ginette Garcin buvant un cocktail,&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #444444; text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;i&gt;ou coiffée à l'espagnole, ou faisant des nœuds marins, mais je n'ai trouvé que ça...&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour ce qui est de la meilleure définition loufoque, &lt;b&gt;vous avez massivement donné vos suffrages &lt;/b&gt;(sous l'effet du &lt;i&gt;lobbying &lt;/i&gt;intense de la &lt;i&gt;pom pom girl &lt;/i&gt;&lt;a href="http://5emedecouverture.wordpress.com/"&gt;Caro[line]&lt;/a&gt;, peut-être? ;-) ) &lt;b&gt;à la définition de &lt;a href="http://motsenbouche.hautetfort.com/"&gt;Stéphanie&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;, qui nous apprenait que la garcette est "un cocktail inventé par un barman parisien en l'honneur de Ginette Garcin. Le garcinette a fini par devenir une garcette."&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Bravo pour ce doublé&lt;/b&gt;, Stéphanie! :)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Avant de vous livrer le mot avec lequel nous jouerons cette semaine, &lt;b&gt;je tenais à vous remercier d'avoir été aussi nombreux à répondre présent pour la reprise de la Pêche&lt;/b&gt;! Ça me fait chaud au cœur! ^_^ Mais trêve de larmichettes, voici le mot que je vous propose aujourd'hui...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;b&gt;potard&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Alors, inspirés? J'attends vos définitions, sérieuses et déjantées, avant mardi prochain 20h!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le rappel des règles est &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2010/08/vos-cannes-prets.html"&gt;là&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4852602437922391789-2730071667701208455?l=lameralire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/2730071667701208455/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4852602437922391789&amp;postID=2730071667701208455&amp;isPopup=true' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/2730071667701208455'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/2730071667701208455'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/2010/08/la-votre.html' title='A la vôtre!'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/THawtlEcwbI/AAAAAAAAC2U/WcztG96jvp4/s72-c/ginette.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789.post-8513953205032637555</id><published>2010-08-20T14:00:00.026+02:00</published><updated>2010-08-20T14:00:06.848+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pêche aux mots'/><title type='text'>Réouverture officielle de la pêche! C'est à vous!</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dur dur de reprendre cette rubrique! Que d'indécision! Parmi tous les mots que j'ai relevés dans mes dernières lectures, j'hésite à en choisir un... &lt;b&gt;Sera-t-il assez bien pour vous&lt;/b&gt;, chers lecteurs? C'est que je ne voudrais pas vous décevoir... Après avoir tourné, retourné et re-retourné mon carnet à mots dans tous les sens (je ne me posais pas autant de questions, avant!), ce n'est pas sans une certaine émotion que je vous propose pour cette semaine le mot...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;garcette&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TGxF8I8aOGI/AAAAAAAAC2I/TT_yxcAmdBg/s1600/quel+est+ce+poisson.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://4.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TGxF8I8aOGI/AAAAAAAAC2I/TT_yxcAmdBg/s200/quel+est+ce+poisson.jpg" width="167" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'attends vos définitions sérieuses et loufoques en commentaire à ce message &lt;b&gt;avant mardi prochain, 20h&lt;/b&gt;. Vous trouverez ensuite un petit sondage dans la colonne de droite de ce blog qui vous permettra de sélectionner la meilleure des propositions "pour de rire" avant l'annonce des résultats vendredi prochain à 14h.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Le rappel complet des règles est &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2010/08/vos-cannes-prets.html"&gt;là&lt;/a&gt;!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Amusez-vous bien! :) &lt;/b&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4852602437922391789-8513953205032637555?l=lameralire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/8513953205032637555/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4852602437922391789&amp;postID=8513953205032637555&amp;isPopup=true' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/8513953205032637555'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/8513953205032637555'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/2010/08/reouverture-officielle-de-la-peche-cest.html' title='Réouverture officielle de la pêche! C&apos;est à vous!'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TGxF8I8aOGI/AAAAAAAAC2I/TT_yxcAmdBg/s72-c/quel+est+ce+poisson.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789.post-3034111326734451863</id><published>2010-08-18T09:00:00.254+02:00</published><updated>2010-08-18T09:00:04.695+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature française'/><title type='text'>"Je connais tout, mais ne sais rien."</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TGmiujw7XYI/AAAAAAAAC2A/kDy6TDy1y5I/s1600/courtemanche.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TGmiujw7XYI/AAAAAAAAC2A/kDy6TDy1y5I/s320/courtemanche.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Aujourd'hui je vais vous parler du second roman de la rentrée littéraire qui m'a été envoyé par l'équipe de &lt;a href="http://www.libfly.com/"&gt;Libfly&lt;/a&gt; et avec lequel j'ai un peu plus accroché qu'avec &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2010/08/et-moi-et-moi-et-moi.html"&gt;le précédent&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pourtant, &lt;b&gt;ce n'était pas gagné!&lt;/b&gt; Le bandeau montrant un jeune homme noir armé d'un fusil-mitrailleur dans une rue sale ne me disait rien qui vaille, et la quatrième de couverture m'avait confirmé qu'il allait être question d'un criminel de guerre congolais... Le sujet ne m'attirait résolument pas. Mais enfin, j'ai commencé ma lecture en me disant "On verra bien", et j'ai finalement lu ce roman très rapidement.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;C'est le style qui m'a plu, d'abord.&lt;/b&gt; Je ne sais pas spécialement comment le qualifier ; je ne crois pas qu'il ait quelque chose de particulièrement remarquable, mais enfin les phrases sont courtes et "porteuses de sens". Vous me direz : "c'est la moindre des choses, pour des mots assemblés en phrases, de véhiculer un sens", et vous aurez raison. Ce que je veux dire, c'est qu'on n'est pas dans du basique sujet-verbe-complément, avec ces phrases courtes, que &lt;b&gt;la plupart des phrases semblent condensées sans être indigestes&lt;/b&gt;. Je suppose que cela a demandé un certain travail sur le choix des mots pour donner au lecteur, à moi du moins, l'impression d'avoir lu dix lignes en une. Bon, ne généralisons pas&amp;nbsp; non plus : je ne pense pas que ce soit le cas de l'ensemble du roman, et je ne me suis pas fait la réflexion au moment même où je lisais, mais quand j'y repense, c'est l'impression qui me reste. &lt;b&gt;L'écriture de Gil Courtemanche : j'adhère.&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Car, comme je l'ai dit, &lt;b&gt;ce n'est pas vraiment le récit qui m'aurait captivée&lt;/b&gt; : il se passe peu de choses. Au départ, on découvre le narrateur, &lt;b&gt;Claude, un québécois trentenaire&lt;/b&gt;, juriste pour la Cour pénale internationale obnubilé par la justice qui travaille comme un mulet à La Haye (une ville qu'il n'aime pas, dans un pays qu'il aime encore moins au milieu de Hollandais qu'il évite le plus possible) &lt;b&gt;dans une sorte de transe perpétuelle à la seule idée qu'il œuvre pour les opprimés dans le monde&lt;/b&gt;. Patiemment, méthodiquement, il travaille depuis trois ans sur le cas Kabanga, un criminel de guerre congolais sur le point d'être jugé ; Claude s'est particulièrement intéressé au sort des &lt;b&gt;enfants soldats&lt;/b&gt;. Il sait tout sur chacun de ceux qui ont témoigné, il connaît toute leur vie, leur environnement familial ; il a des photos prouvant les sévices qu'ils ont subi et ceux qu'ils ont infligé sous les ordres de Kabanga et ses sbires, qu'il regarde froidement de l'œil du professionnel qu'il est. Plus tard, Claude amorcera &lt;b&gt;une liaison&lt;/b&gt; avec Myriam, une collègue, qui nous le rendra un peu plus humain, tout perdu qu'il est dans le domaine du spontané et hors cadre juridique. Et plus tard encore, ils iront ensemble à Bunia, la ville d'où est originaire Kabanga... &lt;b&gt;Du point de vue de l'action, c'est tout.&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;"Cette  rencontre m'angoisse. Josué n'est plus un enfant, il a dix-neuf ans.  Mais je sais qu'il n'a pas eu d'enfance. J'ai eu une enfance d'enfant,  il a eu une enfance d'adulte. A treize ans, il a tué. A cet âge,  pantois, je découvrais la mort à la télévision, puis l'ai étudiée dans  des dictionnaires et des livres. Il en sait l'odeur de pourriture, le  sang coagulé de la victime sur son short de basket (car ça pisse le sang  quand on plante une machette dans la gorge), le râle, le regard perdu  de celui qui sent la mort l'envahir. Je ne sais rien de tout cela. De la  mort je ne connais que les images et les représentations. C'est un peu  comme pour Bunia, je connais tout, mais ne sais rien."&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;i style="color: purple;"&gt;p. 125&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Mais le roman nous parle finalement beaucoup plus&lt;/b&gt;, à travers ce qui nous est dit de Kabanga et des pièces à charge dans son procès (dont certaines font état d'horreurs difficilement soutenables, bien que décrites avec distance et en peu de termes), &lt;b&gt;de Claude et de sa psychologie complexe&lt;/b&gt;, sa boulimie de travail qui lui évite, pendant un temps, de trop se questionner. On voit apparaître les fissures dans ce monolithe tout de justice et d'intégrité ; on sent poindre les questions fondamentales qui, semble-t-il, ne s'étaient jamais frayé un chemin jusqu'à son esprit avant, comme si, pendant tout ce temps, il était resté en apnée... On se réjouit de son idylle avec Myriam, de ses coups de sang (ah, enfin, une réaction!), mais &lt;b&gt;on ne sait jamais comment cela va tourner&lt;/b&gt;... Déjà au départ, on sent que le pauvre Claude n'est pas foncièrement assuré, mais plus ça va, plus &lt;b&gt;la sensation d'un équilibre très précaire s'amplifie&lt;/b&gt;. Tombera? Tombera pas? Ça tangue : un coup on est plein d'optimisme, un coup on se dit qu'en fait non on s'est trompé... En réalité, ce &lt;i&gt;Lézard au Congo&lt;/i&gt;, ce serait comme de regarder un funambule débutant progresser sans filet... Cet aspect-là m'a beaucoup plu.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;"Il se demandera pourquoi toutes ces palabres et ces politesses et pourquoi des messieurs blancs l'interrogent comme si c'était lui le criminel. Pauvres enfants que nous allons soumettre à la torture du droit et non pas à la libération de la justice.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Je m'égare, je le sens. Je m'éloigne de mon approche méthodique et rationnelle. Comment concilier la recherche de la vérité et la légalité? C'est la première fois que je me pose cette question, la première fois que je pense que les statuts et les procédures, les balises légales, ne garantissent pas l'administration de la justice. Et si le droit n'était qu'un exercice intellectuel sans rapport avec ce qui est juste, décent et évident? Kabanga est coupable. Des centaines de milliers de personnes ont vécu dans leur chair cette culpabilité. Pourquoi faudrait-il la prouver hors de tout doute raisonnable comme dans le procès d'un meurtrier ordinaire? Le doute raisonnable de qui, des milliers de victimes ou de trois juges distants et froids qui n'ont jamais mis le pied en Ituri?"&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;i&gt;p. 70&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Certes, il est évident que &lt;i&gt;Un lézard au Congo&lt;/i&gt; parle de &lt;b&gt;la tragédie des enfants soldats&lt;/b&gt;, des vies deux fois brisées de ces jeunes : la première fois quand ils sont enrôlés de force et maltraités dans les milices ; la seconde fois quand ils rejoignent leurs familles et qu'on les rejette en tant que criminels. Même si cela ne constitue "que" la toile de fond de tout ce qui se joue pour Claude, les témoignages qu'on lit sont sidérants : tant de cruauté, tant de terreur... Cette &lt;b&gt;ambiance de guerre sauvage&lt;/b&gt;, loin de l'image, presque proprette en comparaison, de soldats en uniforme qui se tirent dessus au fusil, les civils pas seulement tués, mais torturés (enfin, je ne vais pas vous en remettre une couche, vous avez tous à l'esprit les horreurs du génocide du Rwanda ou autres, ça ne manque malheureusement pas...), la corruption qui se rajoute à tout ça, ce charmant mélange &lt;b&gt;fait froid dans le dos&lt;/b&gt; et laisse un drôle de goût dans la bouche. Mieux vaut ne pas lire ce roman si vous êtes un peu déprimé, quoi : &lt;b&gt;sentiment d'injustice et d'impuissance garanti ! &lt;/b&gt;C'est la partie du roman qui correspond à ce que je m'attendais à y trouver et qui, selon un point de vue tout à fait égoïste visant à préserver mon petit confort psychologique personnel, ne me faisait pas du tout envie...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;"Je  comprends leurs mots, mais ils ne résonnent pas dans mon cœur. Je ne  sais rien de la véritable douleur, de l'humiliation, de la résignation.  Je ne sais rien dans mon corps de la tragédie du monde. Je demeure un  analyste, un témoin, une sorte d'interface. Comment vivre?"&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;i&gt;p. 66&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour finir, je dois dire que &lt;b&gt;je n'ai pas bien compris la fin du roman&lt;/b&gt;. J'ai été un peu larguée et déçue de ce que j'ai compris. Je n'en dis pas plus pour ne pas trop en révéler (à ce propos, ne lisez pas la quatrième de couverture si vous comptez lire le livre ; je trouve qu'elle révèle des éléments que l'on n'a pas besoin de connaître. Bon, ça ne gâche pas complètement la lecture, mais tant qu'à faire... ^_^), mais sachez simplement qu'on y trouve le pourquoi du titre &lt;i&gt;Un lézard au Congo&lt;/i&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce que j'en retiens : &lt;b&gt;une plume qui me parle &lt;/b&gt;(d'ailleurs, je vois que Gil Courtemanche a écrit une dizaine d'autres romans ! Je vais peut-être m'y intéresser de plus près, en évitant toutefois celui qui parle du génocide rwandais, et peut-être aussi celui qui évoque l'euthanasie... Bon, en fait, je vais voir s'il y en a un dont le thème ne me déplaît pas! ^_^) et &lt;b&gt;une approche psychologique du narrateur fine et rendant bien la complexité des choses&lt;/b&gt;. Ce qui m'a moins plu : la thématique de la toile de fond et la fin de l'histoire.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Un avis globalement mitigé&lt;/b&gt; donc, mais qui vous permettra, j'espère, de vous déclarer tentés ou pas! (Je fais suivre à qui veut)&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Merci à &lt;a href="http://www.libfly.com/"&gt;&lt;span id="goog_662704479"&gt;&lt;/span&gt;Libfly &lt;/a&gt;&lt;span id="goog_662704480"&gt;&lt;/span&gt;et au &lt;a href="http://www.furet.com/"&gt;Furet du Nord&lt;/a&gt; de m'avoir permis de lire ce livre en avant-première! Il paraîtra en librairie demain, le 19 août.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4852602437922391789-3034111326734451863?l=lameralire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/3034111326734451863/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4852602437922391789&amp;postID=3034111326734451863&amp;isPopup=true' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/3034111326734451863'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/3034111326734451863'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/2010/08/je-connais-tout-mais-ne-sais-rien.html' title='&quot;Je connais tout, mais ne sais rien.&quot;'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TGmiujw7XYI/AAAAAAAAC2A/kDy6TDy1y5I/s72-c/courtemanche.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789.post-8706687902059930041</id><published>2010-08-16T22:37:00.000+02:00</published><updated>2010-08-16T22:37:01.689+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pêche aux mots'/><title type='text'>A vos can(n)es, prêts... ?</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TGmXbInDnlI/AAAAAAAAC14/T6fV-_EUAiM/s1600/coin+coin+coin,+la+peche+aux+mots+revient.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TGmXbInDnlI/AAAAAAAAC14/T6fV-_EUAiM/s320/coin+coin+coin,+la+peche+aux+mots+revient.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Oui, je sais, cela fait des mois que je vous promets, dans le message d'accueil de ce blog et sur la ptite image de la Pêche aux mots, là, à droite, de bientôt reprendre cette activité hautement sportive et culturelle... Et ça traîne, ça traîne... Je me dis toujours : "déjà que je ne trouve pas le temps d'écrire mes billets à l'heure, comment je vais faire avec une rubrique hebdomadaire, tout ça tout ça..." Mais c'est là que je me rappelle ces propos d'une immense sagesse, révélés un soir de restaurant parisien où j'étais arrivée en retard après avoir posé un batracoduc (véridique) : "&lt;b&gt;Le temps, on ne le trouve pas, on le prend&lt;/b&gt;" (je ne sais pas s'il l'a pompé sur quelqu'un, mais c'est &lt;a href="http://sebastienfritsch.canalblog.com/"&gt;Sébastien Fritsch&lt;/a&gt; qui m'a dit ça).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Alors voilà, ce soir je suis d'humeur &lt;i&gt;(et sans doute un peu inconsciente, aussi)&lt;/i&gt;, mais c'est comme ça, c'est décidé, J'ANNONCE :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;Cette semaine, on reprend la Pêche aux mots!&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Youhou! J'entends vos cris de joie, foule en délire - surtout toi, &lt;a href="http://lecture-sans-frontieres.over-blog.com/"&gt;a_girl&lt;/a&gt; (tu sais que c'est beaucoup en pensant à toi que je me mets un bon coup de pied à la paresse, hein!)! Moi aussi je suis contente de retrouver &lt;b&gt;cette saine activité qui vise à nous cultiver tout en nous amusant&lt;/b&gt;, à découvrir ce qui se cache derrière les mots étranges et saugrenus dont les auteurs s'amusent parfois à saupoudrer leurs ouvrages...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;div align="center"&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Comme plus d'une année s'est écoulée depuis &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2009/07/un-temps-de-reflexion.html"&gt;notre dernière séance&lt;/a&gt;, je vous rappelle &lt;b&gt;le principe&lt;/b&gt;...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les billets de &lt;strong&gt;la Pêche aux mots&lt;/strong&gt; paraissent fort logiquement tous les vendredis (&lt;strong&gt;le jour du poisson&lt;/strong&gt;, c'est bien connu!) à 14h. A cette occasion, je livre à votre fertile imagination et/ou à votre immense savoir &lt;strong&gt;un des mots z'inconnus que j'ai relevés dans mes lectures&lt;/strong&gt;.  Vous aurez sa véritable définition la semaine suivante (le tout donne lieu à un magnifique "&lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2008/01/le-dico-du-vendredi.html"&gt;Dictionnaire du vendredi&lt;/a&gt;"  où sont compilées nos découvertes communes...).&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;u&gt;MAIS&lt;/u&gt; comme le but du jeu est de  s'amuser (un peu quand même), &lt;strong&gt;je vous mets à contribution&lt;/strong&gt;, et pas qu'un peu... Ceux d'entre vous qui le souhaitent et/ou se sentent inspirés peuvent me proposer dans les commentaires &lt;b&gt;deux définitions&lt;/b&gt; chacun : une que vous pensez exacte (sans tricher, cela  va sans dire, &lt;span style="font-size: 78%;"&gt;mais bon je n'irai pas vérifier&lt;/span&gt;), et l'autre issue de votre génie créatif. &lt;strong&gt;La date limite pour me présenter vos nasses est fixée au mardi soir, 20h&lt;/strong&gt;. &lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Cela laisse ensuite deux jours pour voter&lt;/strong&gt;  pour la meilleure définition loufoque de la semaine (dans l'application  "sondage" de la colonne de droite de ce blog) puisque vous pourrez cliquer dans la p'tite  boîte &lt;strong&gt;jusqu'au jeudi soir, 20h&lt;/strong&gt;, que vous ayez proposé  une définition ou non. Enfin le vendredi suivant, à 14h si vous avez bien suivi, je vous  donne la véritable définition du mot, le nom du gagnant cultivé (ou  chanceux...?) et la définition loufoque  gagnante... avant de sortir un nouveau mot de mon chapeau!&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vous avez évidemment le droit de me suggérer des mots inconnus au mail de La Mer à Lire (&lt;a href="mailto:lameralire@gmail.com"&gt;lameralire@gmail.com&lt;/a&gt;), bien que j'aie un bon stock, ayant continué à noter des mots pendant tout ce temps en vue de ce jour merveilleux de reprise...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Pour résumer :&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;- un mot par semaine, le vendredi à 14h ;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;- &lt;strong&gt;deux définitions par joueur&lt;/strong&gt; maximum à donner dans les commentaires &lt;strong&gt;avant le mardi suivant, 20h &lt;/strong&gt;: l'une sérieuse, l'autre loufouque (ou inversement) ;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;- la &lt;strong&gt;possibilité de voter&lt;/strong&gt;, que l'on ait participé ou pas, pour la meilleure définition loufoque à partir du mardi soir (horaire de début non garanti!) &lt;strong&gt;jusqu'au jeudi soir 20h&lt;/strong&gt;  grâce à un petit module de sondage sur la page d'accueil ;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;- la définition du mot le vendredi suivant à 14h avec les gagnants et... un nouveau mot!&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div align="justify"&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;Facile, non? (Si  ce n'était pas clair, exprimez-vous dans les commentaires ou  envoyez-moi un mail d'insultes si vous êtes de tempérament un peu  sanguin, j'essaierai d'éclaircir les éventuelles zones d'ombre!)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Alors, ça vous dit?&lt;/b&gt; Rendez-vous vendredi à 14h!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4852602437922391789-8706687902059930041?l=lameralire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/8706687902059930041/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4852602437922391789&amp;postID=8706687902059930041&amp;isPopup=true' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/8706687902059930041'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/8706687902059930041'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/2010/08/vos-cannes-prets.html' title='A vos can(n)es, prêts... ?'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TGmXbInDnlI/AAAAAAAAC14/T6fV-_EUAiM/s72-c/coin+coin+coin,+la+peche+aux+mots+revient.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789.post-557351763682803343</id><published>2010-08-16T09:00:00.083+02:00</published><updated>2010-09-06T12:38:15.354+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature française'/><title type='text'>Et moi, et moi, et moi...</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TGg2DPFHX0I/AAAAAAAAC1w/jK0U8TpxCiE/s1600/heams-ogus.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://2.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TGg2DPFHX0I/AAAAAAAAC1w/jK0U8TpxCiE/s320/heams-ogus.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y a plusieurs mois, j'ai reçu un courriel de &lt;a href="http://www.libfly.com/"&gt;Libfly &lt;/a&gt;qui me proposait de découvrir et &lt;b&gt;chroniquer en avant-première des ouvrages de la rentrée littéraire&lt;/b&gt;. Cependant, par un mystérieux coup du sort, aucun ouvrage n'est parvenu dans ma boîte aux lettres, certes fort rurale, j'en conviens. Pour moi, l'affaire était donc enterrée quand on m'a priée fin juin de rendre rapidement mes critiques. Stupeur et stupéfaction! Devant mon étonnement sincère de n'avoir rien reçu, l'équipe de Libfly a gentiment expédié vers chez moi deux ouvrages de la rentrée littéraire, que je n'ai évidemment pas pu lire à temps pour pouvoir figurer parmi les critiques sélectionnables, mais dont je vais tout de même vous parler ici... J'ai commencé par celui des deux ouvrages qui me paraissait le plus court (en espérant avoir une chance de coller avec le délai de rendu des critiques) ; je n'avais alors aucune expérience des formats de type "épreuves non-corrigées", à savoir des feuilles A4 sans doute imprimées en Times 12 qui comportent donc moins de pages que le roman dans sa mise en page finale. Bref, finalement, j'ai quand même mis un peu de temps pour lire ces cinquante pages A4, et sans doute pour d'autres raisons encore...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais trêve de blablatage, que je vous dise &lt;b&gt;quelques mots de l'histoire &lt;/b&gt;qui nous est racontée : on suit dans ce roman &lt;b&gt;la destinée des Chinois d'Italie, cent seize et quelques, donc, de 1941 à 1943&lt;/b&gt;. Ces Chinois sont regroupés dans des camps des Abruzzes : celui de Tossicia d'abord, un enfer insalubre et ouvert aux quatre vents (dans les montagnes, en hiver surtout, c'est charmant!) que le nombre croissant de Chinois que l'on y amène rend de moins en moins supportable ; puis celui d'Isola, plus "accueillant" (si l'on peut utiliser de tels termes pour parler de camps), au moment où Tossicia est retenu pour parquer des Tsiganes. Dans leurs nouveaux locaux, les Chinois ne sont pas vraiment prisonniers ; ils n'ont pas de gardiens, il n'y a pas de clôture. Ils peuvent aller et venir comme ils l'entendent et sont sollicités pour des travaux divers dans ce petit village : rénover une charpente, désherber les bords de route... Mais &lt;b&gt;la détention existe bel et bien du point de vue psychologique&lt;/b&gt; : le fait de les réunir là, entre eux, affirme leur différence, leur enlève une caractéristique essentielle : celle d'être des êtres humains et non de la marchandise qu'on stocke quelque part, qu'on fait transiter, qu'on fait patienter sans rien lui dire du pourquoi ni surtout du "pour combien de temps". Dans ce &lt;b&gt;climat lourd et irrespirable&lt;/b&gt;, peu de relations se nouent, aucune véritable en tout cas, chacun se renfermant au plus profond de lui-même, seulement visité par les fantômes de Tsiganes qui ont pris leur place dans l'enfer de Tossicia, hanté par cette idée que, dans l'absurdité de ce monde où ils ne sont rien, on les a tout de même jugés plus dignes d'être "bien traités" que les Roms.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Le rythme du récit est extrêmement lent, ou étrangement absent peut-être &lt;/b&gt;: on n'en sait trop rien, à vrai dire, on est dans l'apathie des Chinois. Il est difficile de se repérer, aussi bien dans le temps qu'entre les hommes : aucun des prisonniers n'est nommé. On suppose qu'il ne s'agit que d'hommes, car il n'est fait mention d'aucune femme, mais peut-être est-ce parce que l'information importe peu? Tout juste s'individualisent-ils dans le récit par des actions bénignes (l'un joue parfois de la musique, l'autre a une fois regardé une femme secourable dans les yeux, un troisième - ou est-ce le même? - est parti dans une pâture contempler l'herbe courbée sous le vent). Ce côté &lt;b&gt;feutré et assourdi &lt;/b&gt;du style, tout comme &lt;b&gt;l'absence d'action&lt;/b&gt; (hormis pendant quelques pages à la fin, il ne se passe rien de remarquable dans ce roman où l'on ne fait qu'attendre on ne sait quoi) traduit l'ambiance du lieu et l'état d'esprit de ces gens. A propos du passage du temps, il est à noter que le roman est bizarrement construit, avec trois chapitres mélangeant la chronologie : 1942 puis 1941 et 1943. J'avoue ne pas avoir saisi ce que cette présentation apportait.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Le style d'écriture est extrêmement poétique, parfois à outrance&lt;/b&gt; de mon point de vue. J'ai déjà parlé du temps que j'ai mis à lire ce roman, en le mettant en particulier sur le compte de la présentation "épreuves non-corrigées". Sans doutes que des conditions de lecture particulières ne m'ont pas aidée non plus (j'ai lu ce roman à une période où j'avais des journées très chargées qui me laissaient crevée le soir, ou je trimballais mes cinquante pages agrafées dans mes voyages en train - pas très pratique ni confortable), mais je suis sûre aussi que cette écriture alambiquée m'a vraiment freinée dans ma progression. Vous savez, les phrases qu'on relit trois fois parce qu'on a perdu le fil ou qu'on ne les comprend pas? Ben, il y en avait un paquet dans ce roman-là! Aussi ai-je vraiment eu &lt;b&gt;du mal à progresser dans ma lecture&lt;/b&gt;, ce qui n'a pas contribué à m'en laisser un souvenir ému. Comme je l'ai évoqué au paragraphe précédent, le rythme (et donc la vitesse de lecture) s'accélère vers la fin, quand certains des Chinois  s'évadent et qu'on les suit dans ce périple (notez qu'à ce moment-là non plus, ils ne sont pas distingués les uns des autres ; tout juste se mettent-ils un peu à se parler entre eux). Sans doute du fait de considérations plus terre-à-terre, j'ai  donc réussi à me raccrocher un peu à l'intrigue à ce moment-là. Cela dit, &lt;b&gt;je ne sais plus comment se termine le roman&lt;/b&gt; ; je ne sais pas ce qui est arrivé aux Chinois d'Isola, et si je l'ai lu, je l'ai oublié.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="color: purple;"&gt;"Là, dans la lueur déclinante du soir où le bleu se moirait d'ondes roses et réchauffait les pierres, Isola trouvait subitement en elle une alchimie où se rencontraient quelques lamelles de métal, des hommes de loin, les méandres de la mémoire et la force de relever la tête qu'un vent frais balayait. Le sentiment qu'être était autre chose que l'impossibilité de n'être pas emplit les hommes sur l'esplanade et, pendant quelques minutes, bannit l'arrogance de l'oubli en marche."&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A la fin du roman, on trouve la liste des fameux cent seize Chinois transférés du camp de Tossicia à celui d'Isola del Gran Sasso en avril 1942 (car le roman est basé sur des faits réels). Je respecte cet ouvrage, qui leur rend hommage, mais &lt;b&gt;je ne lui ai guère trouvé d'intérêt littéraire&lt;/b&gt;. Je suppose que d'autres lecteurs, plus sensibles que moi à l'écriture poétique de l'auteur, peuvent y trouver leur compte. A bon entendeur!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Merci à &lt;a href="http://www.libfly.com/"&gt;Libfly &lt;/a&gt;et au &lt;a href="http://www.furet.com/"&gt;Furet du Nord&lt;/a&gt; de m'avoir permis de lire ce livre en avant-première! Il paraîtra en librairie dans quelques jours, le 19 août.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;P.S. : Oui, je sais, le titre de ce billet était vraiment trop facile! :D &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4852602437922391789-557351763682803343?l=lameralire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/557351763682803343/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4852602437922391789&amp;postID=557351763682803343&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/557351763682803343'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/557351763682803343'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/2010/08/et-moi-et-moi-et-moi.html' title='Et moi, et moi, et moi...'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TGg2DPFHX0I/AAAAAAAAC1w/jK0U8TpxCiE/s72-c/heams-ogus.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789.post-957267611979828563</id><published>2010-08-14T23:36:00.001+02:00</published><updated>2010-08-18T23:10:57.834+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature allemande'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Challenge &quot;Ich Liebe Zweig&quot;'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Essai'/><title type='text'>L'Europe, de la lumière à la noirceur...</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TGbz28qdK8I/AAAAAAAAC1g/Pp6uLkBqSwk/s1600/zweig.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TGbz28qdK8I/AAAAAAAAC1g/Pp6uLkBqSwk/s320/zweig.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je ne sais pas pour quelle obscure raison je ne parviens pas à m'éviter la situation présente (assez récurrente ces derniers temps, d'ailleurs), à savoir me retrouver plus d'un mois après avoir lu un ouvrage pour devoir en parler. Pourtant, au fur et à mesure que les jours puis les semaines filent, je me dis bien que ça sera de plus en plus dur de parler de ma lecture, mais non, je n'arrive pas à m'astreindre à me poser un moment pour rédiger un billet... (Il faut dire que mes billets me prennent un certain temps de rédaction, donc passée une certaine heure le soir, je n'ai plus le courage de m'y atteler! ^_^) Enfin, comme vous l'aurez compris, voilà un long moment maintenant que j'ai refermé le livre dont je vais vous parler aujourd'hui : &lt;i&gt;Le Monde d'hier&lt;/i&gt; de Stefan Zweig, un essai autobiographique si on peut dire, offert par &lt;a href="http://5emedecouverture.wordpress.com/"&gt;macopineCaro[line]&lt;/a&gt; &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2010/02/merci-caroline.html"&gt;pour mon anniversaire&lt;/a&gt;. Et comme d'habitude quand je commente un bouquin longtemps après l'avoir lu, je démarre toujours avec l'angoisse du billet creux. Vais-je savoir quoi vous dire? J'ai moins d'inquiétude ce coup-ci néanmoins, car &lt;b&gt;&lt;i&gt;Le Monde d'hier&lt;/i&gt; m'a laissé une très forte impression&lt;/b&gt; ; au pire avec le temps le reste se sera un peu dilué, effacé, mais ce sentiment central, lui, reste.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour commencer, partons d'un constat simple : &lt;b&gt;le style d'écriture est ici tout à fait différent de ce que j'avais pu découvrir dans ses nouvelles&lt;/b&gt; (&lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2008/12/la-folie.html"&gt;&lt;i&gt;Amok &lt;/i&gt;&lt;/a&gt;ou &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2009/01/echec-et-mat.html"&gt;&lt;i&gt;Le Joueur d'échecs&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;). Si l'écriture est toujours fluide et agréable à lire, je n'ai pas retrouvé l'enchantement dans lequel me plongeait inévitablement la prose de Zweig dans ses nouvelles. En même temps, rien n'est moins normal dans la mesure où l'on n'est plus du tout dans le même registre : Stefan Zweig ne cherche pas ici à produire un texte présentant de profondes qualités littéraires, mais surtout à livrer son témoignage sur ce qu'il a vu au cours de sa vie, sur ce à quoi ressemblait la vie à Vienne et en Europe quand il était jeune puis plus tard, au début du XXe siècle, et ainsi de suite jusqu'à la Seconde Guerre mondiale (le livre s'achève le jour où la guerre est déclarée).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Grâce à cet essai, &lt;b&gt;j'ai appris énormément de choses sur le personnage de Zweig &lt;/b&gt;(notez que je n'avais cependant pas l'impression d'en connaître grand-chose, hormis qu'il était Juif autrichien et s'était exilé à la fin de sa vie en Amérique du Sud, où il avait fini par se suicider avec sa femme). Bien que ce ne soit pas l'objet de l'ouvrage (Zweig s'en défend dès les premières pages, disant plutôt vouloir témoigner de son époque, de "ses" époques faudrait-il dire), ce dernier nous livre &lt;b&gt;un portrait très vivant &lt;/b&gt;de son auteur : on devine son caractère, sa sensibilité, ce pour quoi il s'enflamme... J'ignorais par exemple que Zweig collectionnait les autographes ou qu'il connaissait si bien les autres intellectuels de son temps. Je n'avais aucune idée de s'il avait connu le succès de son vivant (ce fut le cas), ni des rapports assez étroits qui avaient pu le lier à la scène, qu'elle soit de théâtre ou d'opéra ; je l'imaginais plutôt solitaire et fus donc surprise de découvrir qu'il avait travaillé, dans ce dernier cas, en étroite collaboration avec plusieurs compositeurs (c'est là que le fait d'avoir lu le livre il y a longtemps est un problème : j'ai oublié tous les noms!). &lt;b&gt;Cependant, Stefan Zweig ne s'étale pas du tout sur sa vie privée&lt;/b&gt; : bien qu'il ait fait une sorte de portrait des bonnes mœurs à la fin du XIXe siècle, notamment en traitant très sérieusement le problème de la sexualité des jeunes, on n'en saura pas plus sur les circonstances dans lesquelles il rencontre sa femme, ni sur les différends qui l'en sépareront, ni sur la rencontre avec sa deuxième épouse. Simplement, à un moment, l'une et l'autre sont mentionnées, ou on passe du "je" au "nous", mais jamais l'auteur ne s'étend sur le sujet. Cela m'a un peu frustrée, certes, mais je conçois tout à fait l'état d'esprit dans lequel Zweig a rédigé cet essai, donc je ne saurais le blâmer... Si je veux en savoir plus, il me faudra donc lire une biographie! (Je sais à qui m'adresser pour avoir des conseils à ce sujet! ;-) )&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce qui m'a d'abord beaucoup troublée dans cette lecture, c'est &lt;b&gt;la capacité de l'auteur à nous faire sentir le "pouls" d'époques que l'on juge d'ordinaire lointaines, abstraites&lt;/b&gt; : c'est, pour moi du moins, le cas de la fin du XIXe siècle, de la Première Guerre mondiale ou de l'entre-deux-guerres. Elles me paraissent complètement immatérielles, très très loin au point de les considérer comme n'ayant existé que dans les livres. Zweig lui-même et sa vie me paraissaient très irréels, dans un monde qui n'a rien à voir avec le mien. Or au contraire, le fait de le resituer dans la grande Histoire grâce à la description de ses préoccupations quotidiennes me l'a rendu beaucoup plus proche ; pas directement, mais par l'intermédiaire de mon grand-père, en l'occurrence. Ça va vous paraître complètement banal, mais pour moi, ç'a été un réel choc de réaliser qu'ils avaient vécu en même temps. A la fin de la première Guerre mondiale, c'est mon grand-père, alors âgé de 8 ans, qui avait sonné les cloches dans son village pour signaler l'armistice. Il me l'a souvent raconté avec fierté, mais je n'avais jamais mis cela en perspective avec l'Histoire ; le fait que je sache ce que Zweig faisait ou pensait à ce moment-là m'a vraiment donné une sorte de vertige.&amp;nbsp; Même chose pour toute ma période qui a suivi, jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, où mon grand-père a été fait prisonnier. Je sais que c'est l'évidence même, mais&lt;b&gt; j'ai vraiment réalisé que Zweig avait été un homme dans son temps&lt;/b&gt;, qui avait sa vie bien réelle et n'avait pas fait qu'écrire des livres pour la postérité.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans le même ordre d'idée, cela rapproche aussi de nous &lt;b&gt;toute une sphère de noms illustres&lt;/b&gt; : les personnages que Zweig a fréquentés. Parmi ceux que l'on croise dans cet essai : Rilke, Rodin, Strauss, Romain Rolland, Pirandello, Anatole France... autant de noms érigés aujourd'hui en monuments que Zweig nous donne à voir bien vivants, nous rapportant ses conversations avec eux, les termes dans lesquels ils s'écrivaient, leurs qualités et leurs défauts. En bref, il nous les rend &lt;b&gt;accessibles comme des hommes &lt;/b&gt;d'aujourd'hui... Et c'est là que je comprend mieux l'intérêt que l'on peut trouver à lire des correspondances ou des journaux : on sort des propos organisés, passés par le filtre de la logique et/ou dogmatiques que l'on trouve dans les romans, les essais et autres biographies (du coup, de classer cet ouvrage comme un essai ne me satisfait plus tellement...).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Enfin, à travers cet essai on sent  &lt;b&gt;l'horizon de &lt;/b&gt;&lt;b&gt;Zweig &lt;/b&gt;&lt;b&gt;se rétrécir, s'obscurcir &lt;/b&gt;: le nazisme qui monte, ces règles absurdes qui se mettent à fleurir contre les Juifs, le droit de n'être nulle part, l'exil permanent dans un monde qui marche sur la tête et que l'on ne comprend plus. Je dois avouer que &lt;b&gt;l'actualité peu reluisante de notre charmant pays&lt;/b&gt;, qui clame les limites toutes subjectives de son pré carré (mais contre qui veut-on se défendre?) en ne cessant d'opposer ce qui a toujours été dedans à ce qui vient du dehors, et qui instaure des règles absurdes pour établir une société à x poids x mesures où rien n'est jamais acquis (la nationalité française en premier lieu), &lt;b&gt;m'a rendue particulièrement sensible à cet aspect-là&lt;/b&gt; du livre. Alors oui, sans doute que ce n'est "pas comparable", peut-être que c'est "moins grave"... N'empêche que je suis inquiète à l'idée de m'endormir gentiment comme on me dit de le faire, et que cette lecture (qui, sur ce point, m'évoque aussi&lt;i&gt; Persépolis&lt;/i&gt;, de Marjane Satrapi) m'incite à une certaine vigilance. A ce sujet, l&lt;b&gt;a vision de Zweig sur son temps, malgré le manque de recul, est limpide &lt;/b&gt;; je ne l'en admire que plus, dans les questionnements&amp;nbsp; et la confusion qui sont les miens actuellement.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Voici à ce propos un extrait qui évoque le pacifisme affirmé de Zweig et sa volonté, auprès d'autres intellectuels de son temps, de s'opposer à l'absurdité qu'il sentait poindre dans le climat politique européen. C'était avec Romain Rolland, en 1913 : &lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;"Maintenant, disait-il, nous devions tous agir, chacun à sa place, chacun dans son pays, chacun dans sa langue. Il était temps d'être vigilant, de plus en plus vigilant. Les puissances qui poussaient à la haine étaient, en raison même de la bassesse de leur nature, plus véhémentes et plus agressives que les forces de conciliation ; se tenaient en outre derrière elles des intérêts matériels qui en eux-mêmes étaient plus dénués de scrupules que les nôtres. L'absurdité était visiblement à l'œuvre et la lutte contre elle plus importante même que notre art.Il peut nous consoler chacun en particulier, me répondait-il, mais il ne peut rien contre la réalité."&lt;/i&gt; Je sentis qu'il s'affligeait de la fragilité de ce que nous construisions en ce monde, ce qui était doublement saisissant chez un homme qui avait célébré dans toute son œuvre l'éternité de l'art. "&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="color: purple;"&gt;p. 243&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Hum, voilà. Je pense que j'aurais pu finir sur une note plus optimiste, mais ma foi, autant vous livrer les réflexions que m'a inspirées cet ouvrage!&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quoi qu'il en soit, &lt;b&gt;je vous conseille vivement sa lecture&lt;/b&gt;, que vous souhaitiez en apprendre plus sur Stefan Zweig, sa vie, son œuvre ou que vous vouliez découvrir &lt;b&gt;un portrait animé et hyper-réaliste de l'Europe &lt;/b&gt;depuis la fin du XIXe siècle jusqu'au premier jour de la Seconde Guerre mondiale.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Encore &lt;b&gt;merci Caro[line]&lt;/b&gt;! &lt;a href="http://5emedecouverture.wordpress.com/2010/02/16/zweig-le-monde-d-hier/"&gt;Ton billet&lt;/a&gt; m'avait donné très envie de découvrir cet ouvrage : c'était justifié! :)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TGb3Jq5DBzI/AAAAAAAAC1o/f6LCxKlSjfg/s1600/challenge_ich-liebe-zweig.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="133" src="http://2.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TGb3Jq5DBzI/AAAAAAAAC1o/f6LCxKlSjfg/s200/challenge_ich-liebe-zweig.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je vous rappelle que je m'étais inscrite au "Bébé Zweig Challenge" dans le cadre du &lt;a href="http://5emedecouverture.wordpress.com/2010/01/27/challenge-ich-liebe-zweig/"&gt;challenge "&lt;i&gt;Ich liebe Zweig&lt;/i&gt;"&lt;/a&gt; organisé par &lt;a href="http://5emedecouverture.wordpress.com/"&gt;Caro[line]&lt;/a&gt; (&lt;i&gt;who else?&lt;/i&gt;) et &lt;a href="http://moncoinlecture.over-blog.com/"&gt;Karine&lt;/a&gt;. Voici donc la moitié du chemin de parcourue! Il me restera à lire une nouvelle de Zweig... Facile! Dans son colis d'anniversaire, Caro avait aussi glissé un recueil contenant une de ses nouvelles préférées, &lt;i&gt;La Peur&lt;/i&gt;. Je sais ce qu'il me reste à faire! (Mais y arriverai-je avant la fin de l'année? Rien n'est moins sûr tant les livres se bousculent dans ma PAL... A suivre!)&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4852602437922391789-957267611979828563?l=lameralire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/957267611979828563/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4852602437922391789&amp;postID=957267611979828563&amp;isPopup=true' title='15 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/957267611979828563'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/957267611979828563'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/2010/08/leurope-de-la-lumiere-la-noirceur.html' title='L&apos;Europe, de la lumière à la noirceur...'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TGbz28qdK8I/AAAAAAAAC1g/Pp6uLkBqSwk/s72-c/zweig.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>15</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789.post-3784051256163349805</id><published>2010-07-08T09:00:00.183+02:00</published><updated>2010-07-08T09:00:03.110+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature anglo-saxonne'/><title type='text'>Tu me donnes un baiser, Saumensch?</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TDRU1hG867I/AAAAAAAAC04/2BreMqkpR7I/s1600/zusak.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TDRU1hG867I/AAAAAAAAC04/2BreMqkpR7I/s320/zusak.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Il y avait fort longtemps que je souhaitais lire ce roman&lt;/b&gt; : d'abord repéré dans la vitrine de la petite librairie qui se trouvait en bas de chez moi à l'époque (et ça commence à dater!), les bons échos à son sujet (par exemple chez &lt;a href="http://happyfew.hautetfort.com/archive/2008/04/15/je-suis-hantee-par-les-humains.html"&gt;Fashion&lt;/a&gt; et, plus tard, chez &lt;a href="http://laetitiaberanger.over-blog.com/article-29748925.html"&gt;Laëtitia&lt;/a&gt;) avaient fini de me décider. L'ouvrage en question avait donc fini par atterrir dans ma PAL il y a des mois (des années?) de ça. Mon &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2010/03/objectif-pal-mon-tour.html"&gt;Objectif PAL&lt;/a&gt; étant lancé, j'ai parcouru lentement du regard les rayonnages de ma bibliothèque (déjà bien remplis alors, mais complètement explosés depuis que je suis revenue de Books &amp;amp; the City troisième du nom avec un sac de courses plein de bouquins!! Je vous raconterai ça bientôt...) en prêtant attention à ceux de mes livres qui disaient "Lis-moi! Lis-moi!". Pour être exacte, il y a tellement des livres de ma PAL qui me réclament mon attention qu'il a plutôt fallu que je détermine lesquels criaient le plus fort... &lt;i&gt;La Voleuse de livres&lt;/i&gt; était de ceux-là. Comme il a bien fait de s'époumoner, le brave petit! &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce roman a pour cadre la &lt;b&gt;Seconde Guerre mondiale&lt;/b&gt;, eh oui encore un! Sauf que celui-ci présente tout de même de quoi se démarquer assez franchement, à commencer par l'identité de &lt;b&gt;sa narratrice, la Mort en personne &lt;/b&gt;(il faut dire qu'elle connaît particulièrement bien cette période de l'Histoire) ; cela n'est guère un secret et on s'en rend bien vite compte, quand bien même on n'aurait pas lu l'inutile phrase figurant en couverture de mon édition : "Quand la Mort vous raconte une histoire, vous avez tout intérêt à l'écouter" (je n'aime pas cette phrase en ce qu'elle donne à ce récit un côté inquiétant, du genre "gare à vous si vous ne lisez pas ce livre", ce qui ne colle pas du tout avec la personnalité affable et sensible de la narratrice... M'enfin bon...).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nous sommes à Molching, petite ville bavaroise, en plein cœur du &lt;b&gt;berceau du nazisme&lt;/b&gt;. Janvier 1939 : Liesel Meminger, neuf ans, et son petit frère sont en route pour la maison des &lt;b&gt;Hubermann, une famille d'accueil&lt;/b&gt; dont les enfants, déjà grands, ont quitté la maison. Au départ, leur mère les accompagne, mais finalement, c'est avec une inconnue, et sans son frère, que Liesel franchira le seuil des Hubermann (je vous laisse découvrir seuls pourquoi, ainsi que la raison de ce "placement".) L'arrivée à Molching lui fait l'effet d'une douche froide : la femme qu'elle doit désormais appeler &lt;b&gt;"Maman" est revêche et brutale&lt;/b&gt; et passe son temps à insulter tout le monde, Liesel, son mari, ses voisins... Elle n'a pas non plus la main leste pour les punitions... &lt;b&gt;"Papa", quant à lui, est nettement plus gentil&lt;/b&gt; : très silencieux, placide, c'est lui qui apprendra à lire à Liesel dans des classes de nuit improvisées suite aux cauchemars de la petite fille, et qui lui joue souvent de l'accordéon, aussi... Hors de la maison, il y a la rue, les garçons et l'école : Liesel est scolairement très en retard sur les enfants de son âge, mais est la reine de la bagarre. En foot aussi, elle s'en sort bien, et elle devient très vite inséparable de son petit voisin Rudy. Sur &lt;b&gt;la toile de fond de la guerre qui progresse &lt;/b&gt;- Jeunesses hitlériennes, alertes aériennes et mobilisations - et du côté des civils allemands, ce qui n'est pas le point de vue le plus usité pour parler de cette période, ce roman nous raconte la nouvelle vie de Liesel dans ce climat oppressant ; pas une enfance comme les autres certes, mais &lt;b&gt;une enfance quand même&lt;/b&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Pourquoi ce titre&lt;/b&gt; au livre? Eh bien, parce que Liesel est &lt;u&gt;vraiment&lt;/u&gt; une voleuse de livres : la première fois, elle ne sait même pas encore déchiffrer qu'elle se saisit d'un ouvrage tombé au sol dans la neige. La deuxième fois, ce sera lors d'un autodafé. Ensuite, il y en aura quelques autres... &lt;b&gt;Volés, mais pas vraiment&lt;/b&gt;, pas comme un délit, vous voyez... C'est qu'elle aime lire cette petite ; c'est ce qui nous la rend particulièrement sympathique, d'ailleurs, son amour des bouquins. Voici un passage qui parlera sans doute très fort à tous les LCA que vous êtes :&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;"Jésus, Marie..."&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Elle lâcha à haute voix cette exclamation, qui résonna dans une pièce pleine d'air froid. Et de livres. Des livres en veux-tu, en voilà. Chaque mur était recouvert d'étagères pleines à craquer et pourtant impeccables. On distinguait à peine la peinture. Sur le dos des volumes noirs, rouges, gris et multicolores, les titres étaient imprimés en lettres de toutes les formes et de tous les formats. Liesel avait rarement vu quelque chose d'aussi beau.&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Elle sourit, émerveillée.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Dire qu'il existait une pièce comme celle-ci!&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Elle tenta d'effacer son sourire avec le dos de la main, mais se rendit compte aussitôt que c'était inutile. Elle sentit le regard de la femme la parcourir et elle vit qu'il s'était posé sur son visage.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Un silence interminable s'installa. Il s'étirait comme un élastique tendu à l'extrême. Liesel prit l'initiative de le rompre.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;"Je peux?"&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Les deux mots restèrent en suspens au-dessus de l'immensité du plancher. Les livres étaient à des kilomètres.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;La femme fit "oui" de la tête.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Oui, tu peux.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="color: purple;"&gt;p. 135-136&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Aparté : cette scène me rappelle le moment du dessin animé de Disney où la Bête emmène la Belle dans l'immense bibliothèque de son château. Du jour où j'ai vu cette scène (je devais être en CM2), j'ai juré que moi aussi, dans ma maison, j'aurais une pièce comme celle-là (^_^ Depuis, j'ai revu mes exigences quant aux dimensions de la pièce en question... mais l'idée générale reste de mise!).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Que dire de plus? &lt;b&gt;L'histoire est très riche et entremêle savamment la grande et les petites&lt;/b&gt;. Les personnages rendent &lt;b&gt;une impression de réalité très forte&lt;/b&gt;, comme l'essentiel des descriptions, ce qui me fait dire que le roman se prêterait sans doute très bien à une adaptation cinématographique (d'ailleurs, les droits ont été achetés par la 20th Century Fox, m'apprend Wikitruc). La narration, distanciée par la position très particulière de la Mort, prend parfois &lt;b&gt;des airs de miscellanées&lt;/b&gt; : on y trouve des listes, des petits dessins, des définitions, des digressions glissés dans le récit à proprement parler. Le résultat est d'une lecture très aisée et incite à tourner les pages (un peu plus de 500, tout de même) toujours plus vite ; cela donne au livre une légèreté qui tranche parfois avec les faits qui sont rapportés, mais que voulez-vous, la Mort étant la Mort, elle n'est pas émue par les mêmes choses que nous.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour finir, je dirais que &lt;b&gt;je n'ai pas souvenir d'un roman qui m'ait, de façon aussi condensée et aussi naturelle, fait passer en quelques pages du rire aux larmes, d'un soupir de félicité à l'amertume la plus profonde&lt;/b&gt; comme celui-là. J'ai été &lt;b&gt;complètement absorbée par cette histoire&lt;/b&gt;, totalement emportée par l'impression de vie et de réel qui s'en dégageait, suivant les moindres pas de Liesel et de ses proches, m'attachant à eux tous, avec leurs particularités, leurs défauts et leur grand cœur... J'ai conscience d'en avoir dit bien peu sur les différentes intrigues du roman, mais j'aurais trop peur de trop en dévoiler et de gâcher le plaisir de la découverte à ceux d'entre vous qui seraient tentés de faire un bout de chemin avec Liesel et la Mort...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sachez simplement que c'est un roman que &lt;b&gt;je conseille vivement&lt;/b&gt;!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A lire : &lt;a href="http://motherdaughterbookclub.com/2010/02/interview-with-markus-zusak-author-of-the-book-thief-and-i-am-the-messenger/"&gt;une longue interview de Markus Zusak&lt;/a&gt; (en anglais, &lt;i&gt;sorry &lt;/i&gt;pour les francophones purs!) que j'ai trouvée très intéressante pour ma part.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;P.S. : Le titre de ce billet reprend la requête récurrente de Rudy auprès de sa petite camarade Liesel, avec ce charmant terme de "&lt;i&gt;Saumensch&lt;/i&gt;", finalement utilisé à titre affectueux, et qui signifie quelque chose comme "sale truie".&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4852602437922391789-3784051256163349805?l=lameralire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/3784051256163349805/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4852602437922391789&amp;postID=3784051256163349805&amp;isPopup=true' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/3784051256163349805'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/3784051256163349805'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/2010/07/tu-me-donnes-un-baiser-saumensch.html' title='Tu me donnes un baiser, Saumensch?'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TDRU1hG867I/AAAAAAAAC04/2BreMqkpR7I/s72-c/zusak.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789.post-3672249115996980968</id><published>2010-07-06T09:00:00.002+02:00</published><updated>2010-07-06T09:00:04.524+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cuisine'/><title type='text'>Mauvaise graine...</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TC3hf8yVgGI/AAAAAAAAC0c/hv20ZS-BvE8/s1600/Prenez-en-de-la-graine.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TC3hf8yVgGI/AAAAAAAAC0c/hv20ZS-BvE8/s320/Prenez-en-de-la-graine.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ceux d'entre vous qui me connaissent ne serait-ce qu'un chouïa savent bien la profonde indifférence dans laquelle me laisse le domaine de la cuisine. Aussi, ceux-là seront-ils bien étonnés de trouver sur&amp;nbsp; ce blog un billet chroniquant un livre de tambouille... Eh bien oui, voilà, lors de la dernière opération Masse Critique organisée par &lt;a href="http://www.babelio.com/"&gt;Babelio&lt;/a&gt;, j'ai coché plusieurs livres dont celui-ci (dont le thème m'intéressait assez, quand même) e&lt;b&gt;n pensant à mon chéri, pour qui les livres de cuisine sont un peu comme les romans pour moi&lt;/b&gt;, et qui est sans doute le seul homme de la terre à débattre avec passion des différences fondamentales entre l'entraînement par courroie et l'entraînement par moteur dans les robots de cuisine... Bref! pour la première fois, j'ai donc reçu deux livres de la part de Babelio (merci merci!! :) ) et j'inaugure aujourd'hui une rubrique "Cuisine" à ce blog, rubrique qui, je le crains, restera désespérément vide...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais venons-en à l'objet de ce billet en tant que tel : &lt;b&gt;les livres de cuisine, c'est souvent très beau, et celui-ci ne déroge pas à la règle&lt;/b&gt;. Format carré hyper-élégant, pages de gauche : une à deux recettes ; pages de droite : une photo pleine page (avec un goût prononcé pour l'utilisation du flou qui lasse un peu à la longue... Oui, je fais attention à ça, c'est même mon premier réflexe avec ce genre de bouquins en tant que femme qui ne cuisine pas : regarder les images!! ^_^ ). Je dois tout de même avouer au premier abord une petite pointe d'agacement provoquée par le logo bien visible en haut de la couverture de mon exemplaire : celui de la célèbre marque de "pirates". J'ai d'abord cru que c'était moi qui n'avais pas bien fait attention en sélectionnant les bouquins sur le site de Babelio, mais en recherchant l'illustration pour ce billet, je constate que même sur le site de First éditions, la version retenue est celle que je vous présente. Celles que j'ai pu trouver sur le Net comportant le fameux logo étaient aussi affublées d'une horrible publicité dans le coin inférieur droit que j'ai choisi de vous épargner. Bref, &lt;b&gt;je ne me doutais pas que j'allais recevoir un livre "publicitaire" &lt;/b&gt;et je dois dire que ça m'a bien agacée pour démarrer... Je me suis aussi demandé si tous les livres de la collection "Toquades" faisaient l'objet de partenariats commerciaux, question à laquelle je n'ai à ce jour pas de réponse. M'enfin, passons.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Venons-en aux recettes.&lt;/b&gt; Ici aussi, je suis mitigée, avec une tendance plutôt moins bonne que sur la présentation. Pour commencer, &lt;b&gt;la tendance publicitaire continue à fond les ballons&lt;/b&gt; : quand le quatrième de couverture nous promettait "épeautre, quinoa, sarrasin, blé", le livre est structuré en six parties correspondant aux six boîtes de la marque en question que l'on trouve dans le commerce (céréales gourmandes, couscous parfumé aux épices du monde, couscous parfumé aux épices douces, céréales méditerranéennes, méli-mélo gourmand et quinoa gourmand). Pour nous aider à bien les repérer, juste après la page de sommaire, on a une belle double-page avec les paquets en question photographiés avec art... Pour moi qui ne porte franchement pas la société de consommation dans mon cœur, cette orientation majeure de l'ouvrage autour des produits transformés de la marque et non de ce qu'annonçait la couverture (les céréales en général),&lt;b&gt; ça m'a prodigieusement agacée.&lt;/b&gt; Ajoutez à cela des "Trucs de cuisinier" comme celui de la page 58 ("Pour gagner du temps, achetez du guacamole tout fait") et ça enlève pas mal de l'intérêt du livre pour de vrais amateurs de cuisine (bon, sur ce dernier point, j'exagère : en toute bonne foi, les autres "trucs de cuisinier" sont bons).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Après ce premier examen assez sévère, je le reconnais, il faut tout de même dire qu'on trouve &lt;b&gt;de bien bonnes idées&lt;/b&gt; dans ce livre et que plus d'une recette font saliver (les rouleaux de printemps aux épices douces ont l'air délicieux, et les différentes salades fraîches, crumbles ou parmentiers excitent les papilles). Par contre, beaucoup de recettes ont certes l'air succulentes, mais ne font intervenir les céréales que comme accompagnement (les tajines et currys proposés, par exemple, ou le non-moins appétissant poulet croustillant au pesto). Je m'attendais à plus de ressources pour vraiment cuisiner à base de céréales... Cela dit, l'ouvrage reste une bonne source pour trouver &lt;b&gt;des recettes originales et simples à réaliser&lt;/b&gt;.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour conclure, je dirais que ce livre pourra certainement satisfaire ceux qui savent à quoi s'en tenir quant à son contenu. Ce n'étais pas mon cas et, bien que l'objet en lui-même soit joli (excepté ce logo sur la couverture...), j'ai immanquablement été &lt;b&gt;déçue&lt;/b&gt;. Tant pis!&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;P.S. : Toujours pas de chance avec Masse Critique! ^_^ Ce n'est pas rendre justice aux adorables organisateurs de l'opération chez &lt;a href="http://www.babelio.com/"&gt;Babelio&lt;/a&gt; (merci à eux!) ni aux éditeurs qui jouent le jeu (merci à &lt;a href="http://www.editionsfirst.fr/"&gt;First éditions&lt;/a&gt;!). Je ne désespère pas d'arriver à mieux choisir les prochaines fois!&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div id="Bcorps" style="border: 1px solid rgb(204, 204, 204); padding: 10px 5px; width: 200px;"&gt;&lt;div class="Belement" style="line-height: normal; overflow: hidden; padding: 5px 5px 10px; text-align: left; width: 100%;"&gt;&lt;div class="Bcouv" style="clear: left; float: left; width: 65px;"&gt;&lt;a href="http://www.babelio.com/livres/Duclos-Prenez-en-de-la-graine-/174824"&gt;&lt;img alt="Prenez-en de la graine ! par Valérie Duclos" src="http://ecx.images-amazon.com/images/I/51KSkzPm09L._SL160_.jpg" style="background-color: white; border: 1px solid rgb(204, 204, 204); padding: 3px; width: 50px;" title="Prenez-en de la graine ! par Valérie Duclos" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Boeuvre" style="font-family: arial,sans-serif; font-size: 12px; font-weight: bold; margin: 0px 3px 5px 5px;"&gt;&lt;a href="http://www.babelio.com/livres/Duclos-Prenez-en-de-la-graine-/174824" style="text-decoration: none;"&gt;Prenez-en de la graine &lt;/a&gt;!&lt;/div&gt;&lt;div class="Bnote"&gt;&lt;a href="http://www.babelio.com/livres/Duclos-Prenez-en-de-la-graine-/174824"&gt;&lt;img alt="Prenez-en de la graine !" border="0" src="http://www.babelio.com/images/Star4.gif" style="border: medium none; padding: 0px; width: 70px;" title="Prenez-en de la graine !" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Bauteur" style="color: grey; font-size: 11px; margin: 0px 3px 5px 5px;"&gt;&lt;a href="http://www.babelio.com/auteur/Valerie-Duclos/67710" style="text-decoration: none;"&gt;Valérie Duclos&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Bspacer" style="clear: both;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Bfooter" style="clear: both; font-size: 0.8em; margin: 0px; padding: 5px; text-align: center;"&gt;Critiques et infos sur &lt;a href="http://www.babelio.com/"&gt;Babelio.com&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4852602437922391789-3672249115996980968?l=lameralire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/3672249115996980968/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4852602437922391789&amp;postID=3672249115996980968&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/3672249115996980968'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/3672249115996980968'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/2010/07/mauvaise-graine.html' title='Mauvaise graine...'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TC3hf8yVgGI/AAAAAAAAC0c/hv20ZS-BvE8/s72-c/Prenez-en-de-la-graine.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789.post-3387985196457734874</id><published>2010-07-04T09:00:00.001+02:00</published><updated>2010-07-04T09:00:03.687+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature française'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fantastique'/><title type='text'>Il y aura hier des années de ça...</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TCypI01YtHI/AAAAAAAAC0U/PTPfTlrV-bA/s1600/voyageurs.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TCypI01YtHI/AAAAAAAAC0U/PTPfTlrV-bA/s1600/voyageurs.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://2.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TCypI01YtHI/AAAAAAAAC0U/PTPfTlrV-bA/s320/voyageurs.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et si je vous parlais du dernier roman paru chez &lt;a href="http://www.griffedencre.fr/"&gt;Griffe d'Encre&lt;/a&gt;? "Encore!" vous dites-vous peut-être... Non, non, je n'ai pas d'actions dans la maison, simplement à chaque bouquin que je lis chez eux, j'approuve toujours plus leurs choix éditoriaux... Alors je continue de découvrir les auteurs et récits qu'ils dénichent pour nous! Accessoirement, je travaille régulièrement avec eux en tant que correctrice, mais sachez qu'il n'y a jusqu'à présent que de leurs ouvrages que je parle sur ce blog... Si ce n'est pas la gage de la qualité des livres en question, ça! Bref! &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Les Voyageurs&lt;/i&gt; reprend &lt;b&gt;le thème mille fois exploré du voyage dans le temps&lt;/b&gt;, traité toutefois d'une façon totalement innovante (à ma connaissance, mais comme vous le savez, ma culture en science-fiction est extrêmement limitée...). Ici, je comptais vous en dire plus, mais je préfère finalement vous laisser découvrir le principe par vous-mêmes. Sachez en tout cas que &lt;b&gt;la créativité de l'auteur est un des points qui m'a beaucoup plu dans ce roman&lt;/b&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quelques mots sur l'histoire : elle est centrée sur un groupe de cinq jeunes gens ayant fondé &lt;b&gt;une société de voyance un peu particulière&lt;/b&gt;. Ils proposent à leurs clients de résoudre leurs interrogations, tant sur le passé que sur l'avenir, en mettant à profit le savoir hors du commun de Raya, la jeune femme un peu rêche qui les a tous initiés. En se faisant le plus discrets possible sur leur &lt;i&gt;modus operandi&lt;/i&gt;, les jeunes gens enchaînent les voyages dans le temps et gagnent ainsi très confortablement leur vie. Tout serait donc pour le mieux si le mystérieux passé de Raya ne venait tous les rattraper ; s'engage alors &lt;b&gt;une course contre la montre&lt;/b&gt; (dans tous les sens du terme) entre la &lt;i&gt;leader &lt;/i&gt;du groupe et ses poursuivants...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai l'impression que ce qui m'a beaucoup plu ici est une qualité que je trouve rarement aux romans, du fait de mon caractère franchement tempéré : en effet, ce que je plébiscite surtout dans ce livre, c'est &lt;b&gt;la capacité de l'auteur à tenir son lecteur en haleine, à le faire rêver&lt;/b&gt;... Je suis d'ordinaire peu encline à lâcher prise, me tenant souvent dans une position concentrée et méthodique, prêtant attention aux personnages, à la façon de traiter les thèmes, au(x) point(s) de vue retenu(s), à la forme pure (mode de narration, continuité ou pas...), &lt;i&gt;etc. &lt;/i&gt;Ici, rien de tout cela. Enfin, pas &lt;i&gt;rien &lt;/i&gt;: en prenant chaque point séparément, j'aurai quelque chose à dire. Les personnages m'ont semblé crédibles sans être non plus trop fouillés (hormis celui de Roelle puis, dans la dernière partie du livre, celui de Barois ; pour le coup je les ai vraiment trouvés très bien campés et convaincants) ; la narration est assez classique ; le roman traite de &lt;b&gt;la thématique de la vie en groupe et de ses difficultés&lt;/b&gt; (à prendre des décisions collégiales, à gérer les tempéraments de chacun, &lt;i&gt;etc. &lt;/i&gt;A ce titre, cela m'a d'ailleurs fait penser à la vision que donnaient les caméras du loft dans la célèbre émission de télé-réalité d'il y a une dizaine d'années ; heureusement, la comparaison s'arrête à cette façon d'observer un groupe humain...), &lt;b&gt;de l'importance des choix que l'on est amené à faire&lt;/b&gt; un jour dans sa vie...&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Toutefois, tous ces points ne sont pas ce qui me reste après la lecture de ces 380 pages. Au contraire, je ne retiens que mon envie de savoir ce qui allait arriver ensuite, tant dans les missions du groupe que dans leur "vraie vie", et l'excitation à découvrir avec eux un futur ou un passé donné, les contraintes à surmonter pour s'y fondre, bref! le vrai plaisir de la lecture tel que je le ressentais plus petite. &lt;b&gt;Juste lire et se laisser emporter!&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Une expérience de lecture simple et fort agréable&lt;/b&gt; donc, d'autant plus sympathique que je ne l'avais pas vécue depuis des années. En sera-t-il de même pour vous?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La couverture de cet ouvrage est signée par un nouveau-venu chez Griffe d'Encre, &lt;a href="http://www.griffedencre.fr/spip.php?article590"&gt;Ash&lt;/a&gt;. Son site personnel est &lt;a href="http://aurelien-hubert-ash.blogspot.com/"&gt;là&lt;/a&gt;. Quant à l'auteur, Marie-Lé Camille, vous pouvez en apprendre plus sur son compte en cliquant &lt;a href="http://www.griffedencre.fr/spip.php?article157"&gt;ici&lt;/a&gt;...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Comme d'habitude, les premières pages de l'ouvrage sont en ligne &lt;a href="http://www.griffedencre.fr/catalog/pub/voyageurs_extrait.pdf"&gt;là&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;P.S. : Le titre de ce billet est extrait d'une chanson de Bénabar,&lt;i&gt; Le Cahier  de solfège&lt;/i&gt;, où l'on retrouve à travers la non-concordance des temps un peu de l'ambiance des &lt;i&gt;Voyageurs&lt;/i&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4852602437922391789-3387985196457734874?l=lameralire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/3387985196457734874/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4852602437922391789&amp;postID=3387985196457734874&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/3387985196457734874'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/3387985196457734874'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/2010/07/il-y-aura-hier-des-annees-de-ca.html' title='Il y aura hier des années de ça...'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TCypI01YtHI/AAAAAAAAC0U/PTPfTlrV-bA/s72-c/voyageurs.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4852602437922391789.post-1728272236972888916</id><published>2010-07-02T09:00:00.002+02:00</published><updated>2010-07-02T09:00:04.345+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature japonaise'/><title type='text'>"On ne peut pas dire que tout est fini simplement parce qu'on ne se voit plus."</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TCxghKSZVaI/AAAAAAAAC0M/KFi7Ny93JsM/s1600/yamazaki.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TCxghKSZVaI/AAAAAAAAC0M/KFi7Ny93JsM/s320/yamazaki.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Me revoici dans la difficulté de parler d'un ouvrage, et je sens qu'aujourd'hui (pour une fois) je ferai court. Certes, il y a le fait que cette lecture commence, &lt;a href="http://lameralire.blogspot.com/2010/06/il-etait-une-fois.html"&gt;comme la précédente&lt;/a&gt;, à remonter un peu, mais surtout, même alors que je refermais tout juste ce court roman (moins de cent pages), &lt;b&gt;j'étais bien en peine de savoir ce que je trouverais à en dire&lt;/b&gt; ici...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'histoire peut être résumée très rapidement : &lt;b&gt;Isogai, dix-neuf ans, est étudiant aux Beaux Arts&lt;/b&gt;, bien qu'il ne sache pas trop ce qu'il souhaite faire de sa vie. Assez passif et indécis, &lt;b&gt;il démarre une relation avec Yuri, son professeur de dessin&lt;/b&gt;, bien plus âgée que lui, mais complètement paumée. Ces rapports presque exclusivement charnels et, de plus, bien peu satisfaisants, teintés de gêne et d'une culpabilité poisseuse - bien que de pure forme - envers le mari de Yuri se termineront assez abruptement et sans explication, comme un soufflé qui retombe (sauf qu'ici, j'aurais tendance à dire que le soufflé n'avait même pas gonflé...). Examinant sa condition après cette rupture, Isogai constatera qu'il en souffre - peut-être était-ce important pour lui? Dans les prémices d'une autre relation possible, il ne brillera guère plus, contrairement à ce qu'on aurait pu espérer...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je n'aime pas les personnages mous, apathiques et incapables de réfléchir à ce qui leur arrive ou de se remettre en cause. Je ne veux pas dire que seuls les &lt;i&gt;winners &lt;/i&gt;m'intéressent, il y a des &lt;i&gt;losers &lt;/i&gt;qui me sont très sympathiques, mais ceux-là témoignent généralement d'un minimum de sens de l'auto-dérision, ou d'analyse&amp;nbsp; sur leur vie, que sais-je encore! Ils ne me donnent pas l'impression de me faire perdre mon temps, voilà. Vous comprenez donc que&lt;b&gt; c'est loin d'avoir été une bonne lecture pour moi&lt;/b&gt;, puisqu'aucun des personnages n'a suscité ma sympathie, leurs vies ne m'ont pas intéressée et en refermant ce roman, je ne me suis pas demandé ce qu'il pouvait bien advenir d'eux ensuite. &lt;b&gt;Heureusement, le livre est court d&lt;/b&gt;onc je n'ai pas eu à espérer une amélioration trop longtemps (vous vous rappelez sans doute qu'à ce jour, je suis quasiment incapable d'abandonner un livre en cours). Le quatrième de couverture affirme que &lt;i&gt;Ne riez pas de mon histoire d'amour &lt;/i&gt;"a le charme et la grâce de Sagan dans un environnement japonais." Je n'ai jamais lu Sagan, mais ce parallèle ne me donne guère envie de m'y mettre! Quant à l'environnement japonais, hormis peut-être la façon de se déplacer dans la ville ou la nourriture évoquée, &lt;b&gt;je ne me suis guère sentie emportée...&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Dommage, j'aimais bien le titre et la couverture! Si nous avons les mêmes goûts, &lt;b&gt;je ne vous le conseille pas&lt;/b&gt;. Si non, je le fais passer bien volontiers à qui veut (faites-moi signe dans les commentaires et/ou par courriel)!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Décidément, ces derniers temps, c'est pas de chance avec mes choix dans les opérations Masse Critique! Enfin, je remercie tout de même l'équipe de &lt;a href="http://www.babelio.com/"&gt;Babelio &lt;/a&gt;pour m'avoir permis de découvrir cet ouvrage et &lt;a href="http://www.seuil.com/"&gt;les éditions du Seuil&lt;/a&gt; pour me l'avoir fait parvenir!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div id="Bcorps" style="border: 1px solid rgb(204, 204, 204); padding: 10px 5px; text-align: center; width: 200px;"&gt;&lt;div class="Belement" style="line-height: normal; overflow: hidden; padding: 5px 5px 10px; width: 100%;"&gt;&lt;div class="Bcouv" style="clear: left; float: left; width: 65px;"&gt;&lt;a href="http://www.babelio.com/livres/Yamazaki-Ne-riez-pas-de-mon-histoire-damour/174799"&gt;&lt;img alt="Ne riez pas de mon histoire d\'amour par Nao-Cola Yamazaki" src="http://www.seuil.com/images/couv/b/9782021004717.jpg" style="background-color: white; border: 1px solid rgb(204, 204, 204); padding: 3px; width: 50px;" title="Ne riez pas de mon histoire d\'amour par Nao-Cola Yamazaki" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Boeuvre" style="font-family: arial,sans-serif; font-size: 12px; font-weight: bold; margin: 0px 3px 5px 5px;"&gt;&lt;a href="http://www.babelio.com/livres/Yamazaki-Ne-riez-pas-de-mon-histoire-damour/174799" style="text-decoration: none;"&gt;Ne riez pas de mon histoire d'amour&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Bauteur" style="color: grey; font-size: 11px; margin: 0px 3px 5px 5px;"&gt;&lt;a href="http://www.babelio.com/auteur/Nao-Cola-Yamazaki/94126" style="text-decoration: none;"&gt;Nao-Cola Yamazaki&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Bspacer" style="clear: both;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Bfooter" style="clear: both; font-size: 0.8em; margin: 0px; padding: 5px;"&gt;Critiques et infos sur &lt;a href="http://www.babelio.com/"&gt;Babelio.com&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4852602437922391789-1728272236972888916?l=lameralire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lameralire.blogspot.com/feeds/1728272236972888916/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4852602437922391789&amp;postID=1728272236972888916&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/1728272236972888916'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4852602437922391789/posts/default/1728272236972888916'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lameralire.blogspot.com/2010/07/on-ne-peut-pas-dire-que-tout-est-fini.html' title='&quot;On ne peut pas dire que tout est fini simplement parce qu&apos;on ne se voit plus.&quot;'/><author><name>Lucile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05654025867845755259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_Qjgzh2ThJQM/TCxghKSZVaI/AAAAAAAAC0M/KFi7Ny93JsM/s72-c/yamazaki.jpg' height='72' width='72'/><
